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Un visiteur
4,0
Publiée le 16 juillet 2014
"Osterman Week-End" mérite mieux que sa réputation. C'est un film paranoïaque un peu comme ceux des années 70 et présentant la télévision comme un terrifiant engin de manipulation. Peut-être que le scénario aurait gagner à reste plus fidèle au livre de Ludlum mais les acteurs, l'ambiance paranoïaque, la critique de la télévision et le final très réussi(le plan du siège vide) font de cette dernière oeuvre de Peckinpah un classique du genre à voir.
Je considère qu'Osterman Week-End est peut-être le film le plus abouti d'une filmographie pourtant très riche. Vertigineuse réflexion sur la manipulation et le pouvoir de l'image, le film est en outre parfois très drôle : par exemple lorsque l'espion joué par John Hurt se voit contraint de se faire passer pour un présentateur météo. Le casting est à la hauteur : Burt Lancaster, Rutger Hauer, l'immense John Hurt, l'excellent Dennis Hopper...sans compter que les scènes d'action ne manquent pas où l'on peut voir qu'une mini arbalette peut être une arme redoutable. Pour moi il s'agit du chant du cygne de Peckinpah, et je le comparerais volontiers à The Last Show, dernier ouvrage de Robert Altman.
Dernier film testamentaire du cultissime réalisateur de "La Horde Sauvage" et de "Chiens De Paille", cette piteuse adaptation du roman de R. Ludlum s'avère être le dernier doigt d'honneur de S. Peckinpah à ses producteurs qui lui donnaient tant de fil à retordre depuis son précédent gros navet ("Le Convoi"). La scène de la poursuite automobile en est la pure démonstration ; elle dessert complètement le script jusqu'à en devenir risible. Les ralentis à outrance en plus d'une BO excessivement merdique n'aident pas à sauver du naufrage cette machine peckinpahienne qui date fermement d'une autre époque. La violence est omniprésente, distillée un peu partout sur la pellicule mais sans jamais atteindre le pic digne des plus grandes oeuvres du maître incontesté de ce phénomène. Seul bon point ; cette dénonciation incisive des travers du pouvoir et de l'influence néfaste des médias. Les bonus du DVD en disent long là-dessus. La fin est un régal de concours de circonstances, surtout ce dernier plan de la chaise vide ; image préméditée du départ définitif du cinéaste (qui succombera 2 ans plus tard d'une crise cardiaque). S. Peckinpah a réglé dignement ses comptes. Un cinéma qui a fait son temps, qui a laissé des traces incommensurables et qui mérite de passer à la postérité. M. Scorsese ou encore M. Mann en sont la preuve vivante.
Osterman week-end, dernier film du réalisateur de films cultes tels"la horde sauvage", "le guet-apens" et l'explosif "croix de fer" est un formidable film d'espionnage réalisé de main de maître par Sam Peckinpah. Le réalisateur dirige une floppée de stars Rutger Hauer en tête dans un thriller palpitant qui cherche à brouiller constamment les pistes et les mobiles de chacun jusqu'au dénouement. Le film relate l'histoire d'un chef de télévision qui doit permettre l'arrestation de trois de ses amis soupçonnés d'appartenir au KGB par la CIA en échange d'une interview télévisée avec un personnage important. Le scénario est tortueux et très bien ficelé comme d'habitude chez Peckinpah et détient le mérite d'organiser son film de manière à empêcher le spectateur de détourner de l'oeil pour qu'il repère chaque détail qui explique le déroulement et les rebondissements multiples de cette intrigue. Au menu de ce film entraînant et jouissif: enlèvements, règlements de comptes, combat au corps à corps, fusillades. Peckinpah utilise abondamment le ralenti pour insister sur les impacts de balles et les actions des personnages ce qui excite les sens. Osterman Week-end est un film intéressant dans la mesure qu'il s'attaque aux manipulations des médias et à celles des sociétés d'espionnages, Peckinpah tient à approfondir le sujet en instaurant dans les dialogues de nombreuses indications quant à l'organisation minutieuse d'un complot. Le dénouement est spectaculaire, sanglant et certaines scènes rappellent le western, un genre qu'affectionnait Peckinpah. Un film qui mérite d'être considéré comme un classique du genre plus que comme le testament du peintre de la violence.
Un bain de sang vient clore Osterman week end (1984), dernier film de Sam Peckimpah. Avant cette fin digne du réalisateur de La horde sauvage, le film relate une histoire d'espionnage doublée d'une machination assez floue qui importent moins que le suspens créé par un huis clos étouffant. John Hurt et Rutger Hauer sont deux "gueules" tout à fait recommandables.
Sans être un navet, le dernier Peckinpah est loin d'être un chef d'oeuvre. Une histoire d'espionnage...mouais. Le premier film de Sam Peckinpah que j'ai vu - non, excusez, rectification, le premier que j'ai vu est "Tueur d'élite", assez mauvais - et je ne l'ai que très rarement revu.
C'est sur que Peckinpah ne termine pas sa carrière sur son meilleur film mais Osterman week-end est toujours plus réussi que son précédent film (le complétement raté Le Convoi), déjà le scénario basé sur un roman de Robert Ludlum est pas mal du tout, cette dénonciation des médias (que l'on pourrait remplacer par internet de nos jours) et des hauts gradés ou hauts fonctionnaires abusant de leur fonction pour trop dériver est l'un des points du film, l'autre élément de qualité c'est un bon casting. Après Osterman week-end manque sans doute de suspense et de nervosité, de la part de Peckinpah on est droit à s'attendre à un film plus efficace et plus rugueux mais on retrouve par moment avec plaisir son style notamment dans la scène de la course-poursuite en voitures qui prouve qu'il était le roi des ralentis. La dernière demi-heure est plus prenante que le début parfois un peu calme. Donc Osterman week-end n'est pas un grand film cependant ça reste du bon cinéma.