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Un visiteur
5,0
Publiée le 23 novembre 2009
C'est un film magnifique. L'émotion surgit de petits rien, de détails qui s'ajoutent pour donner de l'épaisseur aux personnages. Rien que la scène d'expoiiton très courte où l'on voit la mère de famille épuisée évoluer dans son quotidien plante parfaitement le décor et nous éclaire sur ce qu'a dû être sa vie ces vingt dernières années. IL faut s'incliner: c'est juste génial.
Excellent film, porté par un superbe duo. Les 2 thèmes principaux (l'homosexualité et le rôle de la femme dans l'Italie fasciste) sont traités avec beaucoup de subtilité.
Attention : il faut aimer les films au rythme lent, car certains passages sont, en quelque sorte, des scènes de quotidien en temps réel.
Le jour d’un grand rassemblement des foules venues assister à l’entrée dans Rome d’Adolf Hitler est utilisé comme toile de fond à la brève rencontre entre une mamma de six enfants, fatiguée (Loren,très belle et sensible) et un annonceur de radio malheureux et homosexuel (Mastroianni à contre-emploi, prodigieux) restés seuls dans un immeuble du quartier San Giovanni. L’alchimie entre les deux acteurs est magique. Les scènes inoubliables abondent (le réveil de la maisonnée, Loren s’offrant sur les toits à Mastroianni qui la rejette, Mastroianni parcourant à trottinette le petit appartement). Travail de la caméra éblouissant : c’est le véritable troisième personnage du film. Somptueuse photographie sepia de Pasqualino de Santis (ton en accord avec les sentiments des personnages et les souvenirs d'enfance d'Ettore Scola). Pour certains un exercice de style un peu vain ; pour nous une leçon de mise en scène.
Une critique lucide et sans fard de la société faciste à travers le portrait et la rencontre de deux marginaux de celle-ci. Ces deux personnages sont magnifiquement interprétés par le couple le plus célèbre du cinéma italien, Marcello Mastroanni et Sophia Loren. Ettore Scola a réalisé, avec «Une Journée particulière», une oeuvre très prenante et très poignante. Le constat de cet oeuvre est aussi terrible que son final. Un très grand film.
tout simplement majeur, un des grands films du cinéma d'une époque ou l'italie nous envoyait des chef-d'oeuvre plein la gueule.ici, l'homosexualité est le thème central pendant la seconde guerre.l'angoisse est palpable a l'extreme. sublime.
Si Sophia Loren a voulu montré qu'elle était une actrice hors du commun avec ce film, le but est atteint avec l'aide d'un partenaire au sommet de son art également(Marcelo Mastroianni). Ettore Scola fait preuve une virtuosité technique dans ce film où la photographie et les dialogues sont éblouissants. L'Italie de la fin des années 30, fanatique et miséreuse, est extraordinairement bien retranscrite en toile de fond de ce huit-clos impressionnant. A voir sur grand écran pour toutes ces raisons.
8 mai 1938: c'est la venue à Rome d'Adolf Hitler reçu en grandes pompes par Benito Mussolini. C'est aussi dans le film d'Ettore Scola, la journée d'une rencontre entre deux solitudes: celle d'une mère au foyer avec son voisin homosexuel. Après d'incroyable images d'archives (l'immense foule romaine), Ettore Scola déroule sa touchante histoire avec finesse, fluidité et énergie. On notera les impressionnants travellings dans ce décor d'immeuble des années 30, ses champs et contre-champs, etc. Cette rencontre permet au réalisateur d'évoquer le statut des femmes, soumises et reléguées au second plan, dans cette société de l'exaltation du mâle et de la virilité. Quant aux homosexuels, à défaut d'être rejetés, ils étaient chassés et incarcérés. Le duo d'acteurs, à lui seul, est au sommet: Sophia Loren, frustrée, humiliée et souffrant de sa misère sexuelle; Marcello Mastroianni, tout simplement immense.
Très belle mise en scène de la solitude et de la tyrannie du collectif, via le décor d'un immeuble mussolinien. La vision des intérieurs, la photographie sépia restent vraiment étonnantes trente ans plus tard. Le film est construit comme une pièce classique, avec la règle des trois unités. L'histoire est simplement poignante, M. Mastroianni et S. Loren sont formidables, comme d'habitude...
Un film dépouillé (un peu trop) qui profite de la personnalité de ses 2 acteurs principaux, la journée de 2 individualités victimes à leurs manières du fascisme ordinaire.
Je suis loin d'être fanatique de ce soi disant chef d'oeuvre du cinema; l'intrigue est assez subtile, toute la population d'un immeuble est partie assister à une cérémonie officielle du régime, laissant sur place les exclus du fascisme, une mère de famille, assignée à sa tâche de génétrice et un homosexuel, incompatible avec la vocation militaire des hommes. Mais le film, une fois cette problématique mise en place, tourne en rond. On s'ennuie ferme ensuite, les deux personnages, à priori opposés se rapprochent. Sophia Loren est parfaite, Mastroainni impérial mais la vision de l'homosexualité est complètement dépassée aujourd'hui. Le film de Scola a très mal vieilli (la photographie sépia s'imposait dans les années 70 pour toute reconstitution)
2 acteurs au maximum de leur talent avec un génial Ettore Scola aux manettes. Une belle histoire sur fond sonore de l'hymme fascite italien. A voir et à revoir !!!
Un film émouvant qui rappelle les traumatismes qu'a engendré le fascisme dans l'Italie mussolinienne. Mastroianni est brillant dans son rôle d'homosexuel fataliste.