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Georges P.
96 abonnés
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3,0
Publiée le 31 décembre 2017
Évidemment le film a vieilli, mais les effets spéciaux sont bien d'actualité. Le mélange de terreur, de sexe (non dit) et de séduction contribue à cette ambiance hors du commun.
Un film d'horreur injustement méconnu avec des séquences angoissantes à souhait (la traque du binoclard) et d'autres assez fabuleuses (la mort des loubards de la forêt). Evidemment c'est de la série B, mais les acteurs s'en tirent correctement. Les facilités de scénarios abondent, mais ça fonctionne plutôt bien. Un petit bémol pour la fin dont la réalisation est parfaite mais les scénaristes auraient pu trouver quelque chose de plus subtil que ce happy end.
C’est moyen, on décroche très vite. Un film d’horreur qui ne fait pas trop flipper. Une mise en scène approximative. Scénario ric rac. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
On ne parlerait pas d'un Friedkin, la surprise aurait pu être très bonne mais forcément les attentes ne sont pas les mêmes dans le cas présent. Malgré cela, l'ensemble est très correct et le scénario plutôt original, ici c'est plutôt l'enrobage qui laisse un peu à désirer. En effet, la réalisation sans être catastrophique n'est pas vraiment à la hauteur de son réalisateur, même ses cadrages ou encore son montage ne sont pas au niveau, étonnant mais bon ... Outre cette impression permanente d'inabouti, ça se laisse suivre tout de même mais il est clair que l'on n'est pas face à un grand Friedkin malgré quelques fulgurances, à voir une fois.
Malgré le grand respect que je porte pour William Friedkin, sur ce coup ça va pas du tout mais pas du tout de chez tout. Je me retrouve face à un visionnage d'aspect mauvais film TV du dimanche aprèm par un temps pluvieux. Ça se prétend drame horreur, mais j'y ai vu qu'un thriller nuisible. Affligeant aussi sur sa dernière partie.
Bien sur le film frôle souvent le ridicule, pourtant cette histoire de possesion végétale inspiré d'anciens culte druidique n'est pas sans intérêt. La nurse reste une série B assez mineur dans la filmo du réalisateur de l'Exorcisme.A voir tout de même sans à priori.
Friedkin livre avec La Nurse un bon petit produit peu connu, mais qui mérite tout à fait d’être vu, n’étant pas forcément autre chose qu’une série B pure et dure, mais étant très clairement d’une réelle efficacité avec le réalisateur de L’Exorciste aux commandes. Le casting n’est pas très relevé à priori, avec la présence de quelques acteurs de seconds rôles plutôt prestigieux comme Carey Lowell ou Miguel Ferrer dans un second rôle, mais pas de vraies stars. Le rôle principal revient ici à Jenny Seagrove, franchement à la hauteur qui sait se montrer sobre avec son personnage sans en faire trop non plus dans la sobriété. Sa présence est clairement un bon argument, mais le couple campé par Dwier Brown et Carey Lowell n’est pas en reste et fonctionne étonnement bien. Dans les seconds rôles j’ai surtout retenu Brad Hall qui fait vraiment l’affaire, même si sa présence reste restreinte. Le scénario va clairement à l’essentiel. Le film est court (1 heure 25) et il cherche la simplicité et l’efficacité. C’est une série B pleinement assumée, et on ne remplit pas inutilement le métrage. La Nurse possède quand même une partie présentation de qualité, mais le métrage va vite et même si l’on restera un peu sur sa faim niveau explication on passe un agréable moment. C’est punchie, comme le cinéma de Friedkin est généralement, il y a quelques scènes chocs comme le réalisateur les affectionne, et cette histoire de nurse sans être tout à fait original reste suffisamment singulière pour surprendre même l'amateur du genre. Visuellement La Nurse peut compter sur les qualités habituelles du réalisateur qui distille en particulier ses scènes chocs avec une efficacité évidente. Sa mise en scène taillée à la serpe ici mise tout dans la nervosité et l’impact immédiat, et ça fonctionne bien, en particulier lorsqu’il s’agit de marquer les esprits et de mettre en valeur les effets sanglants. Ces derniers peut présent apparaissent cependant dans quelques scènes vraiment marquantes. Pour le reste l’ambiance est soignée, avec surtout un beau travail d’éclairages et les décors sont eux aussi tout à fait corrects. Un peu déçu par rapport à la musique qui aurait pu être plus présente et surtout plus marquante. En conclusion La Nurse reste un Friedkin tout à fait fréquentable. Moins ambitieux que d’autres films du réalisateur, on sent que Friedkin s’est offert ici une récréation fantastique et il a mis son talent au service d’un petit film percutant et roublard. Pour ma part je lui accorde volontiers 4.
On est dans une histoire fantastique où l'on parle de démon, de forêt, d'arbre "cannibale", de possession, d'enlèvement et de meurtre d'enfant. L'histoire serait plutôt sympa mais elle est difficile à suivre et à s'approprier du fait d'une mise en scène peu efficace, d'acteurs qui manquent de charisme (sauf la mère) et d'une ambiance grise et molle qui plombe tout le film.
Même si Friedkin avait eu, pour assumer cette commande de Universal, les moyens financiers et techniques qui auraient empêché à son film d’avoir des allures de téléfilm, La Nurse resterait, du fait de son scénario inabouti, un film mineur. Evidemment, le charme magnétique de la trop rare Jenny Seagrove rend sa baby-sitter fantasmatique, mais l’absence de détail concernant sa réelle nature empêche au récit de pouvoir reposer sur un fond solide. Plus que la terreur des parents de voir leur enfant se faire enlever par cette femme mystérieuse, on retiendra surtout les images de cet arbre maléfique et de la façon dont il engloutit ses victimes. On croirait voir une relecture new-age de La main sur le berceau scénarisé par un Stephen King peu inspiré, une déception donc venant du réalisateur de L’Exorciste qui, plus de quinze ans plus tôt, se montrait plus moderne et plus audacieux.
C'est étrange comme ce film est mal-aimé par la critique, dans la filmographie de William Friedkin... Il est vrai qu'on est bien loin du tour de force qu'était "L'exorciste", mais on a là un film, certe inabouti, pas assez creusé, mais bourré de qualités! D'abord Jenny Seagrove, dans le rôle de la nurse, est un effet spécial à elle seule. Tour à tour souriante, charmante, séduisante, envoûtante, puis mystérieuse, inquiétante, impitoyable et déterminée... Son interprétation vaut tous les effets du films. Les autres acteurs, parviennent malgré tout à lui tenir tête, et livrer des interprétations convaincantes. Le scénario part sur une idée original mais beaucoup de choses ne sont pas très logiques où rigoureuses, ou alors pas expliquées. ( je ne dirais rien pour ne pas spoiler .) Mais j'aurais aimé un développement plus appronfondit autour de l'existence même de la nurse... tout reste très flou et linéaire. Tant pis! Reste un spectacle bien rythmé, avec des moments très réussis !
La version hitchcokienne dans La main sur le berceau est quand même bien plus efficace que cette Nurse qui a beau lorgner du côté de Rosemary's Baby n'arrive jamais à se sortir de son apparence de Série Z fauchée de la fin des années 80 où miser sur les effets spéciaux n'aura pas été la meilleure idée de Friedkin tant le résultat même de ce côté-là est navrant.
Après avoir réalisé coup sur coup ses deux plus grands chef-d’œuvres ("French Connection" en 71 et "L’Exorciste" en 73), William Friedkin a enchaîné plusieurs films qui, si le temps leur a rendu honneur, ont été des échecs commerciaux : "Le Convoi de la Peur", "Têtes Vides Cherchent Coffres Pleins", "Cruising", "Le Coup du Siècle", "Police Fédérale Los Angeles" et "Le Sang du Châtiment". Un peu désorienté, Friedkin décide alors de retourner au genre qui l’a propulsé au firmament des réalisateurs adulés en nous proposant "La Nurse" : Un jeune couple s’installe dans une villa de luxe à Los Angeles. A la naissance de leur fils, ils décident d’engager une nurse à domicile, une beauté glaciale qui a vite fait d’intriguer le père. Cependant, la nouvelle nurse va bientôt bien plus attirer son attention de par d’étranges phénomènes survenant autour de la jeune femme... Il est évident qu’il doit être assez difficile de retourner à un genre après y avoir imposé le film le plus terrifiant de tous les temps : voilà cependant le challenge auquel William Friedkin a décidé de s’attaquer. Alors, résultat ? Et bien défi accepté et défi réussit...avec les honneurs ! Oui car, même s’il n’atteint pas les sommets du culte "L’Exorciste", "La Nurse" est un bon petit film traitant de surnaturel et ce, dès le début. Friedkin arrive à jouer sur plusieurs niveaux, multipliant effets et références qui n’échapperont pas aux plus cinéphiles d’entre nous : la première partie du film fait indéniablement penser à "La Malédiction", la deuxième (surtout pour le côté « nounou zarb à surveiller ») lorgne plus du côté de "La Main Sur Le Berceau", pour se développer et finir dans un conte à la fois macabre et onirique qui n’est pas sans rappeler "La Compagnie des Loups". Ce subtil mélange de genres arrive à tenir les spectateurs en haleine qui veulent absolument savoir comment tout va se terminer. Mais là où Friedkin va frapper fort, c’est en nous surprenant au plus au point lors de certaines scènes : tantôt gores (la rencontre entre la nounou et les zonards, l’attaque des loups ou encore le final faisant directement penser à "Evil Dead" !!), tantôt racoleuses (la « régénération » sur l’arbre) et parfois dérangeantes (les visages d'enfants gravés dans l'écorce des arbres). Mais toutes ces scènes surprenantes ne sont au final qu’un ensemble de démonstrations évoquant l’un des thèmes du film : la nature possède une vraie force et elle reprend toujours ses droits sur l’homme en lui rappelant son omniprésence autour de lui (à ce titre, le meilleur exemple reste le très esthétique travelling de l’épilogue partant de la famille réunie dans la chambre jusqu’à un hibou sur un arbre occupant presque la totalité du cadre). Cependant, malgré la mise en scène soignée et les bonnes idées, je ne peux m’empêcher en regardant "La Nurse" d’éprouver un sentiment d’ « inachevé » tant on peut observer de nombreux faux-raccords : se pourrait-il que Friedkin ait voulu faire partir son film dans une direction qui n’aurait pas plu à ces producteurs et que ces derniers l’est obligé à remonter le film ? Tout est possible à Hollywood, surtout quand on sait qu’un film n’appartient pas à son réalisateur et que ce sont les producteurs qui ont toujours le « final cut ». Il s’agit donc là du seul reproche que je pourrais faire au film (hormis celui de ne pas être encore plus bourrin et gore, mais allez savoir : les deux sont peut-être liés !!). "La Nurse" est donc un bon petit film fantastique qui ravira les amateurs de genre avec son intrigue originale baignant dans le surnaturel. Certaines scènes sont inquiétantes et l'ambiance générale est plus qu’oppressante. Certes, "La Nurse" ne révolutionne pas le genre comme l’a fait son grand frère "L’Exorciste", mais il est suffisant intéressant pour vous faire passer un bon moment, surtout pour une soirée ciné dans le noir.
Cette commande de William Friedkin lui permettait de revenir à un cinéma d'horreur satanique,17 ans après "L'Exorciste".Il y erst donc question d'une nurse diabolique,d'une forêt diabolique,de sacrifices de bébés dans l'écorce des arbres,de coyotes carnivores et de hiboux de mauvais augure.Avec son esthétique new-âge et sa science de la tension latente,Friedkin livre un film intriguant,à défaut d'être rigoureux.Que ce soit du côté du scénario(très bancal),des effets spéciaux(hideux et en retard de 10 ans)ou de l'interprétation très dissuasive(sauf celle de Jenny Seagrove,la nounou ambiguë,ouf!),"La Nurse"(1990)ne peut cacher ses nombreuses défaillances.Le montage est d'ailleurs très chaotique,avec de longs tunnels de scènes monotones,alterant avec quelques fulgurances gores.Ceci étant,on ressent cette ambiance de fantastique pur,pour un croisement final entre "Evil Dead" et "La main sur le berceau".Quelques images s'imprègnent sur la rétine,notamment le final croquignolesque,avec le parallèle entre l'arbre déraciné à la tronçonneuse et la diablesse à la voix d'outre-tombe estropiée.Kitsch.