C'est avec ce film que la carrière de Sam Peckinpah vient se clôturer.Malheureusement c'est un final en forme de fausse note,car Osterman week-end est loin d’être un chef d’œuvre,il ressemble bien plus au film de trop.Le suspense est mal construit est très peu efficace,on retrouve des bribes d'un Sam Peckinpah,qui est bien en dessous de ces meilleures films.
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3,0
Publiée le 26 juillet 2010
Avec "Osterman Week-end" et pour son ultime film, Sam Peckinpah, qui mourra un peu plus d'un an après sa finition, se lance avec brio dans l'exercice du film d'espionnage! Oeuvre où le spectateur et les protagonistes se perdent, une oeuvre sur la manipulation, une oeuvre avant-gardiste sur l'Amèrique! Dans une ambiance paranoïaque, les acteurs sont remarquables, de Rutger Hauer à John Hurt en passant par Dennis Hopper et Meg Foster, actrice aux yeux cèrulèen impressionnant! Ce n'est pas le meilleur film de Pechinpah mais les scènes d'action sont excellentes où le cinèaste de "La horde sauvage" pose un regard dèsabusè sur l'inhumanitè du monde contemporain entre ècran et manipulation! Efficace...
C'est très triste de voir la carrière du grand Sam se conclure sur ce thriller totalement invraisemblable spoiler: (le moment où le personnage de John Hurt se fait passer pour un présentateur météo est un grand moment de comédie involontaire !!!) , confus, avec une absence de crédibilité psychologique affligeante spoiler: (par exemple la mère et le fils victimes d'une tentative de kidnapping qui aurait été suivi par leurs assassinats qui reviennent chez eux comme s'ils venaient juste de passer un week-end chez mémé !!!) , avec une réalisation plus proche de celle d'un mauvais film érotique américain des années 80 qui passe à 3 heures du matin sur une chaîne de la TNT que de celle du type qui a donné des bijoux comme "La Horde sauvage" ou encore "Guet-apens". Circonstance aggravante, on a même l'impression qu'il s'auto-parodie en mettant de ses fameux ralentis là où ils n'ont aucune raison d'être. Et la présence de stars aussi charismatiques que John Hurt, Rutger Hauer, Dennis Hopper et Burt Lancaster ne fait que rendre les choses plus pénibles. "Osterman week-end" ou le triste et déplorable adieu d'un grand....
(...) Si on est fan de Peckinpah, on peut toujours trouver mille raisons de sauver les plus mauvaises séquences du film, comme si ce n'était pas lui qui avait décidé de filmer ces scènes de cette façon mais que les producteurs avaient insister pour avoir un maximum de plans spectaculaires et dans "son" style. Ainsi, les combats sont très mal filmés (comme dans "Tueur d'élite") et bénéficient de ralentis mal foutus mais bien pratique pour le coup, masquant ainsi le manque de grâce dans l'exécution des mouvements de Craig T. Nelson tout comme son manque de vivacité, mais aussi avec des bruitages ridicules censés renforcés l'impact des coups. Les fusillades aussi comptent moult ralentis et d'autres plans spectaculaires émergent de çi, de là comme ce Zippo qui enflamme la piscine. Le symbole de cette dérive, c'est la scène d'action au milieu du film et qui ne servait à rien, de l'aveu même de Peckinpah. A mon sens, elle sert à justifier l'engagement de Tanner dans cette mission, lui qui était réticent au début. Le hic, c'est qu'aucune explication ne sera apportée par la suite et qu'elle ne se justifiera donc pas autrement que par son existence. On aurait pu imaginer une révélation comme par exemple le fait que ce soit Fassett qui ai mis au point une supercherie ou bien que ce soit une idée de Danforth ou je ne sais quoi mais finalement rien de tout ça. Le scénario était de toute façon très brouillon, si bien que Robert Ludlum lui-même proposa de venir y mettre bon ordre, ce qui lui fût refusé. Le résultat est catastrophique, trop bavard par instants, n'expliquant rien à d'autres et complètement incompréhensible au final. (...) On sent bien que ce qui passionnait le grand Sam, c'était cette histoire d'espionnage par écran interposé, ce voyeurisme morbide et la grande manipulation qui va avec. Le film est de ce point de vue visionnaire puisqu'il annonce avec presque 15 ans d'avance la télé-réalité tout en étant le digne héritier des thrillers paranoïaques des 70's comme "Conversation secrète" et autres. La télé a remplacé le son et l'espionnage devient voyeurisme comme cette scène où le héros va regarder ses meilleurs amis dans l'intimité, d'abord pour essayer de percer leurs secrets mais il finira par y prendre goût au point d'assister à leurs ébats (...) La critique complète sur
On sent la fatigue : Rutger Hauer est agaçant et peu crédible et ne parlons pas de Meg Foster, une véritable catastrophe. Passons sur l'histoire qui est un véritable embrouillamini, parsemé d'invraisemblancespoiler: s (Hauer qui accepte de trahir ses amis en cinq minutes sur la base de documents vidéos, alors qu'il est un professionnel de la télé !) et où des tas de questions resteront sans réponse. Sam Peckinpah lui qui s'est toute sa vie moqué des codes en vigueur les reprend à son compte dans un grand n'importe quoi, spoiler: on n'est pas dans un James Bond mais on sort vivant d'une piscine en flamme, on n'est pas dans un MacGyver mais on abat un tueur super entraîné avec une arbalète miniature qu'on avait conservé dans la piscine avec sa fléchette !. Certaines séquences sont d'un ridicule achevé spoiler: (John Hurt qui joue au faux présentateur de météo sans que ça n'étonne personne) . Quant à la fin, comme foutoir, ce n'est pas mal. Le message puisqu'il paraît qu'il y en un (dangerosité du pouvoir et des médias) n'a rien d'évident. Ce n'est pas bon mais ça se regarde quand même, sans doute parce que par moment on retrouve le grand Peckinpah et qu'en ces années 1980 on filmait de façon moins constipé qu'aujourd'hui.
Osterman week-end, dernier film du réalisateur de films cultes tels"la horde sauvage", "le guet-apens" et l'explosif "croix de fer" est un formidable film d'espionnage réalisé de main de maître par Sam Peckinpah. Le réalisateur dirige une floppée de stars Rutger Hauer en tête dans un thriller palpitant qui cherche à brouiller constamment les pistes et les mobiles de chacun jusqu'au dénouement. Le film relate l'histoire d'un chef de télévision qui doit permettre l'arrestation de trois de ses amis soupçonnés d'appartenir au KGB par la CIA en échange d'une interview télévisée avec un personnage important. Le scénario est tortueux et très bien ficelé comme d'habitude chez Peckinpah et détient le mérite d'organiser son film de manière à empêcher le spectateur de détourner de l'oeil pour qu'il repère chaque détail qui explique le déroulement et les rebondissements multiples de cette intrigue. Au menu de ce film entraînant et jouissif: enlèvements, règlements de comptes, combat au corps à corps, fusillades. Peckinpah utilise abondamment le ralenti pour insister sur les impacts de balles et les actions des personnages ce qui excite les sens. Osterman Week-end est un film intéressant dans la mesure qu'il s'attaque aux manipulations des médias et à celles des sociétés d'espionnages, Peckinpah tient à approfondir le sujet en instaurant dans les dialogues de nombreuses indications quant à l'organisation minutieuse d'un complot. Le dénouement est spectaculaire, sanglant et certaines scènes rappellent le western, un genre qu'affectionnait Peckinpah. Un film qui mérite d'être considéré comme un classique du genre plus que comme le testament du peintre de la violence.
On se retrouve vite dans un film d'espionnage qui suit le cahier des charges de son époque, sur fond de Guerre Froide donc forcément et surtout sur fond de paranoïa et de taupes. Le soucis et l'enquête mise en place semble au départ logique ou séduisante, aussi bien par la réunion du début que par les actions-réactions des amis avec un climax pesant comme il se doit. Mais trop vite se dévoile un des personnages, pour un twist navrant qui détruit en 2 secondes tout le pan espionnage pour une simple vengeance de série B. Le montage est catastrophique, avec des ellipses et/ou coupes mal venues, l'évolution de l'intrigue est aussi parasitée par des séquences ridicules ou décalées comme la séquence météo improbable ou la mini arbalète de compétition qui sont plus dignes d'une comédie parodique que d'un thriller d'espionnage. La tension monte d'un cran mais il est alors trop tard, le twist nous a déjà tuer le film. On ne peut que penser à Sam Peckinpah qui n'a pas eu les coudées franches... Site : Selenie.fr
Doublement affligeant. D'abord, parce que le film est d'une médiocrité à tous points de vue. Un scénario tiré par les cheveux, du début à la fin. Des répliques peu travaillées, qui, non seulement, n'éclairent pas l'intrigue, voire même parfois, l'obscurcissent. A tel point que le doublage français relève plus de l'interprétation que de la traduction. Des scènes d'action, dans l'ensemble pitoyables. Quand aux acteurs, mis à par John Hurt, ils et elles ne rivalisent pas d'inspiration. Le film est aussi affligeant compte tenu de la grande notoriété de son réalisateur. Les récompenses et nomination, notamment au festival de Cognac, sont de toute évidence attribuées à Sam Peckinpah, pour l'ensemble de sa carrière, non pas au réalisateur de ce navet.
C'est sur que Peckinpah ne termine pas sa carrière sur son meilleur film mais Osterman week-end est toujours plus réussi que son précédent film (le complétement raté Le Convoi), déjà le scénario basé sur un roman de Robert Ludlum est pas mal du tout, cette dénonciation des médias (que l'on pourrait remplacer par internet de nos jours) et des hauts gradés ou hauts fonctionnaires abusant de leur fonction pour trop dériver est l'un des points du film, l'autre élément de qualité c'est un bon casting. Après Osterman week-end manque sans doute de suspense et de nervosité, de la part de Peckinpah on est droit à s'attendre à un film plus efficace et plus rugueux mais on retrouve par moment avec plaisir son style notamment dans la scène de la course-poursuite en voitures qui prouve qu'il était le roi des ralentis. La dernière demi-heure est plus prenante que le début parfois un peu calme. Donc Osterman week-end n'est pas un grand film cependant ça reste du bon cinéma.
Au crépuscule de sa carrière et de sa vie, Sam Peckinpah livre un dernier film permettant à ce talentueux et sulfureux réalisateur de sortir par la grande porte avant un passage mérité à la postérité. « Osterman weekend » est un thriller politique de bonne facture où l'américain dirige des acteurs qu'il n'avait jusqu'ici jamais sollicité tels que Denis Hopper, Burt Lancaster, John Hurt et surtout Rutger Hauer qui livre une excellente prestation. Si le scénario est parfois un peu gros, il se révèle très captivant et permet à ce contestataire dans l'âme de tancer copieusement les politiciens, la guerre froide et surtout le pouvoir des médias. Utilisant toujours cette violence froide, avec parfois quelques envolées pas vraiment utiles (le coup de l'arc dans la piscine en flammes par exemple), Peckinpah condense une dernière fois son art en proposant une galerie de personnages dualistes évoluant dans un contexte hostile. C'est donc finalement une très bonne surprise d'autant que le film démarre par une scène de cul digne d'un mauvais téléfilm érotique des années 80 ! Malade du cœur et fatigué par les abus en tous genres, Peckinpah décédera l'année suivante (1984) et laissera derrière lui une galerie d'oeuvres marquantes et très personnelles et qui influencera bon nombre de réalisateurs. Il n'aura hélas également pas le temps de faire sa première incursion dans le registre horreur/fantastique, son travail sur un scénario de Stephen King restant au stade du projet. Un très bon réalisateur dans l'ensemble.
Dernier film de Sam Peckinpah Osterman Week End clos un peu de manière décevante sa filmographie. C’est le moins bon de ses films que j’ai vu à ce jour. Son histoire est brumeuse, son suspens ne tient pas,sa mise en scène est brouillonne, pas aidée par un montage qui m’a semblé erratique. Dommage car il bénéficiait pour ce film d’un bon casting.
Osterman week-end est le dernier film réalisé par Sam Peckinpah, en 1983. Osterman week-end est l'adaptation du roman d'espionnage " The Osterman Weekend" de Robert Ludlum paru la même année. Nous sommes bien loin des grandes heures de Sam Peckinpah. Malgré une bonne distribution ( Rutger Hauer, John Hurt, Dennis Hopper, Chris Sarandon, Meg Foster, Burt Lancaster ) le film manque terriblement de contraste et de rythme. Un scénario abscons, des dialogues creux, peu d'action, un film assez plat dans lequel il est difficile de rentrer et de se projeter. Un film ennuyeux qui nous fait regretter l'époque ou Sam Peckinpah faisait tout péter.
Un casting exceptionnel sous la botte de Peckinpah, j'en salivais d'avance mais j'ai été un peu refroidi avec notamment une intrigue très embrouillée et très mal présentée. Toute la partie précédant le début du week-end n'est pas réussie à mon goût, il y avait moyen de faire plus clair sans bâcler le truc comme c'est le cas ici avec un gars qui accepte de trahir ses amis en l'espace de 2 minutes sans presque sourciller. Le week-end ne ressemble pas à grand chose non plus, les personnages ont vraiment des réactions étranges qui donnent un aspect surréaliste au film. Le suspens et son intensité sont mal maîtrisés, ce qui n'est pas en même temps la marque de fabrique de Peckinpah, plus à l'aise dans l'intensité née d'une violence palpable mais contenue qui explose tout à coup. C'est dans ce registre que le film arrive à finir correctement, mais le naufrage est à moitié évité.
L'histoire de machination barbouzarde n'est peut-être pas extraordinaire, mais la démonstration du caractère falsificateur et manipulateur de la communication vidéo ou télévisée est superbe et tient toujours la route. La réalisation est d'une efficacité quand pourrait qualifier de brutale, c'est prenant jusqu'au bout. Le casting est de première ordre, tous les comédiens sont excellents.
Le film est d'espionnage, un peu artificiel, mais qui dans ses accélérations, au ralenti comme sait si bien le faire Sam Peckinpah, fonctionne plutôt bien et garde sa personnalité. Même si l'histoire est un peu confuse au début et puis pas franchement palpitante. Mais la narration réveille le spectateur une fois que les différents protagonistes sont dans la maison de Rutger Hauer...
La faiblesse du film est justement son manque de violences graphiques (tourné probablement en 1982), la violence est celle d'un film des années 70) et de subversions. Même si des éléments frontaux d'érotisme et de sexe relèvent le niveau de subversion du film, qui reste insuffisant.
Néanmoins, l'argument est intéressant : la CIA pour piéger des espions convainc un présentateur célèbre (Rutger Hauer) de les aider à piéger ses propres amis, car il est l'ami commun de trois espions à la solde des Soviétiques. Ceci sera mélangé à une vengeance d'un agent de la CIA (John Hurt, parfait en obsessionnel prêt à tout) qui souhaite abattre son supérieur ( Burt Lancaster, efficace dans un second rôle caricatural), coûte que coûte. Le problème du film est sur la motivation du personnage de Rutger Hauer, que nous ne percevons pas bien: elle n'est pas suffisamment travaillée par les scénaristes (Ian Masters et Alan Sharp crédités). Ce qui fait que nous nous moquons de ce qu'il peut arriver au personnage.