Novocaine – Quand John Wick rencontre Bugs Bunny sous kétamine
Nate, c’est un mec lambda, une espèce de version Lidl de Peter Parker sauf qu’il n’a pas de toiles, pas de radioactivité, et surtout… pas de nerfs. Littéralement. Le gars ne ressent pas la douleur. Pas les courbatures, pas les fractures, pas même une rupture de frein en pleine action. Rien. Il est né avec le cheat code activé.
Et à la seconde où sa meuf se fait enlever, le mec passe de "bonjour, j’ai un Tupperware au boulot" à "j’te démonte la mâchoire avec un micro-ondes". Sans entraînement militaire, sans passeport russe, juste une immunité naturelle à la souffrance. Comme un CRS face à une interpellation musclée : stoïque, brutal, efficace.
Le pitch est simple mais jouissif : un mec qui peut se prendre un parpaing dans la gueule sans cligner des yeux va tout casser pour sauver sa gonzesse. Et franchement, ça suffit. Pas besoin d’un discours sur le réchauffement climatique ou une allégorie sur la masculinité toxique. Juste un mec, une batte, et la rage d’un chien qu’on a empêché de pisser.
Chaque baston ressemble à un épisode de Tom et Jerry réalisé par Tarantino. Y’a des poêles dans la gueule, des chaises volantes, des prises de catch improvisées avec des râles de douleur qui viennent uniquement des autres. Nate, lui, traverse tout ça avec la tête d’un mec qui attend sa pizza. C’est grand.
Jack Quaid, jusque-là connu pour jouer les victimes dans The Boys, passe en mode berserker joyeux. Il a toujours la tête d’un stagiaire chez Amazon, mais là il cogne comme si Jeff Bezos avait couché avec sa sœur.
Le gars ne joue pas un héros badass. Il joue un mec normal qu’on a poussé trop loin. Une espèce de Kevin McCallister adulte, mais avec moins de pièges et plus de genoux dans les dents. Et le pire ? Il est crédible. Il te déboîte un cartel avec la nonchalance d’un mec qui monte un meuble IKEA.
Le film te balance les scènes comme des gifles de daron. C’est pas de la baston chorégraphiée à la Matrix en slow-mo, c’est du bordel maîtrisé. Chaque pièce devient un champ de guerre, chaque objet un potentiel projectile.
Un rouleau à pâtisserie ? Arme fatale. Une tondeuse à barbe ? Instrument de torture. Une cuvette de chiottes ? Bouclier de fortune. C’est Fortnite version hardcore. Et surtout, ça va à 200 km/h sans jamais ralentir pour t’expliquer la morale. Ici, la morale, c’est : "tu touches à ma meuf, j’te renvoie ta colonne vertébrale dans une boîte à chaussures."
Le film ne cherche pas à t’émouvoir. Il s’en fout. Pas de flashback à la con, pas de musique larmoyante. Tu veux du sens ? Va voir un Bergman. Ici, on fait parler les phalanges, pas les sentiments.
Et c’est ça qui est bon. Novocaine ne t’explique pas pourquoi la violence, c’est mal. Il te montre juste que parfois, pour sauver ce que t’aimes, faut foutre des pains dans des gueules et écraser des testicules contre une étagère.
T’en as marre des films de super-héros castrés, des dialogues sur la tolérance et des scénarios où le méchant pleure à la fin ? Viens voir Novocaine. C’est simple, c’est sale, c’est fun. C’est un doigt d’honneur au cinéma cérébral.
C’est du pur plaisir reptilien. Un film pour les mecs qui veulent voir un type défoncer un gang avec une râpe à fromage. Et qui, pour une fois, n’a pas besoin de justifier sa violence. Parce que parfois, ça suffit amplement.
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