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brianpatrick
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5,0
Publiée le 29 décembre 2025
La vérité. La cour de justice de Paris. Un film sorti en 1960. L'époque, les sixtise déjà en place. Le Paris de la jeunesse et des bars. Henri-Georges Clouzot a déjà tout saisis et tout compris. Avec Brigitte Bardot, Paul Meurisse et Charles Vanel. Un chef d'oeuvre absolu, encore un. C'est vrai, Brigitte Bardot n'a joué que dans des films d'auteurs.
De Henri-Georges Clouzot (1960) Sans contexte, l'un des meilleurs films de H-G Clouzot. Un film autant sociétal que social. Sociétal car le dilm dissèque l'état moral de la société des années 1950-1960 avec une précision presque analytique. Comment la société française était rigide, moralisatrice et surtout patriarcale. Le traitement aujourd'hui de la femme tel que montré dans le film ne serait plus possible aujourd'hui. Le propos à peine voilé étant si une femme s'abandonne aux plaisirs de la vie , c'est que ce n'est qu'une femme légère pour ne pas dire plus. Cette rigidité de la société se reflète même dans la composition très masculine du jury! Le montage est minutieux et la réalisation inventive est implacable car entièrement au service du propos du film. Bel et si bien que contrairement à ce qu'on semble nous montrer, ce n'est pas un film de procès. En effet les scènes de vie imbriquées dans l'interrogatoire du procès sont d'une fluidité journalistique et policière. Servi par une pléiade d'acteurs tous aussi bons les uns que les autres. Citons Paul Meurisse et Charles Vanel. Mais surtout, loin de la poupée sexe et photogénique propre à la B.B des années 1960, Brigitte Bardot change de registre et passe de l'ingénue à celui d'une vraie comédienne dramatique . L'un de ses plus beaux rôles.
Impressionnée par la modernité de ce film ! Quelques longueurs mais très bons acteurs, jeunes. Le film n'apporte rien mais on se laisse transporter. 3,7/5
La Vérité (1960) d’Henri-Georges Clouzot est un drame judiciaire qui dissèque la société conservatrice de l’époque à travers le procès d’une femme jugée autant pour son crime que pour sa liberté de mœurs.
Avec une mise en scène rigoureuse et un montage incisif, Clouzot instaure une certaine tension, soutenue par une photographie soignée et un scénario habile. Bardot, en fille de petite vertu – ou, comme dirait sa défense, « jeune femme un peu trop sociable » – livre une performance loin de son image habituelle. Meurisse et Vanel ajoutent du poids au drame avec leur jeu impeccable.
Toutefois, le film relève d'un style très théâtral, avec des dialogues appuyés et une intensité exagérée, ce qui peut rebuter les amateurs de naturel. Malgré cela, La Vérité reste une critique intéressante du jugement moral et social, toujours d'actualité.
Un engrenage passionnel mené de main de maitre par Henri-George Clouzot. Superbe étude de caractère de la passion, de la jalousie, de la possessivité, de la jeunesse. Et il faut avoir entendu au moins une fois Bardot hurler "vous n'avez jamais aimé" à la face de l'auditoire bourgeois qui compose l'assistance
Clouzot dans la veine du film de tribunal, c'est déjà en soi prometteur. Construit sur d'incessants aller-retour entre le prétoire et les alcôves (pour faire simple), le film déroule subtilement le portrait d'une jeune femme coupable, tantôt maîtresse charmeuse et manipulatrice, tantôt amoureuse étouffée, portrait dessiné par des dialogues incisifs et des séquences montées avec soin. Dans l'exercice, Bardot démontre qu'elle était capable d'offrir plus que son sex-appeal (même si celui-ci est encore abondamment exploité ici), Meurisse et Vanel font des effets de manche comme de vrais ténors du barreau, et Sami Frey est impeccable en bellâtre hésitant. Le style fait vraiment ancien mais ça ne manque pas d'efficacité.
« La Vérité » fait partie des très grandes réussites d’Henry-Georges Clouzot. Un film tourné en 1960, d’une incroyable modernité et à la mécanique remarquable avec, en prime, une Brigitte Bardot dans sa meilleure interprétation.
Quand une cour de vieux croutons juge une jeune femme sur des principes d'un autre âge, impossible de ne pas être du côté de l'accusée. Clouzot réussit dans cette oeuvre à montrer un amour impossible entre deux êtres trop différents pour vivre ensemble. Une jeune fille un peu fofolle qui aime s'amuser et un garçon possessif qui rêve de l'avoir pour lui tout seul et de la contrôler. On apprécie dans ce film la qualité des plaidoiries et les témoignages de l'entourage.
Qu’il est difficile de faire naitre la Vérité aux assises ! Celle-ci est tellement multiple et imprégnée des valeurs morales de la société et des références personnelles de ceux qui sont censés soit la faire naitre soit fonder leur intime conviction. Alors lorsqu’une magnifique jeune fille (B.B.) oisive et sensuelle tue un de ses amants ; elle finit par être autant juger sur ce qu’elle est que sur ses actes. Ce qui fera dire lors du procès à la défense que la prévenue devrait être jugé par la jeunesse alors que Clouzot offre un plan sur un jury composé de vieux messieurs décrépis. La société puritaine, hypocrite, paternaliste de la fin des 50’s ne peut comprendre une partie de cette jeunesse qui souhaite s’affranchir des carcans ; et pas non plus ses femmes désirant disposer de leurs corps. Henri Georges Clouzot, lui que la Nouvelle Vague commence à trouver vieillot, dénonce une fois de plus dans un de ses films, le moralisme bourgeois. Oui, ce film semble daté dans sa mise en scène. Oui, ce scénario est implacable et la psychologie des personnages disséqués avec finesse ; même si la véracité de cette histoire d’amour improbable nous échappe avec les codes de l’époque ou d’aujourd’hui. Improbable car son fondement ne semble ni charnel, ni intellectuel… Ce film use de flash-back linéaires peu inventifs mais efficaces pour un film procès, genre en soit, qui ressemble alors fortement à « La fille au bracelet » sorti en 2019. Et la thématique abordée reste la même : une jeunesse incomprise par des adultes aux référentiels indaptés. Bilan d’un film pas déplaisant mais somme toute assez classique… et moins fort que « 12 hommes en colère » de Lumet, son prédécesseur. tout-un-cinema.blogspot.com
Bon film que je découvre seulement. "Le couple" au centre de cette histoire, bardot au sommet de sa beauté et de son jeu de cinéma. Amour fusionnel passionnel au visionnement passionnant.
Je découvre petit à petit l’univers de Clouzot; hier avec « L’Enfer » (film par ailleurs inachevé), aujourd’hui avec La Vérité, et demain avec « Les Diaboliques ». Je suis en train de me laisser envoûter par son cinéma. Et Brigitte Bardot rend cela encore plus magnétique dans La Vérité, l’une des dernières oeuvres du réalisateur.
On y suit le procès d’une jeune femme tentant de se défendre d’une accusation de meurtre avec préméditation contre son amant Gilbert Tellier (joué par Samy Frey), tout en suivant le parcours qui l’a amené ici. Le film est donc rythmé entre scènes de tribunal, et souvenirs de Dominique Marceau (jouée par Brigitte Bardot). De part ses airs oisifs, son côté mendiant et sa sexualité débridée, Dominique Marceau représente LA parfaite coupable; peu crédible aux témoignages calomnieux. Nous faisons face à une forme d’abus de pouvoir, dans un procès où l’accusée n’a pas son mot à dire. Dominique finira par décider de son propre sort, ne voulant pas le laisser dans les mains d’une bourgeoisie puritaine.
Après réflexion, « La Vérité » ne fait pas seulement le procès de Dominique Marceau, mais bien celui de la société bourgeoise, hautaine et hypocrite des années 50/60. Malgré une liberté scénaristique, Henri-Georges Clouzot s’est largement inspiré de l’Affaire Pauline Dubuisson, et y dépeint ici une guerre haineuse entre vieille génération et jeunesse de la Nouvelle Vague rêvant d’indépendance.
Parfois drôle, mais évidemment tragique, politique, d'une maîtrise formelle époustanflante, et filmé dans un Paris bohême de rêve, La Vérité est probablement l'un des plus grands films du cinéma français. Chef d'oeuvre.
On ne peut pas louper Bardot dans ce film, elle incarne la femme dans tous ces états, si j'ose dire, Clouzot s'en sert comme un objet ou presque dans tout le film. Elle incarne le désir, la jeunesse, la passion, la vie en quelque sorte. A côté d'elle il y a de multiples acteurs dont on oublie les noms. Pas ceux de Vanel, mais bien celui de Meurisse en jouteur incomplexé face à Vanel. Et Seigner en président de la cour, mais surtout Frey en amant raté. Sans oublier la jeune génération incarnée par Berry et surtout Perrin. Le film raconte depuis la salle d'audience sous forme de flash-back l'histoire d'un jeune couple, Bardot et Frey, la jeune femme étant accusée de l'assassinat de son amant. Le film met en avant la passion, et les clivages entre la jeunesse et la société, ceux entre deux mondes, l'oisiveté de la jeune femme et l'assiduité du jeune homme. Le film se termine en disant qu'ils se sont aimés passionnément mais pas exactement au même moment.
J'adore Clouzot, pourtant c'est vraiment très long. On est très loin du salaire de la peur et des diaboliques. Je trouve pas vraiment que Bardo soit mise en valeur par ce film, pas plus que Sami Frey mais plutôt Paul Meurisse qui crève l'écran. Film que l'on peut voir assurément.