Nouvelle Vague
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Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2025
Richard Linklater retrace la naissance de La Nouvelle Vague via la genèse d'À Bout de Souffle. Et c'est une réussite même si on a parfois affaire à un récit sans autre point de vue que de se centrer sur un Jean-Luc Godard admirablement incarné par Guillaume Malbeck ! Et à ce titre, le casting et la direction d'acteurs est absolument d'enfer, via des comédiens de ralent ressemblant globalement à Belmondo, Truffaut, Seberg, Melville, Varda, Chabrol et j'en passe.
C'est drôle, super dans sa reconstitution d'époque et complètement ludique.
Melvin RICHER
Melvin RICHER

31 abonnés 173 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2025
Masterclass ! Ça fait revivre la nouvelle vague, c’est fort et intemporel. La vibe du film avec des merveilleux acteurs qui sublime le film ont a vraiment l’impression qu’ils sont réellement là à nous raconter le tournage du film. C’est un beau et grand message d’amour au cinéma. Merci

(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2025
D'emblée on apprécie le Noir et Blanc qui nous plonge plus naturellement dans l'oeuvre originelle créant un lien naturel à la Nouvelle Vague. On apprécie aussi le soin apporté au casting, des inconnus pour la plupart mais qui physiquement sont très raccord avec les véritables personnalités ce qui aide aussi à l'immersion comme un voyage dans le temps. Et heureusement, Linklater choisit de ne pas se prendre au sérieux avec un côté BD particulièrement savoureux appuyé par les citations et aphorismes d'un Godard plus vrai que nature. Mais surtout la fantaisie ambiante est également idéale pour matérialiser ce qui symbolise la Nouvelle Vague à l'époque, à savoir être libre et audacieux. Le concept album photo pour présenter les protagonistes est tout aussi malin, toujours dans une mode très BD comme un hommage ludique jusqu'aux techniciens de l'ombre. C'est souvent drôle sans tomber dans le gag, c'est assurément nostalgique sans être mélancolique, original et léger mais néanmoins aussi sincère qu'authentique. Un film magnifique à voir et à conseiller.
Site : Selenie
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2025
À la fin des années cinquante, à Paris, quelques jeunes gens bourrés de talent travaillent aux Cahiers de cinéma et rêvent de réaliser leurs premiers films. Le succès des "Quatre Cents Coups" à Cannes en 1959 les y incite. Parmi eux, Jean-Luc Godard réussit à obtenir un financement d’un producteur, Georges de Beauregard. Il tournera "À bout de souffle" avec un jeune espoir français, Jean-Paul Belmondo, et une starlette américaine, Jean Seberg, récemment révélée par Preminger.
Le tournage commence à Paris. Les méthodes hétérodoxes de Godard désarçonnent son équipe technique et ses acteurs et ulcèrent Beauregard.

Richard Linklater est décidément un cinéaste étonnant qui, depuis trente ans, loin des modes mainstream, essaie constamment de se remettre en question et de relever de nouveaux défis. Il est l’auteur de la trilogie "Before Sunset"/ "Before Sunrise"/ "Before Midnight" avec le duo Ethan Hawke/ Julie Delpy. Il a surtout réalisé l’un des tout meilleurs films du siècle, "Boyhood", qui suit pendant une dizaine d’années, de l’enfance à l’adolescence un jeune garçon élevé par des parents divorcés.

Il relève avec Nouvelle Vague un double pari sacrément culotté : tourner un vrai/faux making of du film le plus iconique de la Nouvelle Vague et retrouver l’esprit pionner de ces jeunes cinéastes iconoclastes.

Le résultat est saisissant d’authenticité. Tourné en noir et blanc et en 4:3, Nouvelle Vague nous replonge dans le Saint-Germain des Prés de Truffaut, Chabrol, Varda et Melville (interprété par Toni Collette, un des rares noms du casting qui ne compte quasiment que des inconnus), mieux qu’une séance au Champo – qui a droit à son caméo – ne saurait le faire. Je laisse à plus cinéphile que moi le soin de traquer quelques erreurs ; mais, du peu que je connais de la vie et de l’oeuvre de Godard, et du tournage, fameux, d’"À bout de souffle", je n’en ai repéré aucune. J’ai au contraire été sensible au soin jaloux avec lequel Linklater reconstitue ce tournage dans les lieux mêmes où il a eu lieu, les acteurs, leur apparence, leur tenue…

Le mieux étant l’ennemi du bien, c’est cette fidélité scrupuleuse qui aurait pu constituer la principale limite du film. L’obsession de la reconstitution aurait pu étouffer tout le reste. Mais Linklater réussit à éviter cet écueil. Si sa reconstitution est ultra-fidèle, elle laisse vivre la folle originalité de Godard, son culot bravache, sa prétention un peu folle de redéfinir la grammaire du cinéma, de le libérer de toutes les contraintes qui l’enserraient. Godard n’a pas trente ans ; mais, avec Truffaut et Chabrol, avec un appétit gargantuesque, il a tout vu pendant ses années aux Cahiers et prétend avoir tout compris du cinéma.

Sous nos yeux, il le réinvente. C’est un pur fantasme de cinéphile devenu réalité.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 542 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2025
On retrace ici le tournage du film « À bout de souffle » de Jean-Luc Godard donc évidemment si on n’a pas vu le film d’origine, on manque forcément les références et clins d’œil à l’original.
L’interprète de Godard est crédible, le film est sympa, les personnages sont attachants, il y a beaucoup d’humour, il y a une belle esthétique.
Séance de minuit
Séance de minuit

72 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2026
Nouvelle Vague (2025) est un hommage vif et intelligent à l’élan fondateur du cinéma moderne, capturant moins un mouvement qu’un état d’esprit : la liberté. Le film séduit par sa mise en scène fluide, son amour du geste cinéphile et son sens du jeu avec les formes et les idées. Par moments un peu conceptuel, il n’en reste pas moins porté par une vraie énergie créative, communicative et joyeusement irrévérencieuse.
Zimboume
Zimboume

3 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2025
Vu en avant premiere. Un petit bijou d'humour. Une plongée réjouissante dans l'histoire du cinéma ou l'on croise Godard bien sur, mais aussi Rivette, Truffaut, Chabrol, Coutard et Belmondo. Acteurs excellents.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 758 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Un petit bonheur pour cinéphiles. Richard Linklater a su éviter l'hommage compassé à un film (À bout de souffle) ou l'hagiographie d'un cinéaste (Jean-Luc Godard) pour restituer l'énergie d'une époque (la fin des années 1950) et d'un mouvement (la Nouvelle Vague). Focalisé certes sur le tournage du premier long-métrage du critique et cinéaste suisse, le film brasse néanmoins assez large pour capter la liberté et l'allégresse d'une certaine jeunesse, l'effervescence créative du milieu cinéphile parisien. Sans vouloir faire du Godard, Linklater a ressuscité un esprit, une vitalité, un style, avec une élégance décontractée. Noir et blanc de mise. Jazz et variété en BO. Français dans le texte. Fétichisme soigné et réjouissant pour redonner corps à des images iconiques. Réalisation alerte. Montage rapide. L'évocation, jour après jour, du tournage d'À bout de souffle verse dans un joyeux chaos, ponctué de répliques savoureuses (où l'on retrouve citations et aphorismes de Godard), et porté par un casting de jeunes acteurs formidablement choisis (pour leur physique et leur qualité d'interprète). Ce "vrai-faux making-of" est donc une belle expérience de cinéma, légère, drôle, enlevée et nourrie d'un plaisir communicatif.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2025
Un régal, un bijou. Une jubilation.
Ne vous méprenez pas : ce n’est pas un vrai biopic pour différentes raisons : déjà, on échappe au casting composé d’acteurs célèbres pour incarner les vedettes du passé. Ici, que des inconnus ( à une exception près) , ce qui renforce la crédibilité. Ensuite, à aucun moment le cinéaste ne cède à la facilité de l’anecdote croustillante ni de la romance amoureuse. Certes c’est très calqué sur des faits réels ( la préparation et le tournage d’A bout de souffle) mais pas pour magnifier un individu ( objet habituel du biopic). C’est avant tout un hommage à une époque, et à la liberté de réinventer un genre nouveau. Godard évoque dans le film une citation de Gauguin : l’art est soit un plagiat soit une révolution. Ce film n’est ni l’un ni l’autre mais un bel hommage réalisé avec beaucoup d’élégance et de charme.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 145 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2025
Excellet excellet excellet ! Quel moment de cinema ! Le trio d’acteurs qui jouent Belmondo, Seberg et Godard (Guillaume Marbeck pour un premier film est bien au dessus de la mêlée ! ) sont vraiment incarnés plus beaux que nature. Le rythme, la photo, la musique et surtout la mise en scene elegante… tout y est pour pour plaire au simple amateur de cinema mais ravira encore plus le conephile avec tous les clins d’oeil au pionniers français qui ont revolutionnés la manière de fabriquer un film independant LIBREMENT ce qui a tout de meme permis l’emergence de nombreux cinéastes francais et inspiré, c’est ainsi que la nouvelle Vague a permis la naissance du Nouvel Hollywood. Et c’est tout naturellement un (brillant) cinéaste américain qui rend le plus bel hommage jamais fait à ce jour à notre cinéaste majeur : Monsieur GODARD. Bravo
Omg151
Omg151

84 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 octobre 2025
Ce film avait tout pour me plaire, Godard, la nouvelle vague, le noir et blanc, Lintaker réalisateur du génial Boyhood et un casting de nouveaux acteurs prometteurs. Hélas le film bien que parfait visuellement dans la reconstitution d'une époque est d'un ennui abyssal, à cause d'un scénario sans enjeu Le déroulement extatique du tournage bien que chaotique parait couler de source, montré de manière superficielle et tellement légère que l'on regarde ça sans intérêt. Une fois qu'on a compris au bout de 10 mintes qu'il s'agit d'une bande de jeunes gens charmants et sympathiques et que Godard est un génial incompris dillétant, tout devient monotone superficiel et répétitif.
Décidément, après le ratage du portrait acide d'Hazanavicius, le personnage Godard échappe à nouveau. Pour le cerner, mieux vaut il peut-être revoir ses films plutôt que ceux qu'il inspire...
Volcy jouan-lapierre
Volcy jouan-lapierre

2 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2025
Super film sur la nouvelle vague. Très belle adaptation. Pas fan des films en noir et blanc. J’ai adoré
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2025
La magie du cinéma tient en grande partie de ses secrets cachés de fabrication, dont les cinéphiles peuvent percer le mystère par le biais de bons bouquins érudits, mais aussi avec un vrai regard critique sur l'œuvre ou le cinéaste concernés. En somme, il n'est pas mauvais que ce qu'il se passe sur le tournage reste sur le tournage. Nouvelle Vague fait exactement le contraire, nostalgie assumée, pour reconstituer celui de À bout de souffle, tout en saluant les jeunes turcs des Cahiers, de manière enamourée et, parfois seulement, ironique. À quoi bon ce film, qui administre à peu près l'inverse de ce qu'a représenté le premier long de Godard ? À savoir une minutie obsessionnelle dans un exercice de style très appliqué, à l'opposé de l'insouciance associée à l'arrogance de Jean-Luc et de ses petits camarades de jeu. Certes, il y a une atmosphère plaisamment créée dans Nouvelle Vague et un rythme effréné, mais dont l'artificialité saute aux yeux, dans cette volonté maniaque de fidélité. Au point que l'on préfère le point de vue du Redoutable d'Hazanavicius, quelles qu'en soient les limites. Quant à l'interprétation, c'est vrai qu'elle est assez bluffante, hormis peut-être pour notre Bébel national, visiblement inimitable. Au fond, le film ne s'adresse pas tant aux cinéphiles, qui ont nécessairement énormément lu sur le sujet, mais aux nouvelles générations, pour peu qu'elles s'intéressent au cinéma d'avant les années 80. Au risque que Nouvelle Vague devienne plus connu, comme copie, que l'original.
Jumpee1980
Jumpee1980

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 février 2026
Vu au festival de Cannes. Une prouesse technique, scénographique et de casting dans ce long-métrage fiction, qui montre la préparation et le tournage des 20 jours du film de Jean-Luc Godard « À bout de souffle ». Les effets spéciaux discrets, un traitement habile du narratif, une mise en scène à bonne distance et le formidable jeu des actrices/acteurs, sont si réussis qu’ils produisent le vertige d’une mise en abyme, juste comme il faut, qui nous transporte à cette époque qu’on aurait voulu connaître. La machine à remonter le temps fonctionne parfaitement pour cette œuvre iconique qui aura changé la face du cinéma pour les générations suivantes. À voir! Bravo !
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2025
dans les années 1950, en noir et blanc, les créateurs des cahiers du cinéma défilent les uns après les autres sous nos yeux. Il n’en manque aucun : Truffaut, Godard, Chabrol, Rohmer, Rivette…tous incarnés par des acteurs talentueux, plus vrais que nature. On se souviens du film de Hazanavicius, le redoutable, et la géniale interprétation de Godard par Louis Garel. Ici encore, les talents des acteurs sont immenses. Quel catalogue pour un cinéphile ! On assiste à la double naissance d’un cinéaste et d’un long métrage qui deviendra un classique du mouvement et de la sphère cinéphilique. Le tournage de « à bout de souffle » servi par le magnifique triptyque Goddard / Belmondo / Jean Seberg est relaté d’un bout à l’autre. Le spectateur est témoin de la genèse de ce qui deviendra, de manière inattendue, un chef d’œuvre du 7éme art pour les années à venir. L’inventaire est complet, les obstacles, notamment les problèmes matériels, les difficultés financières, les relations humaines, les doutes, les envies de fuir...et au final, l’éclatante réussite…
Mais ce scénario n’est pas seulement informatif, il y a dans cette reconstruction de l’époque un recul certain. Le regard n’est pas exempt d’une légère ironie sur le mode de fonctionnement de cette communauté d’intellectuels qui opère un virage à 180 degrés en passant de la critique à la réalisation.
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