Quel plaisir de retrouver l' ambiance des sixties, de la reconstitution de ce monument "A bout de souffle" ( 1960 ), dans un Paris d' époque en noir et blanc, avec des décors "magiques" et des bouts de reprise des rush "cultes". Mais pour ceux qui ont été baignés par le film original, - vu et et revu -, et aussi suivi les acteurs : Jean-Paul Belmondo, ou les réalisateurs Francois Truffaut, Claude Chabrol, et bien entendu l' immense Jean-Luc Godard, je ne peux passer sous silence une certaine déception, et même une frustration. ( Essayez de revoir ce magnifique film et vous comprendrez.... ) Non pas que les acteurs peu connus choisis par le réalisateur Richard Linklater, ne fassent pas un travail méritoire dans leurs interprétations.... Ceci dit, je me suis régalé sur des scènes dupliquées à merveille entre Zoey Deutch ( Jean Seberg ) et Aubry Dullin ( Jean-Paul Belmlondo ), par exemple descendants les champs, ou la bise devant le kiosque à journaux ou la prise du visage entre ses mains....Et bien entendu le parc automobile de ma naissance que je vénère, et les musiques d' anthologie, support des danses modernes. J' apprécie aussi le souci d' avoir retrouvé les traits de caractère - fort - de MR Jean-Luc Godard et de nous les livrer, avec ses remarques et ses comportement incomparables. Une comédie nostalgique, véritable « Making-of » de ce monument 65 ans plus tard. Admiratif de ce beau cinéma..... Merci..... !!**
Sorte de making off de " A bout de souffle" premier long métrage de Godard, pour lequel Robert Linklater éprouve une grande affection.
Le film me semble un peu abusivement intitulé de la sorte (" nouvelle vague") puisqu'il ne s'agit finalement que d'évoquer cet opus, ses conditions de conception et anecdotes de tournage.
L'hommage est formellement réussi mais manque beaucoup de fond, reste très anecdotique, parfois un peu ennuyeux, tandis que l'émotion est (à mon goût ) trop souvent absente. Ce n'est certes pas raté, mais " nouvelle vague" ne m'a pas particulièrement emballé.
Interessante vision du cinéma de Godard, comment il faisait les choses Mais c’est tres mal joue, comme récité en nous abreuvant de bons mots et répliques « historiques « de tels ou tels
La magie du cinéma tient en grande partie de ses secrets cachés de fabrication, dont les cinéphiles peuvent percer le mystère par le biais de bons bouquins érudits, mais aussi avec un vrai regard critique sur l'œuvre ou le cinéaste concernés. En somme, il n'est pas mauvais que ce qu'il se passe sur le tournage reste sur le tournage. Nouvelle Vague fait exactement le contraire, nostalgie assumée, pour reconstituer celui de À bout de souffle, tout en saluant les jeunes turcs des Cahiers, de manière enamourée et, parfois seulement, ironique. À quoi bon ce film, qui administre à peu près l'inverse de ce qu'a représenté le premier long de Godard ? À savoir une minutie obsessionnelle dans un exercice de style très appliqué, à l'opposé de l'insouciance associée à l'arrogance de Jean-Luc et de ses petits camarades de jeu. Certes, il y a une atmosphère plaisamment créée dans Nouvelle Vague et un rythme effréné, mais dont l'artificialité saute aux yeux, dans cette volonté maniaque de fidélité. Au point que l'on préfère le point de vue du Redoutable d'Hazanavicius, quelles qu'en soient les limites. Quant à l'interprétation, c'est vrai qu'elle est assez bluffante, hormis peut-être pour notre Bébel national, visiblement inimitable. Au fond, le film ne s'adresse pas tant aux cinéphiles, qui ont nécessairement énormément lu sur le sujet, mais aux nouvelles générations, pour peu qu'elles s'intéressent au cinéma d'avant les années 80. Au risque que Nouvelle Vague devienne plus connu, comme copie, que l'original.
Un film espiègle plein de charme. Le noir et blanc est très beau, les acteurs excellent et se régalent. Un film sans conséquences ni véritables enjeux autre que l’amour du cinéma. Cela repose et on se régale.
Intéressant de se plonger dans cette époque , belle reconstitution , bon casting. Seulement suivre uniquement le tournage de ce film devient vite ennuyeux , un peu a l'image de sa filmographie.
D'emblée on apprécie le Noir et Blanc qui nous plonge plus naturellement dans l'oeuvre originelle créant un lien naturel à la Nouvelle Vague. On apprécie aussi le soin apporté au casting, des inconnus pour la plupart mais qui physiquement sont très raccord avec les véritables personnalités ce qui aide aussi à l'immersion comme un voyage dans le temps. Et heureusement, Linklater choisit de ne pas se prendre au sérieux avec un côté BD particulièrement savoureux appuyé par les citations et aphorismes d'un Godard plus vrai que nature. Mais surtout la fantaisie ambiante est également idéale pour matérialiser ce qui symbolise la Nouvelle Vague à l'époque, à savoir être libre et audacieux. Le concept album photo pour présenter les protagonistes est tout aussi malin, toujours dans une mode très BD comme un hommage ludique jusqu'aux techniciens de l'ombre. C'est souvent drôle sans tomber dans le gag, c'est assurément nostalgique sans être mélancolique, original et léger mais néanmoins aussi sincère qu'authentique. Un film magnifique à voir et à conseiller. Site : Selenie
Un film assez drôle et charmant sur le tournage surprenant d'À bout de souffle avec un casting bien trouvé tant dans la ressemblance que dans le talent. C'était une époque bénie où les producteurs portaient de l'intérêt aux jeunes cinéphiles arrogants et passionnés. Ma réserve est que j'aurais aimé en voir plus sur les rapports entre Godard, Truffaut, Chabrol, Rohmer et Rivette. Le Paris de 1959 est magnifiquement reconstitué, c'est bluffant.
Porté par un casting de jeunes acteurs inspirés – Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin – le film respire la jeunesse, la curiosité et la ferveur. Sa mise en scène inventive épouse la liberté qu’elle célèbre : accidents heureux, improvisations, plaisir du tournage, tout concourt à faire de Nouvelle Vague une ode à la création. On en sort le cœur léger, avec l’envie furieuse de tourner soi-même, de dire « Moteur, Raoul ! », de rejouer ce miracle d’énergie qui fit naître la modernité du cinéma.
Le film, tourné en noir et blanc et en français, recrée l’énergie d’une époque mais sans nostalgie ni passéisme. Nouvelle Vague est avant tout un film vivant et joyeux, célébrant l'amour du cinéma.
Linklater met en avant l’économie de moyens, le tournage plein de légèreté, l’improvisation et les séquences fragmentées propres à la Nouvelle Vague.
Les plus cinéphiles des spectateurs de régaleront d'être plongés dans le processus créatif d'un tournage, de découvrir toute l'ingéniosité de ce génie du cinéma et de le voir ainsi tâtonner, improviser, expérimenter, parfois à partir de bouts de ficelles. Les autres adhéreront plus difficilement à la proposition et à une oeuvre qui peine à déterminer à qui elle s'adresse réellement.
Le mimétisme des acteurs qui incarnent Godard, Belmondo et Seberg est bluffant et l'on a parfois l'impression de visionner de vraies archives. Souvent dépeint comme un personnage provocateur, en retrait et insaisissable, Godard, auquel Guillaume Marbeck apporte un charme fou, apparaît ici plus plus joueur, malicieux et surtout plus humain.
Linklater s’amuse à dresser une cartographie vivante de la Nouvelle Vague, presque comme si l'on feuilletait un album photo. Truffaut, Rohmer, Chabrol, Rivette, Varda, Demy, Melville... : tous posent face caméra, avec leurs noms inscrits à l'image, formant une galerie de portraits qui témoigne de l'énergie collective de ce mouvement qui a redéfini la façon de penser et de fabriquer le cinéma
L'on peut toutefois regretter que Linklater n’aille pas au bout de son geste : son esthétique, trop lisse, tranche avec celle de la véritable Nouvelle Vague, faite de rugosité, d’accidents et de bricolage. Si la dimension quasi documentaire du film intrigue, l’ensemble souffre d’un certain manque de chair, dans le récit comme dans les dialogues, peinant à dépasser l’anecdote et la simple succession de saynètes.
Un régal, un bijou. Une jubilation. Ne vous méprenez pas : ce n’est pas un vrai biopic pour différentes raisons : déjà, on échappe au casting composé d’acteurs célèbres pour incarner les vedettes du passé. Ici, que des inconnus ( à une exception près) , ce qui renforce la crédibilité. Ensuite, à aucun moment le cinéaste ne cède à la facilité de l’anecdote croustillante ni de la romance amoureuse. Certes c’est très calqué sur des faits réels ( la préparation et le tournage d’A bout de souffle) mais pas pour magnifier un individu ( objet habituel du biopic). C’est avant tout un hommage à une époque, et à la liberté de réinventer un genre nouveau. Godard évoque dans le film une citation de Gauguin : l’art est soit un plagiat soit une révolution. Ce film n’est ni l’un ni l’autre mais un bel hommage réalisé avec beaucoup d’élégance et de charme.
J'ai trouvé ce film très bien fait. Je me suis régalé avec les réparties et citations. les personnages sont super bien joué surtout Godard et Belmondo. Ce n'est pas encore le Godard des années 80 qui gueulait à peu près sur tout car là il est tout jeune mais avec une sacré personnalité. On passe un très bon moment dans cette nouvelle vague des années 60.