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Elisabeth G.
216 abonnés
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3,0
Publiée le 7 mai 2025
Un drame souriant qui traite avec justesse et sensibilité de l'alcoolisme au féminin mais souffre d'un scénario convenu et d'une communication plus axée sur la comédie que sur la chronique sociale que ce film constitue.
Le duo de réalisateurs à l’ouvrage sur ce premier film de cinéma vient de la télévision et cela se voit, se ressent même. En effet, Hippolyte Dard et Elsa Bennett sont des réalisateurs de séries télévisées et téléfilms français aguerris, « Des jours meilleurs » étant leur première incursion au cinéma. Et de l’image à la manière de filmer très classique et tout juste illustrative, on a souvent l’impression d’être devant un téléfilm de luxe plutôt qu’un véritable film de cinéma et c’est peut-être le seul gros point négatif du long-métrage.
Après, il faut aussi constater que la dépendance à l’alcoolisme a déjà été souvent traité au cinéma (au hasard, « Un dernier pour la route »), que ce soit en sujet principal comme en sujet secondaire. Aussi, le déroulement de l’intrigue est sommes toutes assez prévisible avec un cheminement qui voit la chute, le déni, les épreuves, l’acceptation, la rechute et la délivrance. Il n’empêche, on marche et « Des jours meilleurs » se suit avec plaisir. On pense beaucoup dans la même veine sociale entre humour et émotion à une œuvre comme le sublime « Les Invisibles » de Louis-Julien Petit, en tout de même moins marquant et réussi. Et c’est ce dernier qui collabore au scénario avec les deux cinéastes, ce qui n’est donc pas étonnant.
L’une des forces du film est sans conteste son trio d’actrices principale dans des contre-emplois étonnants, probants et bénéfiques. Valérie Bonneton et Michèle Laroque sont plus souvent employées dans des grosses comédies et il est très rare de les voir dans des rôles plus sérieux et tragiques. Et même si elles ont quelques séquences amusantes grâce à du comique de situation ou des répliques qui claquent, ce sont elles qui se réservent la partie émotion et elles y excellent. Quant à Sabrina Ouazani en fêtarde alcoolique au caractère bien trempé en apparence elle ne démérite pas.
On apprécie également le fait que les seconds rôles soient tenus par des actrices non professionnelles et anciennes alcooliques qui permettent beaucoup de naturel et d’authenticité au film. Et c’est également ces dames qui sont le vecteur de ses moments les plus drôles pour une œuvre qui oscille parfaitement entre humour, tendresse et émotion. Entre moments de liesse et d’autres plus déchirants comme la fin, l’équilibre est parfait et la dernière partie au Maroc permet d’aérer agréablement le film.
« Des jours meilleurs » est donc une belle surprise qui nous permet de plonger agréablement dans ces centres de désintoxication pour femmes alcooliques. Le constat social est également présent sans tomber dans la leçon de morale un peu lourde. On a de l’empathie pour ces femmes et le film prend une tonalité et une manière d’appréhender les choses parfaitement mesurée, à la « Patients » de Grand Corps Malade. Et on évite également le happy end en montrant bien qu’on peut s’en sortir mais que tout le monde n’y parvient pas. Aussi doux et tendre qu’amer, voilà un beau film sur le sujet qui sait être aussi solaire et tendre que réaliste.
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Un jolie film comme pas mal de film que Mr Cornillac joue depuis quelques années. L'alcoolisme chez les femmes et ici on prend vraiment tout les cas possible entre celle qui à perdu la garde de ses gamins, la star, la fêtarde etc...le panel "complet" pour qu'à la fin elles fassent une course difficile dans le désert marocain. C'est parfois drôle mais souvent triste de part leur situation..spoiler: .toute n'ont pas droit à un happy end mais bon c'est un film français donc vous voilà prévenu . En tous cas Mme Bonneton, Laroque et Ouazanni s'en sortent plus que bien, aussi touchante que parfois tu as envie de les bouffer.
«Sobriété féminine» un « Feel Good movie » sur le difficile sujet de l’acoolisme, féminin de surcroît, traité avec justesse, empathie et espoir. Quelques tartes à la crème mais beau moment.
Peu friand des films francais, je dois dire que j'ai été assez heureux de ce film sous un scenario assez lourd et dramatique. On se laisse embarquer dans cette aventure, qui est touchante. Et pour une fois, cornillac n'est fait pas des caisses et joue juste ! Conseillé.
On peut s'attendre à une comédie (le titre, l'affiche, la promo...) mais il s'agit plutôt d'un drame sur un sujet rarement abordé: l'alcoolisme chez les femmes. Joli film, c'est pas mal, avec des messages clairs qui aident à comprendre la maladie de l'addiction. 1h45 où s'alternent des scènes touchantes, drôles, émouvantes et parfois légères, bousculant nos émotions. Mention très bien à Valérie Bonneton,
Suzanne est une maman qui élève seule ses trois enfants. Depuis la mort de son mari, elle tente de tout mener de front : son rôle de mère, son travail et son deuil. Pour réussir, elle a trouvé refuge dans l’alcool et a fini par trébucher. Dans un centre de soin, elle va rencontrer d’autres femmes qui comme elle, sont devenues addictes à la boisson. Dans ce centre, sa première mission va être de prendre conscience de cette addiction pour tenter de s’en défaire. Elle va puiser dans sa force intérieure pour se reconstruire, et c’est très beau. Une belle note d’espoir.
Cela commence bien avec le sujet du film : l'alcoolisme chez ces femmes qui intègrent un centre de désintoxication. Cela fait même un peu reportage (notamment quand les femmes passent individuellement en entretien). Puis le niveau du film baisse fortement quand il passe en comédie avec cette histoire de rallye des sables.
Décidément, c’est la grosse tendance des comédies à la française, s’attaquer aux sujets graves, aux phénomènes de sociétés, aux drames de la vie quotidienne. Cette fois-ci, ce sont Hippolyte Dard et Elsa Bennett qui, sous couvert de comédie, nous parlent de l’alcoolisme au féminin. A la suite d’un accident de voiture, Suzanne perd la garde de ses trois enfants. Elle n’a plus le choix et doit se soigner dans un centre pour alcooliques. A peine arrivée, elle y rencontre Alice et Diane, deux femmes au caractère bien trempé… Denis, éducateur sportif, va tenter de les réunir autour du même objectif : participer au rallye des Dunes dans le désert marocain. Il devra s’armer de beaucoup de patience et de pédagogie pour préparer cet improbable équipage à atteindre son objectif. Ces 104 minutes sont une véritable bonne surprise. C’est un 1er film pour le duo Hippolyte Dard et Elsa Bennett, habitués des séries télé à succès – Meurtres à…, L’Art du crime, Astrid et Raphaëlle -. Ayant été touchés tous les deux dans leur entourage proche par cette addiction, ils ont décidé d’en faire le sujet principal de leur film, d’autant que, contrairement à l’alcoolisme chez les hommes, celui des femmes a été rarement abordé au cinéma. D’autre part, le témoignage personnel de Laurence Cottet, - qu’on retrouve au casting -, a beaucoup aidé à l’écriture du scénario. Ce film qui sait à la fois être drôle et bouleversant nous décrit une « ouverture », car il n’est pas question de happy end, mais simplement de « jours meilleurs ». Rappelons à toute fin utile que l’alcool est une drogue en vente libre. Ce drame se veut donc militant et réaliste. Valérie Bonneton, Michèle Laroque, Sabrina Ouazani, 3 actrices souvent cloisonnées dans le registre comique, sont ici formidablement utilisées à contre-emploi. C’est une parfaite réussite. Clovis Cornillac, - allo, y a-t-il encore un film français sans Cornillac à l’affiche ? -, Laurence Cottet, Sophie Leboutte et pléthores de seconds rôles féminins souvent tenus par des anciennes alcooliques. Les séquences face-caméra sont improvisées et à la frontière du documentaire lorsqu’elles racontent leur histoire. Ce film nous propose une lueur d’espoir au bout du tunnel. Mieux qu’intéressant… édifiant.
Un film qui a pour sujet les femmes et l'alcoolisme...Que dire si ce n'est qu'on est sensible à l'histoire de chacune d'elles, coachées par un Clovis Cornillac excellent dans son personnage. Valérie Bonneton est, comme toujours, étonnante de justesse et de sincérité ! En un mot "A ne pas louper" (n'oubliez pas la pochette de mouchoirs).
C'est le film qui allie un sujet grave avec la petite dose d'humour juste bien sentie , au bon moment .
L'histoire des ces femmes qui veulent sortir de l'enfer de cette addiction est magnifique , le jeux de toutes les comédiennes est parfait et même Clovis que n'est pas du tout permis mes acteurs préférés est à la juste place du jeu dans ce film.
Le respect avec lequel la réalisation porte ce sujet est remarquable .