Nouvelle Vague
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2026
Avec Nouvelle Vague, Richard Linklater s’attaque à un mythe cinéphile en adoptant une approche réflexive sur la création et l’héritage du cinéma français. Le film séduit par ses dialogues et sa capacité à capter des instants de pensée, fidèles à la sensibilité du cinéaste. Pourtant, cette dimension méta peut parfois tourner à l’exercice de style, plus conceptuel qu’incarné. Linklater privilégie la parole et la référence au détriment d’une véritable dynamique dramatique. Reste une œuvre intéressante et stimulante, mais dont la portée émotionnelle demeure en retrait.
Fêtons le cinéma

871 abonnés 3 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2026
Nouvelle Vague porte parfaitement son titre. Fixé sur un mouvement artistique rigoureusement daté et archivé. Raccordé à cet élan de nouveauté qui, chez le spectateur connaisseur et critique, produit un émerveillement de chaque plan : le passé ainsi ramené à la vie, au présent donc, ouvre sur une infinité de futurs à l’instar de l’art du montage tel que défini par Jean-Luc Godard lui-même – citation encadrant le présent long métrage. Richard Linklater se fait alchimiste et convertit des images anciennes en matière d’une vigueur laissée intacte et retrouvée ; on s’amusera d’ailleurs du paradoxe qu’un cinéaste aguerri et âgé de soixante-cinq ans au moment de la sortie de son œuvre s’attache à une période à valeur de pouponnière de cinéastes en devenir, cent soixante-deux selon le dernier texte précédant le générique de clausule. Situé à la croisée du faux documentaire, du reportage sur des artistes et de la comédie de caractères, le film adopte avec virtuosité la simplicité et l’authenticité tant recherchée par Godard à partir de dispositifs et d’artifices précis.
Leonora
Leonora

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2026
L’histoire présente les réalisateurs Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer et Jacques Rivette comme les cinq pères du mouvement cinématographique, surnommé la Nouvelle Vague. Ils avaient tous commencé leurs carrières comme critiques de cinéma aux Cahiers du Cinéma. C’est-à-dire qu’ils analysaient les films en profondeur avant de les réaliser eux-mêmes.

Ces cinq icônes figurent dans le nouveau film Nouvelle Vague de Richard Linklater (Avant l’aube, Boyhood), dans lequel il s’agit du tournage du film célèbre À bout de souffle (1960) de Godard. J’ai lu quelque part que Nouvelle Vague est un hommage au mouvement et, plus spécifiquement, un amuse-bouche du travail fondateur de Godard. Je rejoins complètement cette perspective. Soixante-cinq ans après sa sortie, À bout de souffle est toujours considéré comme une œuvre classique du genre et celle que tous les cinéastes en herbe doivent étudier. Mais en 1959, À bout de souffle, qui est basé sur un résumé narratif écrit par Truffaut, dont la source était un article tiré d’un journal de 1952 au sujet d’un criminel, représentait le premier long métrage pour Godard, qui a seulement réalisé des documentaires à cette époque-là.

Nouvelle Vague capte très bien les sentiments de Godard en 1959, qui croyait que ses anciens collaborateurs des Cahiers du Cinéma l’avaient déjà dépassé et, par conséquent, il désirait les rattraper. Linklater dépeint effectivement l’environnement concurrentiel qui poussait Godard à créer une œuvre sans pareille. Il a décidé de filmer Nouvelle Vague en noir et blanc pour créer une synergie avec À bout de souffle. Il illustre l’intrigue de celui-ci, une liaison entre Michel, un criminel français qui a tué un policier (Jean-Paul Belmondo), et Patricia, une jeune journaliste américaine et étudiante à la Sorbonne (Jean Seberg). Nouvelle Vague reconstitue les scènes clés du film de Godard afin que les spectateurs puissent s’immerger dans l’histoire du tournage. À mon avis, il est nécessaire de regarder le film de Godard pour vraiment comprendre et apprécier celui de Linklater. Il est important d’observer comment Godard a sélectionné les scènes pour raconter l’histoire et présenter des personnages crédibles. Il est également important d’étudier les performances des acteurs principaux, Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, pour évaluer comment Aubry Dullon (Jean-Paul Belmondo) et Zoey Deutch (Jean Seberg) les incarnent. Ce n’est pas une tâche facile de représenter à l’écran les vedettes du cinéma, surtout en répliquant leurs performances dans des rôles très connus.

De surcroît, Guillaume Marbeck, qui joue le rôle de Godard, avait une responsabilité énorme. Il devait représenter un symbole de la Nouvelle Vague qui inspirait des générations de metteurs en scène. Le scénario de Michèle Pétin et Laurent Pétin a réussi à illustrer les motivations de Godard à redéfinir le cinéma. Godard a changé le cinéma en utilisant des moyens non orthodoxes. Par exemple, en réalisant À bout de souffle, il tournait sans scénario, une méthode qui énervait vraiment Jean Seberg, qui était une grande vedette à cette époque-là. En plus, pour réduire les dépenses, au lieu d’embaucher des acteurs, il engageait des gens qu’il connaissait ou qu’il rencontrait dans la rue comme figurants dans le film. Godard avait aussi tendance à annuler ou à raccourcir les jours de tournage, une pratique qui a presque poussé Georges de Beauregard, le producteur, à retirer le financement du film.

Nouvelle Vague est un film très ambitieux qui cible une audience très spécifique : celle qui a une connaissance de Godard et de la nouvelle vague. Malgré ces contraintes, le film marche grâce à l’équipe qui l’a mis en œuvre. Le scénario, qui mélange des éléments du vrai tournage avec des moments imaginés, comme la scène où Belmondo et Seberg dansent le Hully Gully, est très engageant. Linklater a dirigé le film d’une façon fluide, où l’histoire se déroule naturellement. Les acteurs Guillaume Marbeck (Godard) et Aubry Dullon (Belmondo), qui n’avaient pas beaucoup d’expérience avant le tournage, sont magnifiques. Zoey Deutch (la fille de l’actrice Lea Thompson et du metteur en scène Howard Deutch), qui est actrice depuis l’âge de quinze ans (la moitié de sa vie), incarne si bien Jean Seberg, avec ses cheveux blonds coupés à la garçonne et son français avec un petit accent américain, qu’il est difficile de les distinguer. Nouvelle Vague est un film à ne pas manquer.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

24 abonnés 726 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2026
Un film sur un film. A Bout De Souffle de Jean-Luc Godard. Sa préparation, son tournage. Avec l'ensemble des personnes qui gravitent autour, qui sont pour la majorité de futurs réalisateurs ou réalisatrices.

Le film a deux lignes principales. La première concerne Jean-Luc Godard (alias Guillaume Marbeck) lui-même, que nous suivons à travers toutes les composantes de son film, préparation, entretiens avec son producteur, préparation de l'équipe, la distribution, puis le tournage. La deuxième concerne l'actrice Jean Seberg (alias Zoey Deutch), l'actrice principale du film dans le film, qui découvre une manière de travailler très différente des productions hollywoodiennes qu'elle connaissait ; ce qui la rend perplexe pour le moins.

Ce qui permet de prendre conscience de la légèreté et de la simplicité apparente du tournage. Réalisé avec une débrouillardise qui aura bien sûr un effet sur la licence artistique du film, sa forme, son montage (tous les faux raccords, par exemple). Un film jubilatoire.
Olivier Lange
Olivier Lange

1 abonné 34 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 avril 2026
Malgré une reconstitution visuelle irréprochable et un casting de jeunes acteurs techniquement bluffant, cette Nouvelle Vague de Linklater m'a laissé de marbre. Le film souffre d'un paradoxe majeur : il veut célébrer la liberté et l'arrogance de Godard à travers une minutie obsessionnelle et un académisme qui finissent par l'étouffer.

On assiste à un déroulement de scènes certes esthétiques, mais sans aucun enjeu dramatique. Au bout de dix minutes, le côté 'bande de copains sympathiques' tourne en boucle et le film sombre dans une monotonie superficielle. À force de vouloir être fidèle au mythe, Linklater livre une copie appliquée, mais cliniquement morte, qui manque cruellement de la sève et du danger de l'original. Un bel objet de musée, mais d'un ennui assez abyssal.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

6 abonnés 682 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2026
Très bon casting, belles images. Le film réussit une belle reconstitution historique, et montre au spectateur la genèse de la nouvelle vague. Il donne bien sûr envie de voir A bout de souffle. Il reste cependant un peu lent et scolaire pour prétendre être un grand film.
Lilizz
Lilizz

9 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2026
Sympa de reconstituer cette époque et la bande des cahiers du cinéma, avec des acteurs ressemblants et crédibles mais j'ai trouvé, globalement le film ennuyeux et sans grand intérêt.
Azerty123
Azerty123

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2026
C’est beau les films en noir et blanc
C’est un sacré univers ce film

C’est un peu long parfois mais c’est sympa quand même
noodles2
noodles2

116 abonnés 124 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Un grand bravo d’oser sortir un film en noir et blanc sur un sujet confidentiel, destiné aux cinéphiles : la Nouvelle Vague et la fabrication de l’un de ses films phares, avec uniquement des acteurs inconnus.

Non seulement on prend beaucoup de plaisir à le voir et à reconnaître les nombreux protagonistes de l’époque — le travail de casting est fabuleux, les ressemblances sont quasi parfaites (ce qui est rare) — mais il est aussi assez jouissif de se dire que, dans un paysage de fiction française où, comme le pointe très justement Télérama, il est habituel de faire tourner les mêmes acteurs et de voir très, très souvent les mêmes visages, n’en déplaise à Gilles Lellouche (cf. une interview à C à Vous), un réalisateur américain est visiblement le seul cinéaste à s’emparer du cinéma français et à faire émerger un nouvel acteur très talentueux qui, je l’espère, aura une belle carrière.
Donc un énorme bravo aux acteurs, particulièrement aux interprètes de Jean Seberg et de JP Belmondo !
Le travail sur l'image est aussi une très belle réussite.
On passe vraiment un moment très sympathique
Jim Carret
Jim Carret

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2026
Richard Linklater qui continue de me surprendre, avec un magnifique film. Mention spéciale aux séquences de collectif.
Juliette Mouly
Juliette Mouly

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2026
Sans connaître le cinéma de Jean-Luc Godard, cela me semble compliqué d’être pris par le film, malgré son charme indéniable et ses notes d’humour. Je ne me suis pas vraiment laissée convaincre par le jeu d'acteur de Guilllaume Marbeck, mais je termine quand même Nouvelle Vague avec l'envie de regarder À bout de souffle !
avocat
avocat

3 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2026
Ça parle vite.
Ça doute.
Ça coupe.
Ça recommence.

Paris, 1959. Une caméra, trop peu d’argent, trop d’idées.
Un type en lunettes noires qui ne sait pas encore qu’il va changer le cinéma : Jean-Luc Godard.

Richard Linklater ne surligne rien. Il suit le mouvement. Il filme l’élan. Les corps avant la légende. Les gestes avant l’Histoire. Le tournage d’À bout de souffle devient une zone vivante, instable, drôle, tendue, électrique. Ça improvise. Ça se plante. Ça ose. Et parfois, sans prévenir, ça touche juste.

Pas de musée. Pas de révérence.
Juste la jeunesse qui cherche sa forme.
Juste le cinéma en train de naître, fragile et magnifique.

Nouvelle Vague est court, nerveux, vibrant.
Un film qui ne raconte pas un mythe.
Il le fait respirer.
natvi
natvi

3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2026
Film qui a reçu le plus de Césars en 2026, j'ai vu Nouvelle Vague.

Ce film est un bel hommage à la nouvelle vague, à Jean-Luc Godard et surtout au film : "A bout de souffle" de ce dernier.

Graphiquement il est très beau, en noir et blanc bien sûr en référence au film original et le montage est très sympa.

On pourrait croire à un film chiant, long pour "cinéphiles confirmé" mais loin de là il est assez court et passionnant même pour quelqu'un comme moi qui n'a vu aucun film de cette époque.

Guillaume Mabreck joue excellement bien, il incarne à la perfection J-L Godard alors que c'est son premier film !

Certains diront qu'ils ont mal représenté cette légende du cinéma, personnellement, je n'ai pas trouvé le mal dans ce film.

Peut-être que l'on peut regretter le manque d'initiative et notamment le fait que ce soit un peu le contraire du cinéma de Godard. Dans ce film, l'esthétique est léchée presque même trop parfait alors que c'est le contraire de la mentalité de Godard.

Bref ce film mérite les prix selon moi. Dommage que le réalisateur soit américain sinon je suis sûr qu'il aurait gagné plus de prix.
ScarlettO'Hara
ScarlettO'Hara

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2026
Ce film fait du bien au moral. C'est une ode à l'audace et à la création. Les dialogues sont pétillants, aucun mot n'est laissé au hasard. Joli jeu d'acteurs bluffants, on se croit vraiment dans le Paris de la fin des années 50. Ce film donne envie de gaieté et de légèreté. Et que cela fait du bien !
Wouppa
Wouppa

4 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2026
être un génie et un être difficilena gérer , est-ce possible ? Ce film montre que Oui !
magnifique film sur la création d'un chef-d'oeuvre, beau jeu d'acteurs, on rit, agréable film à voir, et Beau jeu d'acteurs
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