Nouvelle Vague
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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2025
Ai vu « Nouvelle Vague » de Richard Linklater qui a été présenté en Sélection Officielle lors du dernier Festival de Cannes. Un merveilleux film qui rend admirablement hommage au cinéma sans être ronflant ni un biopic ripoliné. Le film se situe en 1959, entre la présentation des « 400 coups » de Truffaut au Festival de Cannes jusqu’à la projection devant l’équipe d’ »A bout de soufffle » de Jean-Luc Godard. Entre les deux, une bande de critiques du cinéma qui passent tous à la réalisation (Rivette, Rohmer, Chabrol, Truffaut (joué par Adrien Rouyard)) le dernier sera donc Jean-Luc Godard qui est pris entre son envie et ses doutes car il veut aller plus loin dans la révolution de la grammaire cinématographique. Le film est passionnant car on se croirait foncièrement en 1959, image carrée, noir et blanc, grains et défauts sur la « pellicule » et surtout le point noir en haut à gauche indiquant le changement de bobine. Musique jazz, reconstitution des rues de Paris hallucinante de véracité. Le casting réunissant que des acteurs pratiquement inconnus et dont c’est le premier film pour la plupart aide aussi à l’identification et permet de savourer le défilé des plus grands cinéastes de cette époque (Rosselini, Melville, Bresson) dont les comédiens juste avec une légère gestuelle, un accessoire et un trait vocal incarnent à la perfection toutes les nombreuses personnalités. Pour qui aime l’histoire du cinéma, (quand bien même on sait à l’avance quel impact retentissant aura « A bout de souffle ») de vivre le déroulement du tournage chaotique entre une vedette américaine (Jean Seberg (Zoey Deutch parfaite)) qui veut rompre son contrat, un Belmondo très accommodant et joueur (Aubry Dublin) et un Godard insaisissable et sûr de ses fulgurances (absolument parfait Guillaume Marbeck) est jubilatoire. On sourit souvent, le ton est léger, les références subtiles. Le film n’impose jamais une posture d’histoire du cinéma et reste constamment vivant et surtout ludique. J’ai été très souvent ému car pendant de longues minutes je me suis vu spectateur dans années fin 50 a assister à cette révolution artistique. La nouvelle vague c’est sur une période de 3 ans, 162 réalisateurs qui tournent leur premier film. J’ai adoré adorer cette déclaration d’amour enthousiasmante au cinéma.
Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 octobre 2025
Au vu des avis plutôt positifs ma critique risque de ne pas être objective : j'ai trouvé ce film ennuyeux au possible au nombre incalculable de fois où j'ai regardé ma montre.. seule " lumière " au tableau, la performance d'Aubry Dullin, l'acteur qui incarne Jean-Paul Belmondo ! Lui fera certainement partie de la nouvelle vague de ce 21ème siècle
AleX SNB
AleX SNB

1 abonné 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Un film qui nous plonge dans les coulisses du tournage de À bout de souffle, symbole du cinéma français des années 60. On y retrouve tout l’esprit de Truffaut et Godard, avec un vrai soin apporté à l’esthétique : le noir et blanc fonctionne parfaitement et nous immerge dans l’époque. Le personnage de Godard, un peu loufoque et insaisissable, apporte une touche d’énergie singulière. Le film met un peu de temps à démarrer, mais il reste très intéressant, entre hommage au réalisateur et regard sur une époque où le cinéma français a profondément changé.
Eric D.
Eric D.

6 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2025
Un régal ! Les acteurs sont savoureux, particulièrement Belmondo, Jean Seberg et bien sur Godard. Super reconstitution en N/B du Paris des années 60 avec plein de voitures d'époque (attention au plan fugace ou la Simca Versailles a une immatriculation actuelle !!!).
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2025
« La meilleure façon de critiquer un film est de faire un film. » Critique cinéma pour les "Cahiers du cinéma", Jean-Luc Godard décide de franchir le pas et de réaliser son premier film. Un peu tard pour lui, car tous ses collègues et amis sont déjà passés derrière la caméra, mais il est enfin décidé à assouvir ce besoin. Richard Linklater nous fait donc vivre le tournage de "À bout de souffle" tout en portant un regard sur cette époque si importante dans l'histoire du cinéma français. Les plus grands sont incarnés, mais c'est évidemment le futur célèbre cinéaste qui tire son épingle du jeu. On découvre un homme qui sait s'y prendre pour obtenir ce qu'il veut. Ça commence avec le producteur qui s'engage à l'aveugle au même titre que les acteurs découvrent les choses au fur et à mesure. Il y a parfois de l'exaspération chez chacun d'eux, mais c'est surtout l'énergie collective qui prend le dessus. On a l'impression de voir des potes faire un petit film et c'est le cas. Un tournage atypique placé sous le signe de la liberté créative et de la spontanéité. Pas de répétitions, des prises uniques la plupart du temps et un désintérêt pour les faux raccords. On comprend en le voyant à l'œuvre pourquoi ils étaient tous en panique. Son je-m'en-foutisme, qui est surtout dans la confiance en soi, est amusant et le film est d'ailleurs très drôle, ce à quoi je ne m'attendais pas. Bref, un film fascinant et très bien incarné notamment Guillaume Marbeck qui est excellent. Et bravo à Richard Linklater d'avoir respecté la langue d'origine.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
"Nouvelle Vague" ressemble à une lettre écrite à la main, adressée à celles et ceux qui ont façonné l’identité du cinéma français. Le film se déploie autour d’une jeunesse qui réinvente le cinéma caméra à l’épaule, pellicule à vif. Godard, Belmondo, Coutard, Truffaut, Chabrol, Gréco, Melville, Cocteau, Rivette, Rohmer, Rossellini, Bresson, Varda, Demy… tous sont là, parfois au premier plan, parfois en creux, mais toujours présents dans l’énergie même des plans. Ce n’est pas un catalogue de références, mais un souffle collectif, une manière de filmer et de penser le monde. Le noir et blanc, la texture de l’image, les mouvements imprévisibles donnent l’impression d’un film retrouvé plutôt que reconstitué. Les acteurs impressionnent par leur ressemblance troublante, mais surtout par leur capacité à capter une attitude, une façon d’être au monde. "Nouvelle Vague" n’est pas qu’un hommage, c’est une déclaration d’amour incarnée, vivante, qui rappelle pourquoi ces cinéastes ont tout changé.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2026
Noir et blanc profond, acteurs parfaits que ce soit sur la ressemblance, les voix ou les mimiques, ce film sur la création d'un film est une réussite en tout point, drôle, inventive, jubilatoire de bout en bout. Le nombre de nominations aux César est mérité, et j'espère que le Jean-Luc Godard du film remportera le césar du meilleur espoir masculin. Coup de cœur.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
"S'ils veulent la Nouvelle Vague, donnons-leur un raz-de-marée."

Le réalisateur américano-hétéroclite Richard Linklater (la trilogie Before, Rock Academy, A Scanner Darkly, Boyhood) traverse cette fois-ci l'océan atlantique pour poser sa caméra en France et nous plonger dans les coulisses de la conception du premier long-métrage de Jean-Luc Godard, le célèbre «À bout de souffle».

Présenté en compétition à Cannes cette année, le film se présente comme un film dans le film, retranscrivant le style et l'esprit d'une époque qui vit l'émergence de ce mouvement qu'on appelle «La Nouvelle Vague» et de ces jeunes cinéastes (presque tous issus de la revue des «Cahiers du Cinéma») désireux de bousculer les règles établies par le cinéma traditionnel pour proposer des œuvres aux identités fortes et développer un véritable cinéma d'auteur.

Rappelant un peu ce qu'avait déjà pu faire Michel Hazanavicius autour de la figure de Godard avec «Le Redoutable», Linklater pousse ici le "mimétisme" à fond, par l'interprétation très marquée (notamment cette élocution très 50's) de son casting, de par cette musique jazzy, mais aussi et surtout de par le soin tout particulier apporté à l'aspect formel du film, notamment dans ses cadrages, ses transitions et ce grain conférant un aspect très "pellicule d'époque" à l'image.

Un parti-pris jusqu'au-boutiste qui, dans ses premières minutes, me faisait craindre un simple exercice de style trop voyant et appuyé, d'autant que dans les quelques rares films de Godard que j'ai pu voir jusque-là, j'avais plutôt moyennement accroché à son «À bout du souffle».

Mais petit-à-petit, j'ai pu me détacher de ce sentiment, grâce à cette ambiance et ce rythme vintage que dégagent le film.
Et c'est quand la phase de tournage démarre enfin que j'ai véritablement embarqué, suivant avec grand intérêt ce cinéaste franco-suisse anticonformiste, spontané et sans filtre, entouré de son équipe talentueuse, ambitionnant de faire du cinéma autrement, avec peu de moyens, mais avec cette passion commune qui les animent.

L'impression d'assister à un making-of d'autrefois, comme si Linklater avait remonté le temps et était venu filmer au plus près les coulisses de ce tournage pas comme les autres, se faisant l'écho d'un cinéma plus "guérilla" dans son exécution.

Une œuvre plutôt à destination des cinéphiles, mais aussi des créateurs/créatrices de tous bords, de celles et ceux qui veulent connaître l'envers du décor, de celles et ceux qui veulent faire le grand saut pour faire exister leur histoire et leur vision.

Une reconstitution qui donne dans un premier temps l'impression de vouloir rester dans l'ombre de ce qu'elle veut ramener à la vie, mais qui parvient progressivement à s'en affranchir de par cette énergie et cette sincérité qu'elle dégage, et à finalement exister par elle-même.

Ce film aux accents pop rétro et traversé par de très sympathiques moments d'humour, est également l'occasion de mettre en lumière (exception faite de l'américaine Zoey Deutch, fille de l'actrice Léa Thompson et du réalisateur Howard Deutch) une nouvelle génération de talents français qu'on n'avait pas/peu vu au cinéma jusque-là (ça change et que ça fait du bien), s'avérant tous très convaincants dans leurs rôles respectifs (dépassant le stade de la simple imitation, en s'appropriant véritablement le personnage qui leur a été attribué) et formant un collectif crédible et solide à l'écran.

Une œuvre à l'ADN éminemment français, vu à travers le prisme d'un cinéaste étranger célébrant le cinéma d'ici (et par extension aussi celui d'ailleurs), son esprit de troupe et son besoin de liberté créatrice.

Un film dégageant un charme certain, doté d'une mise en scène extrêmement soignée et porté par une distribution habitée.
Un film vraiment très plaisant à suivre et à vivre, et qui me donnerait presque envie de me replonger dans le film de Godard pour le revoir d'un autre œil.

Une sorte de capsule temporelle résonnant avec aujourd'hui, et nous démontrant que tant qu'il y aura des cinéastes, des artisans, des passionnés, le cinéma ne connaîtra jamais de clap de fin. Moteur Raoul ! 7,5/10.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2025
De nombreux cinéastes à travers le monde entier ont célébré la Nouvelle Vague à leur époque et aujourd’hui encore. Particulièrement depuis l’Amérique où Richard Linklater reprend le flambeau en évoquant les heures glorieuses des Cahiers du cinéma, et de ses pensionnaires passés peu à peu derrière la caméra. Truffaut, Chabrol, Godard que l’on voit ici désespéré de n’avoir pas fait encore son long-métrage, alors que « Les 400 coups » et « Le beau serge » sont des succès. Ce sera donc « A bout de souffle » que le réalisateur texan nous fait revivre à la façon d’un making off filmé à la française, très respectueux des conditions scéniques imposées à l’époque par Godard. Ce qui deviendra les fondamentaux de la Nouvelle-Vague ( spontanéité, improvisation , esprit frondeur, décor naturel … ) au cœur d’un film phare. Beaucoup d’acteurs peu connus ( nouvelle vague oblige ? ) signent là un passage très remarqué dont Guillaume Marbeck (Jean-Luc Godard) et Aubry Dullin (Jean-Paul Belmondo) Ils sont parfois très ressemblants mais ce n’est pas un problème. Loin de l’imitation ou de la caricature , ils jouent. Jean Seberg est à ce titre exemplaire, à moins que ce ne soit Zoey Deutch
Pour en savoir plus :
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2025
Richard Linklater, éternel novateur cinéphilique, crée un making of sublimé d'A bout de souffle". C'est à la fois captivant, drôle, instructif, joyeux, bluffant, documenté et beau. Comme souvent, il vient titiller le spectateur et réussit un grand film en allant cueillir de formidables acteurs (quasi tous inconnus) et en plus, en français. Cinéphiles ne pas s'abstenir!
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2025
Incroyable Richard Linklater, il retranscrit parfaitement les personnages clé de la nouvelle vague avec leur ton hautain et prétentieux, surtout l'imbuvable Godard.
Richard Linklater se confirme peu à peu comme le Woody Allen de notre époque.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2025
Huit ans après Le Redoutable de Michel Hazanavicius, Jean-Luc Godard est à nouveau au centre d’un film évoquant un de ses tournages. Cette fois, Richard Linklater n’évoque pas la période maoïste du cinéaste mais ses débuts de réalisateur avec la création d’À bout de souffle. On peut être gêné au début par la volonté de singer un peu des artistes connus par la majorité des cinéphiles (seule Zoey Deutch convainc dès les premières secondes dans sa recréation de Jean Seberg) mais petit à petit cet aspect s’oublie et on prend un certain plaisir à assister à la folie douce de ce tournage atypique qui offre beaucoup de moments amusants. On pourra lui reprocher un certain classicisme allant à l’encontre du cinéma de Godard (malgré quelques légers effets de mise en scène servant de clins d’œil cinéphiles comme la présence des petites marques dans le coin de l’image qui indiquaient les changements de bobines lors des diffusions argentiques) mais il faut reconnaitre que le temps passe très rapidement et que l’ensemble est très divertissant. Nouvelle Vague est donc une œuvre plaisante essentiellement faite pour les cinéphiles et pour permettre à Richard Linklater de saluer une figure atypique du cinéma français mais se limite hélas un petit peu à cela.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2025
Nouvelle vague est un film très rafraîchissant, et plein de facétie. Évidemment, selon qu'on a vu ou non À bout de souffle, selon qu'on a ou non passé des années à se passionner pour ce milieu cinéphile et cinéaste des années 1960, on reçoit ce film différemment. Impossible de m'imaginer ce que ça doit être de faire cette expérience sans avoir vu le premier long métrage de Jean-Luc Godard. Sans doute les intrigues sont suffisamment amusantes pour qu'on apprécie tout de même. Après tout, il y a plein de rebondissements et les films sur les coulisses de tournage ou de spectacle ont souvent bien marché.

Si en revanche on a passé son adolescence à explorer cette génération là et à découvrir progressivement leurs films, alors c'est passionnant. On s'amuse vraiment devant ces incarnations, ces détails, ces coulisses, etc. Quand on n'est pas expert, on découvre plein plein de choses. Et on s'amuse beaucoup. Le film est vraiment plaisant, et on regrette de devoir quitter cette petite bande à la fin.

On a un peu l'impression que le film actuel a été fait vite, qu'il est parfois mal dialogué, pas assez bien monté. Mais comme ce tournage nous entraîne dans un Paris comme peuplé de cinéastes parmi les plus célèbres, ça passe. On s'y retrouve sur les plateaux de Bresson ou de Melville. On y entend parler de Duvivier ou de Varda. On y voit se confronter la star internationale qu'est Jean Seberg, le titi parisien Belmondo, et l’impénétrable intellectuel suisse qu'est Godard.

Pour son choix d'acteurs, le cinéaste a joué de la ressemblance et de l'imitation. C'est un peu périlleux, mais ça se tient. On finit par s'y faire.

Bref, un film léger et instructif sur un certain temps de l'histoire du cinéma. Un film pertinent et charmant pour re-découvrir le tournage de ce chef-d'œuvre.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2026
Le film de Jean-Luc Godard À Bout de Souffle est sorti il y a plus de soixante-cinq ans et ne parlera qu’aux cinéphiles érudits. Ce long-métrage a marqué l’histoire du cinéma, dans la période dite de la nouvelle vague, et Richard Linklater nous propose de nous replonger dans la fabrication du film en simulant une sorte de making-of ultra réaliste, comme s’il avait été tourné à l’époque. Le tour de force visuel et donc technique est remarquable. Les reconstitutions sont tellement épatantes que, lorsque le réalisateur inclus des images d’époque, on ne perçoit pas la différence avec celles tournées récemment. Le noir et blanc, le format de l’image et son grain, tout y est ! On est aussi projeté dans les rues de Paris en 1959 de manière assez bluffante. Et puis surtout, pour les amateurs de la fabrication des films, on découvre les coulisses de la production et de la réalisation du long-métrage, avec tous les choix, à la fois improbables et terriblement innovants, que Godard avait mis en œuvre dans sa toute première réalisation. Cette mise en abîme s’avère captivante, et n’est pas sans nous rappeler ce que nous avait proposé Michel Hazanavicius avec The Artist, dans une époque encore plus éloignée. Richard Linklater a aussi eu l’audace de confier les premiers rôles à deux acteurs novices, bien évidemment totalement inconnus, Aubry Dullin dans le rôle de Belmondo et Guillaume Marbeck dans le rôle de Jean-Luc Godard. Ce dernier réalise une prestation parfaite ! Il est drôle et iconoclaste. Il a tout Godard, l’accent, la gestuelle et l’audace. C’est clairement la révélation et le coup de cœur de ce film qui reste, malgré tout, réservé à un public averti.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2026
Reconstitution soignée, reprenant les codes de mise en scène ainsi que le phrasé des interprètes originels, cette plongée dans les coulisses ne permet pas seulement de décortiquer la conception d'un emblème de la Nouvelle vague, de critiquer (au sens plein) la posture du génie créatif, de jouer avec les souvenirs ou les connaissances des cinéphiles, mais (surtout?) de reconstituer une époque à la fois ambitieuse, mélancolique, réflexive. Infusé de références culturelles, au-delà des simples citations ou remarques méta textuelles, le récit avance à sauts et à gambades, à l'instar de la construction d'A bout de souffle. Manquant de sentiments, cette mise en abîme vaut pour sa minutie, sa fidélité, son honnêteté. Un hommage lucide.
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