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Chamar
40 abonnés
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2,5
Publiée le 13 octobre 2025
Est-ce cette reconstitution trop appliquée et fétichiste ? Ce noir et blanc maniéré (jusqu’à feindre les changements de bobines) ? Cette scénarisation sans vagues (ni vieilles ni nouvelles) ? Cette réalisation proprette et feel-good-movie ? En tout cas, on finit par s’ennuyer ferme. Seuls les actrices et les acteurs (souvent inspirés) nous tiennent un tantinet éveillés au jeu des ressemblances. Mais de tout cela on garde quand même l’impression d’un clapotis fatigué plutôt que d’une quelconque nouvelle vague.
Belle entrée en matière sur ce phénomène des années 60 que je ne connaissais que vaguement.
J'avais vu "A bout de souffle" sans qu'il me marque véritablement... Ce film a été l'occasion de me replonger dans l'atmosphère de cette période.
Les cinéphiles de la première heure vont sûrement me tomber dessus mais je ne suis pas du tout adepte du cinéma de cette première vague. Je n'ai pas grandit dans cette culture du cinéma donc je suis allée voir ce film sans aprioris et avec mes yeux d'enfants. Je me suis sentie comme une petite souris qui se faufile dans les coulisses d'un tournage. J'ai adoré cette sensation d'être privilégiée, d'assister à l'envers du décor, au questionnement et aux pensées du réalisateur ainsi qu'à ses doutes, ses choix et ses galères de budget, de temps... Et d'inspiration !
J'ai été subjuguée par l'esthétisme de cette pellicule en noir et blanc qui est vraiment sublime.
Le duo principal est bluffant de ressemblance ! On est immergés au coeur du film tel un flashback de cette époque : on s'y croirait !
J'ai vécu une véritable expérience cinématographique : c'est un film dans le film et c'est fort ! Les amoureux du cinéma ne pourront qu'être emportés par ce beau film et les curieux seront sans doute séduits également !
Un film qui nous plonge dans les coulisses du tournage de À bout de souffle, symbole du cinéma français des années 60. On y retrouve tout l’esprit de Truffaut et Godard, avec un vrai soin apporté à l’esthétique : le noir et blanc fonctionne parfaitement et nous immerge dans l’époque. Le personnage de Godard, un peu loufoque et insaisissable, apporte une touche d’énergie singulière. Le film met un peu de temps à démarrer, mais il reste très intéressant, entre hommage au réalisateur et regard sur une époque où le cinéma français a profondément changé.
Nouvelle vague est un film très rafraîchissant, et plein de facétie. Évidemment, selon qu'on a vu ou non À bout de souffle, selon qu'on a ou non passé des années à se passionner pour ce milieu cinéphile et cinéaste des années 1960, on reçoit ce film différemment. Impossible de m'imaginer ce que ça doit être de faire cette expérience sans avoir vu le premier long métrage de Jean-Luc Godard. Sans doute les intrigues sont suffisamment amusantes pour qu'on apprécie tout de même. Après tout, il y a plein de rebondissements et les films sur les coulisses de tournage ou de spectacle ont souvent bien marché.
Si en revanche on a passé son adolescence à explorer cette génération là et à découvrir progressivement leurs films, alors c'est passionnant. On s'amuse vraiment devant ces incarnations, ces détails, ces coulisses, etc. Quand on n'est pas expert, on découvre plein plein de choses. Et on s'amuse beaucoup. Le film est vraiment plaisant, et on regrette de devoir quitter cette petite bande à la fin.
On a un peu l'impression que le film actuel a été fait vite, qu'il est parfois mal dialogué, pas assez bien monté. Mais comme ce tournage nous entraîne dans un Paris comme peuplé de cinéastes parmi les plus célèbres, ça passe. On s'y retrouve sur les plateaux de Bresson ou de Melville. On y entend parler de Duvivier ou de Varda. On y voit se confronter la star internationale qu'est Jean Seberg, le titi parisien Belmondo, et l’impénétrable intellectuel suisse qu'est Godard.
Pour son choix d'acteurs, le cinéaste a joué de la ressemblance et de l'imitation. C'est un peu périlleux, mais ça se tient. On finit par s'y faire.
Bref, un film léger et instructif sur un certain temps de l'histoire du cinéma. Un film pertinent et charmant pour re-découvrir le tournage de ce chef-d'œuvre.
Quel bonheur ce film ! Beaucoup de fraicheur, de drôlerie mais aussi un film dans lequel on apprend plein de chose Et les acteurs sont parfaits. Totalement jubilatoire Et évidemment, en sortant du cinéma, une très forte envie de revoir A bout de souffle
Fil conducteur narratif : « un film dans le film ». Une reconstitution dictatrice du tournage de « A bout de souffle » (1960). Les plus férus des cinéphiles connaissant l’œuvre de Jean-Luc Godard et notamment ce film-là - Ours d'argent du meilleur réalisateur (Berlin, 1960), Prix Méliès (1960), Prix Jean-Vigo (1960) et Globe d’or (1961) – s’y retrouveront certainement avec grand plaisir. Mais le propos cinématographique ne laisse pas pour autant sur le bord du chemin (de l’écran) celui qui - comme moi - n’a pas vu « A bout de souffle » et ne connait de Jean-Luc Godard que ce qui resté de lui dans la mémoire collective, c’est-à-dire avoir bousculé les codes et jamais hésité à la provocation. Il se dit aussi qu’il avait particulièrement mauvais caractère ce qui ne transparaitra pas cette fois et nous le préservera donc comme sympathique. Avoir trouvé des acteurs d’aujourd’hui pour se glisser dans les habits de grands noms du cinéma de ces années « Nouvelle Vague » n’était pas le moindre des défis.
Un film que je voulais découvrir, surtout parce qu’il rend hommage à À bout de souffle, que je n’ai pas encore vu. On reconnaît bien la patte de Linklater, avec une vraie passion pour le cinéma et les références à la Nouvelle Vague. Visuellement, c’est assez soigné, le noir et blanc apporte un vrai charme et colle bien au ton du film. Le rythme est parfois un peu lent, mais ça reste intéressant à suivre grâce à l’ambiance et aux dialogues. Un film assez particulier, pas forcément marquant, mais qui se regarde avec plaisir si on aime ce genre d’hommage.
Ça a un certain charme. L'acteur incarnant Godard est assez surprenant de réalisme. Énervant comme lui. Le film en lui-même paraît avoir été fait avec le même rythme que celui dont il s'inspire. Après il suit la chronologie du film, pas celui les plans d'alors, enfin j'imagine. En noir & blanc, très bonne idée. Les décors sont impeccables. L'ambiance restituée est telle qu'on imagine cette époque dont on ressent une certaine nostalgie.
Après une phase d'exposition un peu téléphonée où les personnages citent de manière un peu trop directe les enjeux et plantent le décor avec un manque de subtilité on se laisse doucement, quasi imperceptiblement, prendre par le récit. Les acteurs donnent vie à l'invisible des relations et des personnalités tout en ne s'abaissant jamais dans la caricature. Une belle histoire qui se suffit à elle même finalement et nous distille par la même occasion la vision d'un homme qui devient réalité, avant que la réalité ne devienne légende. Pas besoin d'avoir vu "l'original", celui ci n'est devenu que prétexte. C'est grand, c'est beau, ça nous emporte, bref c'est du cinéma. Je ne peux pas m'empêcher de faire un lien avec 'Once Upon a Time… in Hollywood". Là aussi le récit d'une époque, peut être un peu fantasmée depuis, où des acteurs jouent d'autres acteurs pour nous donner le goût de l'instant. Mais dans le cas présent pas besoin de rajouter une pincée d'uchronie pour que l'histoire soit belle. Face à un cinéma américain obligé de construire sa propre légende, un cinéma français qui peut vivre la sienne sans besoin de la modifier (trop?).
Super film ! Après le film d'Hazanavicius, j'avais un peu peur d'aller voir ce nouveau film sur Godard et son "A bout de Souffle" d'autant + que cette fois, c'est un Américain qui s'attaquait à ce sujet ... d'où l'excellente surprise de me retrouver embarquer, captiver par la génèse de ce film mythique! Beaucoup de rythme, aucun temps mort, beaucoup d'humour, très bonne interprétation etc... Linklater a vraiment réussi son truc ! On a vraiment l'impression d'avoir assisté à la réalisation du film à côté de Godard qu'on a presque l'impression de connaître ! Rien à voir avec le Godard d'Hazanavicius (pourtant parfaitement interprété par Garrrel) qui restait un grand mystèrieux à la fin du film ... Bref ! A choisir entre ces 2 films, y a pas photo : c'est "Nouvelle Vague" que je conseillerais !
En noir et blanc, formats serrés, accessoires justes, il compose une reconstitution à la fois précise et vive, jamais momifié endroits, la virtuosité de reconstitution flirte avec le “making-of de luxe”, vitrine impeccable plus que regard incisif. Et l’on sent bien que le bonheur de reconnaissance joue à plein : si l’on n’a pas À bout de souffle en tête, certains clins d’œil passent en douce. Mais le film emporte par ce qu’il capte : l’énergie d’une jeunesse qui invente son langage, la jubilation d’un plateau où l’audace se décide à l’instant. On sort avec l’envie de revoir l’original, de rallumer ce feu de bricolage génial qu’on appelle “Nouvelle Vague”. Hommage, oui ; hagiographie, parfois. Pourtant, quand la troupe s’élance, la reconstitution se déchire et laisse passer ce qui compte : la sensation rare d’assister, en direct, à la naissance d’un cinéma.
Zoe Doeutch emporte tout sur son passage. Elle survole ce film et domine tous les débats, ainsi digne de jean Seberg. Pour le reste, les décors sont impressionnants et les personnages semblent ressembler à leurs originaux. Un joli rappel de cette période faste..
superbe film sur le tournage de à bout de souffle représentant les débuts de la "nouvelle vague" camera à l'épaule et pas de tournage en studio . la rétrospective à l'intelligence de citer tous les personnages intervenants (j'en avais oublié beaucoup ) Jean Seberg est resplendissante dans ce film se qui n'augure pas malheureusement sa chute