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Cam910
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4,0
Publiée le 10 mai 2026
Très bon film. Dommage je n'ai pas pu aller le voir au cinéma, j'adore découvrir ce type de film au cinéma. Je ne connaissais pas vraiment ce mouvement de la "nouvelle vague" de la fin des années 50, ni très bien jean luc godard et ses films. J'ai beaucoup la façon dont ce film est réalisé, on a vraiment l'impression que les personnages sortent des années 50, c'est assez bluffant. Il faut parfois tendre l'oreille pour comprendre ce que dit godard mais cela fait partie de l'exercice, tout est calculé et bien maitrisé. On en apprend plus sur la manière dont le film à bout de souffle a etait realisé, c'est super interessant et sa donne envie de le regarder et de replonger dans les vieux films. Si le cinéma actuel peut créer un cercle vertueux en poussant la nouvelle génération à s'interesser au cinéma ancien que demander de plus? En tout cas c'est un très bel hommage à Godard de la part de Richard Linklater!
J’avais été séduite par la fraîcheur et l’audace de "À bout de souffle", et l’histoire autour de ce film m’a fascinée. J’étais donc impatiente de découvrir ce film qui reprenait la genèse du film. Mais la déception fut au rendez-vous : ni la dynamique du film original, ni une intrigue captivante ne sont au rendez-vous. Difficile de mettre le doigt sur ce qui cloche, mais le résultat est malheureusement plat. Côté interprétation, les acteurs incarnant Jean-Luc Godard et Jean Seberg sont convaincants. En revanche, celui qui joue Jean-Paul Belmondo ne m’a pas du tout convaincue : à aucun moment on ne reconnaît l’acteur emblématique. Peut-être son style est-il inimitable sans tomber dans la caricature, ou peut-être ai-je trop vu ses films pour être objective. Toujours est-il qu’un Belmondo sans sa gouaille légendaire, ça sonne faux. Au final, ce film sur une page importante du cinéma ressemble davantage à un reportage qu’à une véritable œuvre cinématographique.
Superbe film d'un américain sur les débuts de Godard, réalisateur foutraque et génial, avec le mythique "A bout de souffle". Les acteurs et actrices, pour la plupart peu connus, incarnent à merveille les monuments de cette Nouvelle Vague. Vu hier, très envie de revoir ce soir le film original avec Seberg et Belmondo.
“Nouvelle Vague” est brillant, il redonne au cinéma quelque chose de singulier sur l’art de tourner un film, dans la peau de Jean-Luc Godard (Guillaume Marbeck) qui apporte un regard neuf et expérimental sur le cinéma de l’époque, il cherche à changer le mindset (l’état d’esprit) des spectateurs en imposant une autre vision du 7ème art : moins contrôlée, plus instinctive et spontanée, quitte à ce qu’il y ait des faux-raccords. On retrouve également des personnalités (réalisateurs et acteurs) de ces années 60 avec Truffaut (Adrien Rouyard), Chabrol (Antoine Besson), et Schiffman (Jodie Ruth), mais aussi des acteurs comme Jean-Paul Belmondo (Aubry Dullin) ou Jean Serberg (Zoey Deutch) en passe de devenir des célébrités.
Étrangement, je suis né bien après ces années 60, mais j’ai l’impression de voir la fraicheur du cinéma de cette époque avec ses petits budgets, sa vingtaine de jours de tournage, une industrie à l’échelle humaine, un seul caméraman et un montage de film à l’ancienne, qui permet de se rendre compte de ce qu'était le cinéma et comment le cinéma contemporain peut s’en inspirer et évoluer dans ce sens.
Et c’est avec beaucoup de fraîcheur et d’humour, mais aussi d'histoire, de culture cinématographique et littéraire qu’on retrouve un casting complice et réussi, avec un premier rôle pour Guillaume Marbeck. J’imagine aussi le travail fabuleux pour revivre le Paris des années 60, les tenues, les voitures et les moyens de l’époque.
L’ambiance trouve son rythme de croisière de l’époque avec un grain particulier sur l’audio. Je n’ai jamais vécu ces années là, mais j’ai pris plaisir à m’y plonger, avec un noir et blanc évocateur. Le budget de “Nouvelle Vague” de Richard Linklater sortie en 2025 a dû être un peu plus colossal que “A bout de souffle ”sortie en 1959 de Jean-Luc Godard, plus instinctif aussi car il a fallu ici reconstituer un Paris de l’époque, soit plus de 60 ans en arrière. Mais on ressent la "Nouvelle Vague" de fraîcheur qui fait du bien au cinéma, à son histoire et à l’amour que les cinéphiles lui portent.
Nouvelle Vague est un joli hommage au courant cinématographique du même nom. Fait avec malice et espieglerie, dans une ton très bande dessinée, il y a eu un soin apporté aux silhouettes, tous les acteurs sont frappants de mimétisme. Paradoxalement, le film se trouve éloigné du courant dit, il fait très travaillé alors que la nouvelle Vague se caractérisait par sa spontanéité et son refus des codes. Toute la sympathie qu'il a pour le courant n'empêche pas le film de dessiner une critique en creux de ce mouvement, qui oubliait souvent de travailler ses scénarios. Cela a donné de la démocratie au cinéma, mais tous ces films sont loin d'avoir bien vieilli, hélas. Souvent le propre des films qui parlent de leur époque
Le monde du cinéma français est en ébullition avec l'apparition de la "Nouvelle Vague". Un de ses éléments les plus fidèles Jean-Luc Godard a enfin l'occasion de surfer et de prouver au monde son talent et son génie, mais le tournage de son film va être euh... spécial ! Je ne me considère pas vraiment comme un cinéphile, je n'ai par exemple jamais vu un film de la Nouvelle Vague car m'attendant à quelque chose de pompeux et verbeux, à l'image de ce que le cinéma français aime nous présenter encore aujourd'hui. Du coup, je m'attendais un peu à la même chose avec ce film... et en fait, pas du tout ! Le résultat est un film très sympathique, les interprètes sont tous ressemblants et surtout parfaits, la personnalité, les élucubrations et aphorismes de Godard donnent au film tout son sel, et j'ai passé un très bon moment à suivre ce joyeux et étrange tournage. Et puis la reconstitution, les décors et costumes sont géniaux, j'aime revoir ce Paris si simple, si désuet, si serein même si un brin fantasmé... étant toujours nostalgique d'une France que je n'ai pas connue !
Une vraie jubilation pour cinéphiles! Immersion totale en 1959-60 dans le Paris en noir et blanc qu'on a tant vu dans des films de l'époque, et dans cette nouvelle vague dont on retrouve tous les personnages essentiels. Un très bon moment, avec, côté acteurs, une mention spéciale pour Guillaume Marbeck et Zoey Deutch.
Tout cinéphile nostalgique visionnera ce film avec intérêt, ne serait-ce que par curiosité. Nouvelle vague souffre pourtant d'un nombrilisme assez déplaisant, comme si seul existait l'univers du cinéma. Pas le moindre éléments sur le contexte de l'époque, même si, visuellement, la reconstitution est très réussie. En revanche, celle du tournage de A bout de souffle est très longue, bavarde, un peu scolaire et finit par être ennuyeuse. Sinon, c'est assez bien fait. Certains comédiens sont crédibles, telle la fausse jean Seberg qui s'en tire très bien. En revanche, le pseudo Belmondo est catastrophique et casse tout : l'imitateur fait ce qu'il peut mais son physique et son jeu ne sont pas ceux de Bebel qui sont encore dans toutes les mémoires. Peut-être un vrai scénario, avec une histoire se déroulant pendant ce tournage, aurait-il fait de ce film autre chose qu'une curiosité.
J'ai beaucoup aimé me plonger dans cette époque au cœur de la réalisation de Godard avec tous ces personnages mythiques. La mise en scène est originale et efficace.
Le réalisateur Richard Linklater raconte le tournage du film « A bout de souffle » de Jean-Luc Godard dans le style propre du cinéaste dans cette œuvre singulière et franchement risquée. Le pari osé est plutôt réussi tant on ressort aussi amusé que revigoré par ce visionnage d’un tournage étrangement farfelu et si vivant pour autant. Le cinéaste parvient à reconstituer cette époque de renouveau sans être dans l’hommage figé et lisse de son modèle mais bel et bien en se le réappropriant dans une mise en scène solaire et inventive. Malgré une mise en route un peu laborieuse, le récit déroule par la suite cette folle énergie du tournage d’un film devenu mythique avec toute sa liberté, son improvisation d’un art en réinvention.
Le film offre un regard fascinant sur les coulisses du cinéma de l'époque. C’est assez étrange car, malgré certaines lenteurs, je n'ai pas vu le temps passer. Un film particulier qui nous garde avec lui sans qu'on sache trop comment.
Avec Nouvelle Vague, Richard Linklater s’attaque à un mythe cinéphile en adoptant une approche réflexive sur la création et l’héritage du cinéma français. Le film séduit par ses dialogues et sa capacité à capter des instants de pensée, fidèles à la sensibilité du cinéaste. Pourtant, cette dimension méta peut parfois tourner à l’exercice de style, plus conceptuel qu’incarné. Linklater privilégie la parole et la référence au détriment d’une véritable dynamique dramatique. Reste une œuvre intéressante et stimulante, mais dont la portée émotionnelle demeure en retrait.
Nouvelle Vague porte parfaitement son titre. Fixé sur un mouvement artistique rigoureusement daté et archivé. Raccordé à cet élan de nouveauté qui, chez le spectateur connaisseur et critique, produit un émerveillement de chaque plan : le passé ainsi ramené à la vie, au présent donc, ouvre sur une infinité de futurs à l’instar de l’art du montage tel que défini par Jean-Luc Godard lui-même – citation encadrant le présent long métrage. Richard Linklater se fait alchimiste et convertit des images anciennes en matière d’une vigueur laissée intacte et retrouvée ; on s’amusera d’ailleurs du paradoxe qu’un cinéaste aguerri et âgé de soixante-cinq ans au moment de la sortie de son œuvre s’attache à une période à valeur de pouponnière de cinéastes en devenir, cent soixante-deux selon le dernier texte précédant le générique de clausule. Situé à la croisée du faux documentaire, du reportage sur des artistes et de la comédie de caractères, le film adopte avec virtuosité la simplicité et l’authenticité tant recherchée par Godard à partir de dispositifs et d’artifices précis.
L’histoire présente les réalisateurs Jean-Luc Godard, François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer et Jacques Rivette comme les cinq pères du mouvement cinématographique, surnommé la Nouvelle Vague. Ils avaient tous commencé leurs carrières comme critiques de cinéma aux Cahiers du Cinéma. C’est-à-dire qu’ils analysaient les films en profondeur avant de les réaliser eux-mêmes.
Ces cinq icônes figurent dans le nouveau film Nouvelle Vague de Richard Linklater (Avant l’aube, Boyhood), dans lequel il s’agit du tournage du film célèbre À bout de souffle (1960) de Godard. J’ai lu quelque part que Nouvelle Vague est un hommage au mouvement et, plus spécifiquement, un amuse-bouche du travail fondateur de Godard. Je rejoins complètement cette perspective. Soixante-cinq ans après sa sortie, À bout de souffle est toujours considéré comme une œuvre classique du genre et celle que tous les cinéastes en herbe doivent étudier. Mais en 1959, À bout de souffle, qui est basé sur un résumé narratif écrit par Truffaut, dont la source était un article tiré d’un journal de 1952 au sujet d’un criminel, représentait le premier long métrage pour Godard, qui a seulement réalisé des documentaires à cette époque-là.
Nouvelle Vague capte très bien les sentiments de Godard en 1959, qui croyait que ses anciens collaborateurs des Cahiers du Cinéma l’avaient déjà dépassé et, par conséquent, il désirait les rattraper. Linklater dépeint effectivement l’environnement concurrentiel qui poussait Godard à créer une œuvre sans pareille. Il a décidé de filmer Nouvelle Vague en noir et blanc pour créer une synergie avec À bout de souffle. Il illustre l’intrigue de celui-ci, une liaison entre Michel, un criminel français qui a tué un policier (Jean-Paul Belmondo), et Patricia, une jeune journaliste américaine et étudiante à la Sorbonne (Jean Seberg). Nouvelle Vague reconstitue les scènes clés du film de Godard afin que les spectateurs puissent s’immerger dans l’histoire du tournage. À mon avis, il est nécessaire de regarder le film de Godard pour vraiment comprendre et apprécier celui de Linklater. Il est important d’observer comment Godard a sélectionné les scènes pour raconter l’histoire et présenter des personnages crédibles. Il est également important d’étudier les performances des acteurs principaux, Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, pour évaluer comment Aubry Dullon (Jean-Paul Belmondo) et Zoey Deutch (Jean Seberg) les incarnent. Ce n’est pas une tâche facile de représenter à l’écran les vedettes du cinéma, surtout en répliquant leurs performances dans des rôles très connus.
De surcroît, Guillaume Marbeck, qui joue le rôle de Godard, avait une responsabilité énorme. Il devait représenter un symbole de la Nouvelle Vague qui inspirait des générations de metteurs en scène. Le scénario de Michèle Pétin et Laurent Pétin a réussi à illustrer les motivations de Godard à redéfinir le cinéma. Godard a changé le cinéma en utilisant des moyens non orthodoxes. Par exemple, en réalisant À bout de souffle, il tournait sans scénario, une méthode qui énervait vraiment Jean Seberg, qui était une grande vedette à cette époque-là. En plus, pour réduire les dépenses, au lieu d’embaucher des acteurs, il engageait des gens qu’il connaissait ou qu’il rencontrait dans la rue comme figurants dans le film. Godard avait aussi tendance à annuler ou à raccourcir les jours de tournage, une pratique qui a presque poussé Georges de Beauregard, le producteur, à retirer le financement du film.
Nouvelle Vague est un film très ambitieux qui cible une audience très spécifique : celle qui a une connaissance de Godard et de la nouvelle vague. Malgré ces contraintes, le film marche grâce à l’équipe qui l’a mis en œuvre. Le scénario, qui mélange des éléments du vrai tournage avec des moments imaginés, comme la scène où Belmondo et Seberg dansent le Hully Gully, est très engageant. Linklater a dirigé le film d’une façon fluide, où l’histoire se déroule naturellement. Les acteurs Guillaume Marbeck (Godard) et Aubry Dullon (Belmondo), qui n’avaient pas beaucoup d’expérience avant le tournage, sont magnifiques. Zoey Deutch (la fille de l’actrice Lea Thompson et du metteur en scène Howard Deutch), qui est actrice depuis l’âge de quinze ans (la moitié de sa vie), incarne si bien Jean Seberg, avec ses cheveux blonds coupés à la garçonne et son français avec un petit accent américain, qu’il est difficile de les distinguer. Nouvelle Vague est un film à ne pas manquer.
Un film sur un film. A Bout De Souffle de Jean-Luc Godard. Sa préparation, son tournage. Avec l'ensemble des personnes qui gravitent autour, qui sont pour la majorité de futurs réalisateurs ou réalisatrices.
Le film a deux lignes principales. La première concerne Jean-Luc Godard (alias Guillaume Marbeck) lui-même, que nous suivons à travers toutes les composantes de son film, préparation, entretiens avec son producteur, préparation de l'équipe, la distribution, puis le tournage. La deuxième concerne l'actrice Jean Seberg (alias Zoey Deutch), l'actrice principale du film dans le film, qui découvre une manière de travailler très différente des productions hollywoodiennes qu'elle connaissait ; ce qui la rend perplexe pour le moins.
Ce qui permet de prendre conscience de la légèreté et de la simplicité apparente du tournage. Réalisé avec une débrouillardise qui aura bien sûr un effet sur la licence artistique du film, sa forme, son montage (tous les faux raccords, par exemple). Un film jubilatoire.