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2,5
Publiée le 21 mai 2010
Rèalisè en 1971, "Une belle tigresse" est encore l'histoire d'un adultère et commence par une curieuse sèance de ping-pong au ralenti! Celle du couple Elizabeth Taylor-Michael Caine et de l'excellente Susannah York! Le mari a une aventure avec la belle Susannah et, dèmasquè par son èpouse, se retrouve Gros-Jean comme devant quand celle-ci sèduit à son tour la capiteuse blonde! Comment l'affaire se rèsout-elle ? Le film ne le dit pas! Dans le rôle de Zee, Liz est magnifique, non seulement physiquement, mais aussi grâce à la gamme de sentiments qu'elle sait exprimer surtout dans le registre sensuel et calculateur que rèclame son personnage, avec aussi pas mal de vulgaritè! On peut souligner sa performance, en la mettant en garde toutefois sur le danger d'interprèter trop souvent des femmes agressives après le succès de "Qui a peur de Virginia Woolf ?"...
Une fameux trio d'acteurs pour un film qui l'est beaucoup moins. Ce que l'on retient surtout de positif dans ce film sont les scènes de ménage entre les personnages de Michael Caine et d'Elizabeth Taylor qui assurent tous les deux avec un talent unique. Reste qu'il est regrettable que tout ce qui aurait pu faire le très grand intérêt du film à savoir la séduction que le personnage Taylor sur sa rivale est très vite expédiée sur la fin et de manière peu convaincante. En passant, la fin n'est franchement pas terrible non plus. Au lieu de cela, le film enchaîne des scènes aussi inutiles les unes que les autres pendant les trois quart de sa durée. Je m'attendais certes pas un grand film mais au moins à un bon film ce qui fait que j'ai été déçu.
Après "Qui a peur de Virginia Woolf ?" et "Boom!", Elizabeth Taylor interprète une nouvelle fois la femme agressive d'un mariage orageux. Mais cette fois sans son véritable époux Richard Burton mais surtout avec beaucoup moins de panache ! Il y avait pourtant matière à faire quelque-chose d’orignal dans cette histoire d'adultère, ou plutôt d'étrange triangle amoureux. Robert trompe Zee avec Stella. Zee s'en rend compte et tente par tous les moyens de rendre la vie impossible à son mari qui n'en n'a que faire et prévoit un avenir solide avec Stella. Comme la scène d'introduction de ping-pong le laisse parfaitement prévoir, s'en suivra des écharnages de joutes verbales pendant près de deux heures. Et, au bout d'un moment, c'en devient assez fatiguant, d'autant qu'on a l'impression que le film ne fait que stagner au rythme des allers/retours de Robert chez l'une et l'autre. spoiler: En réalité, le film dévoile tout son potentiel dans ses dix dernières minutes, ce qui est sacrément frustrant ! Puisque c'est là que l'on s'aperçoit où cette dynamique de trouple aurait pu aller, peut-être trop loin pour l'époque. Pourtant, l'homosexualité est constamment présente mais toujours sous-jacente, avec des silences et des regards entre les deux intéressées mais surtout avec des personnages secondaires particulièrement excentriques.
En réalité, une fois de plus, comme beaucoup dans sa filmographie, c'est Elizabeth Taylor qui sauve l'ensemble. Avec son jeu électrique et hystérique sans en faire des caisses. D'autant plus que la véritable victime dans toute cette histoire, c'est quand même elle, même si elle est présentée avant tout comme la manipulatrice toxique de son mari volage et de la pauvre Stella qui a en vérité tout à fait conscience du jeu à quoi elle joue. Bref, "X Y & Zee" (le titre français est affreux) n'est donc pas mauvais mais est bien trop trainant, répétitif et donne l'impression de gâcher son potentiel.