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khesanh76
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4,5
Publiée le 24 décembre 2024
Ce film m 'a pris aux tripes : c'est la résilience de Jean Paul, alcoolique imbibé, sur lequel tombe un tombereau d'emm...avec des dettes, des impayés et un cadre de vie qui part à vau l'eau : son restaurant etc... Il prend la lourde décision de gagner le virtual Regata, qui permettra d'effacer ses dettes. Oui mais voilà il va devoir lutter contre tous ses fantômes ( dont son addiction à l'alcool) tout seul dans sa bateau - calé dans son jardin ! Enfin pour moi Jean Paul Rouve gagne des galons de VRAI acteur : on l'avait trop enfermé dans ses rôles -restreints - de Jeff Tuche. A noter le rôle plein de retenue de Camille ( Madeleine Beauvois) " Qu'est ce que je viens faire dans vos histoires de grands ? Moi j'ai besoin de mon papa"
C est une vraie belle surprise Jean Paul Rouve au top Pierre Richard est fantastique Le scénario n’est pas aussi convenu qu’on pourrait le croire Un beau film agréable et divertissant Merci à toute l’équipe du film et aux producteurs pour avoir cru dans ce projet atypique
Un homme récemment veuf, endetté et au bout du rouleau décide de participer à la course du Vendée Globe virtuelle tout en passant la durée de l’épreuve dans un voiler dans son jardin. Le réalisateur Xavier Beauvois tisse un drame très humain porté par l’excellente interprétation de Jean-Paul Rouve faisant preuve d’une justesse très touchante dans la peau de ce quadra lessivé par la vie. Une œuvre sensible écrite avec délicatesse et réalisée avec pudeur.
Une jolie aventure sur une trame classique, celle d'une personnage perdu dans sa vie qui se lance un défi hors norme et parvient à se retrouver lui-même et à obtenir une forme de rédemption auprès de ses proches, en allant au bout du pari qu'il s'est lancé (spoiler: sans forcément le gagner, puisque ce qui compte c'est le chemin et pas la destination ). Le contexte est ici relativement original avec le Vendée Globe et la course virtuelle qui se joue en parallèle, le film célèbre ainsi les marins-aventuriers en tout genre, et la douce folie qui les conduit à vivre ce genre d'épopée. Jean-Paul Rouve est excellent dans ce rôle, que ce soit dans les moments de colère, de tristesse, ou de joie. Même si l'histoire est cousue de fil blanc, et si certaines sous-intrigues ne sont qu'esquissées (spoiler: les conseils de navigation donnés anonymement, la maladie du grand-père ), le film se regarde sans déplaisir, grâce à cette famille solidaire et à l'engouement qui se crée autour de l'aventure du héros.
Jean-Paul Rouve est un acteur talentueux, intéressant dans le choix des rôles, émouvant souvent. Il joue ici dans un film passionnant autour du monde de la voile puisque, alors désespéré devant la faillite annoncé de son restaurant et des nombreuses dettes, il décidera de participer à la course du Vendée Globe dans un bateau dans son jardin. Cette décision, forcément, demandera et proposera de nombreux de doutes. Film puissant dans les drames familiaux, l'alcoolisme, la dépendance mais aussi avec beaucoup d'amours, d'entraide, personne ne sera insensible devant sa télévision. Bref : une vallée d'émotions !
Xavier Beauvois n’est pas un cinéaste très prolifique, il tourne un long-métrage tous les quatre ou cinq ans alternant parfois avec des passages devant la caméra comme récemment son rôle amusant et remarqué dans le « Making-of » de Cédric Kahn, un cinéaste qui aime lui aussi faire l’acteur de temps en temps. Avec « La Vallée des fous », il livre son œuvre peut-être la plus intime et personnelle après son très réussi « Albatros » sorti il y a quatre ans qui s’est malheureusement vautré en salles. Moins pointu, plus populaire et accessible, il choisit ici la voie du feel-good movie à la française avec cette histoire iconoclaste qui voit un père décider de faire le Vendée Globe de son bateau posé au fond du jardin. Un postulat caustique et quelque peu absurde qui, digéré, en vaut finalement un autre. Et, en filigrane, on nous parle d’alcoolisme, de deuil et de relations familiales abîmées.
L’histoire est belle et bien racontée, on ne peut le nier. Et en offrant le rôle principal à Jean-Paul Rouve, Beauvois ne s’y est pas trompé tant il est le comédien parfait pour ce type de prestation entre légèreté et gravité. Il est très à l’aise dans l’humour lunaire qu’un tel sujet requiert autant qu’il sait offrir différentes palettes de jeu convoquant davantage l’émotion. Il y a aussi un Pierre Richard évident dans le rôle du grand-père et la découverte du jeune Joseph Olivennes, fils de Kristin Scott Thomas, très bien dans le rôle du fils en bisbille avec son paternel. Il y a beaucoup de moments à la fois tendres et drôles mais qui ne rentrent jamais dans un comique forcé, rendant « La Vallée des fous » très juste et naturel en plus de véhiculer de très belles valeurs d’abnégation, de résilience et de réconciliation. La dépendance à l’alcool et la difficulté du deuil sont également très bien montrées.
On passe donc un bon moment devant ce film presque minimaliste qui a le bon goût d’alterner les moments en huis-clos dans le bateau avec d’autres dans ce charmant village breton abritant le restaurant familial, faisant parfois lorgner légèrement « La Vallée des fous » vers le film culinaire. Cependant, Beauvois a eu la main trop lourde sur la durée de son film. Deux heures pour un tel sujet c’est trop long et pas mal de séquences non indispensables auraient pu être coupées au montage. Ensuite, sa mise en scène et sage, toute proprette, alors que le sujet ouvrait la porte à bien plus d’audace et de témérité visuelle. Le rythme du film en pâtit un peu et l’émotion n’est peut-être pas autant au rendez-vous qu’espéré. On passe néanmoins un relatif bon moment devant cette œuvre gentillette et pleine de bonnes intentions mais qui peut tout aussi bien se regarder chez soi à la télévision.
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Un père de famille breton, veuf, alcoolique et restaurateur en grandes difficultés (Jean-Paul Rouve) fait le Vendée Globe en virtuel sur un bateau dans un jardin pendant que ses proches (Pierre Richard, Joseph Olivennes) relancent leur restaurant. Porté par une belle interprétation, La Vallée des fous est assez touchant sur l'alcoolisme et la famille.
Xavier Beauvois aime filmer les hommes en quête d’eux-mêmes. La Vallée des fous s’inscrit dans cette veine, mais là où Des hommes et des dieux trouvait dans l’isolement sa matière, son dernier film peine à transcender son postulat.
L’idée de départ, pourtant, a de quoi intriguer : Jean-Paul, restaurateur en crise, décide de simuler le Vendée Globe sur un voilier situé dans son jardin. Beauvois tient là une métaphore évidente - la fuite immobile, le fantasme d’un ailleurs comme seul échappatoire - mais il ne parvient jamais à en extraire toute la richesse. Le film oscille entre une approche naturaliste et des élans plus métaphoriques, sans jamais trouver un équilibre. L’émotion, que le réalisateur veut brute, se trouve alourdie par un pathos appuyé : un père alcoolique, une mère absente, une relation père-fils désastreuse et des dettes qui s’accumulent… Autant de motifs dramatiques martelés plutôt que suggérés.
Jean-Paul Rouve, en héros cabossé, livre une interprétation juste, tandis que Pierre Richard, dans un registre plus grave, apporte une humanité bancale mais sincère. Pourtant, la mise en scène ne les sert jamais pleinement. Trop sage, trop illustratif, le film n’a ni l’élan du grand large ni la rigueur d’une chronique intimiste.
La Vallée des fous se laisse ainsi porter par son idée initiale sans jamais larguer les amarres, échouant sur une fin convenue qui ne fait que souligner son manque d’audace.
La bande annonce faisait espérer une histoire plutôt dynamique au rythme soutenu, et la désillusion n’en est que plus grande… C’est très lent, monotone et on s’ennuie ferme la plupart du temps, devant ce film d’une durée très excessive par rapport a l’intérêt du récit. Une déception…
Jean-Paul, père à la dérive, restaurateur en perdition, qui noie son mal-être et son désespoir dans l’alcool, décide de faire le Vendée Globe virtuellement. Pour cette épopée très personnelle et braver ses tempêtes intérieures, il s’embarque à sec sur son voilier au fond du jardin. Bien loin de l’adrénaline de la course au large et des déferlantes de la haute mer, Xavier Beauvois réalise une histoire de rédemption pavée de bons sentiments, un peu trop prévisible. Pourtant La vallée des fous nous emporte par sa sensibilité et son humanité. Alors quand s’achève cette épopée immobile, on veut croire qu’un avenir meilleur est toujours possible...Et çà, ça fait simplement du bien !
Un peu inattendu, je m'attendais a voir un film centré sur un homme qui vit, fait le Vendée Globe a terre enfermé dans un bateau. Le champs, le sujet est beaucoup plus large. Vivre cette course devient a la fois un défi personnel et un acte de rédemption.
Joli petit film qui tombe à pic. En plein départ du Vendée Globe, Xavier Beauvois lance sa nouvelle oeuvre à l'assaut des salles pour affronter les déferlantes de la critique. Vent de trois quart et grand beau temps s'annoncent car son film est très réussi. Tout en sobriété, Jean-Paul Rouve mène sa barque avec efficacité. C'est le récit très simple d'une guérison personnelle et familiale. Il n'est pas sûr que dans la réalité l'enfermement soit propice au renouveau mais Xavier Beauvois suit son cap avec tellement de talent qu'on y croit. C'est un feel-good certes, mais il est très réussi. Un bon divertissement.
Le talent de réalisateur de Xavier Beauvois a été reconnu dès 2004 avec Le petit lieutenant et surtout 2010 avec l’inoubliable Des hommes et des dieux. Il confirme ici, et comment, avec ces 120 minutes devant lesquelles il est difficile de rester insensible. Passionné de voile, Jean-Paul traverse une passe difficile. Il accumule les dettes et s’éloigne des siens. Bien décidé à reprendre sa vie en main, il s’inscrit à Virtual Regatta la course virtuelle du Vendée Globe. Il se met dans les conditions d’un vrai skipper en s’isolant pendant 3 mois sur son bateau dans son jardin… Ce voyage pas comme les autres, lui permettra de renouer avec sa famille mais surtout avec lui-même. Un magnifique drame sur la reconstruction de soi et la rédemption porté par une non moins magnifique troupe d’acteurs. A voir absolument. La Vallée des Fous est l’autre nom de Port-La-Forêt, la Mecque des navigateurs. Tous les plus grands s'y sont entrainés, d’Éric Tabarly à Jean Le Cam, en passant par Vincent Riou et Michel Desjoyeaux. Virtual Regatta existe réellement mais, dans ce film, le personnage y participe enfermé dans son bateau, au fond de son jardin. Il entreprend un tour de SON monde, de le faire en vrai, mais pour de faux. Au passage, le film brasse d’autres problèmes comme l’alcoolisme, les conflits familiaux, le deuil ou la dépression. Ici c’est toute une famille qui affronte les 40èmes rugissants. Voilà un film lumineux, pétri d’humanité. Embarquez sans crainte pour ce rêve intérieur, vous ne le regretterez pas. L’immense talent de Jean-Paul Rouve n’est plus à démontrer, mais, dans ce rôle, il est impressionnant. Le cap sur un César sans doute ? Madeleine Beauvois – la fille de… -, n’en est pas à ses débuts. Sa complicité avec les 90 ans du toujours étonnant Pierre Richard, est un des atouts du film. Ajoutons à ce casting, Joseph Olivennes et les apparitions dans leurs propres rôles de Jean Le Cam et Michel Desjoyeaux qui s’amusent visiblement beaucoup à « faire l’acteur ». Cette odyssée devrait faire chavirer les cœurs. Un des films du moment.
Très beau film plein d'humanité et d'émotion. On vit au travers de cette transat virtuelle, la rédemption de ce père vis à vis de sa famille. Grande prestation de JP Rouve pour ce film inspiré de Xavier Beauvois. Ce voyage en terre-mer est bien agréable et très attachant.