Une journée particulière
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maxime ...

312 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2016
Une Journée Particulière, mon premier film d'Ettore Scola. Je découvre ce génie par l'hommage qui lui est rendu ce soir sur Arte, quel tristesse de ne pas l'avoir vu avant ... Je me retrouve totalement bouleversé par la mort d'un être dont j'ignorais l’existence il y'a quelques heures à peine. Ce long métrage je l'attendais depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois maintenant. Cette sensation m'avait fuit durant bien trop longtemps ! Ému par cette mise en scène des plus brillante, ce huit clos ou presque, là ou tout ce joue, tout les thèmes de l’affrontement ce trouve dans cet immeuble. Les mouvements de caméras sont somptueux, étincelant, pas un manqué on vit là une véritable leçon. Ces deux personnages sont quand à eux renversants, tout les opposent et pourtant ils finissent par s'en accommoder, ils s'apprivoisent pour combattre la solitude qui les rongent et trouve l'un dans l'autre un réconfort. Sophia Loren et Marcello Mastroianni sont grandiose, ils incarnent à merveille leurs rôles, ils contribuent pleinement au fait que ce film m'ai totalement retournée. La mélancolie et la grâce qui se dégage de chaque minute fait à la fois du bien et m'apporte une grande souffrance. Pour conclure cette critique je reprend les mots de la voix qui énonçait la diffusion de ce long métrage pour rendre honneur à son créateur :

" Grazie et Ciao Maestro "
Yetcha

1 088 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 octobre 2015
Si le contenu de l'histoire est passionnant, il manque cruellement de rythme et l'ambiance est très assez molle. Le film, en dépit de son engagement reste un moment passé et délavé qui ne passionnera plus beaucoup de spectateurs.
Benjamin A

816 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2015
Rome, 8 mai 1938 : Mussolini et Hitler se rencontrent. Presque tous les romains ont déserté leurs habitations pour pouvoir assister à la cérémonie, sauf dans un grand immeuble où Antonietta, mère d'une famille nombreuse, reste à la maison pour s'occuper de différentes taches. Un autre habitant est resté dans l'immeuble, un intellectuel homosexuel italien viré de la radio...

Ettore Scola nous emmène d'abord au cœur de la famille d'Antonietta, dans le cadre d'une famille nombreuse avec six enfants et un mari machiste ainsi qu'un fascisme entré dans les mœurs et le mode de vie. Puis peu à peu il met en scène la rencontre entre deux personnages en marge de cette société et se concentre sur le drame intime vécu par ceux-ci.

Scola fait preuve d'une justesse incroyable pour faire ressortir toute l'émotion de cette rencontre et des deux personnages, où d'abord ils sont opposés avant de se rapprocher. Bénéficiant d'une écriture de qualité (tant dans les personnages que les dialogues), ils sont rendus passionnants, tout comme leur évolution, de par leurs enjeux et le cadre de vie. Leur confrontation est retranscrite avec émotion, sensibilité et justesse, sans jamais que Scola ne tombe dans l'excès ou du sentimentaliste mal venu et il mêle à merveille ce drame déchirant avec le cadre du fascisme.

Malgré le fait qu'il braque sa caméra tout le long sur les deux protagonistes, le fascisme est omniprésent, que ce soit en arrière plan ou non, à l'image de la radio retransmettant l’événement qui est régulièrement allumée et influ sur les enjeux des deux protagonistes. Tous deux sont tiraillés par leur envie de liberté, que ce soit de penser ou d'agir, et les conditions et contraintes qui pèsent sur eux à cause du régime. Chacun devra faire des choix importants, accepter ou non leur destin et cela Scola le traite de manière intelligente et touchante.

La photographie est sombre, proche du noir et blanc, montrant une société qui ne se rend pas compte de ce qu'elle fait et qui tombe de plus en plus dans l'horreur de ce régime. Scola gère son récit avec brio, sachant prendre son temps pour bien dévelloper ses thématiques et faire ressortir les sentiments des enjeux et personnages. La grande réussite d'Une journée particulière tient aussi sur les épaules de ses deux interprètes, là où Sophia Loren et Marcello Mastroianni* retranscrivent à merveille les sentiments et l'évolution de leur personnage, sachant leur donner profondeur et émotion.

Scola nous livre avec Une journée particulière une oeuvre d'une justesse et intelligence rare où il fait ressortir toute la complexité, la pertinance et surtout les émotions de son récit et des personnages, bénéficiant aussi de deux immenses interprétations.
Nyns
Nyns

250 abonnés 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2016
Parmis la massive disparition de grands noms en ce début d'année 2016, on trouve le réalisateur italien Ettore Scola. Ne connaissant que ce film de lui, je ne peux pas le juger par rapport à l'ensemble de son œuvre... Une journée particulière met en lumière la rencontre de deux laissés-pour-compte de la société, même si on situe l'événement pendant l'avènement du fascisme, l'exemple peut très bien se reporter sur des modèles de profils actuels. L'homosexuel et la femme au foyer n'ont pas leur mot à dire dans la société italienne gourvenée par le fascisme donc, et c'est à partir de ce constat singlant que Scola etaye son récit. Je trouve limite la mise en scène paresseuse une fois l'idée bien en place, disons que beaucoup du travail de ce film, pour le considérer comme un grand film, doit être fait par le spectateur. C'est une observation à méditer, puisqu'en 77 le fascisme n'est plus à l'ordre du jour, du moins sur le papier. En une journée, ces deux êtres que tout oppose trouveront reconfort entre eux face à leur tragique solitude. Les deux acteurs offrent deux présentations justes et plein de sensibilité. On reste quand même beaucoup plus en empathie avec la mère durant le récit, étant le personnage le moins conscient de l'étendue de l'insignifiance de son existence résignée, sans once de dimension humaine. L'homme quant à lui a un personnage plus ambiguë et difficile à cerner, il en demeure pas moins que cette expérience lui aura apporté le réconfort qu'il lui fallait à cet instant précis. Beaucoup de films sont inspirés de la trame pathétique d'une Journée particulière. Une référence donc.
weihnachtsmann

1 626 abonnés 5 754 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2015
Une mère de famille de la classe populaire fait la rencontre d'un écrivain homosexuel. C'est assez tendre même s'il faut attendre quand même 40 minutes avant la rencontre. C'est long a démarrer mais leur amitié est une force pour les deux. C'est assez beau
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2015
Certainement le chef-d'œuvre de Ettore Scola, qui failli recevoir la Palme d'or en 1977. À la fois d'une grande simplicité et d'une extraordinaire richesse, le film se déroule sur une journée, dans une grande copropriété italienne quasiment vide du fait de l'accueil en grandes pompes de Hitler par Mussolini à Rome en 1938 – l'ensemble des familles étant appelées à accueillir comme il se doit l'allié allemand. Deux occupants ne participant pas à la manifestation pour des raisons différentes, somptueusement interprétés par Marcello Mastroianni et Sophia Loren,  aux vies diamétralement opposées, vont s'y rencontrer et apprendre à se connaître, ce qui va bouleverser leur existence. La mise en scène, fine et intelligente, est remarquablement maîtrisée.
Napoléon
Napoléon

184 abonnés 1 630 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2015
Un film engagé, original, qui est mené par un bon duo, et montrant que malgré des différences les gens peuvent se comprendre et s'entre-aider.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juin 2015
Quel beau film ! Politique, sentimental ; il fût primé aux César et au Golden Globe et en compétition à Cannes. Un lieu, une action, une journée (le 8 mai 1938) ; un film proche du théâtre.
La critique est un mix de celle du très bon blog chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.fr et de celle d’Anne Violaine Houcke
« En pleine période fasciste italienne, nous assistons à la rencontre de deux êtres que tout semble séparer. À Rome, le 8 mai 1938, Hitler rencontre Mussolini. Tous les Romains ont déserté leurs habitations pour aller assister à la cérémonie. Dans un grand immeuble, Antonietta, en bonne mère de famille nombreuse (conformément à l’endoctrinement mussolinien : un mari tout ce qu’il y a de plus machiste et six enfants), est contrainte de rester à la maison pour s’occuper des tâches ménagères alors qu’elle serait bien allée voir le Duce comme tout le monde. Le hasard va la mettre en contact avec un homme esseulé qu'elle a aperçu dans un appartement de l’autre côté de la cour. Il s’agit de Gabriele, un intellectuel homosexuel qui, pour cette raison, a été exclu de la radio nationale où il était présentateur et est menacé de déportation.

Voici un des derniers soubresauts de l'âge d'or du cinéma italien avec un des très grands films de Ettore Scola (qui entre Nous nous sommes tant aimés et Affreux sales et méchants juste avant et Les Nouveaux Monstres à venir était en pleine ébullition créative). Le film s'ouvre sur les images d'archives de l'accueil triomphal de Hitler en Italie, visite qui sert d'arrière plan pour un récit plus intimiste. Le scénario confronte deux formes de solitude et d'exclusion, brisée par le régime fasciste de Mussolini. Sophia Loren tout d'abord, mère de famille (de 6 enfants, le 7e valant une prime aux famille de "famille nombreuse) qui entre un mari indifférent et autoritaire qui la trompe, les tâches ménagères et les enfants a des journées aussi remplies que pénibles et monotones.
La première scène dans l'appartement où elle réveille tout le monde (et où Scola réutilise les procédés visuel de Affreux, sales et méchants quand la caméra parcoure l'appartement en faisant découvrir progressivement la famille trop nombreuse dans ce lieu exigu) est saisissante avec un Sophia Loren totalement méprisée par son entourage pratiquement au rang de domestique, il faut voir son mari carrément s'essuyer les mains avec sa robe de chambre et elle de lui lancer "Tu as besoin de te moucher aussi ?". On imagine facilement l'usure que provoque ce genre de moment vécu au quotidien, les traits tirés et le charme de Sophia Loren totalement annihilé illustrant bien la chose.
Le hasard provoque la rencontre avec Gabriele, son voisin lui aussi resté chez lui ce jour là et pour cause. Homosexuel montré du doigt et ayant perdu son travail de chroniqueur radio, il vit la même sentiment d'exclusion et d'enfermement que Loren dans la société Mussolinienne exaltant la toute puissance de la figure masculine et virile. La différence étant que son statut d'intellectuel lui permet d'être conscient de sa situation alors que Sofia Loren la subit de manière détachée, résignée sur son sort. Leur rencontre permet de partager progressivement leurs douleur et de montrer deux facettes de l'Italie non fasciste, la gauche intellectuelle représenté par Gabriele et les gens simple contraint de suivre le mouvement comme Antonieta qui admire malgré tout la prestance du Duce.
Scola livre un film d'une puissance dramatique bouleversante, chaque moment heureux étant immédiatement suivi d'un brutal retour à la réalité (sans parler des chants fascistes omniprésent en fond sonore comme une chape de plomb). Ainsi un café partagé amicalement se voit tempéré par une concierge qui épie les héros, le semblant d'intrigue amoureuse atténué par la magistrale scène ou Gabriele révèle son homosexualité et le final où après un moment de tendresse Antonieta retourne à sa prison tandis qu'un sort plus terrible encore attends Gabriele. Performance éblouissante d'une Sophia Loren poignante et attachante tandis que Marcello Mastroianni dévoile sa facette la plus fragile avec le talent qu'on lui connaît. Il faut dire que les répliques de Mastroianni sont souvent très drôles, même si derrière l’humour perce bien souvent une certaine amertume. C’est ainsi qu’à propos de lui-même, et des médisances de la concierge, il déclare : « Je ne crois pas que le locataire du 6e soit antifasciste, c’est plutôt le fascisme qui est antilocataire du 6e. » Ettore Scola démonte la rhétorique du régime à travers l’ironie de Gabriele, qui s’amuse de la naïveté d’Antonietta et la conduit à faire remonter à la surface les vérités qu’elle se cache. Une vraie maïeutique de l’ironie, en somme.
La mise en scène traduit avec brio la lutte qui se joue entre le désir de liberté des personnages et les contraintes qui pèsent sur eux, la tension entre une volonté de légèreté et la chape de plomb posée sur leurs existences par le régime. Les mouvements d’Antonietta et Gabriele composent malgré eux comme une danse de séduction, car ils sont contraints de maintenir la distance (pour éviter les médisances de la concierge notamment) tout en cherchant sans cesse à l’abolir. Tout au long du film, la caméra se meut sans cesse, glisse le long des parois de cet immeuble à l’architecture fasciste, observe à travers les fenêtres, s’approche des personnages, passe d’un espace à un autre : elle semble nous dire que dans ces immeubles, on est toujours sous le regard de l’autre ; mais ce faisant, elle effectue, comme les personnages, un ballet ininterrompu, comme si tout arrêt risquait d’être définitif. Si la mise en scène joue sans cesse sur le proche et le lointain, elle tire surtout un remarquable parti de la verticalité de l’immeuble. C’est sur le toit en effet que les deux protagonistes parviendront enfin à s’échapper pour vivre un bref instant de liberté, au milieu des draps blancs flottants au vent contre un ciel d’un bleu pur. Exit le drapeau noir qui avait fait la transition entre les images d’archives et le début de l’histoire dans l’immeuble. La fin du film répondra en miroir à cette sorte d’échappée onirique par la descente aux enfers accomplie par Gabriele, observé en plongée par Antonietta alors qu’il descend les escaliers en spirale, accompagné de deux sbires en costume sombre. Le plan passe alors en contre-plongée, pour nous montrer Antonietta, minuscule derrière sa fenêtre, fausse princesse emprisonnée dans sa tour. »
Un incontournable
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2015
"Una giornata particolare" est un très beau film signé Ettore Scola, superbement mis en scène, que se soit dans la façon de gérer l'espace ou de filmer les visages des deux principaux acteurs. Ici, la dénonciation du fascisme passe habilement par la circularité du décor, avec des appartements qui communiquent mais avec des habitants qui ne se parlent pas. Entre ceux qui sont confortés dans leur idéal fasciste et d'autres exclus par le régime, la fracture est nette. Cependant, le temps d'une journée, les deux parties vont se réunir, se connaître, discuter et se déchirer. Une rencontre entre deux personnages(Antonietta et Gabriele) qui est aussi celle de deux immenses acteurs (Sophia Loren et Marcello Mastroianni), filmés avec une tendresse qui ne peut laisser insensible. Pourtant, le film trouve sa limite dans son scénario, qui dévoile un programme connu d'avance et qui donc ne réserve que peu de surprises concernant les secrets des personnages. De manière générale, le film touche par sa sensibilité, sa simplicité et sa conclusion terrible mais inévitable.
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

77 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2015
Réalisé par un cinéaste emblématique d’une des périodes les plus prolifiques et talentueuses du cinéma italien, « Une journée particulière » fait de nos jours, et à juste titre, figure de classique du cinéma. Ettore Scola signe ici, avec deux monstres sacrés du cinéma italien (Sophia Loren et Marcello Mastroianni), un film poignant dont l’action a lieu pendant la période fasciste, alors que Hitler vient visiter Rome et qu’un défilé est organisé pour sa venue. Deux êtres profondément meurtris par la vie vont se trouver, se rejeter, se lier puis se séparer le temps de ce défilé. Tout est traité avec une douceur et un côté intimiste très sensible ; le long-métrage demeurant de bout en bout, de par l’interprétation de ses deux comédiens principaux et le travail de Scola, un film magnifique et émouvant (impossible de ne pas passer par tous les états d’esprits possibles). Que l’on parle spoiler: de la scène de l’escalier où Mastroianni crie à tort travers qu’il est un homosexuel en termes très crus, ou de la scène finale très sombre où le personnage de Loren va se coucher et retrouver du même coup la prison qu’est sa vie quotidienne
, derrière chaque plan, chaque scène, chaque séquence se cache une critique très dure de la société italienne des années 1940 et 1970. Le réalisateur y condamne notamment le machisme et l’homophobie (encore largement répandu de nos jours dans les sociétés occidentales) et l’intolérance face à la différence. Savoir que ces maux existent encore en 2015 montre combien ce film reste hélas ! moderne malgré son âge de 40 ans. Grand film.
mac guffin
mac guffin

8 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2025
Un très beau film, dans la lignée douce-amère des plus belles comédies à l'italienne (même si l'on est plutôt ici du côté du drame).
Une intrigue presque en temps réel, une idée, simple mais efficace, de rythmer cette journée par la bande-son du régime fasciste, ce qui donne un contrepoint à la fois ironique et tragique à chaque scène.
Le vrai réquisitoire contre l'Italie fasciste réside néanmoins dans la description de ces petites gens oppressées et, comme le dit Antonietta, humiliées par le régime. La femme au foyer est réduite à un faire-valoir, indigne de tout mérite, tandis que le personnage de Gabriele se voit refuser le droit d'être lui-même.
Délicat, tout en subtilité, Scola amène les deux personnages à se découvrir, à se livrer chacun sur ses blessures ou ses failles. Leur duo est magnifié par une superbe photographie, et une utilisation du décor particulièrement intelligente (les scènes sur la terrasse).
Evidemment, difficile de ne pas souligner la prestation bouleversante du duo mythique du cinéma italien, les deux acteurs dans un contre-emploi apparent qui n'oblitère pourtant pas leur charisme. Marcello reste ce séducteur solaire, ici malgré lui, et Sophia, femme au foyer usée par la vie, déborde néanmoins de sensualité.
Un très beau moment de cinéma made in 70's.
pietro bucca
pietro bucca

93 abonnés 1 350 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2015
La belle Sophia restée a la maison est l'épouse d'un faciste pour qui "famille et patrie" a énormément de sens. Elle s'éprend d'un homosexuel pour qui la manifestation du jour n'a pas beaucoup d'interet..... Assez lourd et visiblement "bien" orienté comme il faut. On croule sous les blablas sans dessus dessous .... Affreux,sales et méchants est pour moi d'un tout autre calibre. Et pas qu'un peu.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2015
Une Journée Particulière est un film pas mal. Mon premier film du réalisateur italien Ettore Scola avec une première semi-déception car n'ayant pas vraiment été emballé par ce métrage. Il fût par ailleurs présenté en compétition officielle au 30ème Festival De Cannes en 1977 sans recevoir de prix, mais il recevra l'année suivante en 1978 le César du meilleur film étranger, prix non démérité je le reconnais.
L'histoire se déroule à Rome le 6 Mai 1938, jour de la présentation d'Hitler au peuple italien. Tous les habitants d'un immeuble assistent au défilé du Duce Mussolini et d'Hitler sauf deux personnes, une femme mère au foyer d'une famille nombreuse et un célibataire homosexuel tous les deux exclus de la fête fasciste qui se rapprochent l'un de l'autre et se rencontrent. Un amour impossible va naître entre eux avec l'Histoire pour toile de fond.
Bien que je ne l'ai pas spécialement apprécié, le film maîtrise son sujet et possède de nombreuses qualités. Le côté réaliste est présent déjà sur l'ouverture du métrage qui est composé d'images d'archives sur l'arrivée d'Hitler en Italie, mais aussi tout au long de ce film où la rencontre sur cette journée de nos deux personnages principaux se fera sur fond de retransmission radiodiffusée de la parade militaire. Ces éléments accentuent très clairement le contexte historique ainsi que le réalisme du film, mais je trouve personnellement que cette présence de la radio durant toute la durée du métrage est pénible, car au final elle prend la tête.
Tourné quasiment sous la particularité de la technique du huis-clos plutôt maîtrisé, je trouve quand même qu'il y a un peu à redire sur la réalisation. Il nous offre tout de même malgré tout pour ce film dit d'appartement, de bons plans d'extérieurs avec d'assez beaux travellings. Les plans d'intérieurs sont bons mais avec des imperfections parfois dans la réalisation.
Le film est un peu mou, lent, et limite répétitif, bien que je ne me suis pas tant ennuyé que cela, mais pour moi le propos n'a pas été démontré de manière plus forte, plus concise, ça manque de consistance et de force dans les scènes pour que le rendu final envoie le pâté mérité. La fin est très dure cependant.
Du fait de l'encombrement de la radio, une bande son très peu présente si ce n'est de bons morceaux au début et à la fin, pas grand-chose à en dire.
Heureusement que notre duo d'acteur / actrice Marcello Mastroianni et Sophia Loren sont tous deux excellents en livrant de belles prestations devant la caméra de Scola. Le reste du casting est bon sans être extra avec John Vernon, Françoise Berd.
Considéré comme un classique du film italien des années 70, ce que je ne peux nier. En revanche j'en reste indubitablement assez déçu tout de même sans qu'il soit pour autant un film mauvais, avis personnel.
Ma note : 6/10 !
Jonathan M
Jonathan M

167 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2015
Je n'y crois d'abord pas. Sophia Loren et ses cernes grotesques, la gardienne fasciste d'une laideur infâme et le pire, la radio made in Mussolini qui donne mal à la tête sur un bon 3/4 du film. Le couple ne fait pas fusion. Trop à ce soucier du détail, Ettore Scola fini par en oublier l'essentiel. Finalement, on se demande ce qu'il veut raconter : l'amour impossible? Le déni d'une classe populaire pour le régime autoritaire? Une femme cocu qui rêve d'évasion? Un peu tout çà oui, mais c'est trop mal fait pour y croire.
Ghibliste
Ghibliste

96 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2015
"Une Journée Particulière" est un joli film d'Ettore Scola. Un huis-clos émaillé de quelques rares scènes d'extérieur et introduit par des séquences historiques de la visite d'Hitler en 1938 de l'Italie de Mussolini. Comme on pouvait s'y attendre, les deux acteurs principaux - Marcello Mastroiani et Sophia Loren - portent le film sur leurs épaules, non sans classe et sans talent. Globalement, le film est lent mais relativement captivant grâce à la très bonne réalisation d'Ettore Scola et à quelques ressorts comiques du genre subtils... Mais c'est la scène spoiler: d'amour entre nos deux héros
que tout oppose qui est selon moi le sommet de ce drame émouvant, mais tout de même un peu long et prévisible par moments. Beaucoup de charme.
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