487 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
105 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
8 critiques
3
26 critiques
2
43 critiques
1
17 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Patrice Pelletier
1 abonné
14 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 22 mars 2026
J’ai beau aimer les films d’horreurs pour adolescents, ici tout est mauvais : les dialogues, les acteurs, le scénario. Il n’y a rien à sauver ! Fuyez !
Une fois la première scène finie, on se dit "ok, ça va pas être flippant, mais on va voir". On laisse la chance au film de décoller. Il y parvient par quelques fulgurances, notamment lors de 2 mises a mort très inventives. Sinon, pour le reste, c'est quand même beaucoup de réchauffé. L'idée est pourtant bien trouvée, mais emprunte peut être un peu trop à Destination Finale pour trouver sa propre identité.
Je n’ai pas été convaincu par Le Sifflet, un film qui peine à se démarquer dans un genre déjà surexploité. L’univers proposé donne rapidement une impression de déjà-vu, avec une intrigue trop classique et un manque cruel d’originalité. Le mystère autour du fameux “sifflet” reste d’ailleurs très superficiel, ce qui empêche toute réelle immersion ou tension durable. Malgré cela, Dafne Keen et Sophie Nélisse tirent leur épingle du jeu avec des performances solides, apportant un peu de crédibilité à l’ensemble. Le film parvient aussi à proposer quelques scènes horrifiques efficaces, notamment grâce à des touches de gore bien utilisées, même si elles restent trop rares pour marquer durablement. En revanche, la réalisation manque clairement de maîtrise : les mouvements de caméra sont souvent désordonnés, le montage brouillon nuit à la lisibilité, et le rythme global peine à maintenir l’intérêt. Les personnages secondaires, quant à eux, sont inutiles et n’apportent aucune réelle valeur au récit. Au final, Le Sifflet reste une tentative oubliable, avec quelques idées visuelles intéressantes mais largement insuffisantes pour compenser ses nombreuses faiblesses.
Rien de bien exceptionnel pour ce film qui a quelques idées intéressantes, mais rapidement gâchées par certaines scènes et d’un épilogue assez affligeant. Pas très enthousiasmant mais rien de déméritant.
Si la réalisation est efficace et les effets visuels percutants, "Le Sifflet" mise avant tout sur le gore, plutôt que sur le jump-scare ou l'épouvante. J'ai trouvé le scénario trop linéaire et truffé de clichés. En conclusion, le "sifflement" qui s'en dégage ne persistera pas bien longtemps dans ma mémoire.
Très agréable surprise. Les critiques étaient acerbes mais c'est un bon hommage à Destination finale. C'est bien filmé, bien joué et les effets spéciaux de qualité.
Le Sifflet (2026) joue clairement dans la même cour que Destination Finale, mais sans atteindre le même niveau de perversité jubilatoire dans les mises en scène. Cela dit, ça reste un film qui se laisse regarder, surtout si on aime ce côté « puzzle macabre » C’est juste qu’il manque ce petit grain de folie, ce côté inventif et cruel qui faisait le charme de Destination Finale. mettre 1 ou 2/5 à Le Sifflet alors que des comédies françaises insipides se prennent des 3,5/5 par réflexe pavlovien, c’est un sport national. On dirait que certains critiques ont un bouton automatique : Film d’horreur ? → « bof, déjà vu » Comédie française avec trois acteurs télé et un scénario en pilotage automatique ? → « tendre, drôle, attachant » changer de registre pour les critiques vraiment négative.
Un mauvais film d'horreur, qui ne se distingue pas des autres. Pas de flippe, pas de surprises, légèrement fantastique et saignant. Rien d'exceptionnel ...
Disons le tout de suite: C'est pas terrible ! On a affaire ici à un sous "Destination Finale " qui n'aurait pris que les défauts de son illustre ainé. La bande de djeun's est toujours aussi cliché et ils sont toujours aussi c** ! Et pourtant je suis resté jusqu'à la pourquoi me direz vous ? Et bien parce qu'il y a des idées dans ce film !!! Les accidents mortels sont pas dégueux ( enfin, si , justement) et l'idée ATTENTION GROSspoiler: qu'ils soient eux même traqués par leur propre mort qui arrive en avance ...) c'est une jolie trouvaille !! Mais quel dommage de ne pas avoir flashbacké l'origine et l'usage qu'en faisaient les Aztèques ... La scéne post générique nous laisse à penser que c'est pas fini , alors espéront qu'on nous en raconte plus ...
C'est l'histoire d'une bande de jeunes qui trouvent un sifflet azteque et qui , au lieu de le vendre sur Ebay ,decident de souffler dedans .resultat:ils héritent de leur mort future .Imagine , tu as 17 ans ,toute la vie devant toi,et paf !Tu crèves d'une cirrhose foudroyante parce que le "toi"de 65 ans aimait un peu trop le pastis .C 'est pas un film d'horreur ,c'est un spot de prévention pour la sécurité sociale. C'est le body horror de l'ehpad : voir des ados se decomposer avec des maladies de vieillards,c'est d'un cynisme délicieux. Hardy nous offre des morts originales ,on ne se fait pas decouper par un maniaque,on se fait trahir par son propre futur ,c 'est gratifiant de voir que même en échappant aux accidents de bagnoles,on finit quand même en sac à viande. Les héros courent,paniquent,ils essaient de briser la malediction spoiler: La seule façon de ne pas mourir de sa mort future,c'est de ne pas avoir de futur c'est d'une logique implacable et totalement désespérante ,on adore . Mais ça manque un peu de vice :comparé à un saw où on te demande de te couper la jambe avec un cure dent,ici la mort te tombe dessus sans pouvoir négocier c'est un peu la bureaucratie de l'au-dela. Un film qui nous rappelle avec beaucoup de sang et de prothèses que de toute façon ,on finit tous par passer à la casserole c 'est visuellement inventif ,moralement douteux,et ça donne surtout envie de ne jamais passer d'examen médical. 3/5 ..
Le film de Corin Hardy, à qui l’on doit notamment La Nonne (2018), prolonge une approche de l’horreur fondée sur la retenue plutôt que sur l’effet. Rien n’y est brusqué ; tout s’installe avec une lenteur calculée, comme si le trouble devait d’abord se former avant de se manifester.
Au centre du récit, un objet : un sifflet ancien, issu de traditions mésoaméricaines. Le son qu’il produit ne relève pas du simple détail, mais d’un geste qui engage. Cette logique — un acte sonore qui ouvre un passage — inscrit le film dans une tradition identifiable, que l’on retrouve notamment dans Evil Dead Rise, où l’activation d’un enregistrement ne révèle pas seulement, mais déclenche.
Une question affleure alors : qu’est-ce qui, au fond, provoque ce basculement ? Le cinéma d’horreur a souvent recours à une motivation claire — le désir de comprendre, ou celui de retrouver un être perdu. Le geste trouve alors sa justification dans le manque.
Ici, tout semble d’abord s’inscrire dans cette logique. Un objet ancien, des jeunes personnages, un contexte de découverte. Mais faut-il nécessairement une intention pour franchir le seuil ? Ou bien le passage peut-il s’ouvrir autrement — à la faveur d’une simple insouciance ?
C’est là que réside une part essentielle de la force du film. Le sifflet, perçu comme un objet banal, presque dérisoire, n’inspire ni crainte ni respect. Le geste advient sans gravité apparente, porté par cette légèreté propre à une jeunesse encore étrangère à ce qu’elle manipule. Ce qui, ailleurs, relèverait d’un rituel devient ici une profanation involontaire.
Le film inscrit cette première bascule dans un cadre en apparence ordinaire. Quelques élèves se trouvent confrontés à un objet dont ils n’aperçoivent pas encore la portée, et dont ils n’esquissent qu’une compréhension incertaine. Mais ce savoir, ici, ne se construit pas ; il s’effleure — et déjà, quelque chose se dérègle.
De cette superposition naît la singularité du film : une intrigue simple, presque dépouillée, traversée par le poids de traditions anciennes. C’est précisément cette simplicité qui permet au récit d’être efficace, en laissant affleurer une profondeur discrète.
Le film ne cherche pas le spectaculaire.
Et c’est précisément là que réside son efficacité. Car, dans ce type de cinéma, c’est en ne cherchant pas le spectaculaire qu’il advient. Non comme un effet provoqué, mais comme une conséquence — quelque chose qui surgit de lui-même, lorsque le film trouve sa justesse.
Sans prétendre renouveler le genre, Le Sifflet s’impose comme une proposition maîtrisée, cohérente, qui préfère installer plutôt que démontrer — et qui, par cette économie même, parvient à laisser une empreinte durable.