Nouvelle Vague
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4,0
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244 critiques spectateurs

5
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Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Une comédie vintage légèrement loufoque qui rend hommage, avec tendresse et malice, à un épisode fondateur de l'histoire du cinéma et surtout à tous ses artisans de l'ombre. Pas forcément très utile ni révolutionnaire mais sympathique et instructif.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2025
"L'art n'est pas un passe-temps, mais un sacerdoce", rappelle Cocteau dès le début du film. Merci, ce sont de bons mots. Sauf que le jeu des mots n'arrêtera pas, et nous abrutira : on est ainsi bel et bien plongé dans l'époque, du moins l'époque de certains, cette nouvelle vague sensée rebattre les cartes de l'art, après que l'existentialisme ait voulu rebattre les cartes de l'existence. L'inutilité en marche... vu d'aujourd'hui (même si ce n'est pas l'opinion majoritaire). - Ce n'est pas que les nombreuses citations soient inintéressantes, c'est que c'est un déluge de citations et de bons mots qui finit par nous endormir.

Mais qu'il aime ou pas ce mouvement, l'auteur du film raconte très bien cette aventure. Pas l'aventure de la Nouvelle Vague, mais celle de Godard et de son premier long métrage, puisqu'il est communément admis que ce film de 1960 révèlera et popularisera le mouvement. C'est juste dommage qu'il s'agisse de cette personne, numéro 1 du top 50 des nombrilistes.

L'ambiance de l'époque est reconstituée avec vraisemblance, non seulement les éléments matériels (voitures, caméra) mais aussi la façon de parler ou de rire -y compris, évidemment, cette détestable habitude du référencement de tout ce qu'on dit et fait (on = l'intello, Godard toujours en tête). Cela dit, pourquoi avoir tourné dans ce format, et en noir et blanc ? On ne voit pas ce qu'on y gagne -on vivait bien en couleur en 1960 ! Faut-il donc faire genre ?!

L'intérêt du film réside aussi dans les descriptions de postes derrière le chef de projet (Godard). C'est vraiment intéressant (d'autant plus si l'on est un fan de Godard). D'ailleurs, on n'aura jamais autant glorifié chacun des collaborateurs du tournage d'un film ("À Bout de Souffle" de 1960 en l'occurrence, puisque c'est de son tournage qu'il s'agit). Ça donne d'ailleurs envie de voir un film, aussi bien documenté, sur le tournage d'un film contemporain (pas un "making of", mais un film conçu comme celui qu'on critique) - quand on n'est pas du monde des cinéastes, ça reste un mystère (comment est né Avatar, Jurassic Park, etc) ?

Après la sortie de ce film, "en trois 3 ans, 162 réalisateurs ont fait leur premier long métrage", est-il précisé avant le générique de fin, histoire que nous nous avisions bien de l'apport de Godard au cinéma. Ça rappelle le jugement de Truffaut (il y a le cinéma avant Godard et le cinéma après Godard. À bout de souffle est le chef-d'œuvre qui a lancé la carrière de Godard et a changé le visage du cinéma)... La bonne blague ! -Quelqu'un d'autre a dit que Godard a fichu la pagaille dans le cinéma, ainsi que l'a fait Picasso dans la peinture. Non. Le "ainsi que" est une ânerie.
Louise Anne
Louise Anne

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Un film rafraîchissant : quand après-guerre, la jeunesse était insolente, gaie, inventive et que l'espoir d'un avenir d'insouciance était encore de mise. Réinventer le cinéma, la vie.
Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 octobre 2025
Au vu des avis plutôt positifs ma critique risque de ne pas être objective : j'ai trouvé ce film ennuyeux au possible au nombre incalculable de fois où j'ai regardé ma montre.. seule " lumière " au tableau, la performance d'Aubry Dullin, l'acteur qui incarne Jean-Paul Belmondo ! Lui fera certainement partie de la nouvelle vague de ce 21ème siècle
Quentin Rt
Quentin Rt

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2025
Nouvelle Vague, portant sur le tournage de A Bout de Souffle, ne fait pas vraiment honneur à son titre puisque le film est très convenu, n'innove sur aucun aspect, sinon copie le style spontané du film de Godard. Les clins d'oeil à cette époque et ce cinéma sont multiples, le film s'inscrit donc dans le cinéma de références plutôt que développe une identité distincte, un peu comme les films de Michel Hazanavicius mais sans l'humour décalé (que l'on avait pu retrouver dans Le Redoutable). Néanmoins, agissant presque comme un documentaire d'archives ou un making of, Nouvelle Vague semble dépeindre avec fidélité l'atmosphère de l'époque, de ce tournage, de la façon de faire de Godard, ce qui vaut la peine d'être découvert, surtout pour tout cinéaste en devenir. spoiler: En effet, Godard est le cinéaste en herbes, anxieux de se lancer dans un tournage de long-métrage pour la première fois, son entourage l'assomme de conseils divers et variés, mais il se bat pour trouver sa propre voix. Pour toute personne familière avec l'ambiance des tournages, la nonchalance de Godard semble très surprenante. Alors que le temps est la valeur la plus précieuse sur un plateau, il se permet d'annuler des jours entiers, ou de finir plus tôt que prévu par "manque d'inspiration". Au dépend de l'assistant réalisateur et du producteur, il finit par dicter son propre rythme, spontané, libre. Les acteurs et l'équipe semblent alors réellement s'amuser, une atmosphère de jeu s'empare du tournage, qui sonne comme un acte de liberté, alors que nombreux sont les cinéaste le décrivant comme un moment douloureux où l'on doit souvent abandonner nos idées et espoirs.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2025
Parmi les nombreux films qui décrivent le tournage d’un film, on trouve de véritables chefs d’œuvre qui mettent en scène les liens, voire les confrontations, entre différents personnages aux caractères par définition affirmés.
Ce n’est pas le cas de Nouvelle Vague de Linklater qui retrace avec une très grande fidélité le tournage de A bout de souffle, le premier long métrage de Godard en 1960 avec Jean Seberg, Jean-Paul Belmondo et Raoul Coutard à la caméra.
En effet, comme l’écrit le blog Cineclubdecaen, « le film se réduit à une succession de vignettes. Elles sont amorcées par un gros plan d'un acteur dont la ressemblance avec un personnage célèbre ayant concouru au film de 1961 est soulignée par le nom de celui-ci en grosses lettres blanches. Chacune de ses séquences est ponctuée par un bon mot de Godard que le film admire de bout en bout. Dans ce musée Grévin pour cinéphiles, n'existe que l'idylle naissante entre Seberg et Belmondo que le film ne creuse pas, se contentant, dans ses cartons finaux, d'indiquer le divorce prochain de l'actrice. »
-
Certes tout est parfaitement filmé en noir-et-blanc, sans acrobaties de caméra, les rôles sont bien distribués, notamment ceux de Raoul Coutard et du producteur Beauregard, le travail quasi improvisé de Godard et sa personnalité provocatrice et baroques ont parfaitement retracés. Mais justement toute cette perfection n’apporte pas grand-chose. Les rapports entre les personnages ne sont pas creusés, les autres personnages passent comme des ombres, aucun ne nous intéresse vraiment, bref, on reste admiratif mais indifférent.
A l’inverse, par exemple, Le Mépris (Godard 1963) analysez et approfondit le rôle, les fonctions, les personnalités excessives, du réalisateur (Lang), du scénariste (Piccoli), du producteur (Palance) et de l’actrice principale (BB) et on s’intéresse à la veulerie du scénariste sans le sou qui livre littéralement sa superbe épouse au vulgaire producteur américain. D’autres films peuvent être cités qui utilisent le plateau comme cadre dramatique efficace, The Bad and the beautiful 1952 étant à mon avis la plus grande réussite par sa tension perpétuelle.
Nouvelle Vague ne mérite pas de mépris ni même d’ironie, on doit simplement blâmer les critiques qui ont encensé à tort et beaucoup trop bruyamment ce petit film illustratif.
Julienmazet2
Julienmazet2

7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2025
A partir d'un matériel intéressant, le réalisateur n'arrive pas à magnifier tous ces merveilleuses figures du 7eme art.
Jng62
Jng62

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Il est un moment dans la vie d'un cinéaste où il faut se confronter au film sur le film. Au sujet de Godard, Michel HAZANAVICIUS avait réussi son approche iconoclaste. Ici, Richard LINKLATER a choisi de s'approprier la création du premier film du réalisateur helvète en faisant surtout un film pour cinéphiles. Le pari est à moitié réussi. On est toujours à la limite de basculer vers la parodie sans y succomber. Les acteurs ressemblent plus (Godard et peu ou prou Belmondo et surtout Jean Seberg) ou moins (Truffaut, Chabrol) à leur modèle.
Au final, un film bancal mais agréable.
Judithtexas
Judithtexas

66 abonnés 229 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2025
Cette plongée dans le making-off d'A bout de souffle est une vraie réussite, le casting est impeccable ! Je comprends les interrogations de Jean quant à l'absence de scénario... C'est la Nouvelle Vague, une révolution, une nouvelle façon de faire et de voir le ciné, on y retrouve des clins d'oeil aux réalisateurs de l'époque, Truffaut, Rohmer et j'en passe. C'est en noir et blanc, comme à bout de souffle : une réelle immersion dans les conditions de tournage. Godard fait tourner son monde (y compris le producteur inquiet) à la baguette. Merci Mr Linklater !
Chamar
Chamar

39 abonnés 65 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2025
Est-ce cette reconstitution trop appliquée et fétichiste ? Ce noir et blanc maniéré (jusqu’à feindre les changements de bobines) ? Cette scénarisation sans vagues (ni vieilles ni nouvelles) ? Cette réalisation proprette et feel-good-movie ? En tout cas, on finit par s’ennuyer ferme. Seuls les actrices et les acteurs (souvent inspirés) nous tiennent un tantinet éveillés au jeu des ressemblances. Mais de tout cela on garde quand même l’impression d’un clapotis fatigué plutôt que d’une quelconque nouvelle vague.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 333 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Belle entrée en matière sur ce phénomène des années 60 que je ne connaissais que vaguement.

J'avais vu "A bout de souffle" sans qu'il me marque véritablement... Ce film a été l'occasion de me replonger dans l'atmosphère de cette période.

Les cinéphiles de la première heure vont sûrement me tomber dessus mais je ne suis pas du tout adepte du cinéma de cette première vague. Je n'ai pas grandit dans cette culture du cinéma donc je suis allée voir ce film sans aprioris et avec mes yeux d'enfants.
Je me suis sentie comme une petite souris qui se faufile dans les coulisses d'un tournage.
J'ai adoré cette sensation d'être privilégiée, d'assister à l'envers du décor, au questionnement et aux pensées du réalisateur ainsi qu'à ses doutes, ses choix et ses galères de budget, de temps... Et d'inspiration !

J'ai été subjuguée par l'esthétisme de cette pellicule en noir et blanc qui est vraiment sublime.

Le duo principal est bluffant de ressemblance ! On est immergés au coeur du film tel un flashback de cette époque : on s'y croirait !

J'ai vécu une véritable expérience cinématographique : c'est un film dans le film et c'est fort ! Les amoureux du cinéma ne pourront qu'être emportés par ce beau film et les curieux seront sans doute séduits également !

Et Moteur Raoul !!
AleX SNB
AleX SNB

1 abonné 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 octobre 2025
Un film qui nous plonge dans les coulisses du tournage de À bout de souffle, symbole du cinéma français des années 60. On y retrouve tout l’esprit de Truffaut et Godard, avec un vrai soin apporté à l’esthétique : le noir et blanc fonctionne parfaitement et nous immerge dans l’époque. Le personnage de Godard, un peu loufoque et insaisissable, apporte une touche d’énergie singulière. Le film met un peu de temps à démarrer, mais il reste très intéressant, entre hommage au réalisateur et regard sur une époque où le cinéma français a profondément changé.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2025
Nouvelle vague est un film très rafraîchissant, et plein de facétie. Évidemment, selon qu'on a vu ou non À bout de souffle, selon qu'on a ou non passé des années à se passionner pour ce milieu cinéphile et cinéaste des années 1960, on reçoit ce film différemment. Impossible de m'imaginer ce que ça doit être de faire cette expérience sans avoir vu le premier long métrage de Jean-Luc Godard. Sans doute les intrigues sont suffisamment amusantes pour qu'on apprécie tout de même. Après tout, il y a plein de rebondissements et les films sur les coulisses de tournage ou de spectacle ont souvent bien marché.

Si en revanche on a passé son adolescence à explorer cette génération là et à découvrir progressivement leurs films, alors c'est passionnant. On s'amuse vraiment devant ces incarnations, ces détails, ces coulisses, etc. Quand on n'est pas expert, on découvre plein plein de choses. Et on s'amuse beaucoup. Le film est vraiment plaisant, et on regrette de devoir quitter cette petite bande à la fin.

On a un peu l'impression que le film actuel a été fait vite, qu'il est parfois mal dialogué, pas assez bien monté. Mais comme ce tournage nous entraîne dans un Paris comme peuplé de cinéastes parmi les plus célèbres, ça passe. On s'y retrouve sur les plateaux de Bresson ou de Melville. On y entend parler de Duvivier ou de Varda. On y voit se confronter la star internationale qu'est Jean Seberg, le titi parisien Belmondo, et l’impénétrable intellectuel suisse qu'est Godard.

Pour son choix d'acteurs, le cinéaste a joué de la ressemblance et de l'imitation. C'est un peu périlleux, mais ça se tient. On finit par s'y faire.

Bref, un film léger et instructif sur un certain temps de l'histoire du cinéma. Un film pertinent et charmant pour re-découvrir le tournage de ce chef-d'œuvre.
LaureS
LaureS

20 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2025
Quel bonheur ce film ! Beaucoup de fraicheur, de drôlerie mais aussi un film dans lequel on apprend plein de chose
Et les acteurs sont parfaits. Totalement jubilatoire
Et évidemment, en sortant du cinéma, une très forte envie de revoir A bout de souffle
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2025
Fil conducteur narratif : « un film dans le film ». Une reconstitution dictatrice du tournage de « A bout de souffle » (1960). Les plus férus des cinéphiles connaissant l’œuvre de Jean-Luc Godard et notamment ce film-là - Ours d'argent du meilleur réalisateur (Berlin, 1960), Prix Méliès (1960), Prix Jean-Vigo (1960) et Globe d’or (1961) – s’y retrouveront certainement avec grand plaisir. Mais le propos cinématographique ne laisse pas pour autant sur le bord du chemin (de l’écran) celui qui - comme moi - n’a pas vu « A bout de souffle » et ne connait de Jean-Luc Godard que ce qui resté de lui dans la mémoire collective, c’est-à-dire avoir bousculé les codes et jamais hésité à la provocation. Il se dit aussi qu’il avait particulièrement mauvais caractère ce qui ne transparaitra pas cette fois et nous le préservera donc comme sympathique. Avoir trouvé des acteurs d’aujourd’hui pour se glisser dans les habits de grands noms du cinéma de ces années « Nouvelle Vague » n’était pas le moindre des défis.
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