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Andrew Person
4 abonnés
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3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Nouvelle Vague est un film franchement sympathique, porté par un vrai enthousiasme pour l’histoire du cinéma français. On sent le geste d’un fan : un élan sincère, presque juvénile, qui irrigue l’ensemble du projet. L’évocation du tournage de À Bout de Souffle se révèle fascinante et souvent bien filmée.
Mais ce regard passionné est aussi la limite du film. Les figures de la Nouvelle Vague y apparaissent édulcorées, parfois même déifiées. Le film efface leurs contradictions, leur part d’ombre, leurs angles morts.. bref, tout ce qui aurait pu donner de l’épaisseur ou un point de vue réel. On ne ressent jamais la complexité de l’époque ni la multiplicité des perspectives : tout est présenté dans un fantasme cinéphile assumé, mais un peu creux.
Un film agréable, plein d’amour, mais qui manque de densité critique pour prétendre à plus.
Un film en noir et blanc plein de couleurs merci merci beaucoup, vraiment j'ai vécu un moment de cinéma d'une autre époque superbe.... alors que nous sommes aujourd'hui.... génial le cinéma !!!!!
Même si j’aurais aimé ressentir plus d’émotions, je trouve que l’immersion est vraiment réussie, les acteurs sont bons et ça donne envie de redécouvrir le cinéma de cette époque ! On sent qu’il y a eu un gros travail de reconstitution et de recherche
Un film sublime, pétillant et attachant. Il ne s'agit pas d'un "biopic" mais d'un "filmopic" d'A bout de souffle. D'emblée, par une image figée, avec les noms des protagonistes (Godard, Truffaut, Chabrol, etc...). Et là, alors que l'on pourrait être dans une reconstitution académique, le film s'anime et devient enchanteur, léger, restituant la nouvelle grammaire de cinéma que la Nouvelle Vague va déclencher. Les comédiens sont extraordinaires. Envie de revoir A bout de souffle car le film est construit en miroir de la réalisation du film. Un grand film de Linklater qui renouvelle le genre.
Un très bon film qui nous fait revivre cette époque insouciante et donne la pêche. Zoey Deutch et Guillaume Marbeck interprètent magnifiquement Jean Seberg et Jean-Luc Godard (c'est moins le cas pour Jean-Paul Belmondo qui reste inimitable...). J'ai adoré !
Plongée sur le tournage de "à bout de souffle" où l'on retrouve notamment JL Godard, JP Belmondo et surtout une Jean Seberg étonnement interprétée par Zoey Deutch. Un petit retour dans les années 50 qui fait du bien aujourd'hui.
Belle surprise : cette Nouvelle Vague apporte un grand vent de fraîcheur et d'humour. L'absence d'acteurs connus a peut-être refroidi l'attrait pour une partie du public, mais c'est justement cet excellent casting qui permet de s'immerger dans cette période culte de l'histoire du cinéma. Un très bel hommage à ces précurseurs qui ont osé et innové... bien loin de la majorité des séries éphémères et préformatées des années 2020. Un moment très agréable qui donne envie d'aller dans les salles obscures.
, hommage à la nouvelle vague assez sympathique mais une production classique une reconstitution académique à l’inverse de la révolution artistique du mouvement. Godart est bien gentil ds ce film.
On casse les codes Richard Linklater, réalisateur à part dans le cinéma US, réalise un film en l’honneur de ce mouvement qui a révolutionné le cinéma fin des années 50. Loin d’être un film en pamoison devant Godard et la Nouvelle Vague ; celui-ci, au travers de la reconstitution du tournage de « A bout de souffle », montre ce que fait et donc qui fait Godard. Respectueux mais prenant ses distances avec ce qui aurait pu être un biopic ronflant ; il met en avant la vision du cinéma de Godard et en quoi il prend à revers le « cinéma à papa » : peu de préparation, pas de répétition, de l’improvisation, le film se fait au montage, on filme en extérieur,… Il sort donc des studios pour être au plus près du réel par lequel il est obsédé. Le matériel ne permet pas de se fondre dans les lieux publics ; mais on bricole et on invente des astuces ; pour ceux qui ont vu « Babylon » (Damien Chazelle) ; on retrouve ce mouvement du cinéma des pionniers. Tout cela dans une ambiance enjouée voire foutraque, la réussite vaut donc surtout par la qualité des acteurs. Ce cinéma est donc fait d’accidents heureux, mais aussi de beaucoup d’approximations. On a tous en tête quelques scènes de génie de ce film ; mais on y voit aussi beaucoup de limite. Avec ce faux making off, très intelligent, on a tous les arguments pour expliquer son désamour pour cette Palme d’Or donnée à un film très brouillon et pouvoir bien expliquer pourquoi on aime ou déteste le cinéma de Godard. Les amateurs de cinéma se régaleront par contre devant le film de Linklater qui plus de parler de Godard parle de cinéma et en parle avec amour. Un film charmant à l’esthétisme léché et à la musique jazzy élégante qui épouse son époque… Cinéphile allez y
L’histoire de Jean-Luc Godard, en plein tournage de son premier film « À bout de souffle ». Le film est de grande qualité, d’un point de vue de réalisation avec des images en noir et blanc mais aussi avec un scénario solide, drôle. Un hommage puissant à la vague créative du courant cinématographique révolutionnant le genre.
Une belle prouesse cinématographique , un bon rappel de l importance de cette nouvelle vague sur notre cinéma mais on ne se fait pas assez « embarquer »
Waouh ! Quel film ! Un film sur la création d'un film, en noir et blanc qui plus est, ça ne fait pas rêver. Et pourtant ! Quel magnifique hommage rendu au cinéma français par le réalisateur américain Richard Linklater ! C'est intelligent, très bien filmé, c'est une belle mise en abîme, et que dire des acteurs qui n'imitent pas, ne singent pas, mais ressemblent pourtant comme deux gouttes d'eau aux vrais Belmondo, Seberg, Truffaut ou Rivette, par la voix, le phrasé ou les attitudes. Un coup de cœur pour l'incroyable Guillaume Marbeck qui parvient même à rendre Godard sympathique dans sa folie artistique. Une très très belle surprise.
Plus qu'une explication de texte le film retrace une époque cinématographique et on s'aperçoit que son succès doit beaucoup à la performance de Jean Seberg et de Belmondo Godard serait maintenant un jeune youtuber apportant un vent de fraîcheur
Voilà une petite madeleine pour cinéphiles, pas seulement connaisseur de la Nouvelle Vague, mais surtout fans de A bout de souffle. On en peut apprécier sans connaitre le produit final. Linklater fait un travail de reconstitution remarquable, parisienne à souhait, revisite les membres éminents des Cahiers du cinéma, et donne l'occasion à une bande de nouveaux acteurs d'endosser les habits des protagonistes qui gravitaient autour des cahiers du cinéma. Plus que cette galerie de portraits, dont d'ailleurs la plupart ne font que traverser l'écran, à un tel point qu'il faille sous-titrer leurs noms, l'essentiel est de reconstituer la méthode de filmer de Godard, son absolue impréparation et les dialogues écrits le matin même dans un café. Quelle jubilation de voir le producteur s'arracher les cheveux… D'ailleurs il n'en a plus beaucoup! L'équipe de tournage ressemble à une bande de branquignoles, et pourtant quel résultat et ouverture vers de nouvelles formes dans le cinéma. Godard se plantera ultérieurement, mais ici la magie opère. Pas facile de jouer Bebel, Aubry Dullin fait de son mieux, cigarette cloué au bec, en revanche Zoey Deutch en Jean Seberg et Guillaume marbeck en Godard sont très convaincants. Il y a de purs moments d'émotion nostalgique et quand Patricia pose la question "c'est quoi dégueulasse?" voire l'improvise sur le set, on n'a pas envie que la lumière se rallume. Cinema - octobre 25
Film en noir et blanc (pellicule avec un grain superbe), dans lequel on voit Jean-Luc Godard réaliser son premier long métrage, «À bout de souffle», avec Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. Ça se passe en 1960, à Paris. Ce film est très bien réalisé, et il est vraiment instructif sur la Nouvelle Vague, période dorée de 3 ans pendant laquelle le cinéma français vit apparaître des dizaines de «premiers films».
Si je ne mets que 4 étoiles, c'est que j'aurais aimé voir explicitement en quoi les idées de Godard étaient pertinentes du point de vue artistique, mais comme aucune image du film original n'est montrée, ceux qui n'ont jamais vu «À bout de souffle» devront faire preuve d'imagination.
Un autre point un peu négatif, ce sont les réflexions de Godard sur l'art, les acteurs, la vie, et même des citations (par exemple spoiler: «Gauguin a dit que l'art, c'est soit du plagiat, soit la révolution» ). Alors certes, le réalisateur était comme ça, très cultivé, intello, mais un peu perché, semble-t-il, il est donc normal que le film le montre ainsi, mais je le précise car ça pourrait en agacer certains.
Si tant est qu'on s'intéresse à la réalisation cinéma, ou à la Nouvelle Vague, ce film est vraiment très agréable. Je l'ai même trouvé court, alors qu'il dure 1h46… Bravo!