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Kouto
33 abonnés
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1,5
Publiée le 20 juillet 2025
Une série B d’action laborieuse aussi bien dans sa conception avec un scénario accumulant les poncifs et les rebondissements prévisibles que dans son exécution avec une réalisation brouillonne au découpage hasardeux de l’action. Porté par Steven Seagal faisant déjà le minimum syndical à l’écran « Hors limite » est un produit à l’ancienne qui ne parvient pas à capitaliser sur sa star pour offrir ne serait-ce qu’un divertissement honorable.
La rencontre entre Bartkowiak et Steven Seagal ne pouvait qu’accoucher d’un film d’action à peine digne d’une sortie en salle. Sur un scénario prétexte, il déploie son lot de fusillades, de courses-poursuites, de bagarres sans qu’aucune de ces séquences n’ait d’impact.
On a connu mieux dans la carrière de Steven Seagal... Probablement son moins bon film... Une histoire qui peine à devenir intéressante avant de se trahir lui même par son rythme...
Andrzej Bartkowiak n'est clairement pas le meilleur des réalisateurs mais il est capable de sortir de l'actioner basique qui remplit le cahier des charges. C'est le cas ici avec Hors Limites et il offre même à Steven Seagal probablement son dernier rôle regardable avant la débâcle. Entre buddy movie, action et polar, ça castagne sec, ça shoote et les répliques badass fusent. Ça ne vole pas bien haut mais ça divertit et le scénario, sans être exceptionnel, suffit et est le bon prétexte à l'action quasi non stop. Dans le genre je lui préfère L'Ombre Blanche mais ça reste pas mal.
« Hors Limite » est un film d’action tout à fait correct, disposant d’une histoire classique et d’une intrigue usuelle. Le rythme est très plaisant, et les scènes d’actions sont nombreuses et correctement orchestrées. Ce fut le dernier film de Steven Seagal à bénéficier d’une large diffusion en salles. Ce fut également le film de la star ayant obtenu la meilleure ouverture au box-office. C’était le retour de l’acteur après une absence de près de trois années, plus mince, ayant mis à jour sa garde-robe et ayant abandonné sa queue-de-cheval. Dans le reste de la distribution, les prestations sont correctes. La bande originale est très plaisante, essentiellement composée de titres de DMX.
Hors limites est probablement un des meilleurs produits tardifs de Seagal. On peut dire produit car évidemment l’existence de ce film est moins artistique que financière, mais enfin, pour l’amateur d’action pas trop exigeant il y a quand même de quoi se faire plaisir. D’abord le casting présente d’agréables curiosités. Eva Mendes dans un petit rôle par exemple, Jill Hennessy toujours aussi charmante, Bruce McGill, second rôle généralement peu critiquable, et puis côté acteurs principaux il y a du muscle, et c’est déjà une bonne partie du cahier des charges remplie dans un film bourrin. Seagal est égal à lui-même, introduisant cependant un peu d’humour et de second degré et déclamant ses répliques badass avec plus de conviction que de coutume. Peu expressif et pas forcément toujours super engagé, néanmoins il tient la baraque ici, entouré d’un Michael Jai White aux faux airs de Cuba Gooding Jr. convaincant, d’un DMX pas déméritant et d’un Isaiah Washington que j’ai trouvé un peu plus approximatif. La « surprise » vient d’un Anthony Anderson moins balourd que je ne le craignais. Comique de service, s’il en fait parfois beaucoup ici, c’est toujours plus digeste que d’habitude, peut-être car ce film est aussi le plus sérieux de la trilogie que le réalisateur tourna avec les mêmes acteurs ou presque (sauf Seagal). Le scénario est très basique, mais j’avoue avoir été un peu surpris de l’identité du ripou principal. Misant presque tout sur le rythme survitaminé, Hors limites bien que tourné au début des années 2000 semble tout droit issu du début des années 90 avec sa violence roublarde et sa construction presque schématique. Outre sa nervosité, Hors limites a cela de bien pour un Seagal d’être aussi un peu second degré, et de ne pas se prendre pleinement au sérieux. On pourra donc s’amuser de voir l’acteur faire la circulation par exemple ou démolir une table d’écolier. C’est divertissant mais la trame reste minimaliste, et les incohérences ne sont pas rares ! Mais c’est clair qu’il n’’y a pas de commune mesure entre ce film et les trois-quarts des ersatz DTV que Seagal a tourné depuis. Sur la forme je retiendrai quelques scènes d’action solide (une course poursuite pas mal), avec une esthétique rétro de polar urbain violent qui plaira assez à ceux qui n’ont pas digéré la disparition de toutes ces séries B d’action qui avaient fleuri dans les années 80-90. Le réalisateur signe clairement le meilleur épisode de sa trilogie d’action, entre les deux horribles Roméo doit mourir et En sursis. Bref, bas quartiers glauques, scènes nocturnes nombreuses, scènes d’action solides (malgré deux ou trois passages de kung-fu où l’on voit bien que Seagal n’est pas le cascadeur !) et violentes, bande son urbaines portée par des chanteurs réputés dans le genre, Hors limites n’est pas vilain. En clair, un métrage recommandable autant dans la filmographie de Bartkowiak que dans celle de Seagal. Imparfait, basique, ce que l’on recherche avant tout dans ce genre de film c’est l’efficacité et en la matière Hors limites offre de quoi se faire plaisir. 3
Detroit, Bill Duke, Eva Mendes, Anderson etc, le pollac à la réal. Un scenar, de l'action, de l'humour, une belle photo (un DMX qui joue mal/pas mais bon), les véhicules ... Que demander de plus pour passer un bon moment sans se prendre la tête. Dommage que seuls les fans de Segall connaissent ce film.
Un film au scénario plus travaillé qu'il ne le semble, bien joué, plein d'action, de rebondissement, avec un Steven Seagal encore en forme physiquement. Tout à fait divertissant.
Hors limites, sorti en 2001, est un des derniers Seagal à être sorti au cinéma. Un des derniers Seagal où ce dernier affiche un poids raisonnable et un peu plus en rapport avec la pratique des arts martiaux. Et un des derniers Seagal où il paie un peu de sa personne durant les scènes d'action. Et tout simplement un des derniers bon Seagal tout court. Car oui à ceux qui critiquent ce film, visionnez ses derniers DTV bulgares, où Panda Bouffi ne fait plus qu'acte de présence dans les scènes de parlotte, et vous verrez. Réalisé par le tâcheron polonais et chef op' Andrzej Bartkowiak, Hors limites nous montre l'histoire d'un policier aux méthodes plutôt expéditives muté à Détroit et qui va devoir lutter contre un trafic d'héroïne auquel sont mêlés des policiers ripoux. Même si l'histoire en elle-même n'est pas des plus recherchée (ça reste du Seagal et ça vise essentiellement un public masculin de moins de trente ans), Hors limites propose de l'action, de la fusillade et de la course-poursuite quasiment en continue. Seagal fait même dans l'humour ("je suis électrisé" avouera-t-il à un collègue après un concours de taser) mais reste inexpressif comme quand sa supérieure hiérarchique se fait tuer dans un accident de voiture. On ne s'ennuie pas et en plus on trouve quelques têtes connues au casting comme DMX et Anthony Anderson qui faisaient déjà partie de l'aventure Roméo doit mourir et En sursis (deux autres films signés Bartkowiak) mais également la débutante Eva Mendes, Bruce McGill et le massif Bill Duke. Donc si vous aimez la baston, les belles bagnoles et le rap, Hors limites est fait pour vous.