Nouvelle Vague
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Spider6
Spider6

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2025
Globalement, j’ai beaucoup aimé. Le film respire l’amour du cinéma des années 50 et multiplie les clins d’œil à cette époque fondatrice. On sent une vraie volonté de retrouver des personnages crédibles, ancrés dans leur réalité, loin des archétypes trop lisses.
Le choix du noir et blanc fonctionne parfaitement : il donne au récit une texture visuelle authentique et renforce l’immersion. Les décors, superbes, nous projettent littéralement en 1959 — on s’y croirait.
Les trois acteurs principaux sont remarquables : justes, habités, d’une sincérité rare. Ils portent le film avec une intensité qui fait oublier les quelques faiblesses de rythme.
Côté bémol (mais sans en faire un drame), l’accumulation de personnages secondaires brouille parfois un peu la lecture et n’apporte pas toujours la profondeur attendue.
Mais qu’importe, le plaisir l’emporte largement : Nouvelle Vague réussit à être à la fois un hommage, une relecture et une vraie proposition de cinéma.
Et puis… avouons-le : après ça, on a presque envie de parler en noir et blanc nous aussi !
JLV
JLV

2 abonnés 22 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2025
Un étonnant travail et une plongée dans le début des années '60. Remarquable prestations des acteurs (on croirait revoir Jean Seberg ou Raoul Coutard). Mais le film pêche quand même par manque de créativité. Godard est à l'écran, mais pas à la réalisation. Tout compte fait moins intéressant et moins décoiffant que "Le Redoutable" d'Hazanavicius, qui déclarait son amour du cinéma et de Godard.
Reste que de voir les scènes si célèbres à l'envers, c'est à dire face à la caméra, sont quand même de bons moments de cinéma.
Gérard Bourgeois
Gérard Bourgeois

4 abonnés 76 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2025
UN SOUFFLE LÉGER
C’étaient les années 60. Un vent léger soufflait dans les arbres de Mai. Les cinéastes sortaient des studios. Certains, comme Jean-Luc Godard, filmaient sans scénario et écrivaient leurs séquences au jour le jour, dans un bistrot, le matin même du tournage.
Les script-girls étaient désarçonnées. Et les producteurs encore plus inquiets - comme de Beauregard qui finançait Godard - s’arrachaient les cheveux qui leur restaient devant tant de fantaisies.
Mais c’était le « cinéma vérité » que prônait la Nouvelle Vague, décrite avec humour et légèreté dans ce film, à travers le tournage du mythique « A bout de souffle ».
Nonchalant et désinvolte, « Jean-Luc » (joué par Guillaume Marbeck, qui ne quitte jamais ses lunettes noires) fait virevolter Jean-Paul Belmondo (joué par Zoey Deutch) et surtout Jean Seberg (interprétée par la très ressemblante Audrey Dullin), dans des scènes inoubliables. Celle des Champs-Elysées où Jean Seberg vend le « Herald Tribune » à la volée, et celle de la rue Campagne Première qui a tout l’air d’un polar à la Jean-Pierre Melville.
Nous adhérons avec plaisir à cette reconstitution avec les décors naturels de ces années-là, empreinte d’une joie de tourner et de vérité des dialogues.
La musique du film, elle aussi, nous enchante.
Ce souffle d’air, aujourd’hui, nous fait du bien.
A quand une « Nouvelle Nouvelle Vague » ?
Marguerite Pascard
Marguerite Pascard

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2025
Artificiel et ennuyeux...c'est ce que je ressentis déjà quand j'ai regardé A BOUT DE SOUFFLE pour la première fois.
Je me disais que, peut-être, je n'avais rien compris.
Mais je suis sortie au bout d'une demi-heure.
caramel2017
caramel2017

23 abonnés 158 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2025
Excellet excellet excellet ! Quel moment de cinema ! Le trio d’acteurs qui jouent Belmondo, Seberg et Godard (Guillaume Marbeck pour un premier film est bien au dessus de la mêlée ! ) sont vraiment incarnés plus beaux que nature. Le rythme, la photo, la musique et surtout la mise en scene elegante… tout y est pour pour plaire au simple amateur de cinema mais ravira encore plus le conephile avec tous les clins d’oeil au pionniers français qui ont revolutionnés la manière de fabriquer un film independant LIBREMENT ce qui a tout de meme permis l’emergence de nombreux cinéastes francais et inspiré, c’est ainsi que la nouvelle Vague a permis la naissance du Nouvel Hollywood. Et c’est tout naturellement un (brillant) cinéaste américain qui rend le plus bel hommage jamais fait à ce jour à notre cinéaste majeur : Monsieur GODARD. Bravo
Domvill
Domvill

37 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2025
dans les années 1950, en noir et blanc, les créateurs des cahiers du cinéma défilent les uns après les autres sous nos yeux. Il n’en manque aucun : Truffaut, Godard, Chabrol, Rohmer, Rivette…tous incarnés par des acteurs talentueux, plus vrais que nature. On se souviens du film de Hazanavicius, le redoutable, et la géniale interprétation de Godard par Louis Garel. Ici encore, les talents des acteurs sont immenses. Quel catalogue pour un cinéphile ! On assiste à la double naissance d’un cinéaste et d’un long métrage qui deviendra un classique du mouvement et de la sphère cinéphilique. Le tournage de « à bout de souffle » servi par le magnifique triptyque Goddard / Belmondo / Jean Seberg est relaté d’un bout à l’autre. Le spectateur est témoin de la genèse de ce qui deviendra, de manière inattendue, un chef d’œuvre du 7éme art pour les années à venir. L’inventaire est complet, les obstacles, notamment les problèmes matériels, les difficultés financières, les relations humaines, les doutes, les envies de fuir...et au final, l’éclatante réussite…
Mais ce scénario n’est pas seulement informatif, il y a dans cette reconstruction de l’époque un recul certain. Le regard n’est pas exempt d’une légère ironie sur le mode de fonctionnement de cette communauté d’intellectuels qui opère un virage à 180 degrés en passant de la critique à la réalisation.
Kat's eyes
Kat's eyes

72 abonnés 561 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Une comédie vintage légèrement loufoque qui rend hommage, avec tendresse et malice, à un épisode fondateur de l'histoire du cinéma et surtout à tous ses artisans de l'ombre. Pas forcément très utile ni révolutionnaire mais sympathique et instructif.
garnierix

307 abonnés 605 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2025
"L'art n'est pas un passe-temps, mais un sacerdoce", rappelle Cocteau dès le début du film. Merci, ce sont de bons mots. Sauf que le jeu des mots n'arrêtera pas, et nous abrutira : on est ainsi bel et bien plongé dans l'époque, du moins l'époque de certains, cette nouvelle vague sensée rebattre les cartes de l'art, après que l'existentialisme ait voulu rebattre les cartes de l'existence. L'inutilité en marche... vu d'aujourd'hui (même si ce n'est pas l'opinion majoritaire). - Ce n'est pas que les nombreuses citations soient inintéressantes, c'est que c'est un déluge de citations et de bons mots qui finit par nous endormir.

Mais qu'il aime ou pas ce mouvement, l'auteur du film raconte très bien cette aventure. Pas l'aventure de la Nouvelle Vague, mais celle de Godard et de son premier long métrage, puisqu'il est communément admis que ce film de 1960 révèlera et popularisera le mouvement. C'est juste dommage qu'il s'agisse de cette personne, numéro 1 du top 50 des nombrilistes.

L'ambiance de l'époque est reconstituée avec vraisemblance, non seulement les éléments matériels (voitures, caméra) mais aussi la façon de parler ou de rire -y compris, évidemment, cette détestable habitude du référencement de tout ce qu'on dit et fait (on = l'intello, Godard toujours en tête). Cela dit, pourquoi avoir tourné dans ce format, et en noir et blanc ? On ne voit pas ce qu'on y gagne -on vivait bien en couleur en 1960 ! Faut-il donc faire genre ?!

L'intérêt du film réside aussi dans les descriptions de postes derrière le chef de projet (Godard). C'est vraiment intéressant (d'autant plus si l'on est un fan de Godard). D'ailleurs, on n'aura jamais autant glorifié chacun des collaborateurs du tournage d'un film ("À Bout de Souffle" de 1960 en l'occurrence, puisque c'est de son tournage qu'il s'agit). Ça donne d'ailleurs envie de voir un film, aussi bien documenté, sur le tournage d'un film contemporain (pas un "making of", mais un film conçu comme celui qu'on critique) - quand on n'est pas du monde des cinéastes, ça reste un mystère (comment est né Avatar, Jurassic Park, etc) ?

Après la sortie de ce film, "en trois 3 ans, 162 réalisateurs ont fait leur premier long métrage", est-il précisé avant le générique de fin, histoire que nous nous avisions bien de l'apport de Godard au cinéma. Ça rappelle le jugement de Truffaut (il y a le cinéma avant Godard et le cinéma après Godard. À bout de souffle est le chef-d'œuvre qui a lancé la carrière de Godard et a changé le visage du cinéma)... La bonne blague ! -Quelqu'un d'autre a dit que Godard a fichu la pagaille dans le cinéma, ainsi que l'a fait Picasso dans la peinture. Non. Le "ainsi que" est une ânerie.
Louise Anne
Louise Anne

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Un film rafraîchissant : quand après-guerre, la jeunesse était insolente, gaie, inventive et que l'espoir d'un avenir d'insouciance était encore de mise. Réinventer le cinéma, la vie.
Nathbar
Nathbar

70 abonnés 101 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 octobre 2025
Au vu des avis plutôt positifs ma critique risque de ne pas être objective : j'ai trouvé ce film ennuyeux au possible au nombre incalculable de fois où j'ai regardé ma montre.. seule " lumière " au tableau, la performance d'Aubry Dullin, l'acteur qui incarne Jean-Paul Belmondo ! Lui fera certainement partie de la nouvelle vague de ce 21ème siècle
Quentin Rt
Quentin Rt

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2025
Nouvelle Vague, portant sur le tournage de A Bout de Souffle, ne fait pas vraiment honneur à son titre puisque le film est très convenu, n'innove sur aucun aspect, sinon copie le style spontané du film de Godard. Les clins d'oeil à cette époque et ce cinéma sont multiples, le film s'inscrit donc dans le cinéma de références plutôt que développe une identité distincte, un peu comme les films de Michel Hazanavicius mais sans l'humour décalé (que l'on avait pu retrouver dans Le Redoutable). Néanmoins, agissant presque comme un documentaire d'archives ou un making of, Nouvelle Vague semble dépeindre avec fidélité l'atmosphère de l'époque, de ce tournage, de la façon de faire de Godard, ce qui vaut la peine d'être découvert, surtout pour tout cinéaste en devenir. spoiler: En effet, Godard est le cinéaste en herbes, anxieux de se lancer dans un tournage de long-métrage pour la première fois, son entourage l'assomme de conseils divers et variés, mais il se bat pour trouver sa propre voix. Pour toute personne familière avec l'ambiance des tournages, la nonchalance de Godard semble très surprenante. Alors que le temps est la valeur la plus précieuse sur un plateau, il se permet d'annuler des jours entiers, ou de finir plus tôt que prévu par "manque d'inspiration". Au dépend de l'assistant réalisateur et du producteur, il finit par dicter son propre rythme, spontané, libre. Les acteurs et l'équipe semblent alors réellement s'amuser, une atmosphère de jeu s'empare du tournage, qui sonne comme un acte de liberté, alors que nombreux sont les cinéaste le décrivant comme un moment douloureux où l'on doit souvent abandonner nos idées et espoirs.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 247 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2025
Parmi les nombreux films qui décrivent le tournage d’un film, on trouve de véritables chefs d’œuvre qui mettent en scène les liens, voire les confrontations, entre différents personnages aux caractères par définition affirmés.
Ce n’est pas le cas de Nouvelle Vague de Linklater qui retrace avec une très grande fidélité le tournage de A bout de souffle, le premier long métrage de Godard en 1960 avec Jean Seberg, Jean-Paul Belmondo et Raoul Coutard à la caméra.
En effet, comme l’écrit le blog Cineclubdecaen, « le film se réduit à une succession de vignettes. Elles sont amorcées par un gros plan d'un acteur dont la ressemblance avec un personnage célèbre ayant concouru au film de 1961 est soulignée par le nom de celui-ci en grosses lettres blanches. Chacune de ses séquences est ponctuée par un bon mot de Godard que le film admire de bout en bout. Dans ce musée Grévin pour cinéphiles, n'existe que l'idylle naissante entre Seberg et Belmondo que le film ne creuse pas, se contentant, dans ses cartons finaux, d'indiquer le divorce prochain de l'actrice. »
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Certes tout est parfaitement filmé en noir-et-blanc, sans acrobaties de caméra, les rôles sont bien distribués, notamment ceux de Raoul Coutard et du producteur Beauregard, le travail quasi improvisé de Godard et sa personnalité provocatrice et baroques ont parfaitement retracés. Mais justement toute cette perfection n’apporte pas grand-chose. Les rapports entre les personnages ne sont pas creusés, les autres personnages passent comme des ombres, aucun ne nous intéresse vraiment, bref, on reste admiratif mais indifférent.
A l’inverse, par exemple, Le Mépris (Godard 1963) analysez et approfondit le rôle, les fonctions, les personnalités excessives, du réalisateur (Lang), du scénariste (Piccoli), du producteur (Palance) et de l’actrice principale (BB) et on s’intéresse à la veulerie du scénariste sans le sou qui livre littéralement sa superbe épouse au vulgaire producteur américain. D’autres films peuvent être cités qui utilisent le plateau comme cadre dramatique efficace, The Bad and the beautiful 1952 étant à mon avis la plus grande réussite par sa tension perpétuelle.
Nouvelle Vague ne mérite pas de mépris ni même d’ironie, on doit simplement blâmer les critiques qui ont encensé à tort et beaucoup trop bruyamment ce petit film illustratif.
Julienmazet2
Julienmazet2

7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2025
A partir d'un matériel intéressant, le réalisateur n'arrive pas à magnifier tous ces merveilleuses figures du 7eme art.
Jng62
Jng62

1 abonné 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Il est un moment dans la vie d'un cinéaste où il faut se confronter au film sur le film. Au sujet de Godard, Michel HAZANAVICIUS avait réussi son approche iconoclaste. Ici, Richard LINKLATER a choisi de s'approprier la création du premier film du réalisateur helvète en faisant surtout un film pour cinéphiles. Le pari est à moitié réussi. On est toujours à la limite de basculer vers la parodie sans y succomber. Les acteurs ressemblent plus (Godard et peu ou prou Belmondo et surtout Jean Seberg) ou moins (Truffaut, Chabrol) à leur modèle.
Au final, un film bancal mais agréable.
Judithtexas
Judithtexas

69 abonnés 244 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2025
Cette plongée dans le making-off d'A bout de souffle est une vraie réussite, le casting est impeccable ! Je comprends les interrogations de Jean quant à l'absence de scénario... C'est la Nouvelle Vague, une révolution, une nouvelle façon de faire et de voir le ciné, on y retrouve des clins d'oeil aux réalisateurs de l'époque, Truffaut, Rohmer et j'en passe. C'est en noir et blanc, comme à bout de souffle : une réelle immersion dans les conditions de tournage. Godard fait tourner son monde (y compris le producteur inquiet) à la baguette. Merci Mr Linklater !
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