Avec Nouvelle Vague, Richard Linklater signe une ode à la passion et à la liberté créatrice. En revisitant la naissance du mouvement, le cinéaste américain redonne souffle à Jean-Luc Godard, jeune critique devenu réalisateur par pure nécessité d’expression. Le film ne cherche pas la reconstitution académique, mais la vibration d’une époque où Paris bouillonnait d’idées, d’insouciance et d’audace. À travers la caméra de David Chambille et le jeu habité de Guillaume Marbeck, le spectateur redécouvre À bout de souffle comme un acte de foi et non comme un mythe figé. Chaque plan devient un credo, chaque faux raccord une prière adressée au réel.
Entre admiration et humanité, le réalisateur dresse le portrait d’un Godard fébrile, habité par la peur de rater sa vocation. Le film interroge cette génération qui, armée de mots, de rêves et de pellicules, fit du cinéma un instrument de révélation. Nouvelle Vague n’est pas qu’un hommage : c’est un manifeste moderne sur l’élan créatif, la jeunesse et la croyance obstinée que filmer, c’est vivre.
Quel cinéphile n’a pas rêvé d’être la petite souris qui a la chance d’assister à la fabrication d’un film de son réalisateur préféré du début jusqu’à la fin ? Quel cinéphile ne porte pas en lui le regret de ne pas avoir assisté à la fabrication d’un film considéré par beaucoup comme étant un des plus grands chefs d’œuvre du cinéma ? A bout de souffle, par exemple, un film souvent présenté, en fait à tort, comme marquant le lancement du mouvement cinématographique français connu sous l’appellation « Nouvelle vague ». Ce regret, le réalisateur texan Richard Linklater, connu entre autres pour sa trilogie Before et pour Boyhood, a décidé de vous en débarrasser en réalisant Nouvelle vague, film présenté en compétition au dernier Festival de Cannes et qu’on peut presque qualifier de véritable « Making-of » du film de Jean-Luc Godard..Allez sur le site avec critique et film et le tiret du 6 entre les 2 si vous souhaitez lire la critique dans son intégralité. Film vu au festival de Cannes.
J’ai vu Nouvelle Vague dans le cadre du festival de Cannes, et j’ai trouvé ça brillant. Linklater signe un hommage à Godard à la fois sincère, drôle et plein d’énergie. Le film déborde d’amour pour le cinéma sans jamais tomber dans la copie ou la nostalgie gratuite.
Guillaume Marbeck est bluffant en jeune Godard, il en a le ton, la présence, l’allure, sans jamais en faire trop. Le film capte l’esprit de la Nouvelle Vague avec une fraîcheur incroyable, tout en restant accessible et joyeux.
Ce film m'a replongé, avec bonheur, dans l'univers de mes 10- 15 ans, voir défiler les noms de metteurs en scène que l'on a tant admiré fut un vrai plaisir. La leçon de modernité donnée par JLG est imparable. Revoir ''A bout de souffle" après ce "making of" va être une belle expérience. Merci
C’est drôle, c’est sympathique, j’avais revu “à bout de souffle” pour l’avoir en tête, ça marche bien. Par contre je ne suis pas certaine que le tournage était aussi fun et Jean Luc aussi cool qu’il n’en ont l’air là. La lourdeur masculine qui gêne à présent avec le regard d’aujourd’hui dans le film des années 50 et même la petite vulgarité sont totalement gommées pour ne pas dire absentes. Une séance plutôt agréable en somme mais qui a un goût de tromperie. Casting génial, ça on ne peut pas l’enlever au film. “Il y a le visible et l'invisible. Si vous ne filmez que le visible, c'est un téléfilm que vous faites.” Jean Luc Godard. Vu en avant première à la cinémathèque française.
Masterclass ! Ça fait revivre la nouvelle vague, c’est fort et intemporel. La vibe du film avec des merveilleux acteurs qui sublime le film ont a vraiment l’impression qu’ils sont réellement là à nous raconter le tournage du film. C’est un beau et grand message d’amour au cinéma. Merci
(Avant première au festival du cinéma américain de Deauville 2025)
Merveilleux, incroyable, drôle ! Je ne peux, par mon manque de culture cinématographique, émettre un véritable avis constructif, mais je peux partager la forme de joie naïve que ce film m’a procuré. Vu en avant-première au louxor
Vu en avant première au Cinéma Le Louxor où certaines scènes du film ont été tournées. J'ai bien aimé l'ambiance, le choix des acteurs, la façon complètement décousue de Godard pour réaliser "A Bout de Souffle". J'ai passé un très bon moment.
C’est un bon film sur l’avènement de la nouvelle vague dans le cinéma français. La réalisation est très réussie et le climat et l’ambiance de l’époque sont fort bien reconstitués. Cette évocation de cette révolution au cinéma et de tous leurs protagonistes est passionnante à redécouvrir. Les acteurs qui jouent les rôles des réalisateurs, producteurs et techniciens sont crédibles dans leur prestation respective. A travers l’évocation du tournage de « A BOUT DE SOUFFLE », on est plongé dans la construction de ce film mythique de cette nouvelle vague que les cinéphiles apprécieront à coup sur.
Bernard CORIC
(Film visionné aux journées GNCR/ACRIF des 27 et 28/06/2025 au Mélies de MONTREUIL)
Vu en avant-première, défilé de noms de la nouvelle vague et une reconstitution très jubilatoire du tournage de "À bout de souffle". Un bon moment cinéphile.
Un biopic intéressant, bien joué mais qui reste assez sage et classique. La réalisation ne prend pas beaucoup de risques et c'est dommage pour un tel sujet.
Belle mise en abyme qui décortique la philosophie de Godard pour la réalisation de son premier long métrage On baigne dans l’ambiance de l’époque où se mêlent les acteurs mythiques et les réalisateurs de la nouvelle vague Truffaut Chabrol Rivette Bresson etc. Le film décortique l’approche stylistique de Godard au fur et à mesure que les journées de tournage s’écoulent, sa manière de concevoir les scènes au jour le jour, les prises de tête avec son producteur et les relations avec ses acteurs Belle prestation des acteurs qui interprètent Belmondo et Seberg, vraiment on est dedans du début à la fin Une réussite