Souvenirs goutte à goutte
Note moyenne
3,9
923 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

60 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
21 critiques
3
23 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juillet 2015
"Souvenirs goutte à goutte" est un énième miracle des studios Ghibli, réalisé par l'autre grand maître de l'animation japonaise : Isao Takahata. Une histoire simple, humaine, sensible et intelligente, qui nous fait retomber en enfance aux seules évocations des souvenirs de Taeko, une jeune femme solitaire de 27 ans retournant à la campagne des vacances de sa jeunesse. Et franchement, les scènes magiques sont légion dans ce film d'animation tendre et poétique : spoiler: la découverte de l'ananas, le match de base-ball, le coup de foudre de Taeko et son envolée dans les airs...
J'en ai des frissons rien qu'à les évoquer. Un autre épisode absolument génial : les divisions de fractions, qui sont un moment passionnant et original. Le dessin, toujours d'une précision millimétrée, et tellement épuré lorsqu'il s'agit d'illustrer les souvenirs de Taeko, m'a émerveillé. J'aurai cependant à reprocher au film certaines longueurs pas vraiment indispensables (l'histoire des règles, par exemple, qui traîne en longueur...). Enfin, malgré sa relative lenteur, il m'apparaît difficile de ne pas ressortir ému de ce film, en particulier au cours du générique final. Touchant et nostalgique.
Rictus1260
Rictus1260

43 abonnés 137 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2017
Isao Takahata, l'autre maitre de l'animation qui, avec Hayao Miyazaki nous ont fait vibrer tant de fois avec leurs chefs d'oeuvre qui ornent la palette des films des studios Ghibli, parmi les plus grands films d'animation au monde, signe ici une oeuvre moins connue mais pourtant non moins réussie. Tous ces films des studios Ghibli, qu'ils soient basés sur la vie réelle (comme celui-ci) ou sur les mondes imaginaires, la poésie, les sublimes images et la musique de rêve sont toujours au rendez-vous. Des dialogues savoureux, des personnages au coeur pur, un soupçon de nostalgie, un humour subtil omniprésent, tout cela en même temps. Les célèbres envolées musicales nous rappellent les images, la contemplation des images nous rappelle la musique qui les accompagnait. Un vrai ravissement, un véritable transport émotionnel que chacun de ces films, qu'ils soient bien connus comme le voyage de Chihiro, le tombeau des lucioles ou Princesse Mononoke ou bien peu connus comme ces souvenirs goutte à goutte. Ceux qui sont restés sur Boulettes géantes, Rio2, Tarzan2, Madagascar ou Happy feet et j'en passe, sont bien à plaindre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 décembre 2014
Le film aurait pu être sublime, s'il n'y avait pas eu cette fin décevante, voire d'un profond mauvais goût. En effet, ce qui est formidable avec Takahata, c'est sa vision très juste, très touchante, de la vérité du monde tel qu'il est ressenti par un enfant. Ici, une petite fille devant se soumettre à la rigueur, la froideur, voire la maltraitance psychologique constante du foyer parental. Son seul souvenir agréable reste celui d'un premier amour, au final si pathétique, puisque jamais réellement vécu.

Je suis choquée de voir que très peu de personnes parle du rapport qu'entretiennent les parents de Taeko avec elle. Brimée, méprisée dans ses besoins légitimes de petite fille, certains parlent de "nostalgie", "mélancolie" de "souvenirs à l'eau de rose" ou encore la traitent de "petite égoïste". D'autres encore, parlent de la rigueur de l'éducation japonaise, mais si l'auteur a voulu montrer cela à l'école (la scène des délégués, ou les règles des repas), le propos est, il m'a semblé, surtout axé sur la relation, ou plutôt la non-relation que la petite fille a avec ses parents. On voit son amie Rié, dont la mère lui a parlé des règles, se sentir bien mieux qu'elle. Quant au rôle de théâtre, il est pris par une fille de son école, dont les parents ont été apparemment moins sévères.

Au final, ce qui aurait du être une introspection de Taeko à visée quasi-thérapeutique, et qui lui aurait permis de renaître pour elle-même, finit par une réintégration des schémas traditionnels imposés par ses parents (mariage), avec un homme lui-même embrigadé dans ces mêmes principes (la scène dans laquelle Taeko raconte son souvenir de rôle manqué, Toshio finit par dire "J'admire mon père" et ensembles ils vont chanter au positivisme, "Si ça ne va pas, il y a demain", alors que le flash-back où elle chante elle-même dans la rue cette chanson, fait suite à la réflexion si cruelle de sa mère "Ne dis pas à ton amie..."). Bref, magnifique et décevant, le tombeau des lucioles me paraissait bien plus clair dans son propos, le point de vue étant définitivement celui de dénoncer le comportement inadmissible des adultes vis à vis des enfants pendant la Seconde Guerre.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2014
Le pus méconnu des films d’Isao Takahata raconte l’histoire d’une jeune citadine décidant de partir en vacance à la campagne. Au cours de son séjour, elle est assaillie de souvenirs d’enfance qui lui font peu à peu prendre conscience que son mode de vie actuel ne lui convient plus. Bien loin de l’univers fantaisiste habituel du studio Ghibli, Souvenirs Goutte à Goutte est une œuvre réaliste et profondément nostalgique. Nostalgie de l’enfance et des moments magiques qui l’accompagnent, et nostalgie d’une vie rurale traditionnelle qui tend à disparaitre dans le japon industrialisé des années 80. Graphiquement, ce n’est pas le long-métrage le plus marquant du studio et l’intrigue s’étire un peu en longueur mais cela n’empêche aucunement la magie d’opérer car la mélancolie à quelque chose d’universel.
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2014
Après Le Tombeau Des Lucioles, Isao Takahata revient vers un sujet plus léger. Dans ce film, il défend les valeurs traditionnelles de l'environnement rural, comme le travail de la terre et l'importance de la famille. Pour cela, on suit l'histoire de Taeko : celle de son passé de petite fille et celle d'aujourd'hui, où Taeko, employée de bureau à Tokyo, retrouve le lieu de vacances de son enfance dans la campagne de Yamagata. On y trouve principalement trois thèmes récurrents : la famille, l'amour et le travail. Le résultat est un film à la fois plein de sensibilité et substantiel par son message assez engagé. Mélangez la dimension pro-environnementale de Nausicaä, l'humour et la sensibilité de Mon Voisin Totoro et le contexte plus encré dans la réalité de Kiki La Petite Sorcière et vous aurez une idée de ce qui vous attend. À mon sens, Souvenirs Goutte À Goutte est même plus abouti que Le Tombeau Des Lucioles. La seule raison pour laquelle ce film n'est pas plus connu vient probablement du fait qu'il ne soit jamais sorti en version française.
Candice L
Candice L

56 abonnés 833 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2014
Un magnifique film d'animation japonais, qui rappelle un peu ceux du grand maître Miyazaki!
Des personnages très attachants, de belles musiques, une histoire très douce, qui suscite des émotions chez le téléspectateur et le transporte à une autre époque et dans un autre univers. A voir!!!
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2014
Hormis "Le Tombeau des lucioles",les films d'animation d'Isao Takahata sont loin d'atteindre la renommée de ceux d'Hayao Miyazaki,son compère des Studios Ghibli. Et pourtant,il a réalisé quelques petits bijoux d'intimité et de subtilité,dans un Japon très réalité,dénué de toute envolée fantastique,privilégiant le poétique et le métaphorique. "Souvenirs goutte à goutte"(1991) a de quoi déconcerter de prime abord. Un rythme très lent,et une approche très réflexive des dialogues et situations,ainsi qu'un mélange de 2 époques. La jeunesse de Taeko dans les années 60 basée sur des événements triviaux comme les premières règles,la découverte de la saveur d'un ananas,son rêve d'actrice mis à mal par son père. Et de l'autre côté,son présent,où un séjour dans la campagne lui fait remonter tous ses souvenirs à la surface,et la place face à des choix de vie essentiels. Takahata ne cache pas son admiration pour la vie en communauté,le travail agricole,l'importance de la nature. Le personnage de Taeko lui sert d'argument,dans une sorte de ton languissant,nostalgique et éperdument mélancolique. Un film très doux,certainement trop long et anecdotique par moments,mais juste beau.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2014
Pas de fantaisie, pas de monde fantastique, Isao Takahata est sous l'influence de Takahata et pas sous celle, comme ça a été le cas quelques fois, de Miyazaki, même si ce dernier a été producteur exécutif sur ce film, on reste ici entièrement sous l'égide du réalisme... On peut d'ailleurs regretter que le réalisme ait exclu l'humour, pourtant les deux notions ne sont pas incompatibles, ainsi que quelques lenteurs.
"Souvenirs goutte à goutte" recèle de quelques beaux moments parce qu'inévitablement dans une histoire qui reste réaliste il y a toujours des instants qui parlent à chacun de nous, et l'animation un peu statique est composée de beaux dessins surtout en ce qui concerne les paysages de campagne.
De plus, sur le fond le film propose une réflexion intéressante sur le statut de la femme japonaise des années qui semblait (qui semble ???) n'avoir que deux choix de vies : se marier et avoir des enfants ou rester indépendante et éternellement célibataire. D'ailleurs dans ce sens, l'ensemble aurait gagné à avoir une fin ouverte, à s'arrêter au début du générique de fin, car ce qu'il se passe pendant ce dernier gâche pas mal la pertinence du discours.
Ce Takahata est une vision quasi-documentaire de la campagne du Pays du soleil levant par l'intermédiaire d'une vie ordinaire loin d'être inintéressant mais loin aussi, de par ses défauts, d'être vraiment emballant...
hubertselby
hubertselby

85 abonnés 436 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 janvier 2014
Souvenirs goutte à goutte n'est pas un film facile au sens où avec les studios Ghibli nous sommes habitués à ce qu'il y ait de l'action ou de la fantaisie. Ici tout est basé sur les souvenirs, la mémoire d'une jeune femme qui lui revient lentement et c'est en cela qu'on peut trouver le film dur, on a l'impression qu'il est trop long mais qu'est ce que la mémoire d'une vie étalé sur 2h de film : pas grand chose. Le film fait l'éloge de la lenteur, lenteur de la campagne et simplicité aussi.
Il est touchant de se replonger dans les souvenirs de la petite Takeo.
La musique est légère et peu intrusive. Elle berce le film et les personnages sont attachants.
Ce film à quelque chose de proustien. Je ne pense pas qu'on puisse le voir, comme ça, de but en blanc. Il faut être dans l'humeur, au calme, détendu et méditatif, ça passe bien mieux.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 octobre 2013
A première vue, c'est un film plutôt platonique, lent et fade. Mais avec du recul, on lui découvre plein de sentiments profonds, touchants. Ce sont plus que des souvenirs présentés ici, c'est un passé qui s'alarme, s'agite, et ressurgit en pleine figure à la jeune femme pour lui montrer que le temps passe (très) vite, et que sa vie se résume à travailler derrière un n'avons-nous pas là la recherche d'un pseudo "idéal" de la femme?
Elle est à la base une femme célibataire qui travaille (une femme actuelle). Elle casse les codes de société dictant de travailler, certes, mais surtout fonder une famille sans trop tarder. Elle est en marge avec ces valeurs (bien qu'ayant été élevée dans le cadre traditionnel de la famille japonaise), ce que son entourage lui reproche. Et elle se rend unique, exceptionnelle et intéressante par sa volonté de liberté. Mais, à la suite d'un voyage de bienfaisance, elle se voit finalement écouter la proposition, si ce n'est la forte insinuation à "la remettre sur le droit chemin", de vieux paysans aux idées sortant tout droit de la vieille école, et voulant la marier à un autre paysan (bon, il est tout de même plus évolué et partage une certaine complicité avec elle), à force d'avoir trop répété "j'aime cet endroit, j'aime la campagne". spoiler: Même si cette situation l'a énervée, elle cède sous prétexte d'une idylle naissante avec ce jeune homme et pour la beauté du paysage. Ainsi elle accepte de devenir produit féminin de la culture ancestrale: faire des enfants et travailler dans les champs.

Tout ceci n'est pas une vision très optimiste d'un devenir humain. C'est plutôt un cliché passé de mode de la femme primaire japonaise et quelque peu une façon de dire: "tout rentre enfin dans l'ordre de la convenance". C'est une façon de penser arriérée qui gâche un joli petit film montrant la base de la culture rurale et la culture citadine du Japon. Ce dernier point est en effet un élément plutôt positif. Surtout pour nous occidentaux ne connaissant pas vraiment la vie agricole japonaise. Il y a peu d'animes l'exploitant.
Au niveau visuel, c'est tout à fait correct, on a droit à de beaux paysages de campagne, et les passages de flash-back bien abordés.
Jean G.
Jean G.

32 abonnés 478 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2014
Un film réaliste et poétique, mêlant souvenirs nostalgiques et paysages fabuleux, on se penche au-dessus d'un cours de vie pour y apercevoir une histoire simple et magnifique portée par le talent de Isao Takahata.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 juin 2012
Joyaux oublié d'Isao Takahata, dont la carrière semble avoir été éclipsée par son ami Hayaho Myiazaki, Omoide Poroporo est une œuvre simple, réaliste, sur le japon des années 60. Comme toujours chez Takahata le soucis du détail finit par atteindre le mouvement de l'image et des personnages qui y évoluent, ce qui donne un effet de réel saisissant. C'est sans doute l’œuvre la plus nostalgique du réalisateur, ce qui la rend touchante. Les flash-back sont d'une élégance incroyable et sonnent presque toujours juste. Les teintes plus claires utilisés pour réaliser les souvenirs de Taeko évoquent parfaitement l'enfance. Seule la longueur et l'Ost parfois étrange (les deux ne m'ont pourtant pas déplu) pourraient porter préjudice à cette œuvre d'un dépouillement rare.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 juin 2012
Étrange film que ce "Souvenirs goutte à goutte". On suit les souvenirs de CM2 et son voyage dans une ferme de la petite et adulte Taeko. Certes c'est sympa au début, c'est romantique, les dessins sont superbes, tout comme la musique. Mais qu'est-ce qu'on s'en fout de ses souvenirs! Il n'y a pas de complication juste des paroles, dialogues sur son passé avec son futur amoureux Toshio. Ce n'est pas ennuyant et on n'en a rien à battre de ses pensées. Et bizarrement le film tient sur deux heures! Mais il faut avouer que on peut s'identifier au personnage surtout la première heure. On est loin des aventures épiques de Chihiro, Princesse Mononké ou de Sophie. Il se rapproche du bon "Si tu tends l'oreilles". Il est donc en dessous de celui-ci mais reste un film sympa mais pas indispensable.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 janvier 2012
Une oeuvre un peu moins connu des studios Ghibli, "Omoide Poroporo" est un film au scénario simple réalisé par Isao Takahata. La simplicité est une des composantes principales du style du réalisateur (que ce soit à propos du charadesign, des paysages ou même de l'histoire) on aura même droit à certaines scènes se déroulant dans un environnement figé (ça donne une impression particulière). A travers une série de souvenirs, Taeko tentera de se rappeler son enfance passé, avec ses bons et mauvais moments, voila le résumé de l'histoire. Quelques passages sont un peu niais, les réflexions philosophique de nos personnages n'est guère très poussés. Une OST un peu mal adapté par moment, la plupart du temps présente mais parfois absente dans des moments qui en auraient vraiment besoin. En conclusion, pas grand chose à dire, il n'est certes pas un long-métrage des plus marquants et les personnages ne se différencient pas vraiment mais la simplicité de cet animation le rend sympathique.
Abarai
Abarai

186 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2011
Alors qu'elle s'apprête à retourner à la campagne, une jeune citadine se remémore ses souvenirs d'enfance. Alternant les moments présents et les flash-backs, Omoide Poroporo est un film d'une grande langueur, où il ne se passe finalement pas grand-chose. L'émerveillement et la joie de vivre du personnage principal suffisent pourtant à nous toucher, à travers des images d'une simplicité insolentes, mais tellement pertinentes. Le film est beau, dans la lignée de ce qu'a pu faire Takahata. Restant fidèle à son dessin réaliste, il nous embarque dans un voyage initiatique où les faux semblants n'existent pas. Une véritable réussite, qui en laissera plus d'un dubitatif, mais qui mérite pourtant toute notre attention. La fin est d'ailleurs sublime, valant à elle seule le coup de regarder cette oeuvre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse