Pour son dernier film, Sam Peckinpah s’attaque pour la première fois au thriller paranoïaque, un sous-genre très en vogue quinze ans plus tôt, alors qu’il redonnait un second souffle au western, mais un peu passé de mode au début des années 80, mais il réussit à insuffler à l’approche de l’espionnage une démonstration de l’influence néfaste des médias de masse, et réussit en cela à signer une œuvre parfaitement dans l’air du temps. Avec un casting auréolé, faisant graviter autour de Rutger Hauer, notamment John Hurt et Dennis Hopper, l’intrigue en huis-clos réussit à cristalliser les tensions entre ses quatre vieux amis mais surtout à nous faire assister à un astucieux jeu de manipulation qui, à défaut de maintenir un suspense tendu du début à la fin, permet des retournements de situations surprenants et souvent (surtout dans la dernière partie, au grand dam de ceux qui n’attendaient que ça) accompagnés de scènes d’action dans lesquelles Peckinpah rappelle qu’il n’avait pas son pareil pour filmer la violence humaine.
Dernier long métrage de Sam Peckinpah, "Osterman Week-end" n'est malheureusement pas le chant du cygne attendu. Première et principale faiblesse : l'écriture du scénario. Beaucoup d'invraisemblances dans son déroulé et des comportements peu crédibles de la part des protagonistes. L'intrigue en devient vite confuse et peu passionnante. Quelques scènes en huis-clos relèvent le niveau. Film bâclé malgré une belle affiche.
Fin de parcours en dents de scie pour Peckinpah qui met en scène un thriller paranoïaque et manipulateur sur fond de Guerre Froide, au scénario trop nébuleux et laborieux, en dépit d’un casting pourtant intéressant. 2,25
film d'espionnage! Oeuvre où le spectateur et les protagonistes se perdent, une oeuvre sur la manipulation, une oeuvre avant-gardiste sur l'Amèrique!spoiler: .
Mais trop vite se dévoile un des personnages, pour un twist navrant qui détruit en 2 secondes tout le pan espionnage pour une simple vengeance de série B. spoiler: Denis Hopper, Burt Lancaster, John Hurt et surtout Rutger Hauer qui livre une excellente prestation. Si le scénario est parfois un peu gros, il se révèle très captivant et permet à ce contestataire dans l'âme de tancer copieusement les politiciens, la guerre froide et surtout le pouvoir des médias.
N’étant pas un grand spécialiste de Peckinpah, je n’aurais pas le recul de la plupart des critiques sur ce film. Pour ma part ce n’est pas un mauvais film, plutôt sympathique sur plusieurs plans, le scénario qui se débride de film d’espionnage a guerre personnelle sur fond de vengeance, un casting 5 étoiles, des scènes d’action bien réalisées et une tension pendant 30 min du film bien gérée. Ça reste classique mais pas ennuyant.
C’est vraiment une triste fin de carrière pour le réalisateur Sam Peckinpah signant pour son ultime long-métrage un film d’espionnage catastrophique. Outre son scénario sans queue ni tête accumulant les invraisemblances grossières, le désintérêt global du cinéaste pour le projet transparait à l’écran tant sa mise en scène est devenue une simple caricature de son style.
Un agent de la CIA fait pression sur un présentateur TV, pour qu'il fasse craquer en un week-end ses amis à la solde de l'URSS. Dernier film de Peckinpah, "The Osterman Weekend" connu une production trouble (scénario écrit à la va-vite, licenciement du réalisateur en post-production...), et cela s'en ressent en voyant le produit fini. L'ensemble démarre de manière plutôt intéressante, et avec un beau panels d'acteurs talentueux (John Hurt, Rutger Hauer, Burt Lancaster, Dennis Hopper, etc.). Mais le soufflet retombe assez vite, avec une intrigue qui ne décolle guère. Il faut alors attendre le dernier acte et ses rebondissements, qui rendent cependant le scénario peu vraisemblable. Côté réalisation, on reconnait la touche de Peckinpah dans plusieurs séquences d'action, avec un jeu de montage sur les ralentis. Mais ceux-ci font pâle figure par rapport à ceux de de "The Wild Bunch" (sorti 14 ans plus tôt !), et contienne des maladresses. Par ailleurs, quelques séquences à la limite du comique arrivent comme un cheveu sur la soupe dans ce film qui se veut très sombre. On repère néanmoins dans tout cela une critique du pouvoir des médias, qui peuvent manipuler leurs spectateurs et leurs acteurs à souhait. Assez moyen.
Peckinpah nous met l'eau à la bouche avec un bon rassemblement d'acteurs et une intrigue mêlant espionnage, média et règlements de compte entre amis mais retombe dans ses travers alternants les bons passages et les approximations pour conclure maladroitement.
Sans être un navet, le dernier Peckinpah est loin d'être un chef d'oeuvre. Une histoire d'espionnage...mouais. Le premier film de Sam Peckinpah que j'ai vu - non, excusez, rectification, le premier que j'ai vu est "Tueur d'élite", assez mauvais - et je ne l'ai que très rarement revu.
Le dernier film de Peckinpah est une bouillie de thème et d'effets de mise en scène. Le film ne fonctionne pas mais reste intéressant, grâce à son casting (J.Hurt, R.Hauer, D.Hopper, B.Lancaster quand même) au au message sous-jacent.
Dernier film du géniallissime Sam Peckinpah, Osterman week-end est un très bon film d'espionnage, de complot. De plus, ce film critique les médias ( télévision en particulier ), ceux ci nous contrôlent, nous surveillent... Bref, Osterman week-end est un bon film, même s'il ne demeure pas parmis les meilleurs films de son auteur.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 27 mai 2021
J'ai regardé ce film deux fois en un week-end deux fois la première fois je l'ai regardé avec le regard de travers qu'un chien pourrait donner à son maître lorsqu'il est complètement confus. La deuxième fois c'était uniquement parce que je ne pouvais pas croire que c'était aussi mauvais et inintelligible que je le pensais. Il s'est avéré que j'avais raison la première fois. C'est un film pour ceux qui ont lu le livre et veulent compléter le cycle Osterman livre et film. Le film aurait alors peut-être un sens pour eux. En tant que film indépendant il semble espérer s'appuyer sur son flou et son étrangeté pour faire croire au spectateur qu'il regarde un génie à l'œuvre mais hélas parfois un cigare n'a l'air que d'un cigare...
Dernier film testamentaire du cultissime réalisateur de "La Horde Sauvage" et de "Chiens De Paille", cette piteuse adaptation du roman de R. Ludlum s'avère être le dernier doigt d'honneur de S. Peckinpah à ses producteurs qui lui donnaient tant de fil à retordre depuis son précédent gros navet ("Le Convoi"). La scène de la poursuite automobile en est la pure démonstration ; elle dessert complètement le script jusqu'à en devenir risible. Les ralentis à outrance en plus d'une BO excessivement merdique n'aident pas à sauver du naufrage cette machine peckinpahienne qui date fermement d'une autre époque. La violence est omniprésente, distillée un peu partout sur la pellicule mais sans jamais atteindre le pic digne des plus grandes oeuvres du maître incontesté de ce phénomène. Seul bon point ; cette dénonciation incisive des travers du pouvoir et de l'influence néfaste des médias. Les bonus du DVD en disent long là-dessus. La fin est un régal de concours de circonstances, surtout ce dernier plan de la chaise vide ; image préméditée du départ définitif du cinéaste (qui succombera 2 ans plus tard d'une crise cardiaque). S. Peckinpah a réglé dignement ses comptes. Un cinéma qui a fait son temps, qui a laissé des traces incommensurables et qui mérite de passer à la postérité. M. Scorsese ou encore M. Mann en sont la preuve vivante.
Un bain de sang vient clore Osterman week end (1984), dernier film de Sam Peckimpah. Avant cette fin digne du réalisateur de La horde sauvage, le film relate une histoire d'espionnage doublée d'une machination assez floue qui importent moins que le suspens créé par un huis clos étouffant. John Hurt et Rutger Hauer sont deux "gueules" tout à fait recommandables.