Nouvelle Vague
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Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2026
Tout cinéphile nostalgique visionnera ce film avec intérêt, ne serait-ce que par curiosité. Nouvelle vague souffre pourtant d'un nombrilisme assez déplaisant, comme si seul existait l'univers du cinéma. Pas le moindre éléments sur le contexte de l'époque, même si, visuellement, la reconstitution est très réussie. En revanche, celle du tournage de A bout de souffle est très longue, bavarde, un peu scolaire et finit par être ennuyeuse. Sinon, c'est assez bien fait. Certains comédiens sont crédibles, telle la fausse jean Seberg qui s'en tire très bien. En revanche, le pseudo Belmondo est catastrophique et casse tout : l'imitateur fait ce qu'il peut mais son physique et son jeu ne sont pas ceux de Bebel qui sont encore dans toutes les mémoires. Peut-être un vrai scénario, avec une histoire se déroulant pendant ce tournage, aurait-il fait de ce film autre chose qu'une curiosité.
Guimag31
Guimag31

4 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2026
J'ai beaucoup aimé me plonger dans cette époque au cœur de la réalisation de Godard avec tous ces personnages mythiques. La mise en scène est originale et efficace.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2026
Le réalisateur Richard Linklater raconte le tournage du film « A bout de souffle » de Jean-Luc Godard dans le style propre du cinéaste dans cette œuvre singulière et franchement risquée. Le pari osé est plutôt réussi tant on ressort aussi amusé que revigoré par ce visionnage d’un tournage étrangement farfelu et si vivant pour autant. Le cinéaste parvient à reconstituer cette époque de renouveau sans être dans l’hommage figé et lisse de son modèle mais bel et bien en se le réappropriant dans une mise en scène solaire et inventive. Malgré une mise en route un peu laborieuse, le récit déroule par la suite cette folle énergie du tournage d’un film devenu mythique avec toute sa liberté, son improvisation d’un art en réinvention.
Romain Duterde
Romain Duterde

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2026
Le film offre un regard fascinant sur les coulisses du cinéma de l'époque.
C’est assez étrange car, malgré certaines lenteurs, je n'ai pas vu le temps passer. Un film particulier qui nous garde avec lui sans qu'on sache trop comment.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2026
Avec Nouvelle Vague, Richard Linklater s’attaque à un mythe cinéphile en adoptant une approche réflexive sur la création et l’héritage du cinéma français. Le film séduit par ses dialogues et sa capacité à capter des instants de pensée, fidèles à la sensibilité du cinéaste. Pourtant, cette dimension méta peut parfois tourner à l’exercice de style, plus conceptuel qu’incarné. Linklater privilégie la parole et la référence au détriment d’une véritable dynamique dramatique. Reste une œuvre intéressante et stimulante, mais dont la portée émotionnelle demeure en retrait.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2026
Nouvelle Vague porte parfaitement son titre. Fixé sur un mouvement artistique rigoureusement daté et archivé. Raccordé à cet élan de nouveauté qui, chez le spectateur connaisseur et critique, produit un émerveillement de chaque plan : le passé ainsi ramené à la vie, au présent donc, ouvre sur une infinité de futurs à l’instar de l’art du montage tel que défini par Jean-Luc Godard lui-même – citation encadrant le présent long métrage. Richard Linklater se fait alchimiste et convertit des images anciennes en matière d’une vigueur laissée intacte et retrouvée ; on s’amusera d’ailleurs du paradoxe qu’un cinéaste aguerri et âgé de soixante-cinq ans au moment de la sortie de son œuvre s’attache à une période à valeur de pouponnière de cinéastes en devenir, cent soixante-deux selon le dernier texte précédant le générique de clausule. Situé à la croisée du faux documentaire, du reportage sur des artistes et de la comédie de caractères, le film adopte avec virtuosité la simplicité et l’authenticité tant recherchée par Godard à partir de dispositifs et d’artifices précis.
Leonora
Leonora

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2026
L’histoire présente les réalisateurs Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer et Jacques Rivette comme les cinq pères du mouvement cinématographique, surnommé la Nouvelle Vague. Ils avaient tous commencé leurs carrières comme critiques de cinéma aux Cahiers du Cinéma. C’est-à-dire qu’ils analysaient les films en profondeur avant de les réaliser eux-mêmes.

Ces cinq icônes figurent dans le nouveau film Nouvelle Vague de Richard Linklater (Avant l’aube, Boyhood), dans lequel il s’agit du tournage du film célèbre À bout de souffle (1960) de Godard. J’ai lu quelque part que Nouvelle Vague est un hommage au mouvement et, plus spécifiquement, un amuse-bouche du travail fondateur de Godard. Je rejoins complètement cette perspective. Soixante-cinq ans après sa sortie, À bout de souffle est toujours considéré comme une œuvre classique du genre et celle que tous les cinéastes en herbe doivent étudier. Mais en 1959, À bout de souffle, qui est basé sur un résumé narratif écrit par Truffaut, dont la source était un article tiré d’un journal de 1952 au sujet d’un criminel, représentait le premier long métrage pour Godard, qui a seulement réalisé des documentaires à cette époque-là.

Nouvelle Vague capte très bien les sentiments de Godard en 1959, qui croyait que ses anciens collaborateurs des Cahiers du Cinéma l’avaient déjà dépassé et, par conséquent, il désirait les rattraper. Linklater dépeint effectivement l’environnement concurrentiel qui poussait Godard à créer une œuvre sans pareille. Il a décidé de filmer Nouvelle Vague en noir et blanc pour créer une synergie avec À bout de souffle. Il illustre l’intrigue de celui-ci, une liaison entre Michel, un criminel français qui a tué un policier (Jean-Paul Belmondo), et Patricia, une jeune journaliste américaine et étudiante à la Sorbonne (Jean Seberg). Nouvelle Vague reconstitue les scènes clés du film de Godard afin que les spectateurs puissent s’immerger dans l’histoire du tournage. À mon avis, il est nécessaire de regarder le film de Godard pour vraiment comprendre et apprécier celui de Linklater. Il est important d’observer comment Godard a sélectionné les scènes pour raconter l’histoire et présenter des personnages crédibles. Il est également important d’étudier les performances des acteurs principaux, Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, pour évaluer comment Aubry Dullon (Jean-Paul Belmondo) et Zoey Deutch (Jean Seberg) les incarnent. Ce n’est pas une tâche facile de représenter à l’écran les vedettes du cinéma, surtout en répliquant leurs performances dans des rôles très connus.

De surcroît, Guillaume Marbeck, qui joue le rôle de Godard, avait une responsabilité énorme. Il devait représenter un symbole de la Nouvelle Vague qui inspirait des générations de metteurs en scène. Le scénario de Michèle Pétin et Laurent Pétin a réussi à illustrer les motivations de Godard à redéfinir le cinéma. Godard a changé le cinéma en utilisant des moyens non orthodoxes. Par exemple, en réalisant À bout de souffle, il tournait sans scénario, une méthode qui énervait vraiment Jean Seberg, qui était une grande vedette à cette époque-là. En plus, pour réduire les dépenses, au lieu d’embaucher des acteurs, il engageait des gens qu’il connaissait ou qu’il rencontrait dans la rue comme figurants dans le film. Godard avait aussi tendance à annuler ou à raccourcir les jours de tournage, une pratique qui a presque poussé Georges de Beauregard, le producteur, à retirer le financement du film.

Nouvelle Vague est un film très ambitieux qui cible une audience très spécifique : celle qui a une connaissance de Godard et de la nouvelle vague. Malgré ces contraintes, le film marche grâce à l’équipe qui l’a mis en œuvre. Le scénario, qui mélange des éléments du vrai tournage avec des moments imaginés, comme la scène où Belmondo et Seberg dansent le Hully Gully, est très engageant. Linklater a dirigé le film d’une façon fluide, où l’histoire se déroule naturellement. Les acteurs Guillaume Marbeck (Godard) et Aubry Dullon (Belmondo), qui n’avaient pas beaucoup d’expérience avant le tournage, sont magnifiques. Zoey Deutch (la fille de l’actrice Lea Thompson et du metteur en scène Howard Deutch), qui est actrice depuis l’âge de quinze ans (la moitié de sa vie), incarne si bien Jean Seberg, avec ses cheveux blonds coupés à la garçonne et son français avec un petit accent américain, qu’il est difficile de les distinguer. Nouvelle Vague est un film à ne pas manquer.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2026
Un film sur un film. A Bout De Souffle de Jean-Luc Godard. Sa préparation, son tournage. Avec l'ensemble des personnes qui gravitent autour, qui sont pour la majorité de futurs réalisateurs ou réalisatrices.

Le film a deux lignes principales. La première concerne Jean-Luc Godard (alias Guillaume Marbeck) lui-même, que nous suivons à travers toutes les composantes de son film, préparation, entretiens avec son producteur, préparation de l'équipe, la distribution, puis le tournage. La deuxième concerne l'actrice Jean Seberg (alias Zoey Deutch), l'actrice principale du film dans le film, qui découvre une manière de travailler très différente des productions hollywoodiennes qu'elle connaissait ; ce qui la rend perplexe pour le moins.

Ce qui permet de prendre conscience de la légèreté et de la simplicité apparente du tournage. Réalisé avec une débrouillardise qui aura bien sûr un effet sur la licence artistique du film, sa forme, son montage (tous les faux raccords, par exemple). Un film jubilatoire.
Olivier Lange
Olivier Lange

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 avril 2026
Malgré une reconstitution visuelle irréprochable et un casting de jeunes acteurs techniquement bluffant, cette Nouvelle Vague de Linklater m'a laissé de marbre. Le film souffre d'un paradoxe majeur : il veut célébrer la liberté et l'arrogance de Godard à travers une minutie obsessionnelle et un académisme qui finissent par l'étouffer.

On assiste à un déroulement de scènes certes esthétiques, mais sans aucun enjeu dramatique. Au bout de dix minutes, le côté 'bande de copains sympathiques' tourne en boucle et le film sombre dans une monotonie superficielle. À force de vouloir être fidèle au mythe, Linklater livre une copie appliquée, mais cliniquement morte, qui manque cruellement de la sève et du danger de l'original. Un bel objet de musée, mais d'un ennui assez abyssal.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2026
Très bon casting, belles images. Le film réussit une belle reconstitution historique, et montre au spectateur la genèse de la nouvelle vague. Il donne bien sûr envie de voir A bout de souffle. Il reste cependant un peu lent et scolaire pour prétendre être un grand film.
Lilizz
Lilizz

9 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mars 2026
Sympa de reconstituer cette époque et la bande des cahiers du cinéma, avec des acteurs ressemblants et crédibles mais j'ai trouvé, globalement le film ennuyeux et sans grand intérêt.
Azerty123
Azerty123

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2026
C’est beau les films en noir et blanc
C’est un sacré univers ce film

C’est un peu long parfois mais c’est sympa quand même
noodles2
noodles2

115 abonnés 108 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mars 2026
Un grand bravo d’oser sortir un film en noir et blanc sur un sujet confidentiel, destiné aux cinéphiles : la Nouvelle Vague et la fabrication de l’un de ses films phares, avec uniquement des acteurs inconnus.

Non seulement on prend beaucoup de plaisir à le voir et à reconnaître les nombreux protagonistes de l’époque — le travail de casting est fabuleux, les ressemblances sont quasi parfaites (ce qui est rare) — mais il est aussi assez jouissif de se dire que, dans un paysage de fiction française où, comme le pointe très justement Télérama, il est habituel de faire tourner les mêmes acteurs et de voir très, très souvent les mêmes visages, n’en déplaise à Gilles Lellouche (cf. une interview à C à Vous), un réalisateur américain est visiblement le seul cinéaste à s’emparer du cinéma français et à faire émerger un nouvel acteur très talentueux qui, je l’espère, aura une belle carrière.
Donc un énorme bravo aux acteurs, particulièrement aux interprètes de Jean Seberg et de JP Belmondo !
Le travail sur l'image est aussi une très belle réussite.
On passe vraiment un moment très sympathique
Jim Carret
Jim Carret

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 mars 2026
Richard Linklater qui continue de me surprendre, avec un magnifique film. Mention spéciale aux séquences de collectif.
Juliette Mouly
Juliette Mouly

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2026
Sans connaître le cinéma de Jean-Luc Godard, cela me semble compliqué d’être pris par le film, malgré son charme indéniable et ses notes d’humour. Je ne me suis pas vraiment laissée convaincre par le jeu d'acteur de Guilllaume Marbeck, mais je termine quand même Nouvelle Vague avec l'envie de regarder À bout de souffle !
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