Nouvelle Vague
Note moyenne
3,9
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254 critiques spectateurs

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Fenêtre sur salle
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134 abonnés 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2025
 NOUVELLE VAGUE - Richard Linklater | ⭐ 7,5/10

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Le film, tourné en noir et blanc et en français, recrée l’énergie d’une époque mais sans nostalgie ni passéisme. Nouvelle Vague est avant tout un film vivant et joyeux, célébrant l'amour du cinéma.

Linklater met en avant l’économie de moyens, le tournage plein de légèreté, l’improvisation et les séquences fragmentées propres à la Nouvelle Vague.

Les plus cinéphiles des spectateurs de régaleront d'être plongés dans le processus créatif d'un tournage, de découvrir toute l'ingéniosité de ce génie du cinéma et de le voir ainsi tâtonner, improviser, expérimenter, parfois à partir de bouts de ficelles. Les autres adhéreront plus difficilement à la proposition et à une oeuvre qui peine à déterminer à qui elle s'adresse réellement.

Le mimétisme des acteurs qui incarnent Godard, Belmondo et Seberg est bluffant et l'on a parfois l'impression de visionner de vraies archives. Souvent dépeint comme un personnage provocateur, en retrait et insaisissable, Godard, auquel Guillaume Marbeck apporte un charme fou, apparaît ici plus plus joueur, malicieux et surtout plus humain.

Linklater s’amuse à dresser une cartographie vivante de la Nouvelle Vague, presque comme si l'on feuilletait un album photo. Truffaut, Rohmer, Chabrol, Rivette, Varda, Demy, Melville... : tous posent face caméra, avec leurs noms inscrits à l'image, formant une galerie de portraits qui témoigne de l'énergie collective de ce mouvement qui a redéfini la façon de penser et de fabriquer le cinéma

L'on peut toutefois regretter que Linklater n’aille pas au bout de son geste : son esthétique, trop lisse, tranche avec celle de la véritable Nouvelle Vague, faite de rugosité, d’accidents et de bricolage. Si la dimension quasi documentaire du film intrigue, l’ensemble souffre d’un certain manque de chair, dans le récit comme dans les dialogues, peinant à dépasser l’anecdote et la simple succession de saynètes.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Citizen
Citizen

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4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Vachement bien, incontournable pour tout cinéphile. Nouvelle vague c’est aussi ce dont le pays aurait un besoin urgent !
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

83 abonnés 293 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2025
Un régal, un bijou. Une jubilation.
Ne vous méprenez pas : ce n’est pas un vrai biopic pour différentes raisons : déjà, on échappe au casting composé d’acteurs célèbres pour incarner les vedettes du passé. Ici, que des inconnus ( à une exception près) , ce qui renforce la crédibilité. Ensuite, à aucun moment le cinéaste ne cède à la facilité de l’anecdote croustillante ni de la romance amoureuse. Certes c’est très calqué sur des faits réels ( la préparation et le tournage d’A bout de souffle) mais pas pour magnifier un individu ( objet habituel du biopic). C’est avant tout un hommage à une époque, et à la liberté de réinventer un genre nouveau. Godard évoque dans le film une citation de Gauguin : l’art est soit un plagiat soit une révolution. Ce film n’est ni l’un ni l’autre mais un bel hommage réalisé avec beaucoup d’élégance et de charme.
Ali B.
Ali B.

3 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2025
J'ai trouvé ce film très bien fait.
Je me suis régalé avec les réparties et citations.
les personnages sont super bien joué surtout Godard et Belmondo.
Ce n'est pas encore le Godard des années 80 qui gueulait à peu près sur tout car là il est tout jeune mais avec une sacré personnalité.
On passe un très bon moment dans cette nouvelle vague des années 60.
Sylvain P

403 abonnés 1 445 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2025
Richard Linklater, éternel novateur cinéphilique, crée un making of sublimé d'A bout de souffle". C'est à la fois captivant, drôle, instructif, joyeux, bluffant, documenté et beau. Comme souvent, il vient titiller le spectateur et réussit un grand film en allant cueillir de formidables acteurs (quasi tous inconnus) et en plus, en français. Cinéphiles ne pas s'abstenir!
jacquesecret
jacquesecret

10 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 octobre 2025
Ce film peut-il plaire "aux moins de 20 ans" qui n'ont pas connu l'époque de la Nouvelle Vague (expression inventée par Françoise Giroud, à l'époque..) ? Personnellement, j'en doute.

Mon grand âge fait que j'ai connu cette époque, encore ado. j'allais encore au lycée quand "Les quatre cents coups" sont sortis et j'ai vu, à sa sortie, "A bout de souffle" , avec ma fiancée...

J'ai simplement regretté que la plus grande parie du film soit consacrée au tournage de ce film de Jean-Luc Godard.

Mais j'ai bien aimé les "portraits" de tous ces gens du cinéma des années-50 finissantes et des années-60. Ces jeunes réalisateurs étaient cultivés, bien mis sur eux (le débraillé n'existait pas encore...) et, du reste, plein de talent. Leur filmographie est là pour en témoigner. Ce n'était pas un cinéma médiocre comme, hélas! on peut se plaindre de nos jours.

Une mention spéciale à tous ces jeunes acteurs qui incarnent les personnages de Belmondo, Jean Seberg, Godard et tous les autres. On croirait voir leurs modèles !
Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2025
"Nouvelle Vague" bien noté par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est un comédie dramatique moyenne dans l'ensemble. En effet, le réalisateur Richard Linklater livre aux spectateurs une histoire trop élitiste et intellectuel selon moi, celui-ci revient sur les débuts et l'ascension du célèbre et sulfureux réalisateur Jean-Luc Godard par ailleurs bien interprété par Guillaume Marbeck bien accompagné par la talentueuse Zoey Deutch, l'histoire nous décrit aussi la naissance du courant des cinéastes "Nouvelle Vague", j'ai aimé également le montage et la photographie du film (en noir et blanc), malgrè sa qualité moyenne le film devrait obtenir de nombreuses distinctions cette année et l'an prochain (César et Oscars).
Olivier V.
Olivier V.

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2025
Il aura fallu une production française sur le cinéma français mais réalisée par un américain (l'excellent Richard Linklater) pour me faire enfin réellement apprécier un film français récent !

La reconstitution historique bluffante (hormis quelques anachronismes concernant les plaques d'immatriculation), le ton frais et léger, les acteurs impeccables de mimétisme (Guillaume Marbeck en tête dans la peau de Jean-Luc Godard), le grain de l'image, la magnifique photographie en noir et blanc, le format 4/3... Tout est fait pour nous replonger au coeur du Paris de la fin des années 50 pendant le tournage d'"A bout De Souffle", on s'y croirait !!

Un film vraiment réjouissant, une déclaration d'amour au cinéma. J'ai adoré !
Taxi driver
Taxi driver

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 octobre 2025
Un pur moment de cinéma . Le genèse et le tournage d’un des films les plus importants de l’histoire du cinéma. Un travail de recherche énorme fait de « Nouvelle vague » un film indispensable pour tous les amoureux du cinéma .
Le casting parfait apporte un vent de fraîcheur à l’écran. Une totale réussite.
Eric D.
Eric D.

6 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2025
Un régal ! Les acteurs sont savoureux, particulièrement Belmondo, Jean Seberg et bien sur Godard. Super reconstitution en N/B du Paris des années 60 avec plein de voitures d'époque (attention au plan fugace ou la Simca Versailles a une immatriculation actuelle !!!).
grey_egg
grey_egg

21 abonnés 56 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 octobre 2025
Pitoyable biopic qui essaie de faire vrai, en faux noir et blanc et format d'image quasi carré, mais les acteurs singent tellement mal ceux qu'ils sont censés représenter, palme du ridicule à celui qui tente Belmondo, ça sent le carton pâte et le scénario est un pseudo reportage sans enjeu ni réflexion, les nostalgiques d'un pseudo âge d'or pourront peut-être s'y croire, je suis parti avant la fin ce qui est rare. Même le Hazanavicius sur Godard était mieux, c'est dire.
Je cours ressortir mon DVD d'à bout de souffle pour me consoler.
Adeline Galletto
Adeline Galletto

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 octobre 2025
Retour réussi vers le passé. On s’y croirait! Les acteurs sont incroyables de ressemblance, les ambiances parisiennes sont épatantes, je n’ai qu’une seule envie c’est de revoir A bout de souffle pour prolonger ces moments de pur plaisir cinématographique.
Baruch Jorgell
Baruch Jorgell

18 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2025
Richard Linklater aime se lancer dans des projets aventureux. Faire un film sur une période de 12 ans (le magnifique Boyhood) ou bien concevoir une trilogie (Before Sunrise, Before Sunset, Before Midnight) où l’on suit les mêmes personnages de films en films. Pour ce nouvel opus, Linklater reconstitue le tournage d’À bout de souffle.
À l’instar d’un Mocky, Godard est plus connu pour sa personnalité que pour ses films. Son accent, son humour et son intelligence faisaient que chacune de ses apparitions à la télévision étaient un régal.
Ce n’est pas étonnant que le cinéma se soit déjà emparé du célèbre réalisateur suisse à travers un film d’Hazanavicius, Le Redoutable, Malheureusement raté.
Nouvelle Vague remonte le niveau. La bonne idée du film est de prendre des comédiens peu connus. Cela change de voir toujours les mêmes têtes tels un Niney ou un Louis Garrel.
Nouvel Vague est un film plaisant. L’acteur qui joue Godard, Guillaume Marbeck, est excellent, écrasant un peu le reste de la distribution. Linklater adopte un ton drôle et léger qui sied bien à son film évitant ainsi tout hommage un peu compassé.
Certes, le fond n’est pas révolutionnaire. Godard était un génie mais quelle surprise !
Malgré cela, on sort de la projection satisfait. On oubliera Nouvelle Vague dans 2 mois, pas grave, on a passé un bon moment, c’est tout ce qui compte !
Le_Général
Le_Général

124 abonnés 402 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

Ça commence par une clope. Forcément. Une clope mal tenue, mal filmée — exprès. Le plan tremble, Zoey Deutch rit trop fort, et Guillaume Marbeck, qui joue Godard sans vraiment y croire, ajuste ses lunettes comme on se cache derrière un rôle. On dirait un film qui rejoue sa propre naissance. Oui, Nouvelle Vague parle de À bout de souffle, mais c’est surtout À bout de souffle qui s’y rejoue lui-même, comme un souvenir qui refuse de mourir. Je ne sais pas si Linklater s’amuse ou s’excuse. Le film transpire la fascination et la maladresse. Il recompose Paris 1960 dans une lumière d’écran vert un peu pâle, un peu malade. On sent presque l’odeur du faux cuir sur les banquettes du Café de Flore, le froid du carrelage sous les talons de Zoey, la poussière de pellicule numérique dans l’air. Le cinéma qui parle du cinéma, oui, mais ici, c’est le cinéma qui bégaie, qui cherche son souffle. Certains diront que c’est trop poseur. Moi, j’y ai vu une lettre d’amour un peu sale. Un hommage qui tremble, comme une photo mal développée. Adrien Rouyard, en Truffaut nerveux, dévore chaque réplique. Antoine Besson cabotine, volontairement, en Chabrol goguenard. Et Jodie Ruth-Forest — Suzanne Schiffman — c’est peut-être elle, la clé : l’ombre silencieuse derrière les hommes qui bavardent. Le film est à elle sans qu’il le sache. Techniquement, c’est Linklater qui fait du Linklater : montage fuyant, dialogues en cascade, musique jazz qui revient comme un hoquet. Par moments, on croirait du Rivette sous acide, ailleurs du Woody Allen tourné à Montparnasse. Mais il y a un plan — une simple marche dans une rue vide, la caméra qui hésite entre deux directions — et là, tout s’arrête. Ce flottement, ce doute, c’est du pur Godard. Alors oui, Nouvelle Vague est bancal. Parfois creux, parfois sublime. Mais dans ce déséquilibre, quelque chose se passe : un cinéma qui se regarde mourir et renaître, encore, encore. Ma note : 13/20.

 Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Yves G.

1 897 abonnés 4 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2025
À la fin des années cinquante, à Paris, quelques jeunes gens bourrés de talent travaillent aux Cahiers de cinéma et rêvent de réaliser leurs premiers films. Le succès des "Quatre Cents Coups" à Cannes en 1959 les y incite. Parmi eux, Jean-Luc Godard réussit à obtenir un financement d’un producteur, Georges de Beauregard. Il tournera "À bout de souffle" avec un jeune espoir français, Jean-Paul Belmondo, et une starlette américaine, Jean Seberg, récemment révélée par Preminger.
Le tournage commence à Paris. Les méthodes hétérodoxes de Godard désarçonnent son équipe technique et ses acteurs et ulcèrent Beauregard.

Richard Linklater est décidément un cinéaste étonnant qui, depuis trente ans, loin des modes mainstream, essaie constamment de se remettre en question et de relever de nouveaux défis. Il est l’auteur de la trilogie "Before Sunset"/ "Before Sunrise"/ "Before Midnight" avec le duo Ethan Hawke/ Julie Delpy. Il a surtout réalisé l’un des tout meilleurs films du siècle, "Boyhood", qui suit pendant une dizaine d’années, de l’enfance à l’adolescence un jeune garçon élevé par des parents divorcés.

Il relève avec Nouvelle Vague un double pari sacrément culotté : tourner un vrai/faux making of du film le plus iconique de la Nouvelle Vague et retrouver l’esprit pionner de ces jeunes cinéastes iconoclastes.

Le résultat est saisissant d’authenticité. Tourné en noir et blanc et en 4:3, Nouvelle Vague nous replonge dans le Saint-Germain des Prés de Truffaut, Chabrol, Varda et Melville (interprété par Toni Collette, un des rares noms du casting qui ne compte quasiment que des inconnus), mieux qu’une séance au Champo – qui a droit à son caméo – ne saurait le faire. Je laisse à plus cinéphile que moi le soin de traquer quelques erreurs ; mais, du peu que je connais de la vie et de l’oeuvre de Godard, et du tournage, fameux, d’"À bout de souffle", je n’en ai repéré aucune. J’ai au contraire été sensible au soin jaloux avec lequel Linklater reconstitue ce tournage dans les lieux mêmes où il a eu lieu, les acteurs, leur apparence, leur tenue…

Le mieux étant l’ennemi du bien, c’est cette fidélité scrupuleuse qui aurait pu constituer la principale limite du film. L’obsession de la reconstitution aurait pu étouffer tout le reste. Mais Linklater réussit à éviter cet écueil. Si sa reconstitution est ultra-fidèle, elle laisse vivre la folle originalité de Godard, son culot bravache, sa prétention un peu folle de redéfinir la grammaire du cinéma, de le libérer de toutes les contraintes qui l’enserraient. Godard n’a pas trente ans ; mais, avec Truffaut et Chabrol, avec un appétit gargantuesque, il a tout vu pendant ses années aux Cahiers et prétend avoir tout compris du cinéma.

Sous nos yeux, il le réinvente. C’est un pur fantasme de cinéphile devenu réalité.
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