Nouvelle Vague
Note moyenne
3,9
2400 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

250 critiques spectateurs

5
29 critiques
4
110 critiques
3
76 critiques
2
26 critiques
1
8 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cyril Desfontaines
Cyril Desfontaines

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2025
Film exceptionnel sous tous les aspects. L'ambiance de l'époque est superbement rendue, le casting plus vrai que nature, le rythme incroyable, l'image superbe. Un chef d'oeuvre pour un chef d'oeuvre.
Lenny
Lenny

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2025
Sympa. Nouvelle vague de Linklater est un film sympa. On y apprends pas grands choses sur la Nouvelle Vague ou sur Godart. Pas si grave en vrai, mais ducoup je comprends pas vraiment l’intérêt du film. Choisir Godart, le tournage de « À bout de souffle », pourquoi ?
Pourquoi ne pas avoir juste fait un film sur un tournage de cinéma un peu fait maison si c’est pour aseptisé autant ce qu’était un tournage de cinéma ou même Godart. Ce dernier est, dans le film, parfaitement maître de tout ce pourquoi il sera reconnu bien plus tard, des le premier jour de tournage ? Curieux. J’ai quand même bien aimé les apparitions récurrentes de légende du cinéma même si on fini souvent par être dans un côté un peu « musée » et « fun fact ». Au final, j’ai pas passé un horrible moment mais j’ai quand même regarder l’heure à plusieurs reprises . Point positif pour la meilleur scène à mes yeux, la scène où ils refont la mort de Belmondo, mais cette fois-ci cadré de l’autre côté (dans à bout de souffle on suit de dos belmondo en travelling avant, ici c’est de face en travelling arrière) voir « Belmondo » rassurer les passants qui s’inquiète en disant que ce n’est qu’un film, j’ai beaucoup aimé ce moment.
Hormis ça, j’avoue que Godart est trop loin de l’image qu’a voulu lui donner Linklater, et je dit ça en étant vraiment loin des érudits qui connaissent tout Godart par cœur, mais du peu que j’en sait, le Godart de Linklater a un côté « adoucit pour les enfants » comme s’il fallait à tout prix effacer tout les défauts d’une légendes pour en conserver un souvenir irréprochable. Loin de fustiger Godart pour qui j’ai une grande sympathie, mais j’entends par la que vouloir restituer un homme ou une femme sans toute sa nuance et sa complexité c’est comme vouloir parler de la beauté du football sans évoquer Neymar.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 octobre 2025
Film passionnant sur la naissance d’un film mythique du cinéma mais aussi sur toute cette génération qu’on se plaît à voir sous les traits d’autres acteurs : Truffaut, Chabrol (très réussi), Varda, Demy et évidemment Godard excellemment joué.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 652 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2025
Mise en abyme d’un making off

C’est vous dire si l’américain Richard Linklater, que j’avais découvert comme beaucoup en 2014 – et depuis pas grand-chose à se mettre sous la dent -, avec son très ambitieux Boyhood, était attendu au tournant. En effet, il revient sur nos écrans avec un film français qui parle de la grande Histoire du cinéma français. Ceci est l’histoire de Godard tournant « À bout de souffle », racontée dans le style et l’esprit de Godard tournant « À bout de souffle ». 106 minutes très ambitieuses, très enlevées et passionnantes à plus d’un titre, qui raviront les admirateurs de cette époque, des grands noms des Cahiers du Cinéma et d’une révolution dans la manière de concevoir le 7ème Art. Les autres, par contre, resteront sur le bord du chemin.
Moteur Raoul – Ça tourne Jean-Luc… Comme un gimmick qui balise ce film qui n’est autre que le biopic d’un tournage. Peut-être un des plus fous de l’histoire du cinéma. Linklater s’amuse comme Godard, il ne cherche pas à sonder l’homme, par ailleurs insondable, il préfère sourire de ses sempiternelles citations, de ses aphorismes, de ce qui parle du court métrage comme de l’anti-cinéma alors qu’il en fera des tonnes, qui navigue à vue et rend fous ceux qui l’ont suivi dans cette folle aventure. Cet OVNI, plein d’admiration sonne juste comme un Merci pour tout !, empli de tendresse et de fraîcheur. Cela dit, ce film iconoclaste ne nécessite pas de connaître le chef d’œuvre de Godard, car c’est avant tout un film sur la passion du cinéma dans ce qu’elle a de plus ingénue, sur la jeunesse, merveilleux âge de l’insouciance et de l’insolence. Il évite aussi d’idéaliser la figure du démiurge, et injecte une forme d’humour léger et virevoltant autour d’un tournage pas comme les autres d’un film pas comme les autres. Bref, un biopic pas comme les autres.
En n’engageant aucun visage réellement identifié ni aucun nom bankable, Linklater réussit un coup de maître. Car, les Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin, Matthieu Penchinat et consorts, qui sont au demeurant tous excellents, évitent le piège souvent tendu dans ce genre de production, que l’on voit l’acteur jouer un homme ou une femme célèbre- cf Roschdy Zem dans la peau de Montand, tout récemment -. Voilà un des très bons films de l’année, un faux biopic qui nous explique comment Godard est devenu Godard. Une euphorisante déclaration d’amour au cinéma, grand oublié du dernier Festival de Cannes.
YOUENNNN
YOUENNNN

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
On pourrait peut être lui reprocher un certain élitisme ? Avec beaucoup de références, de citations et d'historiographie, peut être aussi une certaine inégalité chez les acteurs et dans certains dialogues ?

Mais quel régal, ce film respire le cinéma et invoque ce que Godard maitrisait tant, rendre immortelle la spontanéité.
Bruno
Bruno

36 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2025
Film sans rythme qui romance le tournage de "À bout de souffle " en 1959. Je me suis très vite ennuyé...
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2025
Je comprends tout à fait la joie des amoureux du cinéma de Godard d'avoir l'impression d'assister au tournage de "A bout de souffle". Mais au delà de ça, c'est un film anecdotique sans aucun autre intérêt, à part celui mentionné ci-dessus.
ffred

2 001 abonnés 4 315 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
Nouveau film tourné en français et entièrement à Paris par Richard Linklater, le talentueux réalisateur de Boyhood et de la trilogie Before. Ici, il s’attaque à un sujet qui lui tient à cœur : la Nouvelle Vague. Le film ne parlera pas à tout le monde. Ceux qui ne connaissent pas bien cette période du cinéma français, ni les réalisateurs ou acteurs évoqués (ayant tous existé), risquent de s’ennuyer rapidement. Mais pour les autres, c’est un vrai plaisir. Tout est soigné : mise en scène stylée, direction artistique magnifique pour évocation de la fin des années 50 magnifique avec une photo noir et blanc somptueuse, interprétation solide (que des inconnus), et scénario truffé d’anecdotes et de références. C’est un peu anecdotique, parfois vain ou bavard, mais toujours élégant et plein de charme. Un film délicieusement mélancolique, qui rend un bel hommage au cinéma, et qui ravira surtout les cinéphiles. Moi, j’ai passé un très bon moment.
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Qui est le film ?
Avec Nouvelle Vague, Richard Linklater s’aventure sur un terrain inattendu : celui de la reconstitution d’un moment fondateur de l’histoire du cinéma, la naissance d’À bout de souffle. Là où d’autres auraient choisi la biographie ou l’hommage muséal, Linklater invente un faux making-of, une fiction documentaire qui observe la révolution godardienne comme un travail collectif, bricolé, presque accidentel. Le film promet donc autant une célébration qu’une enquête : comment une légende se fabrique-t-elle, et que reste-t-il de sa charge subversive lorsqu’on la rejoue aujourd’hui ?

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet est clair. Plutôt que de sacraliser l’instant génial, Linklater s’intéresse à la mécanique, aux coulisses, aux gestes minuscules qui, mis bout à bout, produisent une rupture esthétique. La tension principale du film réside dans ce paradoxe : comment filmer une révolution passée sans la figer ? Comment transmettre l’énergie d’un geste radical sans le réduire à une formule ?

Par quels moyens ?
Linklater opère un double mouvement : il copie (ratio , noir et blanc façon Coutard, quelques cadres iconiques) pour que la référence soit lisible, mais il refuse la répétition servile. La mise en scène « peu audacieuse » est en réalité une malice calculée : en n’usurpant pas les jumps cuts, en évitant la transgression plastique gratuite, il restitue l’effet originel de rupture sans l’aseptiser. Linklater préfère l’arrière-boutique du miracle (les disputes d’équipe, les trocs d’accessoires, la logistique improvisée) et c’est là que naît la vraie poésie du film.

Godard, dans sa pratique, tisse un patchwork d’emprunts. Linklater reprend cette idée comme principe dramaturgique. Nouvelle Vague ne cherche pas à retrouver une « pensée godardienne » (impossible et déplacé) ; il illustre la mécanique collective où influence = matière première. Cette lecture déconstruit la mystique de l’aura d’auteur : la révolution esthétique est un travail d’atelier, social et contaminant. C’est précisément ce que Linklater célèbre : la porosité entre plagiat et invention, la zone grise où naissent les innovations.

Plutôt que musée, Linklater propose un conservatoire vivant. Les scènes au Café de Flore, dans les bureaux des Cahiers, ou sur le plateau sont pédagogiques sans être scolaires. Elles enseignent par la comédie, le babil, la distraction. Le film devient un cours accéléré d’histoire du cinéma, mais aussi un manuel d’atelier qui dit : « voilà comment on fait (ou ne fait pas) un film ». C’est un acte de transmission qui valorise l’apprentissage par l’expérience et l’humour plutôt que la leçon.

La direction d’acteurs est sans doute la réussite la plus manifeste. Choisir des interprètes « ressemblants » et les pousser à ne pas imiter servilement mais à performer une époque rend la reconstitution vivante. Guillaume Marbeck (Godard) et Zoey Deutch (Jean Seberg) ne font pas de l’imitation-musée ; ils rendent la performativité du rôle. Godard est une construction (aphorismes, lunettes, posture) et Linklater montre cette construction à l’œuvre, sans la mystifier. Zoey Deutch, en particulier, illumine : Seberg n’est pas idolâtrée mais incarnée comme actrice prise entre projet artistique et vertige intime.

Une œuvre majeure tient parfois à la classe d’acteurs qui acceptent de bricoler, à la communauté qui se serre les coudes. Linklater filme le tournage comme un communisme d’objets et d’idées. Le « miracle » n’est pas l’inspiration divine mais l’économie de débrouille, terrain parfaitement compatible avec la figure des Cahiers qui voulait « réinventer le cinéma » à coups de mauvaises conditions et de passion.

Linklater est aussi un touriste respectueux. Mais ce « tourisme » est paradoxalement productif. Son regard américain n’est pas seulement celui d’un fan ; il interroge la fabrication du mythe et, par contraste, l’ordinaire qui le rend possible. Cette distance permet au film d’éviter la révérence figée. Pourtant, une question demeure : le geste n’efface-t-il pas la complexité politique de l’époque (décolonisation, genre, sexualité) ? Linklater choisit la légèreté comme tactique. Ce choix a ses limites: certains pourront lui reprocher une historicité trop douce, une absence d’aigreur.

Le parti-pris formel le plus intelligent est peut-être cette idée du contrechamp-historique : donner la « tridimensionnalité » aux plans mythiques en montrant ce qui se tenait hors-champ. Plutôt que refaire le jump cut, Linklater nous montre la main qui l’a bricolé, le dialogue qui l’a engendré, le café où la décision a été prise. Cela déconstruit la mythologie d’un geste isolé et replace la création dans une écologie d’acteurs et de circonstances.

Où me situer ?
Linklater réussit à transmettre une énergie, une joie de filmer, sans tomber dans la muséification. Sa pédagogie est précieuse, surtout pour un spectateur qui découvre la Nouvelle Vague. Cependant, le film peut paraître trop affable face à la dimension politique plus dure de l’époque (les combats de la Nouvelle Vague coïncident avec des moments historiques qu’on pourrait creuser davantage). En refusant la mise en scène radicale, Linklater prend le risque d’adoucir Godard, et certains spectateurs y verront une forme d’incomplétude critique.

Quelle lecture en tirer ?
Nouvelle Vague fonctionne comme un manifeste soft : le cinéma se réinvente dans les interstices, par le collectif, l’erreur et la débrouille plutôt que par le coup d’État esthétique. Linklater n’écrase pas Godard, il le remet en chantier.
mancelos
mancelos

1 abonné 63 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2025
Un petit bijou. Un immense plaisir jouissif. Des acteurs formidables en particulier l’interprète de Godard. Ça donne envie de revoir À bout de souffle. Ce que je n’ai pas manqué de faire en rentrant. Et la comparaison est tout à l’avantage du film sur le tournage.
Craoux
Craoux

40 abonnés 328 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2025
J'imaginais aller voir un "presque" documentaire et, sur ce point au moins, j'ai trouvé que le contrat était rempli. J'avoue ne pas avoir été très intéressé par cette évocation d'une liberté foutraque tant de ton que du regard caractérisant ce chantre de la "nouvelle vague". N'ai pas honte d'avouer que j'ai été beaucoup plus scotché par la qualité de la prise de photo, en noir et blanc. Le mix entre les photos d'époque et la reconstitution (années 59 et60) est parfaitement réussi. Pour revenir au sujet, donc à JL Godard et à sa vision d'une réalisation en rupture avec les codes de son époque, alors là, oui, je suis véritablement resté à quai. À aucun moment, cette tentative de témoignage filmé sur ce qu'aurait pu être le tournage de "À bout de souffle" ne m'a concerné. J'entends bien que Godard aurait, voire a certainement cassé les codes de la réalisation ciné de son époque (désolé pour la redite), mais, est-ce pour autant que la copie rendue par son réalisateur mérite d'être notée genre " A +++ " ! Ce "documentaire" n'apporte pas de mise en perspective suffisamment éclairante et compréhensible sur le talent qui a été, qui est reconnu à Godard. Il manque notamment de la "chaleur" humaine. Je suis sorti de la salle en restant sur ma faim, regrettant un rendu au format trop "papier glacé". Sans âme. PS : l'acteur incarnant Godard est épatant.
para.llaxe
para.llaxe

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2025
Nouvelle Vague de Richard Linklater propose une immersion dans le Paris de 1959 et les débuts de Jean-Luc Godard en tant que réalisateur. Grâce à un jeu d’acteur parfaitement maitrisé, il nous emmène dans les coulisses d’À bout de souffle comme si on y était. Un Godard ambitieux et novateur nous est dépeint, mais sans l’idéaliser non plus.

Ce film plaira aux cinéphiles, mais se veut avant tout ouvert au grand public. Les personnages nous sont présentés afin de nous guider dans l’univers bouillonnant du cinéma français. Si l’histoire est sans doute un peu fantasmée, c’est surtout pour l’atmosphère très positive et jazzy, accentuée par le noir et blanc et le format 4/3, que je recommanderais ce film.

Par ailleurs, le fait d’être derrière la caméra, avec le réalisateur, est une expérience très plaisante. Si vous n’avez pas vu À bout de souffle, je vous conseille de le revoir avant d’aller en salle : cela vous permettra de mieux cerner toutes les références qui y sont faites. 

J’ai passé un très bon moment, mais le côté un peu « exposition » ne permet pas de ressentir des émotions qui marquent durablement. Un avertissement : si vous arrêtez de fumer, n’allez pas voir le film tout de suite… 
VILLE.G
VILLE.G

79 abonnés 814 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2025
Très surprenant ! Malgré quelques tirades un peu « forcées » le film est particulièrement bien ficelé, joué et réalisé. L’ambiance de l’époque est très bien rendue. Ça donne très envie de revoir « à bout de souffle ».
Patjob
Patjob

45 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2025
C’est un plaisir cinéphile que de voir à l’écran tant de réalisateurs du cinéma Français de la fin des années 50. Les membres de la « nouvelle vague » bien sûr (Godard, Truffaut, Chabrol, Rohmer, Rivette, Resnais, Coutard, Demy, Varda, …), mais aussi Melville et Bresson, plus le maître Italien Rossellini. Sans oublier les acteurs de « A bout de souffle », Belmondo et Seberg. Le casting a dû être compliqué pour trouver des sosies assez convaincants de tous ces personnages. Au-delà des visages, le film fait surtout comprendre et ressentir l’esprit du mouvement animé par les (ex) critiques des Cahiers du cinéma. Et l’application de ses principes, nous faisant suivre pas à pas le tournage (pour l’apprécier, il est préférable d’avoir vu le film en question) novateur du premier film de Godard (que le film mythifie exagérément peut-être).
Willard_S
Willard_S

30 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Linklater livre sa version fantasmée de ce qu'aurait pu être le making-of d'"A bout de Souffle" et réussit l'exploit de rendre Jean-Luc Godard presque sympathique. Le film est très didactique si bien qu'ont peut l'apprécier même sans ayant vu celui de 1960. De plus, les acteurs livrent une belle prestation et sont tous inconnus, ce qui amène une vraie fraîcheur.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse