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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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2,5
Publiée le 23 octobre 2025
En préambule, Richard Linklater fait défiler, en cette année 1959, les figures incontournables, sous les traits de comédiens plus ou moins ressemblants, de la Nouvelle Vague et de la critique des Cahiers du Cinéma. C'est aimable de sa part, mais c'est une introduction pas vraiment utile, sauf à vouloir éclairer le profane avec une quantité de noms dont il a entendu parler. Puis vient le sujet, réducteur relativement au titre du film, qui est la préparation et le tournage d' "A bout de souffle" par un Godard impatient de tourner enfin son premier film, après Chabrol, après Truffaut et son triomphe cannois des "Quatre cents coups". Linklater tourne en noir et blanc un hommage admiratif, et amoureux peut-être, à la Nouvelle Vague fondatrice et à son film emblématique. Ce sont vingt journées de tournage qui nous attendent ; c'est un peu long, surtout pour le cinéphile averti, qui peut, certes, toujours glaner quelque anecdote nouvelle ou aphorisme godardien ignoré, mais qui dans l'ensemble ne se trouve confronter qu'à des choses connues. Le tournage du film est un récital des incongruités et caprices du jeune réalisateur, de ses saillies ironiques ; c'est le one man show, tel que le filme Linklater, d'un trublion anticonformiste qui ne sait pas où il va mais sait ce qu'il ne veut pas, et qui demeure, en définitive, mystérieux et impénétrable. Le personnage de Godard est le coeur du film et accapare tout l'intérêt du sujet. Devant la caméra du réalisateur, il est la Nouvelle Vague à lui tout seul. Le comédien Guillaume Marbeck se sort très bien de ce rôle compliqué en dépit que sa tâche relève de celle du chien savant ou du mimétisme. En face de lui, il a une Jean Seberg aussi vraie que possible, mais tous les autres personnages du plateau, Belmondo compris, on beaucoup de mal à exister. Et le film s'étire entre récurrences (redondances ?) et banalités en peinant à éclairer d'une lumière nouvelle le phénomène Godard et son film-manifeste. En passionné de cette période du cinéma français et de ses concepteurs, je sors plutôt déçu par cette approche et cette mise en scène prosaïques, sinon vulgarisatrices.
Selon moi, Nouvelle Vague est un film conçu pour les cinéphiles. Si vous n’avez pas vu À Bout de Souffle de Jean Luc Godard, il vous sera compliqué de comprendre les références liés à celui-ci. De belles citations, et la manière dont est dépeinte la manière de travailler de Godard est très intéressante. Très constructif aussi d’avoir tenu à ce que chaque personne soit incarnée et présentée, pour accentuer le fait que Godard était pratiquement - si non complément - seul à croire en son film au fond. Je dirai que ce film, comme celui de Godard qui date de 1960, nous pose des questions essentielles : Qu’est-ce qu’un film ? Qu’est-ce que le génie et jusqu’où peut-il aller ? Pour n’en venir qu’à une seule, qui perdure dans le temps et dont on ne parviendra sûrement jamais à répondre : Qu’est-ce que le cinéma ?
Documentaire ? Docu-fiction ? Quel bizarre film ! … qui fabrique des reproductions appliquées de personnalités du cinéma en folie de l’année 1959 : un faux Godard, un faux Truffaut, un faux Chabrol, Rivette, De Beauregard, Rohmer, Resnais, Coutard, Bresson, Belmondo, Seberg… Ils sont venus ils sont tous là dès qu’ils ont entendu ce cri : Nouvelle vague… … qui, entre des considérations profondes et définitives sur le Cinéma (toutes les cinq minutes), fait virevolter la caméra autour de l’imprévisible Jean-Luc qu’on découvre léger et rigolard alors qu’on le savait juste insupportable ! En tous cas cela me conforte dans l’impression que j’avais d’A bout de souffle : impertinence peut-être, culot, expérimentation, mais surtout, pour ce premier film, une fraîcheur, une jeunesse, un talent pour capter aussi une époque (qui fut une des qualités majeures de Godard, avec sa maîtrise incroyable de la musique et du son).
Ce film est un régal ! On croirait même que ce sont les vrais qui jouent. J'ai adoré ce making of reconstitué et aussi la complicité entre le cameraman et le réalisateur. Ce film donne vraiment envie de découvrir ou re-découvrir son œuvre.
Très instructif sur Godard et le tournage de ce film mythique. Egalement intéressant sur la nouvelle vague du cinéma. Était-il cependant utile de chercher une ressemblance physique et de vouloir nommer exhaustivement tous les personnages du tournage ? Ce film est une fiction documentaire plaisante qui reste cependant dans l’anecdote, un peu à la manière d’une bd. Je ne m’y suis pas ennuyé, ce qui n’était pas le cas de ma voisine.
c'est un pur moment joyeux de retrouver cette période si créative des années 60. les acteurs sont fantastiques. pas d'effets spéciaux, juste du jeu, de la fantaisie, et l'énergie de la Nouvelle Vague !
Richard Linklater s’amuse beaucoup en tournant en noir et blanc d’époque et en français ce film en hommage à la Nouvelle Vague. Qui fut même un tsunami puisque en France à cette période 163 réalisateurs tournèrent leurs premiers films! Tous ne connurent pas bien sûr la carrière de Godard, médisant et énervant comme l’original, que l’on suit ici sur les pas d’A Bout de Souffle, film iconique de cette génération. Mise en valeur par l’amour que lui porte un cinéaste américain.
Durant une centaine de minutes l’on parvient à se plonger réellement dans l’univers farfelu de Godard, dont le personnage nous est dépeint sans fioritures, un vrai voyage au cœur de la nouvelle vague !
un très bon moment pédagogique de cinéma sur le tournage d'à Bout de soufle , cela donne un coup de projecteur sur les spécificités de la Nouvelle Vague au cinéma
L'acteur qui incarne Belmondo n'a pas sa grâce mais le film n'en est pas dénué pour autant. Petit coup de coeur pour celui qui joue Godart. C'est une réussite. Le film fait appel à notre nostalgie mais de façon réconfortante.
Voilà un film qui va très certainement rester dans les annales. Réaliser un film qui retrace l'histoire d'un film sous la direction du fantasque Jean Luc Godard, il fallait oser mais le résultat est exceptionnel. La ressemblance des acteurs avec Belmondo, Truffaut, Seberg, Melville, Varda, Chabrol est incroyable, ils jouent tous avec talent. Voici un très beau film qu'il ne faut pas louper, vous ne serez pas déçu.
L’amour entre cinéaste. Ce film est une lettre d’amour à Godard. Pour ces fans et tout autant pour ceux qui le détestent dont je fais parti. Difficile en sortant de ne pas avoir envie de revoir À bout de souffle. Ce film demande aux détracteurs du cinéaste de replonger le nez dans ces œuvres après un si beau voyage dans sa psyché, dans sa révolution du cinéma et dans son phrase si amusant. Les acteurs sont tous formidable mais mention spécial aux acteurs incarnant Godard et Belmondo. Ils sont exceptionnels de vérité à un point qu’au bout de 10 mins on ne se pose même plus la question, ils sont ces deux légende. Le noir est blanc et la réal sont sublimes. Le 35 mm et le 4:3 d’époque c’est sacrément couillu mais un bel hommage. C’était mon premier long métrage de cet immense cinéaste qu’est Richard Linklater et je me suis toujours senti connecté à lui sans avoir vu ces œuvres c’est maintenant pour moi le début de mon rattrapage de ce réalisateur. Hâte d’en découvrir les films et de revoir au plus vite celui ci en support physique 4k j’espère.
Conquise et sous le charme de Guillaume Marbeck tout du long <3 J'espère le revoir très vite. Le jeu est juste, la photographie sublime et le choix des acteurs absolument parfait.