Note moyenne
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Ce film est excellent , de la vangeance, de la manipulation et d’aventure avec un mélange d’humour et d’horreur.
Très bon film on ne s’ennuie pas sur ce thriller haletant et ses superbes images du pacifique, style la revanche d’un blonde ( pas assez stylée) face à un dirigeant sans scrupule !
Qui sera la victime dd
Qui sera la victime dd
Pas parfait mais quel plaisir de retrouver la mise en scène de Sam Raimi dans un film nous tient en haleine jusqu’à la fin. Une comédie noire audacieuse et efficace.
Un film intéressant de part sa bande annonce mais je trouve que le sujet n'a pas été suffisamment approfondi. Le film reste agréable à regarder mais il manque un petit quelque chose pour en faire un film incontournable
Bien drôle; bien barré; par moment gore et doté d'une interprétation exceptionnelle
Foncez vous amuser avec ce divertissement hors norme .....
Foncez vous amuser avec ce divertissement hors norme .....
Avec Send Help, Sam Raimi signe un retour maîtrisé au thriller psychologique, en y injectant un humour noir corrosif et une mise en scène d’une grande précision. Le film s’inscrit dans un huis clos à ciel ouvert, où deux collègues, survivants d’un crash aérien, se retrouvent isolés sur une île déserte. Dès ses premières minutes, le récit pose un cadre clair : ce qui va se jouer ici dépasse largement la simple survie.
Linda Liddle et Bradley Preston incarnent deux visions opposées du monde. Elle est compétente, méthodique, mais invisibilisée dans un environnement professionnel dominé par des codes masculins et symboliques. Lui est héritier d’un pouvoir qu’il n’a pas construit, habitué à diriger par le statut et le langage. Lorsque le cadre social disparaît, cette hiérarchie artificielle s’effondre. L’île agit alors comme un révélateur brutal : les compétences abstraites ne valent plus rien, seules comptent l’adaptation, l’observation et l’action concrète.
Sam Raimi met en scène ce renversement avec une rigueur quasi clinique. Chaque décision, chaque geste lié à la survie redessine les rapports de force. Le film refuse toute lecture simpliste ou héroïque. L’ascension de Linda n’est jamais glorifiée, et la chute de Bradley n’est pas réduite à une punition morale. Au contraire, Send Help s’installe dans une zone grise, où le pouvoir, quel que soit celui qui le détient, conserve une part de violence et de corruption.
La crédibilité du film repose également sur un réalisme assumé. Les gestes de survie, la gestion de l’eau, du feu, de l’abri ou de l’épuisement sont filmés sans tricher, donnant au récit une matérialité constante. Les corps deviennent un langage narratif à part entière. Les costumes se dégradent, la fatigue s’inscrit sur les visages, et la transformation physique accompagne la bascule psychologique. L’île elle-même s’impose comme un véritable troisième personnage, hostile et révélateur, jamais salvateur.
Le duo Rachel McAdams et Dylan O’Brien constitue l’axe central du film. Leur affrontement est tendu, évolutif, nourri de silences, de regards et de ruptures de rythme. Sam Raimi orchestre cette confrontation avec une grammaire visuelle fluide, alternant tension, ironie et malaise. Les scènes d’action ne cherchent pas l’esbroufe, mais renforcent la dynamique psychologique du récit.
Sans jamais verser dans le manichéisme, Send Help questionne la fabrication des monstres sociaux et la fragilité de nos valeurs lorsque les règles disparaissent. Un film inconfortable, précis et maîtrisé, qui confirme une nouvelle fois la capacité de Sam Raimi à mêler genre, mise en scène et réflexion morale, avec une efficacité redoutable.
Linda Liddle et Bradley Preston incarnent deux visions opposées du monde. Elle est compétente, méthodique, mais invisibilisée dans un environnement professionnel dominé par des codes masculins et symboliques. Lui est héritier d’un pouvoir qu’il n’a pas construit, habitué à diriger par le statut et le langage. Lorsque le cadre social disparaît, cette hiérarchie artificielle s’effondre. L’île agit alors comme un révélateur brutal : les compétences abstraites ne valent plus rien, seules comptent l’adaptation, l’observation et l’action concrète.
Sam Raimi met en scène ce renversement avec une rigueur quasi clinique. Chaque décision, chaque geste lié à la survie redessine les rapports de force. Le film refuse toute lecture simpliste ou héroïque. L’ascension de Linda n’est jamais glorifiée, et la chute de Bradley n’est pas réduite à une punition morale. Au contraire, Send Help s’installe dans une zone grise, où le pouvoir, quel que soit celui qui le détient, conserve une part de violence et de corruption.
La crédibilité du film repose également sur un réalisme assumé. Les gestes de survie, la gestion de l’eau, du feu, de l’abri ou de l’épuisement sont filmés sans tricher, donnant au récit une matérialité constante. Les corps deviennent un langage narratif à part entière. Les costumes se dégradent, la fatigue s’inscrit sur les visages, et la transformation physique accompagne la bascule psychologique. L’île elle-même s’impose comme un véritable troisième personnage, hostile et révélateur, jamais salvateur.
Le duo Rachel McAdams et Dylan O’Brien constitue l’axe central du film. Leur affrontement est tendu, évolutif, nourri de silences, de regards et de ruptures de rythme. Sam Raimi orchestre cette confrontation avec une grammaire visuelle fluide, alternant tension, ironie et malaise. Les scènes d’action ne cherchent pas l’esbroufe, mais renforcent la dynamique psychologique du récit.
Sans jamais verser dans le manichéisme, Send Help questionne la fabrication des monstres sociaux et la fragilité de nos valeurs lorsque les règles disparaissent. Un film inconfortable, précis et maîtrisé, qui confirme une nouvelle fois la capacité de Sam Raimi à mêler genre, mise en scène et réflexion morale, avec une efficacité redoutable.
Send Help est un des meilleurs films de la décennie.
Avec Sam Raimi, c'est l'assurance de bien plus qu'un simple divertissement, de l'horreur psychologique teintée d'un humour noir hilarant au service d'un propos particulièrement développé philosophiquement, comme à chaque fois chez le bonhomme, sur l'épuisement professionnel.
Du pur génie. ✨
Avec Sam Raimi, c'est l'assurance de bien plus qu'un simple divertissement, de l'horreur psychologique teintée d'un humour noir hilarant au service d'un propos particulièrement développé philosophiquement, comme à chaque fois chez le bonhomme, sur l'épuisement professionnel.
Du pur génie. ✨
Le retour du grand Sam Raimi, qui demeure un maitre dans le scènes dépouvante. Le scénario est une peu une version trash de Seul au monde. Mais c'est captivant, divertissant, dépaysant avec cet humour noir propre à Sam Raimi. Une réussite !
J'ai vu en avance première, il est génial. Une pépite. C'est trop jouissif.
Sam Raimi est vraiment de retour.
Sam Raimi est vraiment de retour.
Premier coup de coeur de l'année que j'ai pu voir en avant première.
Que dire, le duo O'brien/McAdams fonctionne à merveille dans ce film. J'ai beaucoup aimé le déroulement et j'ai aussi bien ri à cause des nombreuses scènes rappelant les univers de Sam Raimi. Il à d'ailleurs glisser beaucoup de référence de ses anciens films.
Si vous vous attendez à voir un vrai film d'horreur ou un trailer psychologique, sachez que ce n'est pas le cas et j'ai été très surpris de voir la tournure des événements, je le recommande les yeux fermés.
Que dire, le duo O'brien/McAdams fonctionne à merveille dans ce film. J'ai beaucoup aimé le déroulement et j'ai aussi bien ri à cause des nombreuses scènes rappelant les univers de Sam Raimi. Il à d'ailleurs glisser beaucoup de référence de ses anciens films.
Si vous vous attendez à voir un vrai film d'horreur ou un trailer psychologique, sachez que ce n'est pas le cas et j'ai été très surpris de voir la tournure des événements, je le recommande les yeux fermés.
Vu en avant première ! Un Sam Raimi étonnant, hyper drôle et si bien foutu ! Bien dégueulasse par moment mais si hilarant et je le remercie ! Continue Sam Raimi à nous proposer des pépites comme celui-là ! Et super jeu d’acteur !
Send Help — Critique
Avec Send Help, Sam Raimi — cinéaste indissociable de la trilogie Evil Dead — revient à un territoire qui a toujours constitué le cœur de son cinéma : celui de l’être humain confronté à une situation limite, où les cadres ordinaires se fissurent et où l’identité réelle des individus se révèle sous contrainte. Mais derrière l’apparente simplicité du dispositif — survivre, attendre, s’adapter — le film développe une lecture plus trouble, où l’enjeu n’est pas seulement physique, mais moral.
Le rapprochement avec certains récits contemporains de renversement social, comme Sans filtre (Triangle of Sadness), Palme d’or 2022 de Ruben Östlund, apparaît d’abord évident. Lorsque le confort disparaît, les hiérarchies vacillent, les rôles se recomposent, et la dépendance change de camp. Pourtant, Send Help ne se contente pas d’un simple retournement. Là où ce type de récit tend à opposer dominants et dominés, Raimi introduit une nuance plus sombre : le renversement ne restaure pas l’équilibre moral. Il révèle la circulation de la cruauté.
Ce déplacement est au cœur du film. Ce qui semblait initialement une relation de domination claire se complexifie, se fissure, puis se renverse — non pour établir une justice, mais pour exposer ce que chacun devient lorsque la structure sociale cesse de contenir les comportements. Le film ne désigne pas un camp moral supérieur ; il suggère que la cruauté n’est pas liée à la position, mais à la situation. Ce que les personnages croyaient être se dissout progressivement, laissant apparaître une transformation plus ambiguë, plus inconfortable.
Sur le plan formel, Send Help adopte une esthétique de survie organique, enracinée dans la matérialité du danger. La tension naît de l’environnement, de la contrainte physique, de la fatigue, de l’adaptation — dans une approche proche de certains récits de menace naturelle, mais débarrassée du grotesque et de la surenchère. Les effets spéciaux sont présents, parfois perceptibles, mais toujours fonctionnels : ils servent la situation sans chercher à l’écraser. Le film privilégie la pression constante des corps face à un monde hostile plutôt que l’illusion spectaculaire.
Cette logique se prolonge dans la partition de Danny Elfman. Compositeur majeur — dont l’empreinte sur Batman (1989) demeure emblématique — Elfman choisit ici une approche intégrée au film. Plutôt que d’imposer une signature reconnaissable, il s’inscrit dans la matière du récit, en adoptant les codes contemporains du cinéma de tension : nappes, respiration sonore, montée progressive. La musique ne cherche ni l’effet ni la rupture ; elle structure, accompagne, renforce. Plus qu’une singularité, elle confère au film une stature sonore discrète mais solide.
La mise en scène de Raimi, fidèle à son sens du rythme, avance par usure plutôt que par explosion. Le film ne progresse pas par chocs, mais par ajustements, par déplacements imperceptibles, par perte progressive de certitudes. L’environnement agit comme un révélateur : il expose ce que les structures sociales dissimulaient jusque-là. L’angoisse ne vient pas de l’inconnu, mais du moment où les repères cessent d’être fiables.
Tout compte fait, Send Help est moins un film de survie qu’un film sur la transformation humaine sous contrainte. Il ne propose ni morale simple ni renversement consolateur. Il montre, avec une sécheresse maîtrisée, que la perte de repères ne produit pas nécessairement une révélation noble, mais une exposition plus brute — celle de ce que chacun devient lorsque le monde cesse d’être stable.
Un film tendu, maîtrisé, et discrètement plus cruel qu’il n’y paraît.
**Vu lors d’une séance Méga Frisson au Mégarama Bastide.
Avec Send Help, Sam Raimi — cinéaste indissociable de la trilogie Evil Dead — revient à un territoire qui a toujours constitué le cœur de son cinéma : celui de l’être humain confronté à une situation limite, où les cadres ordinaires se fissurent et où l’identité réelle des individus se révèle sous contrainte. Mais derrière l’apparente simplicité du dispositif — survivre, attendre, s’adapter — le film développe une lecture plus trouble, où l’enjeu n’est pas seulement physique, mais moral.
Le rapprochement avec certains récits contemporains de renversement social, comme Sans filtre (Triangle of Sadness), Palme d’or 2022 de Ruben Östlund, apparaît d’abord évident. Lorsque le confort disparaît, les hiérarchies vacillent, les rôles se recomposent, et la dépendance change de camp. Pourtant, Send Help ne se contente pas d’un simple retournement. Là où ce type de récit tend à opposer dominants et dominés, Raimi introduit une nuance plus sombre : le renversement ne restaure pas l’équilibre moral. Il révèle la circulation de la cruauté.
Ce déplacement est au cœur du film. Ce qui semblait initialement une relation de domination claire se complexifie, se fissure, puis se renverse — non pour établir une justice, mais pour exposer ce que chacun devient lorsque la structure sociale cesse de contenir les comportements. Le film ne désigne pas un camp moral supérieur ; il suggère que la cruauté n’est pas liée à la position, mais à la situation. Ce que les personnages croyaient être se dissout progressivement, laissant apparaître une transformation plus ambiguë, plus inconfortable.
Sur le plan formel, Send Help adopte une esthétique de survie organique, enracinée dans la matérialité du danger. La tension naît de l’environnement, de la contrainte physique, de la fatigue, de l’adaptation — dans une approche proche de certains récits de menace naturelle, mais débarrassée du grotesque et de la surenchère. Les effets spéciaux sont présents, parfois perceptibles, mais toujours fonctionnels : ils servent la situation sans chercher à l’écraser. Le film privilégie la pression constante des corps face à un monde hostile plutôt que l’illusion spectaculaire.
Cette logique se prolonge dans la partition de Danny Elfman. Compositeur majeur — dont l’empreinte sur Batman (1989) demeure emblématique — Elfman choisit ici une approche intégrée au film. Plutôt que d’imposer une signature reconnaissable, il s’inscrit dans la matière du récit, en adoptant les codes contemporains du cinéma de tension : nappes, respiration sonore, montée progressive. La musique ne cherche ni l’effet ni la rupture ; elle structure, accompagne, renforce. Plus qu’une singularité, elle confère au film une stature sonore discrète mais solide.
La mise en scène de Raimi, fidèle à son sens du rythme, avance par usure plutôt que par explosion. Le film ne progresse pas par chocs, mais par ajustements, par déplacements imperceptibles, par perte progressive de certitudes. L’environnement agit comme un révélateur : il expose ce que les structures sociales dissimulaient jusque-là. L’angoisse ne vient pas de l’inconnu, mais du moment où les repères cessent d’être fiables.
Tout compte fait, Send Help est moins un film de survie qu’un film sur la transformation humaine sous contrainte. Il ne propose ni morale simple ni renversement consolateur. Il montre, avec une sécheresse maîtrisée, que la perte de repères ne produit pas nécessairement une révélation noble, mais une exposition plus brute — celle de ce que chacun devient lorsque le monde cesse d’être stable.
Un film tendu, maîtrisé, et discrètement plus cruel qu’il n’y paraît.
**Vu lors d’une séance Méga Frisson au Mégarama Bastide.
Triangle of Sadness (Sans Filtre) version Sam Raimi. Rachel McAdams et Dylan O'Bryan sont excellents. La mise en scène appuyée du réalisateur des Evil Dead est parfaite pour ce récit. Ça ne réinvente pas la roue, mais c'est terriblement jouissif à suivre. Un bon film de genre qui mérite le détour.
Vu en avant-première, le nouveau film de Sam Raimi est un divertissement honnête, une satire du monde de l'entreprise et des rapports de pouvoir sur une île déserte en mode survivor. Il faut avouer que le film contient quelques fulgurances gores cartoonesques qui rappellent le meilleur du cinéaste. Là où le bas blesse, c'est cependant au niveau du scénario. Si les personnages sont réduits à de grossiers stéréotypes plutôt amusants, les rebondissements du film sont assez convenus jusqu'à un final très téléphoné. On s'amuse forcément devant cette comédie horrifique à la fois déjantée et en même temps assez aseptisé. On a l'impression que Raimi n'a pas été jusqu'au bout de son délire comme freiné par son scénario peu original. On passe cependant un bon moment à défaut de trouver le film vraiment bon.
Vu en avant première, c’est pas un film d’horreur tel qu’on s’attend à avoir mais plutôt un survival humoristique qui tient plutôt bien sûr la durée et qui assume un côté radical sur sa fin
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