making of d'à bout de souffle, par un fan, le film recréé le Paris de 1959 avec une belle direction artistique, des comédiens formidables, des anecdotes véridiques, mais Linklater reste très sage et respectueux jusqu'à s'effacer derrière le maître Godard.
Les acteurs sont très bons, Zoé Deutsch est absolument sublime, la reconstitution est travaillée, ...mais que c'est vain ! L'ennui nous guette. Préférez le bien plus ludique Redoutable d’Hazanavicius
Sur le papier, le film annonçait un bel ennui filmique : faire un film sur le tournage d’un film, c’est déjà casse-gueule, mais s’attaquer en plus à Godard, cinéaste pédant et, à mon goût, largement surestimé, il fallait oser ! Et pourtant, belle surprise au final. La photo en noir et blanc, très stylisée, est franchement superbe et donne au film un petit côté objet précieux. On a surtout l’impression de regarder une pièce d’un musée virtuel du cinéma, avec sous nos yeux la reconstitution d’un moment devenu culte de l’histoire du septième art. Les acteurs sont assez bluffant dans leur ressemblance avec les personnages réels, notamment dans les mimiques et les attitudes. Ce n’est pas le film du siècle, loin de là, mais c’est suffisamment élégant, amusant et original pour passer un bon moment.
Dans un joli noir et blanc et avec un casting particulièrement ressemblant, Nouvelle vague évoque avec beaucoup d'énergie, de malice et de légèreté ce mouvement cinématographique parisien du début des années 60, et en particulier le tournage d'A bout de souffle, premier long-métrage du charismatique Jean-Luc Godard. On prend beaucoup de plaisir devant le film de Linklater, hommage appuyé et bien référencé, et il est impossible de ne pas esquisser quelques sourires en entendant certains des aphorismes de ce Godard-là. Pour autant, il faut bien dire que le film du réalisateur de Boyhood reste ici particulièrement anecdotique, n'ayant pas d'autre enjeu que de restituer une époque, pas d'autre discours que ces bons mots de Godard -- que Linklater se garde bien d'appliquer. On peut s'étonner aussi du fait que tout cela soit si lisse, tous les défauts du personnage étant largement gommés, ou montrés comme quelques excentricités sans conséquences -- un comble pour un réalisateur notoirement difficile, voire parfois antipathique.
En 2025, le réalisateur américain Richard Linklater propose un hommage éclatant au mouvement de la Nouvelle Vague. Avec un angle tout autant ludique que pédagogique, il retrace le tournage du long métrage « À bout de souffle » sorti en 1960. Même s’il est préférable d’avoir vu le célèbre film, on (re)découvre avec intérêt la folie créative qui a accompagné cette production. La parfaite reconstitution d’époque mais également la ressemblance totalement bluffante avec leur aînés de ces comédiens quasiment tous inconnus donnent l’impression de visionner des images d’archives. Que l’on apprécie ou pas la personnalité extravagante de Jean-Luc Godard, force est de respecter son approche révolutionnaire du cinéma. Bref, une œuvre davantage destinée aux cinéphiles, mais qui n’oublie pas d'insuffler un vent de nostalgie bienfaisante.
Nouvelle Vague est un sympathique hommage à ce mouvement cinématographique même si je le trouve très limité par son exercice de style : le film ressemble plus à une ballade et n’a aucun vrai enjeu, et les dialogues des personnages semblent souvent pompeux pour imiter le style propre à la Nouvelle vague. Cependant, l’hommage reste réussi car les acteurs s’en sortent très bien et le film a une magnifique esthétique qui fait que malgré ses défauts, je suis bien rentré dedans. Un sympathique film !
Un Jean Luc Godard parfaitement incarné, une Jean Seberg délicieuse et un Jean Paul Belmondo espiègle réussissent à nous transporter dans ce tournage d’ « à bout de souffle » sans moyen. L’année 1958-59 est magnifiquement retranscrite avec ses voitures ses cafés et ses cigarettes super larges. Ce film a aussi le mérite de rendre Jean Muc Godard sympathique, impression que je n’avais pas à son sujet… Enfin, Le noir et Blanc sublime le film et nous fait voyager dans l’époque de la nouvelle vague. À voir absolument.
Malgré une reconstitution soignée et un véritable amour du cinéma français, je suis resté assez extérieur au film. L’hommage à la Nouvelle Vague est intéressant, mais l’ensemble m’a paru un peu trop sage et académique pour vraiment me captiver.
Difficile de critiquer le film sans le biais de critiquer Godard lui-même dans ce qu’on nous décrit de sa prétention de sa prétendue créativité en improvisant avec apparemment la seule obsession de faire le contraire des autres et de s’opposer aux suggestions de l’équipe et des acteurs. Ce film le montre vraiment détestable.
J’ai toujours eu un faible pour les films qui parlent de cinéma, surtout quand ils sont faits par des cinéastes qui ont visiblement un amour fou pour leur sujet. Avec Nouvelle Vague, Richard Linklater m’a complètement conquis. Ce n’est pas un biopic classique de Godard, c’est plutôt une recréation vivante, presque documentaire dans l’esprit, du tournage chaotique d’À bout de souffle en 1959. Et le miracle, c’est que Linklater réussit à capter cette énergie folle, cette liberté un peu arrogante des jeunes cinéastes de l’époque. Guillaume Marbeck est bluffant en Jean-Luc Godard. Il n’en fait pas trop, il est à la fois distant, obsessionnel et étrangement attachant. Zoey Deutch en Jean Seberg apporte une fraîcheur et une modernité qui collent parfaitement à l’esprit du film. On sent vraiment la jeunesse, l’insouciance et cette envie de tout révolutionner avec trois francs et une caméra volée. Les scènes de tournage sont filmées avec un noir et blanc magnifique, des sauts de montage et une liberté de ton qui rendent hommage sans jamais tomber dans la pure imitation. C’est vivant, drôle par moments, et profondément touchant quand on voit ces gamins (enfin, des trentenaires) en train d’inventer le cinéma moderne sans vraiment s’en rendre compte. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est comment Linklater arrive à rendre palpable cette excitation créative. On sort du visionnage avec l’envie de lancer À bout de souffle, Les 400 coups ou Le Beau Serge. C’est un film pour les cinéphiles, évidemment, mais pas seulement : il y a une vraie émotion sur la façon dont l’art naît du désordre, des discussions interminables et des idées jetées à la volée. Ça m’a rappelé pourquoi j’aime autant le cinéma des années 60. Bien sûr, ce n’est pas parfait. Par moments, le film est presque trop fidèle à l’esprit Nouvelle Vague : il y a des longueurs, des conversations un peu creuses, et on peut avoir l’impression que Linklater s’amuse plus qu’il ne raconte une histoire linéaire. Mais c’est aussi ce qui fait son charme. À 4/5, je le recommande chaudement, surtout si vous avez un minimum d’affection pour Godard et sa bande. Linklater signe ici un très beau geste d’amour au cinéma français, et franchement, ça fait plaisir. Allez-y les yeux fermés.
Il faut reconnaître que la reconstitution de l'époque est époustouflante et l'erudition du réalisateur sur la fabrication d'à bout de souffle est phénoménale. Le jeu et la ressemblance des acteurs est également incroyable. Cependant, et j'ose croire être cinéphile, je n'ai trouvé que peu d'intérêt au film. On a l'impression que le réalisateur a voulu se faire plaisir mais il a mis de côté le spectateur. Je ne dois pas être aussi cinéphile que je le pensais...