Un dimanche à la campagne
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67 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 avril 2012
Le souvenir de la vie , de son amour , le temps qui passe , rodent dans l'esprit de ce peintre Monsieur Ladmiral , avec des plans à la hauteur du charme de la campagne dont chacun est un tableau . Le film se déroule lentement jusqu'à l'arrivée de la fille de Monsieur Ladmiral , dynamique et vive , respirant la jeunesse , remarquablement jouée par Sabrine Azéma . Le contraste entre Irène symbolisant la vie désirée sans le refus , la frivoltité et la femme de Gonzague qui incarne l'ennui du ménage familial est intéréssant . Ce dynamisme disparait lorque Irène fuit rapidement pour un amour , ce qui attriste intérieurement son père plus que le reste des invités , cela marque le profond vide dans lequel peut entraine toutes sortes d'amour qu'on peut ressentir pour une personne . Le reste de la famille part , Monsieur Ladmiral se retrouve seul , marchant lentement dans sa grande maison , mélancolique , il arrive dans son atelier , toute sa tristesse se ressent . Il se retrouve devant sa toile qu'il contemple , puis il en sort une nouvelle et l'on comprend à ce moment à quel point la peinture le sauve de tout ce silence , l'art est une consolation . Bertrand Tavernier utilise une voix off externe qui rappelle celle que François Truffaut utilisait dans ses films . Un dimanche à la campagne est un beau travail cinématographique laissant une certaine émotion .
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2011
Voici un film étonnant à plus d'un titre. D'abord il ne s'y passe absolument rien, nous rentrons dans l'intimité d'une famille dont le quotidien est l'ennui à titres divers. Ensuite il est totalement intemporel quant à sa vision: Tavernier à réussi le film parfait qui ne vieillira jamais, le soin apporté à l'exactitude des moeurs d'un milieu particulier est absolument exemplaire, les années s'écouleront, les spectateurs se renouvelleront mais la mise en scène soignée et réflèchie restituera toujours avec précision les moeurs de ce temps passé. C'est d'autant plus vrai que le recul nécessaire du tournage (70 ans) en a dégagé l'essentiel. Enfin, c'est un film constamment beau, un peu impressioniste même, aucune laideur n'apparaît jamais avec un grand moment de tendresse lorsque Irène invite son père à danser. Quelle bonne idée d'avoir introduit cette jeune femme aussi adorable que insupportable, aussi généreuse que cassante, aussi spontanée que tourmentée dans sa tête! C'est sur que Sabine Azema à trouvé là un rôle à sa mesure. Le titre '' Un dimanche à la campagne'' est parfait. En ajoutant 1912, en France, dans une lointaine banlieue; tout est dit certes, mais rien n'est vu. Paradoxe étrange; selon notre sensibilité et notre age les ressentis seront fort différents. Ce film peut enthousiasmer les jeunes cinéphiles et désespérer les plus anciens car la mort y rode mais inversement il peut profondément ennuyer les plus jeunes et apaiser le coeur de ceux qui auront déjà passé l'age de monsieur Ladmiral...Il me semble nécessaire de le savoir avant de le découvrir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 août 2011
Bon film de Bertrand Tavernier, adapté du roman Monsieur Ladmiral va bientôt mourir de Pierre Bost, et dont le titre dit à peu près tout : pas de message transcendant, mais seulement une peinture de la vie doublée d'une mini-réflexion sur le temps qui passe et qui emporte tout, le pire comme le meilleur, comme tout le reste. Tavernier réalise ici un tableau de la vie début XXème dans une belle propriété bourgeoise, appartenant à un vieux peintre, Monsieur Ladmiral (Louis Ducreux), qui reçoit un dimanche ses deux enfants que tout oppose : d'une part, Gonzague (Michel Aumont), la cinquantaine en mode coincée, avec sa femme fade et ses gosses assommants, d'autre part Irène (Sabine Azéma), jeune et pleine de vie, tourbillonnante, enjouée et moqueuse, tiraillée par des affaires de coeur. Un dimanche à la campagne esquisse ainsi une palette des caractères, en faisant «frotter» Irène et Gonzague, l'une reprochant à l'autre sa mollesse pantouflarde et ses conventions dépassées, l'un reprochant à l'autre son tempérament lunatique, flirtant aussi bien avec l'emportement enthousiaste qu'avec la morosité colérique de ses déboires sentimentaux, et son irresponsabilité adulescente (oui, l'auteur de ces lignes intemporelles est aussi soucieux des mots récemment entrés dans le dictionnaire de notre vieux françois pourtant bien hermétique). Comme juge et arbitre silencieux (presque sage) du croisement (bien davantage que de l'affrontement au sens strict) de ces deux trajectoires contraires, la figure du père, de l'artiste petit-bourgeois cultivé, pardonnant, à ce moment de la vie qui fait regarder derrière soi, davantage à l'impétuosité d'Irène qu'à la circonspection pusillanime de Gonzague.

En somme, toutes ces petites peintures de la vie sont assez bien vues, bien «senties» par Tavernier à travers son vieil Admiral, aux mots d'esprits et aux anecdotes savoureux, revenant aussi, au soir de sa vie, sur sa carrière de peintre, sur ses réussites et ses échecs (les mouvements en vogue qui révolutionnaient la peinture mais qu'il ne comprenait tout simplement pas...). Bref, c'est gentillet dans le fond. La forme est plus aboutie, avec de magnifiques plans de la propriété, de ses jardins et de la campagne environnante : excellente photo (d'ailleurs justement césarisée), couleurs irréprochables, une sorte de grande toile impressionniste (pointilliste même, à certains moments) d'où ne s'exhiberaient que des étincelles de soleil à travers les mille nuances végétales dont fourmille Un dimanche à la campagne. Je ne suis pas vraiment pour ce genre de cinéma, pour tout dire un peu mou, mais il faut avouer que sa beauté, son calme, sont reposants. Très bon Louis Ducreux, qui n'aura finalement fait qu'un bon film, excellente Azéma (césarisée) et un tout petit moins bon Aumont, mais ça reste satisfaisant pour les acteurs. Allez, ce n'est pas inoubliable, mais ça permet de respirer un peu, 14/20.

Et bien sûr, toutes les critiques sont sur le Tching's Ciné :
http://tchingscine.over-blog.com/
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2011
Une oeuvre calme devant lequel on se plaît à bailler, non pas du tout d'ennui ou de lassitude mais d'apaisement, le seul baillement qui fasse du bien. C'est à peine si on n'a pas envie de fermer les yeux, de ne plus penser à rien et de se laisser faire. Mais ce serait passer à côté du climat fortement impressionniste de l'oeuvre ainsi que sur une méditation profonde sur la solitude, sur la vieillesse et sur la mort. Un beau film d'un des seuls cinéastes actuels a encore donner des lettres de noblesse au cinéma français.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2011
Le film repose vraiment sur sa mise en scène et sur sa photographie. Heureusement que de ce côté là c'est réussi. Bertrand Tavernier réalise ici une jolie mise en scène, agréable, fluide et qui sert complètement son film. De plus c'est assez bien écrit. Notamment sur les relations entre les différents membres de la famille. J'ai vraiment trouvé ça intéressant. Le parti pris choisi par Bertrand Tavernier -enfin je suppose que dans le roman c'est ainsi - (un dimanche traditionnel dans une petite famille bourgeois en 1912) est cependant assez risqué. Car du coup, sans véritable enjeux il laisse parfois le spectateur sur le côté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 avril 2011
Un excellent film français. Dépourvu d'actions, il est pourtant passionnant du début à la fin. Ce grand film est servi par une pléiade de très bons acteurs et par une réalisation originale. D'une délicatesse et d'une paisibilité incroyables, il donne envie de passer un dimanche à la campagne.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 avril 2011
Un film lent où il ne se passe pas grand chose : comme son nom l'indique, il s'agit d'un dimanche à la campagne. C'est finement dialogué, très bien interprété (Louis Ducreux et Sabine Azéma surtout). La lumière et les couleurs rappellent les tableaux impressionnistes, un sentiment renforcé par des mises en scène rappelant là un "Déjeuner sur l'herbe", là un "Bal au moulin de la Galette", là des "Nymphéas". Un bonheur pour quiconque s'intéresse un peu à la période. Après, ce serait mentir que d'affirmer qu'on a affaire à un film passionnant et captivant. Techniquement, un Tavernier plutôt faible, mais à voir tout de même.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2011
Ce film est une peinture, un tableau animé. La camera explore ce qu'il y a sur la toile, derrière et aussi sur les côtés avec bonheur, nostalgie et raconte ces petits riens qui font la vie de toutes les familles. On ne peut s'empêcher de voir la fin d'une époque puisque, même si ce n'est jamais dit, le spectateur sait bien lui que derrière ce temps à la fois immobile et serein, viendra la guerre ...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 septembre 2012
Certainement pas le long-métrage de Tavernier le plus emballant ou ambitieux. Le début du film est trop classique mais l'apparition du personnage joué par Sabine Azéma relance bien l'histoire. Belle reconstitution d'une époque et pas seulement au niveau décors et costumes mais aussi description des moeurs et personnages.
cinephile74
cinephile74

21 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2010
"Une dimanche à la campagne" offre une aparté douce et gracieuse alors que s'annonce le début de l'automne. Le portrait d'une famille, dont chaque membre semble s'en remettre à l'ambiance du lieu mais aussi feindre ses propres regrets. Les trois comédiens principaux sont à leur meilleur (Aumont, Azéma et Ducreux) sous la caméra virevoltante et comtemplative de Tavernier. Fort heureusement, le film ne verse jamais dans l'émotion facile et se concentre sur une approche picturale assez rigoureuse.
Du très bon cinéma, tout simplement !
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2011
Si le film présente un réel intérêt esthétique (de véritables tableaux), le scénario est pour le moins ennuyeux. En effet l'ensemble manque de rythme faute d'une histoire qui ne contient aucune surprise, aucun retournement de situation. Alors ça peut plaire à certains, peut être est ce un genre de film qu'il faut voir à un certain âge mais on sombre vite dans l'ennui dès les premières minutes. Cependant saluons l'énorme travail au niveau de la photographie et le jeu des acteurs qui est tout de même de qualité.
Aquaeroman
Aquaeroman

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2010
Avec Milou en mai, ce film exale un parfum intemporel mi rétro mi actuel.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 mai 2009
Une chronique champêtre douce-amère sur la bourgeoisie du début du XXème siècle et sur les relations père-fille, avec une Sabine Azéma pétillante, gaie, pleine de vie et de charme, face à un Louis Ducreux attendrissant en vieillard seul et fragile. Leur performance à tous deux est certainement ce qu'il y a de plus émouvant dans ce film. A noter aussi le jeu de Michel Aumont, qui représente l'anti-thèse du personnage anti-conformiste de Sabine Azéma, à savoir une bourgeoisie coincée dans des cols trop rigides et dans une attitude très "fils à papa". La lumière et la douceur des paysages ne sont pas sans évoquer les tableaux impressionnistes de Monet et Degas, faisant ainsi référence à l'univers pictural de M.Ladmiral.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2009
Renoir, Manet et Degas ont hanté Tavernier lorsqu’il réalise «Un dimanche à la campagne» (France, 1984). Ce pourrait-être le titre d’une peinture de Sisley tout comme ce pourrait être l’appellation d’un morceau de Chet Baker. En vérité, l’œuvre est fascinante par la manière dont elle se défait de tout ce qui la menace. Semblablement film bourgeois et suranné de par le confort dans lequel vivent ses protagonistes, «Un dimanche à la campagne» récuse toute volonté de drame qui fonde les récits bourgeois. Sans péripéties, le scénario de Bost, Tavernier et O’Hagan ne se réduit pourtant pas à la morosité de la contemplation béate. La vivacité sans fin du personnage d’Irène (interprété avec entrain et allégresse par la très belle Sabine Azéma), le ridicule léger de Gonzague (Michel Aumont) et la tendre fragilité du père de famille Monseur Ladmiral (incarné par Louis Ducreux, d’une troublante subtilité) dressent le chapiteau d’une famille en crise, menacée par la mort, effritée par le risque continuel du décès du père. «Un dimanche à la campagne» est un terme, la station finale où s’éteint, de manière progressive, la joie d’une communauté. Ce dimanche, dernier jour de semaine, à la campagne prépare le deuil d’une époque, d’une famille, d’une émotion, d’une sensibilité. Tavernier, en bon cinéaste, éduque son cinéma à la mort, lui fait travailler le phénomène empirique de mort. La très belle photographie de Bruno de Keyzer (meilleur chef opérateur du cinéaste que Glenn, bien que «Le juge et l’assassin» soit remarquable) ne doit rien à l’impressionnisme. Les tons gris qui tombent sur les images (ressuscités aujourd’hui par certains travaux sur la photo d’Eric Gautier) verse sur la jovialité de ce dimanche, sur la nonchalance de son déroulement, étayée par l’interprétation pleine d’innocence des comédiens, une goute de tragédie. L’incertaine dimension de l’œuvre, tragique ou festive, en renforce le charme, en nourrit la richesse discrète.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2008
Un film écrit à toutes petites touches, comme le pinceau d'un peintre impressionniste. L'intention de tavernier est louable, et plutôt réussie d'ailleurs par la grâce de l'interprétation de Louis Ducreux et de Sabine Azema, mais ce film marque les limites d'un cinéma français qui peine à raconter de vraies histoires. Un dimanche à la campagne peine de ses accents littéraires trop prononcés pour faire véritablement une œuvre de cinéma.
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