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Olivier Lange
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1,5
Publiée le 11 avril 2026
Malgré une reconstitution visuelle irréprochable et un casting de jeunes acteurs techniquement bluffant, cette Nouvelle Vague de Linklater m'a laissé de marbre. Le film souffre d'un paradoxe majeur : il veut célébrer la liberté et l'arrogance de Godard à travers une minutie obsessionnelle et un académisme qui finissent par l'étouffer.
On assiste à un déroulement de scènes certes esthétiques, mais sans aucun enjeu dramatique. Au bout de dix minutes, le côté 'bande de copains sympathiques' tourne en boucle et le film sombre dans une monotonie superficielle. À force de vouloir être fidèle au mythe, Linklater livre une copie appliquée, mais cliniquement morte, qui manque cruellement de la sève et du danger de l'original. Un bel objet de musée, mais d'un ennui assez abyssal.
Très bon casting, belles images. Le film réussit une belle reconstitution historique, et montre au spectateur la genèse de la nouvelle vague. Il donne bien sûr envie de voir A bout de souffle. Il reste cependant un peu lent et scolaire pour prétendre être un grand film.
Sympa de reconstituer cette époque et la bande des cahiers du cinéma, avec des acteurs ressemblants et crédibles mais j'ai trouvé, globalement le film ennuyeux et sans grand intérêt.
Un grand bravo d’oser sortir un film en noir et blanc sur un sujet confidentiel, destiné aux cinéphiles : la Nouvelle Vague et la fabrication de l’un de ses films phares, avec uniquement des acteurs inconnus.
Non seulement on prend beaucoup de plaisir à le voir et à reconnaître les nombreux protagonistes de l’époque — le travail de casting est fabuleux, les ressemblances sont quasi parfaites (ce qui est rare) — mais il est aussi assez jouissif de se dire que, dans un paysage de fiction française où, comme le pointe très justement Télérama, il est habituel de faire tourner les mêmes acteurs et de voir très, très souvent les mêmes visages, n’en déplaise à Gilles Lellouche (cf. une interview à C à Vous), un réalisateur américain est visiblement le seul cinéaste à s’emparer du cinéma français et à faire émerger un nouvel acteur très talentueux qui, je l’espère, aura une belle carrière. Donc un énorme bravo aux acteurs, particulièrement aux interprètes de Jean Seberg et de JP Belmondo ! Le travail sur l'image est aussi une très belle réussite. On passe vraiment un moment très sympathique
Sans connaître le cinéma de Jean-Luc Godard, cela me semble compliqué d’être pris par le film, malgré son charme indéniable et ses notes d’humour. Je ne me suis pas vraiment laissée convaincre par le jeu d'acteur de Guilllaume Marbeck, mais je termine quand même Nouvelle Vague avec l'envie de regarder À bout de souffle !
Paris, 1959. Une caméra, trop peu d’argent, trop d’idées. Un type en lunettes noires qui ne sait pas encore qu’il va changer le cinéma : Jean-Luc Godard.
Richard Linklater ne surligne rien. Il suit le mouvement. Il filme l’élan. Les corps avant la légende. Les gestes avant l’Histoire. Le tournage d’À bout de souffle devient une zone vivante, instable, drôle, tendue, électrique. Ça improvise. Ça se plante. Ça ose. Et parfois, sans prévenir, ça touche juste.
Pas de musée. Pas de révérence. Juste la jeunesse qui cherche sa forme. Juste le cinéma en train de naître, fragile et magnifique.
Nouvelle Vague est court, nerveux, vibrant. Un film qui ne raconte pas un mythe. Il le fait respirer.
Film qui a reçu le plus de Césars en 2026, j'ai vu Nouvelle Vague.
Ce film est un bel hommage à la nouvelle vague, à Jean-Luc Godard et surtout au film : "A bout de souffle" de ce dernier.
Graphiquement il est très beau, en noir et blanc bien sûr en référence au film original et le montage est très sympa.
On pourrait croire à un film chiant, long pour "cinéphiles confirmé" mais loin de là il est assez court et passionnant même pour quelqu'un comme moi qui n'a vu aucun film de cette époque.
Guillaume Mabreck joue excellement bien, il incarne à la perfection J-L Godard alors que c'est son premier film !
Certains diront qu'ils ont mal représenté cette légende du cinéma, personnellement, je n'ai pas trouvé le mal dans ce film.
Peut-être que l'on peut regretter le manque d'initiative et notamment le fait que ce soit un peu le contraire du cinéma de Godard. Dans ce film, l'esthétique est léchée presque même trop parfait alors que c'est le contraire de la mentalité de Godard.
Bref ce film mérite les prix selon moi. Dommage que le réalisateur soit américain sinon je suis sûr qu'il aurait gagné plus de prix.
Ce film fait du bien au moral. C'est une ode à l'audace et à la création. Les dialogues sont pétillants, aucun mot n'est laissé au hasard. Joli jeu d'acteurs bluffants, on se croit vraiment dans le Paris de la fin des années 50. Ce film donne envie de gaieté et de légèreté. Et que cela fait du bien !
être un génie et un être difficilena gérer , est-ce possible ? Ce film montre que Oui ! magnifique film sur la création d'un chef-d'oeuvre, beau jeu d'acteurs, on rit, agréable film à voir, et Beau jeu d'acteurs
Le film de Jean-Luc Godard À Bout de Souffle est sorti il y a plus de soixante-cinq ans et ne parlera qu’aux cinéphiles érudits. Ce long-métrage a marqué l’histoire du cinéma, dans la période dite de la nouvelle vague, et Richard Linklater nous propose de nous replonger dans la fabrication du film en simulant une sorte de making-of ultra réaliste, comme s’il avait été tourné à l’époque. Le tour de force visuel et donc technique est remarquable. Les reconstitutions sont tellement épatantes que, lorsque le réalisateur inclus des images d’époque, on ne perçoit pas la différence avec celles tournées récemment. Le noir et blanc, le format de l’image et son grain, tout y est ! On est aussi projeté dans les rues de Paris en 1959 de manière assez bluffante. Et puis surtout, pour les amateurs de la fabrication des films, on découvre les coulisses de la production et de la réalisation du long-métrage, avec tous les choix, à la fois improbables et terriblement innovants, que Godard avait mis en œuvre dans sa toute première réalisation. Cette mise en abîme s’avère captivante, et n’est pas sans nous rappeler ce que nous avait proposé Michel Hazanavicius avec The Artist, dans une époque encore plus éloignée. Richard Linklater a aussi eu l’audace de confier les premiers rôles à deux acteurs novices, bien évidemment totalement inconnus, Aubry Dullin dans le rôle de Belmondo et Guillaume Marbeck dans le rôle de Jean-Luc Godard. Ce dernier réalise une prestation parfaite ! Il est drôle et iconoclaste. Il a tout Godard, l’accent, la gestuelle et l’audace. C’est clairement la révélation et le coup de cœur de ce film qui reste, malgré tout, réservé à un public averti.
Sympa, à regarder, le réalisateur nous offre une reconstitution, plutôt réussie, le casting est excellent et contribue à la ressemblance bluffante des personnages fictifs au réel ! Et Guillaume Malbeck incarne parfaitement Jean-Luc Godard !
Le montage est lui aussi sympa avec l’introduction écrite des protagonistes ! Un film qui rend hommage à une époque, à des humains et à un certain moment de l’art ! Le film dégage aussi cette vibe chaotique, qu’a À bout de souffle !
Mettant la lumière sur la liberté et l’audace dans l’art !
Quelle époque où l’ont croisait tant de grands cinéastes qui allaient révolutionner le cinéma. Magnifique noir et blanc et superbes comédiens, surtout Godart. On s’amuse avec nostalgie. Une réussite.
Commencer le cinéma de Richard Linklater par ce film, n'est peut-être pas la meilleure porte ouverte. Néanmoins, j'ai été très curieux par ce film, tant par sa proposition. Et j'en ressors satisfait !
Alors oui, je vois les défauts : Même si les interprétations sont vraiment impressionnantes, le personnage de Jean Luc Godard, (pour ne citer que lui) tombe beaucoup dans le cliché, représentant un artiste "différent" de cette Nouvelle Vague. C'était vraiment le cas, mais au final, on ne ressent pas vraiment ce qu'est le Cinéma de Godard à proprement parler.
Néanmoins, Linklater s'amuse, à sa manière, de nous immerger dans la Nouvelle Vague française, avec beaucoup de joie et de transparence. Juste sur ce point là, c'est génial à suivre.
La colorimétrie rend le film magnifique : ce noir et blanc est génial ; certains plans sont dingues et le côté making off du film " A bout du souffle" est vachement prenant à regarder.