Un film qui explore de multiples thèmes autour de l'homme et de la femme, la nature et la culture, l'inné et l'acquis, l'enfer et le paradis, et qui interroge les mécaniques de la monstruosité dans sa soumission et sa domination.
Pertinent, violent et amusant, on a plaisir à suivre ces deux acteurs qui se lâchent en nous offrant une grande variété d'émotions dans ces rôles qui s'inversent, s'entremêlent, se nourrissent l'un l'autre, et dont la perception va changer selon le genre auquel on se réfère, permettant différents niveaux de lecture.
Structuré, orchestré, planifié, le film avance lentement, par étapes, comme si son réalisateur avait lui-même mis en pratique son idée de planification, presque une exposition, dissertation sur le cycle du système de pensée occidentale, dans le pire, comme le meilleur.
D'un autre côté, malgré une progression d'un jeu d'échecs théâtral qui se tient, on finit dans une forme d'excès où le mauvais goût de l'immoralité s'invite, utilisant des flashbacks comme s'il s'agissait d'un twist, alors que tout est déjà visible et limpide, donnant cette impression de surligner constamment un propos qui se répète, certes avec beaucoup de générosité, mais sans jamais vraiment marquer à force de le diluer.