Note moyenne
4,2
4607 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
155 critiques
4
194 critiques
3
56 critiques
2
28 critiques
1
7 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Revoir enfin un film italien rappelant la grande période que ce cinéma a généré il y a quelques dizaines d'années.
Je commence par le défaut du film : certaines scènes sont un peu trop clichés. Mis à part ça, c’est un régal à suivre ! On passe par toutes les émotions par toutes les sensations. Vraiment un beau moment de cinéma. Ce film est d’utilité publique
« Il reste encore demain » mais, dépêchez -vous quand même d’aller voir ce film inoubliable, qui fait un tabac en Italie, et pour cause!
Dans la presse française, les appréciations en demi-teinte et un rien condescendantes montrent surtout que les critiques sont complètement passés à côté du film (ou du moins l’ont feint). C’est le premier film de Paola Cortellesi, humoriste et actrice très populaire en Italie qui tient le rôle principal. On ne peut pas trop en dire sans en gâcher le ressort malin sinon que, pour un premier film, c’est un coup de génie : inspiré, unique en son genre, et merveilleusement interprété et filmé. Il embrasse la cause féminine contre les masculinités toxiques passées, présentes et à venir, comme aucune « metoouillerie » larmoyante et grandiloquente de ces dernières années n’a réussi à le faire. Le génie de son auteure est de nous prendre nous même au piège de notre propre conditionnement au narratif patriarcal romantique. Je pense que beaucoup de ces messieurs et dames qui écrivent dans les journaux et causent dans le poste ne lui ont pas pardonné de leur avoir appris qu’ils n’étaient peut-être pas aussi clairs qu’ils le croyaient en matière de féminisme. L’œuvre est véritablement magistrale mais son intelligence ne peut que déplaire aux bienséants du prêt à penser à la mode sur son sujet, du coup ils lui ont inventé des défauts de mise en scène ou de réalisation, en toute mauvaise foi. Dans ce film, à la fois poignant, désespéré et drôle, dans la pure tradition de la comédie populaire italienne, tout est minutieusement orchestré, jusqu’au final, (comme un boléro de Ravel cinématographique) et la violence volontairement « euphemisée », y devient un rituel symbolique. Ce ballet ou pantomime de la raclée conjugale banale, très controversé, est bien plus insoutenable que n’importe quelle scène réaliste de cinéma qui, toujours, échoue à rendre compte de l’atrocité d’un passage à tabac marital ordinaire, où le réel s’échappe derrière le faux bruit des coups et des cris, le faux rouge du sang, le faux bleu des cocards maquillés etc… Un film reste un jeu et, quite à jouer, autant être honnête et montrer qu’une scène de violence, même réaliste , reste une chorégraphie qui fait écran à l’horreur indicible du réel. Ici on n’a pas d’excuse pour se cacher les yeux, l’évocation laisse l’imaginaire (ou la mémoire) des spectateurs et spectatrices travailler -et c’est bien pire! Bravo à Paola Cortellesi, magnifique, intelligente, drôle et talentueuse, qui a donc tout pour faire des jaloux et des jalouses parmi les médiocres du politiquement correct.
Dans la presse française, les appréciations en demi-teinte et un rien condescendantes montrent surtout que les critiques sont complètement passés à côté du film (ou du moins l’ont feint). C’est le premier film de Paola Cortellesi, humoriste et actrice très populaire en Italie qui tient le rôle principal. On ne peut pas trop en dire sans en gâcher le ressort malin sinon que, pour un premier film, c’est un coup de génie : inspiré, unique en son genre, et merveilleusement interprété et filmé. Il embrasse la cause féminine contre les masculinités toxiques passées, présentes et à venir, comme aucune « metoouillerie » larmoyante et grandiloquente de ces dernières années n’a réussi à le faire. Le génie de son auteure est de nous prendre nous même au piège de notre propre conditionnement au narratif patriarcal romantique. Je pense que beaucoup de ces messieurs et dames qui écrivent dans les journaux et causent dans le poste ne lui ont pas pardonné de leur avoir appris qu’ils n’étaient peut-être pas aussi clairs qu’ils le croyaient en matière de féminisme. L’œuvre est véritablement magistrale mais son intelligence ne peut que déplaire aux bienséants du prêt à penser à la mode sur son sujet, du coup ils lui ont inventé des défauts de mise en scène ou de réalisation, en toute mauvaise foi. Dans ce film, à la fois poignant, désespéré et drôle, dans la pure tradition de la comédie populaire italienne, tout est minutieusement orchestré, jusqu’au final, (comme un boléro de Ravel cinématographique) et la violence volontairement « euphemisée », y devient un rituel symbolique. Ce ballet ou pantomime de la raclée conjugale banale, très controversé, est bien plus insoutenable que n’importe quelle scène réaliste de cinéma qui, toujours, échoue à rendre compte de l’atrocité d’un passage à tabac marital ordinaire, où le réel s’échappe derrière le faux bruit des coups et des cris, le faux rouge du sang, le faux bleu des cocards maquillés etc… Un film reste un jeu et, quite à jouer, autant être honnête et montrer qu’une scène de violence, même réaliste , reste une chorégraphie qui fait écran à l’horreur indicible du réel. Ici on n’a pas d’excuse pour se cacher les yeux, l’évocation laisse l’imaginaire (ou la mémoire) des spectateurs et spectatrices travailler -et c’est bien pire! Bravo à Paola Cortellesi, magnifique, intelligente, drôle et talentueuse, qui a donc tout pour faire des jaloux et des jalouses parmi les médiocres du politiquement correct.
La premiere scene donne le ton , en réponse a un bonjour , une gifle , présenté comme un melange de comédie et drame , la partie comédie est plutôt mince. Et la scene finale ou on espérait une decision radicale laisse perplexe. Sinon les acteurs sont pas mal et on reste attentif a l’évolution de l'histoire jusqu'au bout.
Un sujet sensible. Une réalisation magistrale
Comment tourner les scènes de violence sans les tourner
Et si malaise ou angoisse jouent sur les nerfs des spectateurs, l’humour et l’espoir sont bien présents
Comment tourner les scènes de violence sans les tourner
Et si malaise ou angoisse jouent sur les nerfs des spectateurs, l’humour et l’espoir sont bien présents
Arrêtez tout et foncez voir cette merveille. Le film va s'amuser a toujours être ambiguë, inversant les situations et les rôles au fur et à mesure que l'histoire avance. Le comique se place dans les situations tragiques et inversement. Les personnages nous font ressentir de l'empathie, à divers degrés, qui force l'admiration. Merci pour cette œuvre qui fait un bien fou et qui place enfin le féminisme comme une vraie cause intelligente et pertinente, et non pas juste un argument de vente. Bravo Madame Cortellesi !
Pour le regard de Paola Cortellesi qui porte douloureusement le poids des violences conjugales subies par les femmes. Pour l'audace de filmer ces violences avec une légèreté dissonante, chose que je n'avais jamais vue nulle part auparavant. Pour le décalage entre ces actes de brutalité et la musique anachronique, pour cette scène de violence conjugale dansée et chorégraphiée. Pour l'intelligence de ne pas avoir fait du mari un personnage abject à tout moment ; Ivano pourrait malheureusement être n'importe quel homme... Il n'est pas un cas exceptionnel. Pour ce noir et blanc magnifique. Pour m'avoir fait vibrer, pour m'avoir surpris, pour m'avoir interrogé, ému, passionné pendant deux heures. Pour bien d'autres choses encore :
https://www.sebmagic.com/2024/03/il-reste-encore-demain-de-paola-cortellesi.html
https://www.sebmagic.com/2024/03/il-reste-encore-demain-de-paola-cortellesi.html
Un beau film tout en finesse....vive le noir et blanc ...et une belle évocation de l'Italie des années 40. Rien à redire par rapport au succès du film outre Alpes....
Tres beau film sur la condition des femmes : filmé tres intelligemment. Tres belle photo et la musique moderne apporte beaucoup. Un tres beau moment
Le cinema italien is back avec ce film.
Un film très particulier
Inégal parfois mais aussi des moments géniaux.
A voir en VO
A apprécier comme une gelati
Les italiens sont des rustres et à fin.....
Allez y c est drôle émouvant et prémonitoire
Un film très particulier
Inégal parfois mais aussi des moments géniaux.
A voir en VO
A apprécier comme une gelati
Les italiens sont des rustres et à fin.....
Allez y c est drôle émouvant et prémonitoire
5 millions d'entrées en Italie ca n'est pas pour rien. Ce film est une histoire de plus sur une femme battue c'est vrai mais Italie, noir et blanc, bons comédiens donc un chef d'oeuvre. Allez y.
Un très beau film, à voir si possible en VST pour les non italiens, pour être vraiment plongé dans cette Italie et sa langue.
exceptionnel, émouvant..il faut se rappeler encore et encore que nos droits qui nous paraissent acquis aujourd'hui ne l'étaient pas encore il n'ya pas longtemps..pareil avec la liberté..apprécions les et n'oublions jamais que c'était très difficile de les avoir mais on peut les perdre si facilement...degustons les
Véritable coup de cœur pour ce premier film en tant que réalisatrice de Paola Cortellesi. Pour qui garde une certaine nostalgie de ces films réalistes et populaires de l'Italie de l'après-guerre, en noir et blanc, c'est dans un véritable retour en arrière que nous plongent brutalement, au saut du lit pour ainsi dire, les premières images. Fortement rythmée, cette dénonciation du patriarcat, du machisme et de l'obscurantisme masculin, est présentée sous une forme alerte, entrecoupée de passages musicaux légers qui dégonflent les tensions dans l'esprit du spectateur sinon dans la vie des personnages féminins de cette histoire. Présentant des situations simples, l'entrée dans la vie active, le mariage, la vie dans un quartier populaire, l'attirance pour une vie rêvée, l'exotisme de l'Américain notamment, rien n'est caricatural cependant, ni manichéen. Sans excuser les comportements égoïstes des hommes, ils sont resitués dans un contexte social et historique qui peut valoir explication.
Interprétation digne de la belle époque du drame social italien, accompagnement musical bienvenu.
Interprétation digne de la belle époque du drame social italien, accompagnement musical bienvenu.
Le noir et blanc. Ce clair obscur correspond tellement bien à ce film qui nous montre l italie années 43. La pauvreté des familles .... le patriarca. Le machisme et la violence d 1 mari. L incompréhension des enfants...lar esilience d 1 mère de famille ... portraits touchants petites dises d humour. Ne dévoilons pas le déroulement et le suspens. De ce film qui par la lenteur des prises de vues fait penser à la filmographie de Charles Chaplin. Courez y
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse