La Vérité
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bladgik
bladgik

106 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2020
Bon film que je découvre seulement. "Le couple" au centre de cette histoire, bardot au sommet de sa beauté et de son jeu de cinéma. Amour fusionnel passionnel au visionnement passionnant.
Redzing

1 463 abonnés 4 987 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2020
Inspiré d'un fait divers, "La Vérité" raconte le procès de Dominique, une jeune femme ayant abattu un ancien amant. Alors que l'accusation insistera sur sa personnalité égoïste, volage, et aguicheuse, la défense tentera de démontrer ses sentiments et de plaider le crime passionnel. Le tout sous la forme de flashbacks, un procédé encore assez original à l'époque. "La Vérité", c'est d'abord une peinture à la fois précise et acerbe du système judiciaire : juges moralisateurs, avocats adeptes des effets de plaidoirie, magistrats froids, témoins peu fiables, et journalistes aux dents longues à l'oreille affutée. Cet aspect du film est notamment porté par Paul Meurisse et Charles Vanel, tout deux excellents en adversaires roublards du barreau. Mais le cœur du film est bien sûr une histoire d'amour tragique, intéressante, et centrée sur une jeune femme plus ambigüe qu'elle n'y parait au premier abord. Celle-ci est incarnée par une Brigitte Bardot en grande forme, à la fois allumeuse sexy et sensible au grand cœur. Henri-Georges Clouzot nous gratifie ainsi de nombreuses scènes touchantes, et parvient à rendre attachant un couple pourtant tumultueux et peu exempt de défaut. Une réussite.
Alexandre P.
Alexandre P.

6 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2020
Chef d'oeuvre malgré ici et là (mais o combien rarement! quelques petites erreurs). Grands acteurs, grande mise en scène, histoire intéressante. Ce film date vraiment de 1960? Il parait moderne, plus moderne que la grande majorité des films d'aujourd'hui.
dejihem
dejihem

155 abonnés 713 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2020
Décharge rageuse au pistolet de BB contre Samy Frey comme autant de répliques ravageuses de procès ou le sous-texte est une charge contre la société pudibonde et sectaire tenue par tous les mâles blanc de plus de cinquante ans. Dialogues, mise en scène, jeu des acteurs : tout y est exceptionnel. Pas étonnant que ce film ait inspiré Hitchcock et Kubrick.
Et viva Arte ce 23 mars pour la diffusion. Je suis sorti du confinement pendant plus de 2 h.
Maite.ferhat
Maite.ferhat

81 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2020
Je découvre petit à petit l’univers de Clouzot; hier avec « L’Enfer » (film par ailleurs inachevé), aujourd’hui avec La Vérité, et demain avec « Les Diaboliques ». Je suis en train de me laisser envoûter par son cinéma. Et Brigitte Bardot rend cela encore plus magnétique dans La Vérité, l’une des dernières oeuvres du réalisateur.

On y suit le procès d’une jeune femme tentant de se défendre d’une accusation de meurtre avec préméditation contre son amant Gilbert Tellier (joué par Samy Frey), tout en suivant le parcours qui l’a amené ici. Le film est donc rythmé entre scènes de tribunal, et souvenirs de Dominique Marceau (jouée par Brigitte Bardot). De part ses airs oisifs, son côté mendiant et sa sexualité débridée, Dominique Marceau représente LA parfaite coupable; peu crédible aux témoignages calomnieux. Nous faisons face à une forme d’abus de pouvoir, dans un procès où l’accusée n’a pas son mot à dire. Dominique finira par décider de son propre sort, ne voulant pas le laisser dans les mains d’une bourgeoisie puritaine.

Après réflexion, « La Vérité » ne fait pas seulement le procès de Dominique Marceau, mais bien celui de la société bourgeoise, hautaine et hypocrite des années 50/60. Malgré une liberté scénaristique, Henri-Georges Clouzot s’est largement inspiré de l’Affaire Pauline Dubuisson, et y dépeint ici une guerre haineuse entre vieille génération et jeunesse de la Nouvelle Vague rêvant d’indépendance.
Pseudofile
Pseudofile

15 abonnés 507 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2019
La vérité est que Brigitte Bardot pouvait être aussi une actrice convaincante, Ce long film en est l'illustration, Je ne me suis pas ennuyé une seconde et la réalisation comme les dialogues sont de très haut niveau. La juxtaposition des scènes du procès et des scènes qui ont amenées à ce procès est rigoureuse. Les acteurs jouent et échangent avec virtuosité. Je ne connaissais de Brigitte Bardot que ce que les médias populaires donnent au spectateur, les films de sa fin de carrière où elle y est le plus souvent navrante, mais le cinéma actuel étant ce qu'il est, je me plonge de plus en plus dans les archives, et ayant visionné il y a peu "la lumière d'en face" qui laissait entrevoir une facette autrement plus intéressante du talent de cette célèbre actrice, "La vérité" confirme qu'en cherchant dans son début de carrière, on y trouve des oeuvres de valeur. Et le dénouement de celui-ci est incertain jusqu'à la toute fin.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2019
Dans ce film nous pouvons regarder la plus connu étoile du cinéma français d’une forme très diffèrente des autres oeuvres qu’elle a fait pendant tout au long de sa carrière qui se limite entre les années 1950 et 1970. Brigitte Bardot nous donne une grande performance qu’elle considère même la meilleure entre les films qu’elle a fait pendant sa carrière. Je considère > un film qui nous fournit des multiple sensations et la performance de Bardot c’est génial plus que dans le film de Jean-Luc Godard, > (1963).
Max Rss
Max Rss

260 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2019
Un des films les plus estimés d'Henri-Georges Clouzot. Et, pour ma part, celui que j'ai le moins aimé. En effet, même s'il est essentiel de remonter le cours des événements, je trouve que cette "Vérité" se perd dans des longueurs la desservant automatiquement. Certains aspect du couple en question sont évoqués alors qu'ils n'ont que peu d'importance pour le procès. L'autre tendon d'Achille du film, et je n'en démords pas, c'est son duo d'acteurs principaux. Soyons honnêtes les gars, Brigitte Bardot n'a jamais été une remarquable actrice. Sa beauté a toujours compensé un jeu très incertain. Et Sami Frey manque sérieusement de présence. Belmondo aurait largement mieux convenu. Même si Clouzot ne s'était pas montré satisfait des prises avec lui. Mais bon, le film a quand même ses qualités hein. A commencer par une mise en scène extrêmement soignée. Clouzot n'ayant jamais été un manche. A laquelle on ajoute un caractère implacable envers les personnages, quels qu'ils soient. Et, un duo d'avocats impeccablement interprété par Paul Meurisse et Charles Vanel. C'est un bon Clouzot, mais pas un grand. D'autres films du cinéaste remportent bien plus largement mes faveurs.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2018
Oui ! Oui Bardot sait (bien) jouer ! J'avais des doutes après avoir vu Le mépris, mais la preuve que dirigé par quelqu'un de compétent elle est capable de livrer une prestation excellente. Mais bon, tous les acteurs du film sont excellents. La mise en scène est aussi parfaite, tout comme le montage, saisissant et efficace. Derrière cela, c'est tout un système vieillissant qui est visé par Clouzot. Au final, on se demande si c'est le procès de cette femme qui a de l'importance, mais pas plutôt l'affrontement entre deux générations et deux modes de vie. Un excellent Clouzot une fois de plus !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 juillet 2018
Une petite merveille d’écriture, de mise en scène, de montage. Un hommage désabusé et sublime à la beauté libre d’une femme et une charge impeccablement menée contre la froideur de la société conservatrice et de sa justice. Un des meilleurs films français que j’ai vus, un des meilleurs films de procès aussi, sûrement le plus beau rôle de Bardot, peut-être le plus beau film de Clouzot, bref un petit chef-d’oeuvre et tous les superlatifs qui vont avec!
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2018
L’histoire est racontée sous forme de flash-back, on jongle entre le procès de Dominique et sa vie avant.
L’intensité dramatique est présente dans tout le film tout en faisant réfléchir sur les mœurs de la société de l’époque.
Paul Meurisse et Charles Vanel en avocat sont superbes et nous plonge dans la vie de Dominique. Grâce à Clouzot, Brigitte Bardot joue un un nouveau rôle, finit les cruches, bonjour l’actrice dramatique.
Le film est une très grande réussite, parfois drôle, parfois émouvant, parfois intense mais touchant et captivant tout le long.
Bernard D.
Bernard D.

131 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2018
Quel plaisir de pouvoir voir sur grand écran « La vérité » de Henri-Georges Clouzot que j’avais déjà vu à 2 reprises au cinéclub de la télévision. Sorti en 1960, ce film peut être vu de 2 façons :
1)On peut - surtout en sachant que le rôle principal de cette co-production franco-italienne devait être tenue par Sophia Loren - être « agacé » par la présence de Brigitte Bardot dans un rôle de « belle blonde sensuelle mais un peu naïve voire bébête » … et trouver que « La vérité » est loin d’être dans la lignée des grands films « noirs » d’un cinéaste vieillissant (il avait alors 53 ans) avant qu’il n’entame un grand silence.
2)On peut aussi considérer que Clouzot est particulièrement novateur en nous montrant ainsi 8 ans avant mai 68, un des tous premiers films relatant le choc des générations avec la mort annoncée d’une « vieille société » hypocrite et corsetée (mes excuses à Marie-José Nat), face à une autre conception de la vie !
La mise en scène est parfaite tant pour l’aspect « théâtral » de la justice dans son huis clôt et pour la précision des dialogues que ce soit lors du procès avec l’affrontement de 2 grands ténors - Paul Meurisse et Charles Vanel - le temps d’un procès (cf. la dernière phrase sordide montrant qu’ils ne font que leur métier « Sale coup … ce sont les aléas du métier ») … ou lors des 13 flash-backs qui nous relatent l’histoire de Dominique et de Gilbert (Samy Frey) avec des dialogues très percutants même dans des petits rôles comme celui de la vieille dame du bar-discothèque « le Spoutnik » dans le St-Germain-des-Près estudiantin ou du médecin légiste interprété par Fernand Ledoux. A noter également des clins d’œil : on revoit la grande malle en osier des « Diaboliques » (1954), et on est amusé de voir Jackie Sardou en concierge vaniteuse et stupide, et dans un petit rôle d’étudiant un jeune débutant prometteur, Jacques Perrin.
Un très grand film grâce à la constance maniaque bien connue de HG Clouzot de tirer de ses acteurs le meilleur (BB fit une dépression après le tournage de ce film qui lui a pourtant offert son premier rôle « dramatique ») à redécouvrir … et en se posant la question « où est la vérité » ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 décembre 2017
La vérité, c’est que BB n’a jamais été aussi désirable qu’en Dominique Marceau. Tout mâle assis dans la salle de cinéma avec moindrement un peu de charme aurait pu connaître le sort de Gilbert Tellier. Le drame avec Brigitte Bardot, c’est qu’on met en scène le symbole avant le personnage. Certains ont eu la gentillesse de relever ses talents de tragédienne dans ce film. Accordons-lui quelques moments plus convaincants, mais les larmes sont de toute évidence celles des maquilleurs. Sami Frey est tout aussi limité et inégal. Pour sa part, Marie-José Nat démontre de réels talents d’actrice. Le meilleur en fait se passe au tribunal. Les avocats ont de l’aplomb et l’ambiance de la cour, pleine à craquer, est justement orchestrée. Le récit démontre bien que nous ne sommes qu’à la sortie de l’ère judéo chrétienne et que les préjugés sont encore très féroces envers ceux qui cherchent à s’en libérer. La crise sociétale qui se pointe est illustrée ici par la guerre relationnelle tumultueuse que se livrent les deux sœurs aux profils psychologiques bien différents. Issues d’une famille des plus rigides, l’une rentre parfaitement dans les rangs, l’autre les rompt avec une désinvolture à faire retrousser les soutanes. À la fin de la première journée des audiences, Dominique Marceau renverse les rôles. C’est elle qui accuse. On coupe court à son cri du cœur contre l’incompréhension et l’hypocrisie en l’expulsant de la cour. C’est par son absence et l’annonce de sa mort le lendemain matin qu’elle réussit à se faire entendre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 novembre 2017
Beau. Vrai. Qui passe sans qu'on s'en rende compte, la belle vérité, la vérité qui fait mal, mais le problème c'est que comme toujours, la vérité n'est jamais écoutée.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2017
Film de procès à flashbacks.
L’intérêt principal est la réprobation morale d’une société corsetée face à une jeunesse qui veut s’émanciper. BB sensuelle et dirigée par Clouzot est plus jugée pour ses mœurs que son crime.
Un peu déçu par une fin plus prévisible que dans d’autres Clouzot.
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