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Rideau sur l'Écran
105 abonnés
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4,0
Publiée le 20 octobre 2025
Le nouveau film de Richard Linklater revêt les atouts d’un vrai-faux making-of plein d’allant, où l’on vibre à l’énergie d’une jeunesse cinéphile en pleine rupture avec l’académisme. Ici, le tournage de "À bout de souffle" devient le terrain d’une joyeuse réinvention, servie par de nouvelles têtes inspirées qui font vraiment plaisir à découvrir. On se laisse porter par un souffle exalté, par une drôlerie légère, et par le plaisir de voir les codes du cinéma bousculés. Le film se présente comme un portrait éblouissant d’une génération qui aura osé changer le cadre, secouer les habitudes et réinventer le langage filmique. Autant dire un bel hommage au désir de liberté. Une réussite totale.
Un exercice de style réussi tant la restitution de l'époque et des protagonistes sont réalistes. Les acteurs sont très bons en Godard, Belmondo et compagnie. On passe plutôt un bon moment mais il est à réserver à un public averti. Je ne suis pas sûr que le grand public soit conquis par un film autoréférencé sur un film d'un cinéaste précis. C'est surtout pour les cinéphiles. Au final c'est assez vain.
Infiniment heureux d'avoir pu enfin voir un film de Linklater en salle, au moment de sa sortie !
Cinéaste comme nul autre, son style est un véritable pas de côté, une invitation à ressentir le temps et voir le monde dans sa complexité (fascination intacte pour Boyhood !)
Sa Nouvelle Vague est une expérience unique, aussi didactique que captivante, parcourue d'anecdotes délicieuses et de traits d'humour éclatants.
Les acteurs sont grisants de justesse dans leurs rôles respectifs.
In fine, on sort de la séance avec l’impression d’avoir assisté incognito à un tournant décisif de l’histoire du cinéma, en s’étant faufilé par le trou de la serrure.
L’imprévisible et toujours innovant Richard Linklater s’essaie ici au film sur un tournage de film, concept qui pourrait être un sous-genre en soi. Entre ceux qui racontent des tournages imaginaires comme le très drôle « Bowfinger, roi d’Hollywood » ou le culte « Ça tourne à Manhattan », ou les faux documentaires et found-footage comme « Le projet Blair Witch », les exemples sont légion Là-dedans se niche également ceux narrant les coulisses de vrais films comme l’a fait récemment le pénible « Mank » de David Fincher ou de manière satirique l’excellent « The Disaster Artist » qui revient sur le tournage de l’un des pires films du cinéma devenu objet de vénération avec le temps, « Room ». Avec « Nouvelle vague » on est dans cette catégorie, Linklater entreprend la tâche ô combien ambitieuse de montrer la genèse d’un monument du cinéma d’auteur français, le fameux « À bout de souffle » de Godard, qui révolutionna le septième art à l’époque et initia en partie la mode de la Nouvelle Vague donc. Plus qu’un film sur un tournage, il encapsule ici tout un mouvement artistique et ses instigateurs ainsi qu’une période révolue du cinéma.
Ambitieux exercice de style, « Nouvelle Vague » nous sublime par ses partis pris esthétiques aussi risqués qu’évidents. Le format carré, le magnifique noir et blanc et le grain de l’image avec saut de pellicule nous fait vraiment retourner à cette époque. L’effet Madeleine de Proust cinéphile est instantané et indéniable et, sur ce point, Linklater a vraiment réussi son pari. Il transporte le spectateur cinéphile à une époque rêvée qui a marqué au fer rouge non seulement le cinéma français mais aussi le cinéma international. Le long-métrage passe à une vitesse folle et nous fait revivre des moments certes recréés mais capitaux dans le tournage d’une œuvre tutélaire qui ne le savait pas encore. Il y a une belle énergie qui conduit ce film pétillant où les bons mots s’enchaînent comme chez Audiard, où on sourit beaucoup, où on se régale d’anecdotes amusantes et où les plus grandes gueules du cinéma français de l’époque apparaissent. Aussi bien hommage que film musée, selon l’humeur et comment on l’appréhende, on assiste à quelque chose de rare.
Néanmoins, le problème de « Nouvelle Vague » est aussi un peu sa qualité première : on est clairement et simplement dans l’exercice de style pur. Et tout ce déballage fétichiste pourra sembler parfois futile et sans véritable boussole narrative. L’accumulation de personnages secondaires, souvent inutiles, juste pour le plaisir du clin d’œil cinéphile finit par fatiguer comme si Linklater voulait faire défiler le plus de noms connus possible. Et ces coulisses de tournage sont sporadiquement ennuyantes selon l’intérêt de la vignette du moment. On apprécie les acteurs inconnus même si parfois on frôle l’imitation grossière. Enfin, il faut préciser que pour les gens n’ayant pas vu « À bout de souffle » et les non-cinéphiles, il est fort possible que ce long-métrage peu commun les laisse sur le bord de la route. C’est même quasi certain. La note d’intention est donc tenue mais le résultat n’ira pas chercher beaucoup plus qu’un public de niche.
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Nous n'avions pas vu le film de GODARD tout simplement car nous étions trop jeunes en 1959. Cela nous a gêné mais cet espèce d'encensement de GODARD qui ne respecte rien et personne nous a semblé insupportable même si nous savons que certains cinéphiles vénèrent le film et le personnage. Mais cela tourne a un narcissisme gênant. 60 ans après "La nouvelle vague" apparait comme une escroquerie intellectuelle dirigée contre la bourgeoisie et les classes dominantes. Et le tabagisme partout et toujours nous a semblé complètement ringard.
Un film frais et plein de candeur. Dommage que le film ne mentionne pas le montage d'à bout de souffle qui est une pièce maitresse dans la réussite du film. Pas convaincue par l'acteur qui joue Belmondo.
Le parti pris du réalisateur de Before... Sunset, ...Sunrise...est d'une facture quasiment implacable et impossible à dénoncer : . Le traitement de l'image sera un ratio de l'époque (4/3), en Noir et blanc et il possédera même les imperfections de l'époque (brûlures de cigarettes en haut de l'image, mini grain de ci de là mais ça reste anecdotique !), juste ce qu'il faut pour que nous y croyons !!! Il y a bcp de personnages et il est bien d'avoir les références (de Rohmer, Rivette, Bresson, Melville à Beauregard...)ou non car c'est multi anecdotique et c'est génial pour celà, même ceux qui ne sont pas de grands fanatiques de Godard, moi perso, je me suis régalé et les acteurs sont bluffants. J'y retournerai un bandeau sur les yeux !
Un film qui raconte une page d'histoire du cinéma Reconstitution d'une époque extraordinaire où l'envie du changement dépasse les conventions J'ai trouvé les acteurs criants de vérité Pour les nouvelles générations c'est l'occasion de voir la genèse d'une génération de réalisateurs et d'acteurs qui ont marqué l'histoire du cinéma français
J’ai vu « A bout de souffle » quelques jours avant « Nouvelle Vague », et cela m’avait laissé perplexe. « Nouvelle Vague » a été du coup une révélation, et m’a permis a posteriori de mieux comprendre « A bout de souffle ». L’épisode du podcast de France Inter « On aura tout vu » consacré à « Nouvelle Vague » est un complément très utile à ces deux films.
Le film donne à vivre dans un beau noir et blanc la genèse d'un film emblématique de la Nouvelle Vaguew mais plus que ça, c'est une belle introduction à l'univers, à la pensée et à l'esthétique de Godard. Il donne aussi à vivre un Paris des 60's sans nostalgie... Je regrette des dialogues un peu trop écrits et quelques acteurs un peu en dessous, mais le film réussit à donner envie de (re) voir les films de JLG
Pour paraphraser l’une des toutes premières scènes de ce film hommage que j’ai trouvé franchement aussi irrespectueux qu’irrespirable je dirais que la grande poussière sans saveur de ce cinéma dit de ‘la nouvelle vague´ recouvre d’un voile déchiré qui se veut poétique et intellectuel le vrai grand cinéma classique, puis moderne et contemporain. Ici le réalisateur révèle sur la base unique du seul film du film de jean-Luc Godard « À bout de souffle » un genre «nouvelle vague » qui n’est qu’une esquisse d’un genre cinématographique n’ayant jamais vraiment trouvé de vrai public, un cinéma assez fumant, pseudo-intello et border-line certes interessant , mais qui au final restera toujours peu convaincant et qui s’opposera constamment au vrai grand cinéma surprenant, haletant, populaire et généreux. Enfin détail qui m’a vraiment gêné : si le réalisateur avait pu faire fumer les arbres dans son film : il l’aurait fait. En effet tous les acteurs fument comme de vrais drogués du début à la fin, on en a des hauts-le-coeur en sortant de la salle. Bref je n’ai pas aimé ce film et les jeux d’acteurs m’ont paru bien trop éloignés de leurs modèles pour m’emballer.
Épatant. A revoir même, tant le film est riche en dialogues de l’ histoire de la nouvelle vague du cinéma...La realisation rythmée à la Godard donne envie de voir ou revoir " A bout de souffle ", le film emblématique de cette période! Bravo!
Avec ce film passionnant, drôle et rythmé, Richard Linklater ( déjà auteur du remarquable "Boyhood "), nous rappelle que la personnalité complexe de Godard ne se résume peut-être pas au "génie fabriqué et auto proclamé " que l'on croit, mais qu'elle est à la source d'au moins deux idées fortement originales, l'une pre-tournage d'"A bout de souffle ", l'autre "post tournage" : celle consistant à employer Raoul Coutard comme chef opérateur, puis celle consistant, au montage, à couper "à l'intérieur des scènes ".
J’ai mis 5 étoiles car objectivement je pense que ce film est admirablement fait…!et doit être un moment absolument jouissif pour tout admirateur de la nouvelle vague. Pour les autres dont je fais partie, …. Cela s’est avéré long , très long …. Donc en résumé il s’agit d un film à l’image du thème qu’il traite : brillant mais tellement ennuyeux ….