Nouvelle Vague
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Fiers R.
Fiers R.

206 abonnés 898 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 octobre 2025
L’imprévisible et toujours innovant Richard Linklater s’essaie ici au film sur un tournage de film, concept qui pourrait être un sous-genre en soi. Entre ceux qui racontent des tournages imaginaires comme le très drôle « Bowfinger, roi d’Hollywood » ou le culte « Ça tourne à Manhattan », ou les faux documentaires et found-footage comme « Le projet Blair Witch », les exemples sont légion Là-dedans se niche également ceux narrant les coulisses de vrais films comme l’a fait récemment le pénible « Mank » de David Fincher ou de manière satirique l’excellent « The Disaster Artist » qui revient sur le tournage de l’un des pires films du cinéma devenu objet de vénération avec le temps, « Room ». Avec « Nouvelle vague » on est dans cette catégorie, Linklater entreprend la tâche ô combien ambitieuse de montrer la genèse d’un monument du cinéma d’auteur français, le fameux « À bout de souffle » de Godard, qui révolutionna le septième art à l’époque et initia en partie la mode de la Nouvelle Vague donc. Plus qu’un film sur un tournage, il encapsule ici tout un mouvement artistique et ses instigateurs ainsi qu’une période révolue du cinéma.

Ambitieux exercice de style, « Nouvelle Vague » nous sublime par ses partis pris esthétiques aussi risqués qu’évidents. Le format carré, le magnifique noir et blanc et le grain de l’image avec saut de pellicule nous fait vraiment retourner à cette époque. L’effet Madeleine de Proust cinéphile est instantané et indéniable et, sur ce point, Linklater a vraiment réussi son pari. Il transporte le spectateur cinéphile à une époque rêvée qui a marqué au fer rouge non seulement le cinéma français mais aussi le cinéma international. Le long-métrage passe à une vitesse folle et nous fait revivre des moments certes recréés mais capitaux dans le tournage d’une œuvre tutélaire qui ne le savait pas encore. Il y a une belle énergie qui conduit ce film pétillant où les bons mots s’enchaînent comme chez Audiard, où on sourit beaucoup, où on se régale d’anecdotes amusantes et où les plus grandes gueules du cinéma français de l’époque apparaissent. Aussi bien hommage que film musée, selon l’humeur et comment on l’appréhende, on assiste à quelque chose de rare.

Néanmoins, le problème de « Nouvelle Vague » est aussi un peu sa qualité première : on est clairement et simplement dans l’exercice de style pur. Et tout ce déballage fétichiste pourra sembler parfois futile et sans véritable boussole narrative. L’accumulation de personnages secondaires, souvent inutiles, juste pour le plaisir du clin d’œil cinéphile finit par fatiguer comme si Linklater voulait faire défiler le plus de noms connus possible. Et ces coulisses de tournage sont sporadiquement ennuyantes selon l’intérêt de la vignette du moment. On apprécie les acteurs inconnus même si parfois on frôle l’imitation grossière. Enfin, il faut préciser que pour les gens n’ayant pas vu « À bout de souffle » et les non-cinéphiles, il est fort possible que ce long-métrage peu commun les laisse sur le bord de la route. C’est même quasi certain. La note d’intention est donc tenue mais le résultat n’ira pas chercher beaucoup plus qu’un public de niche.

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Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2025
Un film assez drôle et charmant sur le tournage surprenant d'À bout de souffle avec un casting bien trouvé tant dans la ressemblance que dans le talent. C'était une époque bénie où les producteurs portaient de l'intérêt aux jeunes cinéphiles arrogants et passionnés. Ma réserve est que j'aurais aimé en voir plus sur les rapports entre Godard, Truffaut, Chabrol, Rohmer et Rivette. Le Paris de 1959 est magnifiquement reconstitué, c'est bluffant.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2026
Tournée par l’Américain Richard Linklater en français, filmée en noir & blanc et en format 4:3, cette œuvre ultra-documentée, aux forts accents fétichistes, est une plongée dans le cinéma de la Nouvelle Vague française, dont l'esprit novateur inspira jusqu'aux Etats-Unis à la fin des années 50. Le film se concentre plus précisément sur la personnalité de Jean-Luc Godard et de son combat pour imposer À bout de souffle, son premier long-métrage sorti en 1960 – de nombreuses séquences sont consacrées à sa relation plus ou moins houleuse avec le producteur Georges de Beauregard. Le long-métrage nous plonge à la fois dans l’environnement des Cahiers du cinéma et des principaux protagonistes de la Nouvelle Vague, nous faisant se croiser tous les acteurs clés du mouvement (leurs noms apparaissent à l’écran, ce qui est agréable mais un brin écrasant), et au cœur du processus du tournage d'A bout de souffle au jour le jour, où apparaissent notamment des Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo incarnés par de jeunes comédiens peu connus. Un pur film de cinéphiles, intègre et sans concession, qui montre aussi toute la part de hasard dans la création d’un chef d’œuvre.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 octobre 2025
En préambule, Richard Linklater fait défiler, en cette année 1959, les figures incontournables, sous les traits de comédiens plus ou moins ressemblants, de la Nouvelle Vague et de la critique des Cahiers du Cinéma. C'est aimable de sa part, mais c'est une introduction pas vraiment utile, sauf à vouloir éclairer le profane avec une quantité de noms dont il a entendu parler.
Puis vient le sujet, réducteur relativement au titre du film, qui est la préparation et le tournage d' "A bout de souffle" par un Godard impatient de tourner enfin son premier film, après Chabrol, après Truffaut et son triomphe cannois des "Quatre cents coups".
Linklater tourne en noir et blanc un hommage admiratif, et amoureux peut-être, à la Nouvelle Vague fondatrice et à son film emblématique. Ce sont vingt journées de tournage qui nous attendent ; c'est un peu long, surtout pour le cinéphile averti, qui peut, certes, toujours glaner quelque anecdote nouvelle ou aphorisme godardien ignoré, mais qui dans l'ensemble ne se trouve confronter qu'à des choses connues.
Le tournage du film est un récital des incongruités et caprices du jeune réalisateur, de ses saillies ironiques ; c'est le one man show, tel que le filme Linklater, d'un trublion anticonformiste qui ne sait pas où il va mais sait ce qu'il ne veut pas, et qui demeure, en définitive, mystérieux et impénétrable. Le personnage de Godard est le coeur du film et accapare tout l'intérêt du sujet. Devant la caméra du réalisateur, il est la Nouvelle Vague à lui tout seul.
Le comédien Guillaume Marbeck se sort très bien de ce rôle compliqué en dépit que sa tâche relève de celle du chien savant ou du mimétisme. En face de lui, il a une Jean Seberg aussi vraie que possible, mais tous les autres personnages du plateau, Belmondo compris, on beaucoup de mal à exister. Et le film s'étire entre récurrences (redondances ?) et banalités en peinant à éclairer d'une lumière nouvelle le phénomène Godard et son film-manifeste.
En passionné de cette période du cinéma français et de ses concepteurs, je sors plutôt déçu par cette approche et cette mise en scène prosaïques, sinon vulgarisatrices.
Kat's eyes
Kat's eyes

69 abonnés 550 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2025
Une comédie vintage légèrement loufoque qui rend hommage, avec tendresse et malice, à un épisode fondateur de l'histoire du cinéma et surtout à tous ses artisans de l'ombre. Pas forcément très utile ni révolutionnaire mais sympathique et instructif.
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2025
Parfait 10 minutes, lassant 30 minutes puis soporifique jusqu'à la fin. Dommage, il y a eu du travail de reconstitution, mais l'âme n'y est pas.
Pascal l.
Pascal l.

47 abonnés 87 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Ça a un certain charme. L'acteur incarnant Godard est assez surprenant de réalisme. Énervant comme lui.
Le film en lui-même paraît avoir été fait avec le même rythme que celui dont il s'inspire. Après il suit la chronologie du film, pas celui les plans d'alors, enfin j'imagine.
En noir & blanc, très bonne idée. Les décors sont impeccables. L'ambiance restituée est telle qu'on imagine cette époque dont on ressent une certaine nostalgie.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2025
Richard Linklater (Boyhood, Apollo 10 ½...) rend un formidable hommage à la Nouvelle Vague et à Jean-Luc Godard, à travers un biopic plutôt original. Un film drôle, léger, extrêmement bien documenté, bourré de clins d’œil et de références, dans lequel il raconte le tournage mouvementé et parfois lunaire de À bout de souffle en 1959.

Un moment clé pour le cinéma, montrant la naissance d’un nouveau genre porté par des jeunes gens désireux de casser les codes en vigueur et de révolutionner un univers qu’ils trouvaient poussiéreux. Fidèle à celui qui l’a inspiré, Linklater nous montre combien cette fin des années 50 fut importante pour le cinéma français, et combien Godard, par sa non-méthode de travail mais aussi par ses principes, était autant une curiosité qu’un artiste en devenir.

Pour l’accompagner, Linklater a réuni autour de lui une ribambelle de jeunes comédiens - mention spéciale à Zoey Deutch épatante dans le rôle de Jean Seberg, incarnant des figures mythiques telles que Belmondo, Godard, Truffaut, Chabrol, Rissient, le chef opérateur Raoul Coutard ou encore le producteur Georges de Beauregard. Tous jouant avec une légèreté et un bonheur contagieux ces icônes du cinéma, cette bande d’amis incroyable.

Nouvelle Vague est un film pétillant, réjouissant, que l’on regarde le sourire aux lèvres, épaté par la spontanéité, la joie et l’insouciance avec lesquelles les personnages s’ébattent autour d’un film bricolé au jour le jour, auquel personne ne croyait, et qui deviendra pourtant une référence du septième art... tout comme son auteur, JLG, personnage unique en son genre, figure lunaire, intellectuelle, fidèle à ses principes, auxquels il dérogera rarement tout au long de sa carrière.
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Patjob
Patjob

44 abonnés 763 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2025
C’est un plaisir cinéphile que de voir à l’écran tant de réalisateurs du cinéma Français de la fin des années 50. Les membres de la « nouvelle vague » bien sûr (Godard, Truffaut, Chabrol, Rohmer, Rivette, Resnais, Coutard, Demy, Varda, …), mais aussi Melville et Bresson, plus le maître Italien Rossellini. Sans oublier les acteurs de « A bout de souffle », Belmondo et Seberg. Le casting a dû être compliqué pour trouver des sosies assez convaincants de tous ces personnages. Au-delà des visages, le film fait surtout comprendre et ressentir l’esprit du mouvement animé par les (ex) critiques des Cahiers du cinéma. Et l’application de ses principes, nous faisant suivre pas à pas le tournage (pour l’apprécier, il est préférable d’avoir vu le film en question) novateur du premier film de Godard (que le film mythifie exagérément peut-être).
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

34 abonnés 312 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2025
«Plein de souffle»
Plutôt pour cinéphile au départ, ce « making of » du film emblématique de la Nouvelle vague « A bout de souffle », le premier film de JL Godard, est suffisamment intéressant et amusant pour élargir son audience.
L’acteur jouant Godard est excellent, celui de Belmondo moins ressemblant mais adoptant bien le style Bébel. Jean Seberg est splendide. Et tous les membres emblématiques de la Nouvelle vague nous sont présentés ponctuellement.
Cela donne envie de revoir le film en ayant en tête toutes les mésaventures ayant émaillé son tournage, jusqu’à son épilogue.
Willard_S
Willard_S

30 abonnés 67 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2025
Linklater livre sa version fantasmée de ce qu'aurait pu être le making-of d'"A bout de Souffle" et réussit l'exploit de rendre Jean-Luc Godard presque sympathique. Le film est très didactique si bien qu'ont peut l'apprécier même sans ayant vu celui de 1960. De plus, les acteurs livrent une belle prestation et sont tous inconnus, ce qui amène une vraie fraîcheur.
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2026
Nouvelle Vague de Richard Linklater est une véritable déclaration d’amour au cinéma, pensée avec une précision et une intelligence remarquables. Sa mise en scène, millimétrée et inspirée, capte l’essence même de l’esprit Godard sans jamais sombrer dans l’imitation stérile. Le choix du noir et blanc est une évidence : il nous immerge instantanément dans l’ADN de À bout de souffle et renforce l’aura cinéphile du projet. Guillaume Marbeck impressionne dans son premier grand rôle, habité et charismatique, tandis que Zoey Deutch surprend par une performance subtile, bien loin de ses rôles habituels. Aubry Dullin apporte une énergie communicative et fait exister chaque scène par sa présence. La présentation des personnages, les regards caméra et le jeu avec la narration sont jubilatoires. La musique accompagne brillamment le récit et participe à son identité. Si quelques dialogues ou situations paraissent plus convenus, le film reste drôle, élégant et profondément sincère. Nouvelle Vague réussit l’exploit d’être à la fois un hommage respectueux et une œuvre vivante, moderne et vibrante.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2025
L’histoire de Jean-Luc Godard, en plein tournage de son premier film « À bout de souffle ». Le film est de grande qualité, d’un point de vue de réalisation avec des images en noir et blanc mais aussi avec un scénario solide, drôle. Un hommage puissant à la vague créative du courant cinématographique révolutionnant le genre.
Alolfer
Alolfer

181 abonnés 1 793 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2026
Commencer le cinéma de Richard Linklater par ce film, n'est peut-être pas la meilleure porte ouverte. Néanmoins, j'ai été très curieux par ce film, tant par sa proposition. Et j'en ressors satisfait !

Alors oui, je vois les défauts : Même si les interprétations sont vraiment impressionnantes, le personnage de Jean Luc Godard, (pour ne citer que lui) tombe beaucoup dans le cliché, représentant un artiste "différent" de cette Nouvelle Vague. C'était vraiment le cas, mais au final, on ne ressent pas vraiment ce qu'est le Cinéma de Godard à proprement parler.

Néanmoins, Linklater s'amuse, à sa manière, de nous immerger dans la Nouvelle Vague française, avec beaucoup de joie et de transparence. Juste sur ce point là, c'est génial à suivre.

La colorimétrie rend le film magnifique : ce noir et blanc est génial ; certains plans sont dingues et le côté making off du film " A bout du souffle" est vachement prenant à regarder.

Un vrai plaisir tout de même !
Judithtexas
Judithtexas

66 abonnés 233 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2025
Cette plongée dans le making-off d'A bout de souffle est une vraie réussite, le casting est impeccable ! Je comprends les interrogations de Jean quant à l'absence de scénario... C'est la Nouvelle Vague, une révolution, une nouvelle façon de faire et de voir le ciné, on y retrouve des clins d'oeil aux réalisateurs de l'époque, Truffaut, Rohmer et j'en passe. C'est en noir et blanc, comme à bout de souffle : une réelle immersion dans les conditions de tournage. Godard fait tourner son monde (y compris le producteur inquiet) à la baguette. Merci Mr Linklater !
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