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Totoscope
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4,0
Publiée le 17 octobre 2025
Nouvelle Vague est un “faux making-of” d’une des œuvres les plus importantes de l’histoire du cinéma, A bout de Souffle, qui donna naissance à deux monuments du 7e art : Jean-Paul Belmondo et Jean-Luc Godard et qui est, plus largement, le film-manifeste et emblématique de la Nouvelle Vague qui allait déferler sur le Monde.
Et plus qu'À bout de Souffle ou son réalisateur, c’est bien à ce moment de bascule que Linklater, cinéaste de la jeunesse, s’intéresse ici : une jeunesse qui prend le pouvoir, réinvente le cinéma et entraîne un renouvellement de génération unique dans son histoire.
Il le fait avec une minutie extrême, dans une reconstitution très fidèle et en apportant énormément de soin à la direction artistique. Un soin qu’on retrouve dans le casting de ces jeunes pousses : Belmondo, Godard, Truffaut, Seberg, Chabrol et tant d’autres visages iconiques de cette période qui sont incarnés avec brio par un casting d’acteurs prometteurs et quasi inconnus (dans l’esprit de la Nouvelle Vague justement) à l’exception de l’excellente Zoey Deutch qui joue donc ici en français. Le tout restitue parfaitement l’énergie propre à ce mouvement.
S’il en restitue l'esprit, en revanche il n’en reproduit pas le style. On peut lui reprocher de rester trop dans les clous pour un film censé nous montrer que l’art est révolution. C’est un film sur la Nouvelle Vague plutôt qu’un film de la Nouvelle Vague, avec une mise en scène très classique, un peu fainéante même. Peut-être parce qu’en imiter le style aurait viré au pastiche et à l’hommage vain.
Donc ça semble surtout ici être un film de fanboy, une succession d’anecdotes et de citations, qui se contente de son côté “musée du cinéma” mais avec une vraie volonté didactique, sans aucun élitisme. Il vient flatter la cinéphilie et l’attrait pour l’histoire du cinéma et ça fonctionne. C’est un petit bonbon réconfortant, drôle, rythmé et plein de charme. Un vrai plaisir coupable d’amoureux du cinéma qui laisse le sourire aux lèvres pendant 2h grâce à son enthousiasme communicatif. Une ode à la liberté créative, qui donne envie de faire du cinéma, de créer et de briser les conventions.
J ai vu ce film pour admirer une fois de plus alix benezech et ca démarre fort jamais juliette greco ne fut aussi jolie et je me suis laissé entraîné par ce film où on confond les acteurs par leurs interprétation aux personnages, la nouvelle vague j ai toujours trouvé ça chiant mais la c est très bien mis en scène
Meilleur film de l’année. Un film libre et enthousiaste qui fait confiance à ses acteurs, ça fait tellement de bien. Je connais pas particulièrement Godard et ses collègues mais ça me rend curieuse. Bravo
«Plein de souffle» Plutôt pour cinéphile au départ, ce « making of » du film emblématique de la Nouvelle vague « A bout de souffle », le premier film de JL Godard, est suffisamment intéressant et amusant pour élargir son audience. L’acteur jouant Godard est excellent, celui de Belmondo moins ressemblant mais adoptant bien le style Bébel. Jean Seberg est splendide. Et tous les membres emblématiques de la Nouvelle vague nous sont présentés ponctuellement. Cela donne envie de revoir le film en ayant en tête toutes les mésaventures ayant émaillé son tournage, jusqu’à son épilogue.
l fallait un sacré culot pour oser faire ce film sur le tournage d'A bout de souffle en copiant son style : noir et blanc, ton alerte, caméra à l'épaule, acteurs charismatiques.
L'Américain Richard Linklater, dont je pense qu'il est un des meilleurs réalisateurs américains actuels (si ce n'est le meilleur), relève avec brio ce défi.
Le tournage de Nouvelle Vague a été très travaillé (de nombreuses prises, de gros moyens, une préparation minutieuse), à l'inverse de celui du film de Godard, et le résultat à l'écran est bluffant : on a vraiment l'impression d'être projeté dans la France de 1959, et c'est un pur délice.
Au plaisir de retrouver la gouaille de Bébel (excellent Aubry Dullin) et le charme de Jean Seberg (lumineuse Zoey Deutch), il faut ajouter la jouissance enfantine de rire aux nombreuses saillies de Guillaume Marbeck jouant un Godard plus insupportable que nature. On croise aussi tout une galerie de personnages formidables, de Truffaut à Raoul Coutard, en passant par Jean-Pierre Melville, Robert Bresson, Roberto Rossellini, et tant d'autres.
Le résultat est donc jouissif et drôle, mais aussi diablement instructif. On comprend en effet parfaitement la "méthode Godard", et on mesure l'importance de tout le substrat qui aura permis l'émergence de la nouvelle vague (et notamment le rôle du producteur Georges de Beauregard).
Une réussite à tout point de vue, qui parvient à mélanger émotion et rire, éloge poétique du cinéma et plaisir de la découverte.
Le choix du noir et blanc, du format, des marques de pellicule, des décors d’époque, tout un ensemble qui nous plonge en décaler dans le tournage de ce film culte qui laisse une liberté aux personnages pour évoquer ce moment particulier qui a cassé les codes du cinéma. Les trois rôles principaux sont superbes, sans exagération, entre sobriété et liberté. La présence au début du film d'Alix Bénézech même brève, laisse une trace. Une gestuelle personnelle et habitée, elle ne “fait pas Gréco”, elle l’effleure, en déposant juste un souvenir plutôt qu’un portrait.
Un film impeccable sur une grande période du cinéma français..... guillaume marbeck , qui incarne Godard , est bluffant. Et , en prime , c'est souvent drôle. Vive le noir et blanc qui nous manque de plus en plus
Globalement, j’ai beaucoup aimé. Le film respire l’amour du cinéma des années 50 et multiplie les clins d’œil à cette époque fondatrice. On sent une vraie volonté de retrouver des personnages crédibles, ancrés dans leur réalité, loin des archétypes trop lisses. Le choix du noir et blanc fonctionne parfaitement : il donne au récit une texture visuelle authentique et renforce l’immersion. Les décors, superbes, nous projettent littéralement en 1959 — on s’y croirait. Les trois acteurs principaux sont remarquables : justes, habités, d’une sincérité rare. Ils portent le film avec une intensité qui fait oublier les quelques faiblesses de rythme. Côté bémol (mais sans en faire un drame), l’accumulation de personnages secondaires brouille parfois un peu la lecture et n’apporte pas toujours la profondeur attendue. Mais qu’importe, le plaisir l’emporte largement : Nouvelle Vague réussit à être à la fois un hommage, une relecture et une vraie proposition de cinéma. Et puis… avouons-le : après ça, on a presque envie de parler en noir et blanc nous aussi !
Un étonnant travail et une plongée dans le début des années '60. Remarquable prestations des acteurs (on croirait revoir Jean Seberg ou Raoul Coutard). Mais le film pêche quand même par manque de créativité. Godard est à l'écran, mais pas à la réalisation. Tout compte fait moins intéressant et moins décoiffant que "Le Redoutable" d'Hazanavicius, qui déclarait son amour du cinéma et de Godard. Reste que de voir les scènes si célèbres à l'envers, c'est à dire face à la caméra, sont quand même de bons moments de cinéma.
UN SOUFFLE LÉGER C’étaient les années 60. Un vent léger soufflait dans les arbres de Mai. Les cinéastes sortaient des studios. Certains, comme Jean-Luc Godard, filmaient sans scénario et écrivaient leurs séquences au jour le jour, dans un bistrot, le matin même du tournage. Les script-girls étaient désarçonnées. Et les producteurs encore plus inquiets - comme de Beauregard qui finançait Godard - s’arrachaient les cheveux qui leur restaient devant tant de fantaisies. Mais c’était le « cinéma vérité » que prônait la Nouvelle Vague, décrite avec humour et légèreté dans ce film, à travers le tournage du mythique « A bout de souffle ». Nonchalant et désinvolte, « Jean-Luc » (joué par Guillaume Marbeck, qui ne quitte jamais ses lunettes noires) fait virevolter Jean-Paul Belmondo (joué par Zoey Deutch) et surtout Jean Seberg (interprétée par la très ressemblante Audrey Dullin), dans des scènes inoubliables. Celle des Champs-Elysées où Jean Seberg vend le « Herald Tribune » à la volée, et celle de la rue Campagne Première qui a tout l’air d’un polar à la Jean-Pierre Melville. Nous adhérons avec plaisir à cette reconstitution avec les décors naturels de ces années-là, empreinte d’une joie de tourner et de vérité des dialogues. La musique du film, elle aussi, nous enchante. Ce souffle d’air, aujourd’hui, nous fait du bien. A quand une « Nouvelle Nouvelle Vague » ?
Artificiel et ennuyeux...c'est ce que je ressentis déjà quand j'ai regardé A BOUT DE SOUFFLE pour la première fois. Je me disais que, peut-être, je n'avais rien compris. Mais je suis sortie au bout d'une demi-heure.
Excellet excellet excellet ! Quel moment de cinema ! Le trio d’acteurs qui jouent Belmondo, Seberg et Godard (Guillaume Marbeck pour un premier film est bien au dessus de la mêlée ! ) sont vraiment incarnés plus beaux que nature. Le rythme, la photo, la musique et surtout la mise en scene elegante… tout y est pour pour plaire au simple amateur de cinema mais ravira encore plus le conephile avec tous les clins d’oeil au pionniers français qui ont revolutionnés la manière de fabriquer un film independant LIBREMENT ce qui a tout de meme permis l’emergence de nombreux cinéastes francais et inspiré, c’est ainsi que la nouvelle Vague a permis la naissance du Nouvel Hollywood. Et c’est tout naturellement un (brillant) cinéaste américain qui rend le plus bel hommage jamais fait à ce jour à notre cinéaste majeur : Monsieur GODARD. Bravo
dans les années 1950, en noir et blanc, les créateurs des cahiers du cinéma défilent les uns après les autres sous nos yeux. Il n’en manque aucun : Truffaut, Godard, Chabrol, Rohmer, Rivette…tous incarnés par des acteurs talentueux, plus vrais que nature. On se souviens du film de Hazanavicius, le redoutable, et la géniale interprétation de Godard par Louis Garel. Ici encore, les talents des acteurs sont immenses. Quel catalogue pour un cinéphile ! On assiste à la double naissance d’un cinéaste et d’un long métrage qui deviendra un classique du mouvement et de la sphère cinéphilique. Le tournage de « à bout de souffle » servi par le magnifique triptyque Goddard / Belmondo / Jean Seberg est relaté d’un bout à l’autre. Le spectateur est témoin de la genèse de ce qui deviendra, de manière inattendue, un chef d’œuvre du 7éme art pour les années à venir. L’inventaire est complet, les obstacles, notamment les problèmes matériels, les difficultés financières, les relations humaines, les doutes, les envies de fuir...et au final, l’éclatante réussite… Mais ce scénario n’est pas seulement informatif, il y a dans cette reconstruction de l’époque un recul certain. Le regard n’est pas exempt d’une légère ironie sur le mode de fonctionnement de cette communauté d’intellectuels qui opère un virage à 180 degrés en passant de la critique à la réalisation.