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Cam Pattier
21 abonnés
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3,0
Publiée le 12 octobre 2025
Un film que je voulais découvrir, surtout parce qu’il rend hommage à À bout de souffle, que je n’ai pas encore vu. On reconnaît bien la patte de Linklater, avec une vraie passion pour le cinéma et les références à la Nouvelle Vague. Visuellement, c’est assez soigné, le noir et blanc apporte un vrai charme et colle bien au ton du film. Le rythme est parfois un peu lent, mais ça reste intéressant à suivre grâce à l’ambiance et aux dialogues. Un film assez particulier, pas forcément marquant, mais qui se regarde avec plaisir si on aime ce genre d’hommage.
Ça a un certain charme. L'acteur incarnant Godard est assez surprenant de réalisme. Énervant comme lui. Le film en lui-même paraît avoir été fait avec le même rythme que celui dont il s'inspire. Après il suit la chronologie du film, pas celui les plans d'alors, enfin j'imagine. En noir & blanc, très bonne idée. Les décors sont impeccables. L'ambiance restituée est telle qu'on imagine cette époque dont on ressent une certaine nostalgie.
Après une phase d'exposition un peu téléphonée où les personnages citent de manière un peu trop directe les enjeux et plantent le décor avec un manque de subtilité on se laisse doucement, quasi imperceptiblement, prendre par le récit. Les acteurs donnent vie à l'invisible des relations et des personnalités tout en ne s'abaissant jamais dans la caricature. Une belle histoire qui se suffit à elle même finalement et nous distille par la même occasion la vision d'un homme qui devient réalité, avant que la réalité ne devienne légende. Pas besoin d'avoir vu "l'original", celui ci n'est devenu que prétexte. C'est grand, c'est beau, ça nous emporte, bref c'est du cinéma. Je ne peux pas m'empêcher de faire un lien avec 'Once Upon a Time… in Hollywood". Là aussi le récit d'une époque, peut être un peu fantasmée depuis, où des acteurs jouent d'autres acteurs pour nous donner le goût de l'instant. Mais dans le cas présent pas besoin de rajouter une pincée d'uchronie pour que l'histoire soit belle. Face à un cinéma américain obligé de construire sa propre légende, un cinéma français qui peut vivre la sienne sans besoin de la modifier (trop?).
Super film ! Après le film d'Hazanavicius, j'avais un peu peur d'aller voir ce nouveau film sur Godard et son "A bout de Souffle" d'autant + que cette fois, c'est un Américain qui s'attaquait à ce sujet ... d'où l'excellente surprise de me retrouver embarquer, captiver par la génèse de ce film mythique! Beaucoup de rythme, aucun temps mort, beaucoup d'humour, très bonne interprétation etc... Linklater a vraiment réussi son truc ! On a vraiment l'impression d'avoir assisté à la réalisation du film à côté de Godard qu'on a presque l'impression de connaître ! Rien à voir avec le Godard d'Hazanavicius (pourtant parfaitement interprété par Garrrel) qui restait un grand mystèrieux à la fin du film ... Bref ! A choisir entre ces 2 films, y a pas photo : c'est "Nouvelle Vague" que je conseillerais !
En noir et blanc, formats serrés, accessoires justes, il compose une reconstitution à la fois précise et vive, jamais momifié endroits, la virtuosité de reconstitution flirte avec le “making-of de luxe”, vitrine impeccable plus que regard incisif. Et l’on sent bien que le bonheur de reconnaissance joue à plein : si l’on n’a pas À bout de souffle en tête, certains clins d’œil passent en douce. Mais le film emporte par ce qu’il capte : l’énergie d’une jeunesse qui invente son langage, la jubilation d’un plateau où l’audace se décide à l’instant. On sort avec l’envie de revoir l’original, de rallumer ce feu de bricolage génial qu’on appelle “Nouvelle Vague”. Hommage, oui ; hagiographie, parfois. Pourtant, quand la troupe s’élance, la reconstitution se déchire et laisse passer ce qui compte : la sensation rare d’assister, en direct, à la naissance d’un cinéma.
Zoe Doeutch emporte tout sur son passage. Elle survole ce film et domine tous les débats, ainsi digne de jean Seberg. Pour le reste, les décors sont impressionnants et les personnages semblent ressembler à leurs originaux. Un joli rappel de cette période faste..
superbe film sur le tournage de à bout de souffle représentant les débuts de la "nouvelle vague" camera à l'épaule et pas de tournage en studio . la rétrospective à l'intelligence de citer tous les personnages intervenants (j'en avais oublié beaucoup ) Jean Seberg est resplendissante dans ce film se qui n'augure pas malheureusement sa chute
Godard, Truffaut, Chabrol, Rohmer, Cocteau, Melville, Rossellini, Bresson, Rivette, Varda, mais aussi Belmondo, Seberg, Gréco et j'en passe, cette réalisation signée de l'américain Richard Linklater nous propulse en 1959, pendant la genèse et le tournage de l'un des films emblématique de la Nouvelle Vague, à savoir "A bout de souffle". Les comédiens sont globalement bien trouvés et vraiment ressemblants, j'ai eu l'impression d'une véritable plongée au coeur du cinéma de Jean-Luc Godard lors de son premier film. On ressent bien la liberté un peu folle de ce tournage, dynamitant totalement tous les codes du 7ème art classique, et laissant perplexe producteur et artistes y participant. J'ai trouvé l'ensemble très intéressant, d'un point de vue documentaire sur l'histoire du cinéma, mais pas non plus ultra captivant tant la personnalité de Godard est radicalement particulière. Point positif : cela donne envie de revoir ce "A bout de souffle" sorti en 1960 avec le duo Jean Seberg et le jeune débutant Jean-Paul Belmondo. Une oeuvre enrichissante pour les passionnés de création cinématographique au sens large ! Site CINEMADOURG . free . fr
Richard Liklater réussit l’exploit de réaliser "Un film de Jean-Luc Godard" intéressant, tout en respectant le genre "film de Jean-Luc Godard" en devenant barbant vers le dernier quart du film, moment où quelques spectateurs commencent à quitter la salle. Pour les plus jeunes, il faut rappeler que Jean-Luc Godard fut un cinéaste dont la tragédie était qu’il ne parvint jamais à faire autre chose que des films qui s’appelaient tous "Un film de Jean-Luc Godard" et qui étaient tous barbants d’un bout à l’autre, raison pour laquelle on ne les voit plus nulle part, sinon dans des salles spécialisées où se réunissent des gens qui aiment se faire du mal. Une des bonnes idées du film, en plus de celle, évidente, d’un film en noir et blanc, est d’avoir enregistré les dialogues en post-production, qui crée un ton tout à fait spécial du genre décrit plus haut. La réalisation et l’interprétation sont impeccables, et la mise en scène rend bien toutes les simagrées propres à la manière de Jean-Luc Godard de tourner ses films, géniale pour les uns et n’importe quoi intégral pour les autres. Richard Liklater a l’honnêteté de ne pas prendre partie mais donne tous les éléments pour en juger.
Un film sur la création d'un film c'est toujours intéressant. On aime bien les acteurs, cependant ce Godard se comportant comme un adolescent attardé mais révolutionnaire dans sa conception créative fini par nous lasser un peu. On peut compléter en regardant "le Redoutable" qui traite de ce qui a suivi.
Film délicieux en forme de leçon de cinéma sur le tournage d"À bout de souffle" de Jean-Luc Godart. Les acteurs choisis comme sosis de Jean Seberg, de Jean-Paul Belmondo, de Godart et de l'ensemble de la troupe qui a participé au tournage du film en 1960, sont épatants de talent et de légèreté. On sort heureux et content d'aimer le cinéma. J'ai adoré.
Excellent film de Richard Linklater qui parvient à faire revivre cette époque révolue avec une mise en scène qui brille par son inventivité et le jeu solaire de Guillaume Marbeck (Jean-Luc Godard), Zoey Deutch (Jean Seberg) où encor Aubry Dullin (Jean-Paul Belmondo) qui apporte un souffle exaltant !