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K HJ
8 critiques
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4,0
Publiée le 7 février 2025
J'aime beaucoup le film précédant de Sho Miyake, Dans ce film, les scènes ont tournés sur film, le sentiment de film les a fait plus lyriques. aussi est tourné sur film ça m'a touché profondément encore.
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2,5
Publiée le 23 décembre 2024
« L'agonie d'être en vie sans vouloir mourir. » "All the Long Nights", c'est la rencontre entre deux âmes perdues en proie à des problèmes invisibles qui les handicapent au quotidien. Misa Fujisawa souffre de trouble dysphorique prémenstruel tandis que Takatoshi Yamazoe a des crises de panique paralysantes. Employés dans la même société, ils découvrent leurs difficultés respectives qui les rapprochent inévitablement, car ils ont enfin l'occasion de côtoyer une personne qui peut les comprendre. Il s'agit d'une tranche de vie simple, sombre et contemplative qui malgré un charme occasionnel et une relation attendrissante ne décolle jamais. J'ai apprécié le fait que ça ne prenne pas une trajectoire évidente ainsi que le ton qui n'est jamais larmoyant avec une pointe de cynisme bienvenue, mais l'évolution de l'histoire stagne complètement dans la deuxième partie. Bref, un intérêt qui s'est estompé au fil des minutes au point de finir frustré...
Charmant film malgré une mise en route un peu longue. Sous des airs de petite anecdote, le réalisateur nous ouvre plein de petites portes sur un japon très intimiste.
Film très lent où il ne se passe pas grand chose. On voit plus les personnages s'excuser de leurs paroles et de leurs gestes ou se prosterner qu'autre chose. Dommage
Malgré un début un peu lent et long, tout le film glisse dans une grande douceur et une grande sensibilité. Toute la salle reste jusqu’à la fin générique !
Film intelligent, qui fait decouvrir progressivement des personnages complexes et en prise avec des difficultes psychologique handicappantes ainsi que comment ils s’aident mutuellement. Tres bons acteurs, ambiance japonaise tres bien campee,
Le cinéma japonais qui arrive jusqu'à chez nous est rarement politique. Du moins ouvertement. En effet je ne crois pas que ce soit le hasard si trois films nippons récents abordent frontalement la névrose, façon habile de traiter l'état d'une société et donc d'un pays. "Tempura", "Desert of Namibia" et ce "Jusqu'à l'aube" travaillent le sujet différemment mais en font leur thème central et probablement allégorique. Shô Miyake, réalisateur du déjà remarquable "La Beauté du geste", choisit une douceur de façade, jamais le spectateur ne verra les éclats auxquels il pourrait s'attendre, tout comme la romance qui semble pourtant clignoter comme une évidence. Car oui, la qualité première de ce film est son écriture, son intelligence, sa manière de faire sonner juste chaque situation quitte à ne pas contenter celui qui regarde.
Le précédent long métrage de Shô Miyake, La beauté du geste, avait pour héroïne une jeune femme malentendante qui s'exprimait par la boxe. Isolés socialement, les deux personnages principaux de Jusqu'à l'aube le sont également, souffrant l'une et l'autre, d'une pathologie difficilement compréhensible des autres. Leur rapprochement et le soutien prodigué par leurs collègues d'une petite entreprise constituent l'essence même d'un film qui pourrait s'apparenter à un mélodrame s'il n'était pas, au fond, une sorte d'hymne à la vie et au courage. La lenteur du récit, ses quelques digressions et son absence de scènes marquantes peuvent cependant être un frein à l'intérêt, d'autant que la mise en scène ne fait vraiment rien pour se faire remarquer. Mais sur la longueur, en appréciant la délicatesse de l'ensemble et son aspect très humain, Jusqu'à l'aube trouve finalement son rythme, avec une économie de moyens et un style épuré qui conviennent parfaitement à un sujet qui ne suscite pas d'emblée un enthousiasme démesuré, et c'est un euphémisme. Peut-être y avait-il moyen d'étoffer les personnages secondaires, par exemple, mais le réalisateur tient avant tout à montrer deux trajectoires de vie, dont la courbe se rejoint, pour un temps ou davantage, l'on n'en sait rien, l'important étant d'apprendre à comprendre l'autre au(delà des jugements et des a priori.