Note moyenne
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Voilà une sympathique petite comédie sur l’histoire de La nouvelle vague, mouvement cinématographique qui, dans les années 60, vit arriver une flopée de nouveaux réalisateurs (Truffaut, Chabrol, Godard) et avec eux de nouvelles manières de faire des films. Ici le film se concentre sur le tournage du film “A bout de souffle� du controversé Jean-Luc Godard, dont l’élocution et le sourire sont repris à la perfection par Guillaume Marbeck. La ressemblance entre Aubry Dullin et Belmondo est également saisissante, et il en va de même pour tout le casting, uniquement composé d’acteurs peu connus sélectionnés pour leur ressemblance avec les personnages qu’ils incarnent. Afin de coller à l’ambiance des choix pertinents sont faits comme le noir et blanc, les taches sur l’écran, un certain style BD avec l’apparition des noms des personnages et la numérotation des jours de tournage. Quelque chose qui déroute est un certain aspect “Jeux d’acteurs et dialogues mauvais� par moment, probablement dû au fait que le réalisateur, Richard Linklater, soit américain et donc ait pu éprouver quelques difficultés à mettre en scène un tournage français, les cinémas français et américain étant deux mondes différents.
Intéressant choix de musique aussi, mélangeant l’esprit de l’époque (Jazz, Dalida) et quelques thèmes musicaux de La nouvelle vague (“Les quatre cent coups� notamment).
Pour ce qui est du film “A bout de souffle�, que je venais tout juste de voir (c’est donc un délice de voir comment ils ont tourné chaque scène, leurs souvenirs encore très frais dans ma tête) on trouve certaines pistes d’explication à cet ovni devenu un classique du cinéma français : une recherche d’anarchisme moral, de réalité/naturel/authenticité capturé sans artifices (Godard ne voulait pas que les acteurs apprennent leurs textes et annulait les horaires de tournage à tout bout de champs quand il ne se sentait pas inspiré), de dynamisme (les coupures), de suprématie de la forme sur le fond.
Le personnage de Godard est montré comme profondément extravagant, toujours en décalage avec les autres (cigarettes, lunettes noires, seul à porter une cravate dans certaines scènes), tout en débordant d’humour et de bonne humeur envers ses acteurs qu’il n’hésite pas à taquiner à sa manière très spéciale.
L’humour est présent partout dans le film par de légers gags, des détails amusants, des répliques savoureuses, une bonne humeur générale, qui contribue à mettre en scène une jeunesse tardive chez les acteurs de la Nouvelle Vague.
Enfin, pour ce qui est des gens qui veulent faire des films plus tard, le film donne une idée intéressante de la démarche de chacun sur les tournages, des idées amusantes comme le chariot-caméra qui permet de gagner des figurants gratuits et authentiques, en bref le film possède un véritable côté tutoriel, ainsi qu’une riche galerie de citations en tout genre sur l’art (souvent humoristiques).
Intéressant choix de musique aussi, mélangeant l’esprit de l’époque (Jazz, Dalida) et quelques thèmes musicaux de La nouvelle vague (“Les quatre cent coups� notamment).
Pour ce qui est du film “A bout de souffle�, que je venais tout juste de voir (c’est donc un délice de voir comment ils ont tourné chaque scène, leurs souvenirs encore très frais dans ma tête) on trouve certaines pistes d’explication à cet ovni devenu un classique du cinéma français : une recherche d’anarchisme moral, de réalité/naturel/authenticité capturé sans artifices (Godard ne voulait pas que les acteurs apprennent leurs textes et annulait les horaires de tournage à tout bout de champs quand il ne se sentait pas inspiré), de dynamisme (les coupures), de suprématie de la forme sur le fond.
Le personnage de Godard est montré comme profondément extravagant, toujours en décalage avec les autres (cigarettes, lunettes noires, seul à porter une cravate dans certaines scènes), tout en débordant d’humour et de bonne humeur envers ses acteurs qu’il n’hésite pas à taquiner à sa manière très spéciale.
L’humour est présent partout dans le film par de légers gags, des détails amusants, des répliques savoureuses, une bonne humeur générale, qui contribue à mettre en scène une jeunesse tardive chez les acteurs de la Nouvelle Vague.
Enfin, pour ce qui est des gens qui veulent faire des films plus tard, le film donne une idée intéressante de la démarche de chacun sur les tournages, des idées amusantes comme le chariot-caméra qui permet de gagner des figurants gratuits et authentiques, en bref le film possède un véritable côté tutoriel, ainsi qu’une riche galerie de citations en tout genre sur l’art (souvent humoristiques).
Le « Nouvelle Vague » de Richard Linklater est un film assez chiant, comme tous les mauvais biopics... Il pompe tout d'« A bout de souffle », dont 10 minutes de film contiennent bien plus d'idées de cinéma que dans tout le long métrage de Linklater. Dommage de rendre hommage à un film révolutionnaire à travers un résultat aussi convenu. Tout est très lisse sur le fond et la forme, comme dans tout long métrage hollywoodien contemporain. Un bon cliché de carte postale de ce que fut la Nouvelle Vague.
Néanmoins je ne peux pas haïr ce film. Déjà car l'hommage est sincère. Ensuite car on rit pas mal, notamment de Jean-Luc Godard, génialement horripilant, très probablement égal au personnage qu'il fut dans la vraie vie. Je dois dire que Guillaume Marbeck est très bon en JLG. Il restitue bien son intonation de voix et son phrasé, si reconnaissables... et si énervants haha... Zoey Deutch est plutôt bien en Jean Seberg. Si Aubry Dullin fait illusion en Jean-Paul Belmondo au début, bien assez vite il se révèle agaçant en surjouant, trop dans le pastiche à côté de la plaque, Belmondo étant de toute façon inimitable. Je me suis toujours demandé pourquoi ils n'ont pas fait jouer Victor Belmondo pour ce rôle... Outre la ressemblance physique avec son grand-père, ça aurait eu davantage de sens... Il semble qu’il ait candidaté pour le film mais que Richard Linklater ne l’ait pas retenu. Vu le résultat du film, je me dis que ce n’est peut-être pas plus mal pour Victor de ne pas s’être embarqué dans cette galère.
Le « Nouvelle Vague » de Linklater est aussi un long métrage sur un film en train de se faire, restituant en partie l'énergie et l'ingénuité d'un tournage : en cela il est réjouissant. Au point de donner envie de tourner son propre film ! On sent que le cinéaste américain, malgré une carrière assez longue derrière lui, reste passionné. Ça fait plaisir à voir ! Malgré tout, son film est un peu trop empesé et enfermé dans le carcan d'un mimétisme avec ce qu'a semblé être le tournage d'« A bout de souffle » pour nous emporter totalement. L'essai est sympathique, mais n'est pas transformé. A la fin du film, on veut juste revoir le film original de Godard. Signe du semi-échec de Linklater : il donnera envie aux jeunes (ou moins jeunes) spectateurs de revoir la filmographie du réalisateur français, ce qui est plutôt une bonne chose (même si celle-ci est très inégale, soit dit en passant). Mais jamais Richard Linklater n'arrive à justifier l'existence de son film. Comme bien souvent, l'original est mille fois préférable à la copie...
Et puis c'est quoi cette manie de faire des films sur les grands chefs-d'œuvre du cinéma, pour mieux les vampiriser... Après le « Mank » tout aussi raté de David Fincher sur « Citizen Kane », et ce « Nouvelle Vague », à quoi va-t-on avoir le droit ? Un film sur « Casablanca » ? Un autre sur « La Dolce Vita », avec des pseudo sosies de Marcello Mastroianni et Anita Ekberg ? Et on rejouera la scène de la Fontaine de Trevi ? Ah, on me dit dans l'oreillette que Christophe Honoré l'a déjà fait... C'est donc bien une mode actuelle...
Déjà, ces grands chefs-d’œuvre se suffisent à eux-mêmes, en montrer les coulisses aussi platement, ça n'a rien d'intéressant. Si Linklater et compagnie n'ont rien à dire de plus que ce qui est déjà dans ces films, alors qu'ils s'effacent sans amoindrir les œuvres d'origine avec leur vision étriquée... Et puis quand le cinéma se regarde le nombril à ce point, c'est le signe qu'il ne va plus très bien... Quand les copieurs pullulent aux dépens des artistes, ça n'est pas bon signe... Je suis un peu dur avec Richard Linklater, qui a l'air très sympathique et francophile. Mais s'il veut rendre hommage à la France et à la Nouvelle Vague, qu'il fasse plutôt des films personnels, qu'il crée de vraies œuvres originales, pleines de vie et d'imagination ! C'est ça l'esprit de la Nouvelle Vague !
Néanmoins je ne peux pas haïr ce film. Déjà car l'hommage est sincère. Ensuite car on rit pas mal, notamment de Jean-Luc Godard, génialement horripilant, très probablement égal au personnage qu'il fut dans la vraie vie. Je dois dire que Guillaume Marbeck est très bon en JLG. Il restitue bien son intonation de voix et son phrasé, si reconnaissables... et si énervants haha... Zoey Deutch est plutôt bien en Jean Seberg. Si Aubry Dullin fait illusion en Jean-Paul Belmondo au début, bien assez vite il se révèle agaçant en surjouant, trop dans le pastiche à côté de la plaque, Belmondo étant de toute façon inimitable. Je me suis toujours demandé pourquoi ils n'ont pas fait jouer Victor Belmondo pour ce rôle... Outre la ressemblance physique avec son grand-père, ça aurait eu davantage de sens... Il semble qu’il ait candidaté pour le film mais que Richard Linklater ne l’ait pas retenu. Vu le résultat du film, je me dis que ce n’est peut-être pas plus mal pour Victor de ne pas s’être embarqué dans cette galère.
Le « Nouvelle Vague » de Linklater est aussi un long métrage sur un film en train de se faire, restituant en partie l'énergie et l'ingénuité d'un tournage : en cela il est réjouissant. Au point de donner envie de tourner son propre film ! On sent que le cinéaste américain, malgré une carrière assez longue derrière lui, reste passionné. Ça fait plaisir à voir ! Malgré tout, son film est un peu trop empesé et enfermé dans le carcan d'un mimétisme avec ce qu'a semblé être le tournage d'« A bout de souffle » pour nous emporter totalement. L'essai est sympathique, mais n'est pas transformé. A la fin du film, on veut juste revoir le film original de Godard. Signe du semi-échec de Linklater : il donnera envie aux jeunes (ou moins jeunes) spectateurs de revoir la filmographie du réalisateur français, ce qui est plutôt une bonne chose (même si celle-ci est très inégale, soit dit en passant). Mais jamais Richard Linklater n'arrive à justifier l'existence de son film. Comme bien souvent, l'original est mille fois préférable à la copie...
Et puis c'est quoi cette manie de faire des films sur les grands chefs-d'œuvre du cinéma, pour mieux les vampiriser... Après le « Mank » tout aussi raté de David Fincher sur « Citizen Kane », et ce « Nouvelle Vague », à quoi va-t-on avoir le droit ? Un film sur « Casablanca » ? Un autre sur « La Dolce Vita », avec des pseudo sosies de Marcello Mastroianni et Anita Ekberg ? Et on rejouera la scène de la Fontaine de Trevi ? Ah, on me dit dans l'oreillette que Christophe Honoré l'a déjà fait... C'est donc bien une mode actuelle...
Déjà, ces grands chefs-d’œuvre se suffisent à eux-mêmes, en montrer les coulisses aussi platement, ça n'a rien d'intéressant. Si Linklater et compagnie n'ont rien à dire de plus que ce qui est déjà dans ces films, alors qu'ils s'effacent sans amoindrir les œuvres d'origine avec leur vision étriquée... Et puis quand le cinéma se regarde le nombril à ce point, c'est le signe qu'il ne va plus très bien... Quand les copieurs pullulent aux dépens des artistes, ça n'est pas bon signe... Je suis un peu dur avec Richard Linklater, qui a l'air très sympathique et francophile. Mais s'il veut rendre hommage à la France et à la Nouvelle Vague, qu'il fasse plutôt des films personnels, qu'il crée de vraies œuvres originales, pleines de vie et d'imagination ! C'est ça l'esprit de la Nouvelle Vague !
Muséification. Dans Nouvelle Vague, Linklater reconstitue le tournage du premier film de Jean-Luc Godard « A bout de souffle ». Le film part de l’année ou Truffaut reçoit son prix à Cannes pour « Les 400 coups » et se clôt en 1960 au terme du montage quand le réalisateur genevois présente son film à son producteur et à Chabrol et Truffaut. On imagine que ce film est destiné au cinéphile soucieux de connaître les conditions matérielles et humaines de la création d’un « chef d’œuvre » et plus largement à un public amoureux du cinéma d’auteur. Le projet était intéressant, tourner, comme Truffaut, l’avait fait dans « La Nuit américaine », un film dans le film. Le résultat tutoie hélas le grotesque. Dans un Paris de carte postale, aseptisé au possible, on suit pas à pas les 20 jours du tournage et le créateur dans ses affres. Les acteurs, véritables copies des originaux, singent leurs glorieux anciens, dans un cirque, la Piste aux étoiles, d’une platitude incroyable d’où sourd un ennui incoercible. Les clichés s’égrènent — ah le Paris de Greco, ah le génie de Godard, ah Rossellini, Melville (et son chapeau) et Bresson — dans un noir et blanc d’école digne d’un clip publicitaire pour Chanel. Linklater n’est pas à bout de souffle car son film n’en a jamais eu. Tout est compassé et sentencieux. Godard pontifie, Belmondo grimace, Seberg cabotine, Chabrol fume sa pipe, Truffaut trompe sa femme. Tout est momifié, même la prétendue révolte esthétique et politique à l’origine du mouvement. Guerre d’Algérie, pas un mot. Gaullisme pas un mot. Politique pas un mot. Ce film chic est complètement hors sol et curieusement éteint. Avec un paradoxe qui, tels les messages à Ethan Hunt aux commencements des Missions impossibles, l’autodétruit progressivement : comment célébrer une œuvre qui se proposait d’incarner sur le plan formel et existentiel une révolte contre la société de l’époque de la manière la plus académique et conformiste qui soit. Le seul intérêt du film réside dans l’envie qu’il peut susciter de voir ou de revoir « A bout de souffle ». Pour se rendre compte d’abord que le peignoir de bain de Leonardo Di Caprio dans « A battle after another » vient directement d’A bout de souffle, mais peut-être que ce chef d’œuvre autoproclamé est surfait, et que son réalisateur n’est rien d’autre qu’un demi-habile, qui plus est antipathique, sentencieux, dilettante et creux. Opportuniste aussi puisqu’il épousera la mode maoïste pour devenir selon Debord, « le plus con des Suisses prochinois » et rompra ses relations avec Truffaut plus tard de manière odieuse.
Richard Linklater (Boyhood, Apollo 10 ½...) rend un formidable hommage à la Nouvelle Vague et à Jean-Luc Godard, à travers un biopic plutôt original. Un film drôle, léger, extrêmement bien documenté, bourré de clins d’œil et de références, dans lequel il raconte le tournage mouvementé et parfois lunaire de À bout de souffle en 1959.
Un moment clé pour le cinéma, montrant la naissance d’un nouveau genre porté par des jeunes gens désireux de casser les codes en vigueur et de révolutionner un univers qu’ils trouvaient poussiéreux. Fidèle à celui qui l’a inspiré, Linklater nous montre combien cette fin des années 50 fut importante pour le cinéma français, et combien Godard, par sa non-méthode de travail mais aussi par ses principes, était autant une curiosité qu’un artiste en devenir.
Pour l’accompagner, Linklater a réuni autour de lui une ribambelle de jeunes comédiens - mention spéciale à Zoey Deutch épatante dans le rôle de Jean Seberg, incarnant des figures mythiques telles que Belmondo, Godard, Truffaut, Chabrol, Rissient, le chef opérateur Raoul Coutard ou encore le producteur Georges de Beauregard. Tous jouant avec une légèreté et un bonheur contagieux ces icônes du cinéma, cette bande d’amis incroyable.
Nouvelle Vague est un film pétillant, réjouissant, que l’on regarde le sourire aux lèvres, épaté par la spontanéité, la joie et l’insouciance avec lesquelles les personnages s’ébattent autour d’un film bricolé au jour le jour, auquel personne ne croyait, et qui deviendra pourtant une référence du septième art... tout comme son auteur, JLG, personnage unique en son genre, figure lunaire, intellectuelle, fidèle à ses principes, auxquels il dérogera rarement tout au long de sa carrière.
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Un moment clé pour le cinéma, montrant la naissance d’un nouveau genre porté par des jeunes gens désireux de casser les codes en vigueur et de révolutionner un univers qu’ils trouvaient poussiéreux. Fidèle à celui qui l’a inspiré, Linklater nous montre combien cette fin des années 50 fut importante pour le cinéma français, et combien Godard, par sa non-méthode de travail mais aussi par ses principes, était autant une curiosité qu’un artiste en devenir.
Pour l’accompagner, Linklater a réuni autour de lui une ribambelle de jeunes comédiens - mention spéciale à Zoey Deutch épatante dans le rôle de Jean Seberg, incarnant des figures mythiques telles que Belmondo, Godard, Truffaut, Chabrol, Rissient, le chef opérateur Raoul Coutard ou encore le producteur Georges de Beauregard. Tous jouant avec une légèreté et un bonheur contagieux ces icônes du cinéma, cette bande d’amis incroyable.
Nouvelle Vague est un film pétillant, réjouissant, que l’on regarde le sourire aux lèvres, épaté par la spontanéité, la joie et l’insouciance avec lesquelles les personnages s’ébattent autour d’un film bricolé au jour le jour, auquel personne ne croyait, et qui deviendra pourtant une référence du septième art... tout comme son auteur, JLG, personnage unique en son genre, figure lunaire, intellectuelle, fidèle à ses principes, auxquels il dérogera rarement tout au long de sa carrière.
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Nouvelle Vague est un film franchement sympathique, porté par un vrai enthousiasme pour l’histoire du cinéma français. On sent le geste d’un fan : un élan sincère, presque juvénile, qui irrigue l’ensemble du projet. L’évocation du tournage de À Bout de Souffle se révèle fascinante et souvent bien filmée.
Mais ce regard passionné est aussi la limite du film. Les figures de la Nouvelle Vague y apparaissent édulcorées, parfois même déifiées. Le film efface leurs contradictions, leur part d’ombre, leurs angles morts.. bref, tout ce qui aurait pu donner de l’épaisseur ou un point de vue réel. On ne ressent jamais la complexité de l’époque ni la multiplicité des perspectives : tout est présenté dans un fantasme cinéphile assumé, mais un peu creux.
Un film agréable, plein d’amour, mais qui manque de densité critique pour prétendre à plus.
Mais ce regard passionné est aussi la limite du film. Les figures de la Nouvelle Vague y apparaissent édulcorées, parfois même déifiées. Le film efface leurs contradictions, leur part d’ombre, leurs angles morts.. bref, tout ce qui aurait pu donner de l’épaisseur ou un point de vue réel. On ne ressent jamais la complexité de l’époque ni la multiplicité des perspectives : tout est présenté dans un fantasme cinéphile assumé, mais un peu creux.
Un film agréable, plein d’amour, mais qui manque de densité critique pour prétendre à plus.
Un film en noir et blanc plein de couleurs merci merci beaucoup, vraiment j'ai vécu un moment de cinéma d'une autre époque superbe.... alors que nous sommes aujourd'hui.... génial le cinéma !!!!!
Même si j’aurais aimé ressentir plus d’émotions, je trouve que l’immersion est vraiment réussie, les acteurs sont bons et ça donne envie de redécouvrir le cinéma de cette époque ! On sent qu’il y a eu un gros travail de reconstitution et de recherche
Un film sublime, pétillant et attachant. Il ne s'agit pas d'un "biopic" mais d'un "filmopic" d'A bout de souffle. D'emblée, par une image figée, avec les noms des protagonistes (Godard, Truffaut, Chabrol, etc...). Et là, alors que l'on pourrait être dans une reconstitution académique, le film s'anime et devient enchanteur, léger, restituant la nouvelle grammaire de cinéma que la Nouvelle Vague va déclencher. Les comédiens sont extraordinaires. Envie de revoir A bout de souffle car le film est construit en miroir de la réalisation du film. Un grand film de Linklater qui renouvelle le genre.
Un très bon film qui nous fait revivre cette époque insouciante et donne la pêche. Zoey Deutch et Guillaume Marbeck interprètent magnifiquement Jean Seberg et Jean-Luc Godard (c'est moins le cas pour Jean-Paul Belmondo qui reste inimitable...). J'ai adoré !
Plongée sur le tournage de "à bout de souffle" où l'on retrouve notamment JL Godard, JP Belmondo et surtout une Jean Seberg étonnement interprétée par Zoey Deutch. Un petit retour dans les années 50 qui fait du bien aujourd'hui.
Belle surprise : cette Nouvelle Vague apporte un grand vent de fraîcheur et d'humour. L'absence d'acteurs connus a peut-être refroidi l'attrait pour une partie du public, mais c'est justement cet excellent casting qui permet de s'immerger dans cette période culte de l'histoire du cinéma. Un très bel hommage à ces précurseurs qui ont osé et innové... bien loin de la majorité des séries éphémères et préformatées des années 2020.
Un moment très agréable qui donne envie d'aller dans les salles obscures.
Un moment très agréable qui donne envie d'aller dans les salles obscures.
, hommage à la nouvelle vague assez sympathique mais une production classique une reconstitution académique à l’inverse de la révolution artistique du mouvement. Godart est bien gentil ds ce film.
On casse les codes
Richard Linklater, réalisateur à part dans le cinéma US, réalise un film en l’honneur de ce mouvement qui a révolutionné le cinéma fin des années 50. Loin d’être un film en pamoison devant Godard et la Nouvelle Vague ; celui-ci, au travers de la reconstitution du tournage de « A bout de souffle », montre ce que fait et donc qui fait Godard. Respectueux mais prenant ses distances avec ce qui aurait pu être un biopic ronflant ; il met en avant la vision du cinéma de Godard et en quoi il prend à revers le « cinéma à papa » : peu de préparation, pas de répétition, de l’improvisation, le film se fait au montage, on filme en extérieur,… Il sort donc des studios pour être au plus près du réel par lequel il est obsédé. Le matériel ne permet pas de se fondre dans les lieux publics ; mais on bricole et on invente des astuces ; pour ceux qui ont vu « Babylon » (Damien Chazelle) ; on retrouve ce mouvement du cinéma des pionniers. Tout cela dans une ambiance enjouée voire foutraque, la réussite vaut donc surtout par la qualité des acteurs. Ce cinéma est donc fait d’accidents heureux, mais aussi de beaucoup d’approximations. On a tous en tête quelques scènes de génie de ce film ; mais on y voit aussi beaucoup de limite. Avec ce faux making off, très intelligent, on a tous les arguments pour expliquer son désamour pour cette Palme d’Or donnée à un film très brouillon et pouvoir bien expliquer pourquoi on aime ou déteste le cinéma de Godard. Les amateurs de cinéma se régaleront par contre devant le film de Linklater qui plus de parler de Godard parle de cinéma et en parle avec amour.
Un film charmant à l’esthétisme léché et à la musique jazzy élégante qui épouse son époque… Cinéphile allez y
Richard Linklater, réalisateur à part dans le cinéma US, réalise un film en l’honneur de ce mouvement qui a révolutionné le cinéma fin des années 50. Loin d’être un film en pamoison devant Godard et la Nouvelle Vague ; celui-ci, au travers de la reconstitution du tournage de « A bout de souffle », montre ce que fait et donc qui fait Godard. Respectueux mais prenant ses distances avec ce qui aurait pu être un biopic ronflant ; il met en avant la vision du cinéma de Godard et en quoi il prend à revers le « cinéma à papa » : peu de préparation, pas de répétition, de l’improvisation, le film se fait au montage, on filme en extérieur,… Il sort donc des studios pour être au plus près du réel par lequel il est obsédé. Le matériel ne permet pas de se fondre dans les lieux publics ; mais on bricole et on invente des astuces ; pour ceux qui ont vu « Babylon » (Damien Chazelle) ; on retrouve ce mouvement du cinéma des pionniers. Tout cela dans une ambiance enjouée voire foutraque, la réussite vaut donc surtout par la qualité des acteurs. Ce cinéma est donc fait d’accidents heureux, mais aussi de beaucoup d’approximations. On a tous en tête quelques scènes de génie de ce film ; mais on y voit aussi beaucoup de limite. Avec ce faux making off, très intelligent, on a tous les arguments pour expliquer son désamour pour cette Palme d’Or donnée à un film très brouillon et pouvoir bien expliquer pourquoi on aime ou déteste le cinéma de Godard. Les amateurs de cinéma se régaleront par contre devant le film de Linklater qui plus de parler de Godard parle de cinéma et en parle avec amour.
Un film charmant à l’esthétisme léché et à la musique jazzy élégante qui épouse son époque… Cinéphile allez y
L’histoire de Jean-Luc Godard, en plein tournage de son premier film « À bout de souffle ». Le film est de grande qualité, d’un point de vue de réalisation avec des images en noir et blanc mais aussi avec un scénario solide, drôle. Un hommage puissant à la vague créative du courant cinématographique révolutionnant le genre.
Une belle prouesse cinématographique , un bon rappel de l importance de cette nouvelle vague sur notre cinéma mais on ne se fait pas assez « embarquer »
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