Réalisé par Corin Hardy, je ne pensais pas que ce film allait être aussi creux ! Et en même temps, c'est le réalisateur de "La Nonne", qu'est-ce que l'on pouvait espérer ? C'est ici l'histoire d'un fille qui arrive dans un nouveau lycée et qui tombe sur un sifflet dans le casier qu'on lui a attribué. C'est un sifflet qui invoque les morts, c'est clairement expliqué par un professeur mais devinez ce que fait le groupe de personnages archétypaux de teen movie sans inspi ? Bah ils soufflent dedans... parce-que c'est rigolo ? Je n'avais pas lu le synopsis, je pensais que le sifflet allait apporter une sorte de pouvoir ou un truc du genre, une raison valable pour qu'une ado débile souffle dedans. Mais non. C'est juste une ado débile, accompagnée de son copain sportif, d'une amie fille-à-papa, d'une "geek" et de son cousin un peu gothique. C'est le breakfast club ? Non, juste un trenage horror vraiment pas inspiré. Bref, comme tout le monde a entendu le son du sifflet, ils sont tous traqués un par un par la mort, comme dans "Destination Finale" mais en beaucoup moins original. Eh oui, les "Destination Finale" sont des films originaux, rien que dans leurs mises à mort toujours inventives qui jouent énormément avec l'attente du spectateur. Est-ce cet élément là qui va entrainer l'effet domino menant le personnage à sa mort ? Ici, évidemment rien de tout ça mais une trouvaille : la mort vient chercher les protagonistes plus tôt et les "tue" comme ils auraient dû mourir à l'origine. Exemple : si untel devait mourir dix ans plus tard dans un accident de voiture, la mort le tue façon accident mais "dans les airs". Oui, c'est original, d'accord, mais ça ne suffit pas à remplir une heure et demi de vide ! Pour palier cette vacuité narrative, on nous sort diverses sous-intrigues toutes aussi inintéressantes les unes que les autres comme la romance entre les deux filles ou l'histoire du pasteur dealeur. Sérieux, qu'est-ce que ça vient faire là ? Bref, "Le Sifflet" est donc tout ce que l'horreur dite "populaire" peut faire de pire, si bien qu'on a l'impression d'être devant un spin-off tout pété du Conjuring-verse.
Film assez moyen, le film est assez paradoxal, et la scène post crédit est tout simplement inutile. Le scénario est assez bidon et les morts sont tout sauf originales. Assez moyen.
Vu en avant première. L'histoire fait franchement penser à LA MAIN, mais malheureusement en moins bien. Ca se laisse regarder mais il était difficile de ne pas faire du réchauffé ....
Malgré de bonnes idées de mise en scène, et des hommages plus ou moins subtil, HARDY livre un film bancal et hésitant dans ses choix, à mi chemin entre un classicisme peu subtil, et une envie de fun qui ne parvient pas à être à la hauteur de sa proposition
Un teen movie horrifique de plus, qui tente des choses, mais qui se démarque pas malheureusement de ce qu’on a dejà eu jusque maintenant, pas convaincant, pas de prise de risque, c’est lent, c’est bourré d’incohérence scenaristique.
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Le film est plutôt pas mal.Ça fait beaucoup penser à la saga Destination 'atmosphère est globalement efficace, avec un concept simple mais intrigant autour d’un objet ancien chargé de malédiction. Le sifflet apporte une touche de folklore et de mystère qui donne au film une identité intéressante dans le genre horrifique. Même si le film comporte quelques incohérences, il reste une belle découverte et un divertissement efficace. Je le recommande.
Le principe des reliques maléfiques qui engendrent la mort n'est pas vraiment nouveau dans ce genre de cinéma. Des personnages, de jeunes adultes, superficiels ou à clichés évoluent sur un canevas éculé. Il y a bien quelques moments d'effroi, plutôt bien réalisés, mais l'intrigue reste abracadabrante et le final too much.
Vraiment original, avec des effets spéciaux vraiment sympas et qui changent de d'habitude. C'est quand même un peu long, surtout au début. Mais c'est quand même bien !
Alors qu'elle effectue ses premiers pas dans le lycée de la petite ville où elle vient tout juste d'emménager avec son cousin, Chris découvre un mystérieux objet dans le casier qu'on lui a attribué : une espèce de sifflet aztèque ayant provoqué de méchantes envies de devenir un barbecue humain à son ancien propriétaire. Évidemment, quand une membre de sa nouvelle bande d'amis décide d'essayer le mystérieux objet, les choses tournent rapidement au vinaigre...
Les objets antiques maudits jalonnent depuis des décennies le cinéma d'épouvante et, quand ils tombent entre les mains d'adolescents, cela devient encore plus vecteur d'effroi face à la qualité du film qui peut en résulter. Par exemple, pour atteindre récemment quelques très bons films comme "La Main", il nous aura fallu déambuler au sein d'une brocante d'infernales teen-épouvanteries dans lesquelles on aurait bien participé nous-mêmes à la malédiction en jeu pour éradiquer définitivement les héros ados qui les peuplent -et de "I Wish" à "Les Cartes du Mal", il y a vraiment de quoi faire, croyez-nous ! Alors, forcément, quand débarque un film sur un sifflet aztèque que l'on nous dit capable d'invoquer les morts (dans un premier temps) et tombé entre les mains d'un groupe de lycéens, nos yeux ont tendance à entamer un processus de révulsion à la seule pensée des pics affligeants qu'un tel bidule a la capacité d'atteindre. Mais, heureusement, ce petit "Whistle" ne nous a pas coupé le sifflet par sa nullité comme tant d'autres passés avant lui !
Remarqué pour son sympathique "Le Sanctuaire" en 2013, le britannique Corin Hardy s'était ensuite pris les pieds dans la soutane de l'épouvantable "Nonne" (première du nom) en s'essayant à l'épouvante mainstream US au sein du Conjuring-verse et avait sans doute à cœur de démontrer que sa patte pouvait apporter un peu plus de singularité dans ces productions trop souvent copiées-collées l'une de l'autre.
En ce sens, la mission est partiellement réussie car, mine de rien, "Le Sifflet" se démarque du lot assez vite par son cadre de petite ville américaine abordée de façon beaucoup plus sombre qu'à l'accoutumée. Les couleurs ternes d'une petite cité industrielle en faillite sous un ciel gris figé, dominée par les rouages broyeurs de l'aciérie locale, semblent en effet vouées à étouffer la moindre once d'espoir, d'avenir de la population jeune des lieux. Les quelques représentants de l'âge adulte sur lesquels ils devraient compter (la figure religieuse locale, celle de l'autorité scolaire) nous sont avant tout présentés par les vices qui semblent les avoir emportés au point de non-retour, quand ils ne sont tout simplement pas absents (on ne verra pour ainsi dire qu'un, et très rapidement, couple de parents pendant tout le film). Tous ces ténèbres adultes paraissent également avoir commencé leurs œuvres de contagion sur cette nouvelle génération qui connaît déjà -et bien trop tôt- l'enfer du deuil, de la drogue, du désarroi sentimental, de la pression sociale ou encore de la maladie...
Sans compter le prénom complet mortifère de l'héroïne (Chrysanthème, ça ne s'invente pas), cette noirceur ambiante palpable va bien entendu trouver sa plus vive exaltation dans la malédiction dont la petite bande se retrouve être la cible: la confrontation littérale à sa propre mort. Franchement bien pensée, le film imagine une espèce de dualité façon yin et yang où notre mort personnelle, en tant qu'entité propre, serait en perpétuelle recherche de notre être vivant jusqu'à le rejoindre au fatidique moment qu'elle n'a cessé d'incarner par ses traits. Ici, par la faute du bruit strident issu du sifflet séculaire, le processus de rencontre entre le vivant et le mort jugulant nos existences s'en retrouve ainsi bouleversé et accéléré, mettant sur la route de ces adolescents l'image de leurs décès (souvent violents) prêts à aspirer des étincelles de vie qui n'ont même pas encore eu le temps de se consumer.
Pas mal d'ingrédients étaient donc là pour, sous couvert de frissons, nous faire un long-métrage plutôt original, pertinent et efficace sur le mal-être adolescent mais, malheureusement, ces qualités sont contrebalancées par la frilosité de ce "Sifflet" à s'émanciper du carcan scénaristique habituel de la teen-épouvanterie, qui suit un cheminement "apparitions du phénomène/enquête sur les origines/solution miracle pour en briser la chaîne meurtrière" que l'on a vu de trop nombreuses fois dans des films terriblement plus mauvais. Et, emporté par cette boussole archi-convenue de la progression de son récit, "Le Sifflet" manque cruellement d'impact dans les méandres de son amourette fil rouge pas des plus transcendantes (dommage car Dafne Keen s'y montre touchante) ou de la révélation de la clé de la survie de ses principaux protagonistes, hélas beaucoup trop proche de celle d'un opus de "Destination Finale".
Dommage car ce que cherche à faire Corin Hardy avec sa malédiction pour en faire le porte-voix des cris d'une génération engluée dans l'obscurité des précédentes n'est vraiment pas idiot et son film, notamment dans sa deuxième partie, réserve de belles surprises du côté de ses exécutions inventives mais, à trop vouloir rester dans des standards calibrés pour le plus grand nombre, son "Sifflet" n'aura sûrement pas une portée aussi forte qu'il l'aurait voulue pour nous rendre sourds au-delà de son visionnage.
Une sorte de Final Destination, à la mode vaudou. C'est pas trop mal fait coté effets spéciaux, mais sans plus. Pas mal de jumpers, signe d'un film d'horreur moyen. La fin est tellement prévisible aussi.