2400 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
250 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
110 critiques
3
76 critiques
2
26 critiques
1
8 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alolfer
191 abonnés
1 845 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 15 février 2026
Commencer le cinéma de Richard Linklater par ce film, n'est peut-être pas la meilleure porte ouverte. Néanmoins, j'ai été très curieux par ce film, tant par sa proposition. Et j'en ressors satisfait !
Alors oui, je vois les défauts : Même si les interprétations sont vraiment impressionnantes, le personnage de Jean Luc Godard, (pour ne citer que lui) tombe beaucoup dans le cliché, représentant un artiste "différent" de cette Nouvelle Vague. C'était vraiment le cas, mais au final, on ne ressent pas vraiment ce qu'est le Cinéma de Godard à proprement parler.
Néanmoins, Linklater s'amuse, à sa manière, de nous immerger dans la Nouvelle Vague française, avec beaucoup de joie et de transparence. Juste sur ce point là, c'est génial à suivre.
La colorimétrie rend le film magnifique : ce noir et blanc est génial ; certains plans sont dingues et le côté making off du film " A bout du souffle" est vachement prenant à regarder.
Cette plongée dans le making-off d'A bout de souffle est une vraie réussite, le casting est impeccable ! Je comprends les interrogations de Jean quant à l'absence de scénario... C'est la Nouvelle Vague, une révolution, une nouvelle façon de faire et de voir le ciné, on y retrouve des clins d'oeil aux réalisateurs de l'époque, Truffaut, Rohmer et j'en passe. C'est en noir et blanc, comme à bout de souffle : une réelle immersion dans les conditions de tournage. Godard fait tourner son monde (y compris le producteur inquiet) à la baguette. Merci Mr Linklater !
Drôle de film qui vise à reproduire à l'identique le tournage de "A bout de souffle" de Godard. Les acteurs sont bien trouvés car les ressemblances frappent avec les personnages qu'ils incarnent. On assiste à une Jean Seberg outrée par la façon de travailler de Jean-Luc et un Jean-Paul Belmondo rigolard et facile à vivre. Comme un documentaire. Un peu longuet toutefois.
Un film sur la création d'un film c'est toujours intéressant. On aime bien les acteurs, cependant ce Godard se comportant comme un adolescent attardé mais révolutionnaire dans sa conception créative fini par nous lasser un peu. On peut compléter en regardant "le Redoutable" qui traite de ce qui a suivi.
Zoe Doeutch emporte tout sur son passage. Elle survole ce film et domine tous les débats, ainsi digne de jean Seberg. Pour le reste, les décors sont impressionnants et les personnages semblent ressembler à leurs originaux. Un joli rappel de cette période faste..
Le film est assez énervant, mais Guillaume Marbeck dégage quelque chose d’assez puissant, même s’il est insupportable à écouter.
J’arrive pas à savoir si j’ai aimé ou détesté, ça se veut encore plus intello que le film sur lequel il s’appuie. Godard aurait certainement détesté ce film.
J’ai vu Nouvelle Vague dans le cadre du festival de Cannes, et j’ai trouvé ça brillant. Linklater signe un hommage à Godard à la fois sincère, drôle et plein d’énergie. Le film déborde d’amour pour le cinéma sans jamais tomber dans la copie ou la nostalgie gratuite.
Guillaume Marbeck est bluffant en jeune Godard, il en a le ton, la présence, l’allure, sans jamais en faire trop. Le film capte l’esprit de la Nouvelle Vague avec une fraîcheur incroyable, tout en restant accessible et joyeux.
C’est vous dire si l’américain Richard Linklater, que j’avais découvert comme beaucoup en 2014 – et depuis pas grand-chose à se mettre sous la dent -, avec son très ambitieux Boyhood, était attendu au tournant. En effet, il revient sur nos écrans avec un film français qui parle de la grande Histoire du cinéma français. Ceci est l’histoire de Godard tournant « À bout de souffle », racontée dans le style et l’esprit de Godard tournant « À bout de souffle ». 106 minutes très ambitieuses, très enlevées et passionnantes à plus d’un titre, qui raviront les admirateurs de cette époque, des grands noms des Cahiers du Cinéma et d’une révolution dans la manière de concevoir le 7ème Art. Les autres, par contre, resteront sur le bord du chemin. Moteur Raoul – Ça tourne Jean-Luc… Comme un gimmick qui balise ce film qui n’est autre que le biopic d’un tournage. Peut-être un des plus fous de l’histoire du cinéma. Linklater s’amuse comme Godard, il ne cherche pas à sonder l’homme, par ailleurs insondable, il préfère sourire de ses sempiternelles citations, de ses aphorismes, de ce qui parle du court métrage comme de l’anti-cinéma alors qu’il en fera des tonnes, qui navigue à vue et rend fous ceux qui l’ont suivi dans cette folle aventure. Cet OVNI, plein d’admiration sonne juste comme un Merci pour tout !, empli de tendresse et de fraîcheur. Cela dit, ce film iconoclaste ne nécessite pas de connaître le chef d’œuvre de Godard, car c’est avant tout un film sur la passion du cinéma dans ce qu’elle a de plus ingénue, sur la jeunesse, merveilleux âge de l’insouciance et de l’insolence. Il évite aussi d’idéaliser la figure du démiurge, et injecte une forme d’humour léger et virevoltant autour d’un tournage pas comme les autres d’un film pas comme les autres. Bref, un biopic pas comme les autres. En n’engageant aucun visage réellement identifié ni aucun nom bankable, Linklater réussit un coup de maître. Car, les Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin, Matthieu Penchinat et consorts, qui sont au demeurant tous excellents, évitent le piège souvent tendu dans ce genre de production, que l’on voit l’acteur jouer un homme ou une femme célèbre- cf Roschdy Zem dans la peau de Montand, tout récemment -. Voilà un des très bons films de l’année, un faux biopic qui nous explique comment Godard est devenu Godard. Une euphorisante déclaration d’amour au cinéma, grand oublié du dernier Festival de Cannes.
Voilà un film qui va très certainement rester dans les annales. Réaliser un film qui retrace l'histoire d'un film sous la direction du fantasque Jean Luc Godard, il fallait oser mais le résultat est exceptionnel. La ressemblance des acteurs avec Belmondo, Truffaut, Seberg, Melville, Varda, Chabrol est incroyable, ils jouent tous avec talent. Voici un très beau film qu'il ne faut pas louper, vous ne serez pas déçu.
Un film impeccable sur une grande période du cinéma français..... guillaume marbeck , qui incarne Godard , est bluffant. Et , en prime , c'est souvent drôle. Vive le noir et blanc qui nous manque de plus en plus
c'est un pur moment joyeux de retrouver cette période si créative des années 60. les acteurs sont fantastiques. pas d'effets spéciaux, juste du jeu, de la fantaisie, et l'énergie de la Nouvelle Vague !
Ça commence par une clope. Forcément. Une clope mal tenue, mal filmée — exprès. Le plan tremble, Zoey Deutch rit trop fort, et Guillaume Marbeck, qui joue Godard sans vraiment y croire, ajuste ses lunettes comme on se cache derrière un rôle. On dirait un film qui rejoue sa propre naissance. Oui, Nouvelle Vague parle de À bout de souffle, mais c’est surtout À bout de souffle qui s’y rejoue lui-même, comme un souvenir qui refuse de mourir. Je ne sais pas si Linklater s’amuse ou s’excuse. Le film transpire la fascination et la maladresse. Il recompose Paris 1960 dans une lumière d’écran vert un peu pâle, un peu malade. On sent presque l’odeur du faux cuir sur les banquettes du Café de Flore, le froid du carrelage sous les talons de Zoey, la poussière de pellicule numérique dans l’air. Le cinéma qui parle du cinéma, oui, mais ici, c’est le cinéma qui bégaie, qui cherche son souffle. Certains diront que c’est trop poseur. Moi, j’y ai vu une lettre d’amour un peu sale. Un hommage qui tremble, comme une photo mal développée. Adrien Rouyard, en Truffaut nerveux, dévore chaque réplique. Antoine Besson cabotine, volontairement, en Chabrol goguenard. Et Jodie Ruth-Forest — Suzanne Schiffman — c’est peut-être elle, la clé : l’ombre silencieuse derrière les hommes qui bavardent. Le film est à elle sans qu’il le sache. Techniquement, c’est Linklater qui fait du Linklater : montage fuyant, dialogues en cascade, musique jazz qui revient comme un hoquet. Par moments, on croirait du Rivette sous acide, ailleurs du Woody Allen tourné à Montparnasse. Mais il y a un plan — une simple marche dans une rue vide, la caméra qui hésite entre deux directions — et là, tout s’arrête. Ce flottement, ce doute, c’est du pur Godard. Alors oui, Nouvelle Vague est bancal. Parfois creux, parfois sublime. Mais dans ce déséquilibre, quelque chose se passe : un cinéma qui se regarde mourir et renaître, encore, encore. Ma note : 13/20.
Richard Liklater réussit l’exploit de réaliser "Un film de Jean-Luc Godard" intéressant, tout en respectant le genre "film de Jean-Luc Godard" en devenant barbant vers le dernier quart du film, moment où quelques spectateurs commencent à quitter la salle. Pour les plus jeunes, il faut rappeler que Jean-Luc Godard fut un cinéaste dont la tragédie était qu’il ne parvint jamais à faire autre chose que des films qui s’appelaient tous "Un film de Jean-Luc Godard" et qui étaient tous barbants d’un bout à l’autre, raison pour laquelle on ne les voit plus nulle part, sinon dans des salles spécialisées où se réunissent des gens qui aiment se faire du mal. Une des bonnes idées du film, en plus de celle, évidente, d’un film en noir et blanc, est d’avoir enregistré les dialogues en post-production, qui crée un ton tout à fait spécial du genre décrit plus haut. La réalisation et l’interprétation sont impeccables, et la mise en scène rend bien toutes les simagrées propres à la manière de Jean-Luc Godard de tourner ses films, géniale pour les uns et n’importe quoi intégral pour les autres. Richard Liklater a l’honnêteté de ne pas prendre partie mais donne tous les éléments pour en juger.
Richard Linklater aime se lancer dans des projets aventureux. Faire un film sur une période de 12 ans (le magnifique Boyhood) ou bien concevoir une trilogie (Before Sunrise, Before Sunset, Before Midnight) où l’on suit les mêmes personnages de films en films. Pour ce nouvel opus, Linklater reconstitue le tournage d’À bout de souffle. À l’instar d’un Mocky, Godard est plus connu pour sa personnalité que pour ses films. Son accent, son humour et son intelligence faisaient que chacune de ses apparitions à la télévision étaient un régal. Ce n’est pas étonnant que le cinéma se soit déjà emparé du célèbre réalisateur suisse à travers un film d’Hazanavicius, Le Redoutable, Malheureusement raté. Nouvelle Vague remonte le niveau. La bonne idée du film est de prendre des comédiens peu connus. Cela change de voir toujours les mêmes têtes tels un Niney ou un Louis Garrel. Nouvel Vague est un film plaisant. L’acteur qui joue Godard, Guillaume Marbeck, est excellent, écrasant un peu le reste de la distribution. Linklater adopte un ton drôle et léger qui sied bien à son film évitant ainsi tout hommage un peu compassé. Certes, le fond n’est pas révolutionnaire. Godard était un génie mais quelle surprise ! Malgré cela, on sort de la projection satisfait. On oubliera Nouvelle Vague dans 2 mois, pas grave, on a passé un bon moment, c’est tout ce qui compte !