Jusqu’à l’aube
Note moyenne
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52 critiques spectateurs

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traversay1

4 476 abonnés 5 349 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2024
Le précédent long métrage de Shô Miyake, La beauté du geste, avait pour héroïne une jeune femme malentendante qui s'exprimait par la boxe. Isolés socialement, les deux personnages principaux de Jusqu'à l'aube le sont également, souffrant l'une et l'autre, d'une pathologie difficilement compréhensible des autres. Leur rapprochement et le soutien prodigué par leurs collègues d'une petite entreprise constituent l'essence même d'un film qui pourrait s'apparenter à un mélodrame s'il n'était pas, au fond, une sorte d'hymne à la vie et au courage. La lenteur du récit, ses quelques digressions et son absence de scènes marquantes peuvent cependant être un frein à l'intérêt, d'autant que la mise en scène ne fait vraiment rien pour se faire remarquer. Mais sur la longueur, en appréciant la délicatesse de l'ensemble et son aspect très humain, Jusqu'à l'aube trouve finalement son rythme, avec une économie de moyens et un style épuré qui conviennent parfaitement à un sujet qui ne suscite pas d'emblée un enthousiasme démesuré, et c'est un euphémisme. Peut-être y avait-il moyen d'étoffer les personnages secondaires, par exemple, mais le réalisateur tient avant tout à montrer deux trajectoires de vie, dont la courbe se rejoint, pour un temps ou davantage, l'on n'en sait rien, l'important étant d'apprendre à comprendre l'autre au(delà des jugements et des a priori.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

370 abonnés 474 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 janvier 2026
Jusqu’à l’aube surprend par sa douceur et sa précision. Rarement une rencontre entre deux êtres abîmés n’aura été écrite avec autant de justesse. Le film observe deux solitudes qui se frôlent dans un Japon régi par les silences, les normes implicites et les excuses permanentes. Sans jamais forcer l’émotion, il capte l’épuisement intérieur, la fragilité invisible, et transforme une relation simple en espace de respiration. Un film pudique, profondément humain, qui choisit l’espoir sans naïveté.


Ce comédie dramatique s’impose comme un film d’une rare délicatesse, porté par une écriture d’une précision presque désarmante. Il raconte la rencontre de deux êtres fatigués par la vie, deux âmes abîmées qui avancent à bas bruit dans un quotidien écrasant. Le cadre japonais accentue puissamment cette sensation d’étouffement, tant les codes sociaux, les conventions et les silences pèsent ici autant que les mots prononcés. On s’excuse de tout, on minimise la douleur, on apprend à tenir plutôt qu’à dire.

Misa Fujisawa et Takatoshi Yamazoe intègrent la même entreprise d’astronomie sans réellement se voir. Elle a dû renoncer à une trajectoire professionnelle stable en raison d’un syndrome prémenstruel invalidant, lui a quitté son ancien poste à cause de crises de panique aiguës. Le film ne surligne jamais leurs troubles. Il préfère les gestes retenus, les regards évités, les silences lourds de sens. Leur travail autour des planétariums mobiles devient un espace suspendu, presque hors du monde, où chacun peut exister à son propre rythme.

La relation qui se construit n’est ni amoureuse ni idéalisée. Elle repose sur une présence, une écoute, une attention sincère à l’autre. Dans une société où l’anxiété sociale atteint des sommets et où certaines personnes finissent par disparaître du monde, le personnage masculin aurait pu glisser vers l’isolement total. Le film suggère cette possibilité sans jamais la nommer. Ce qui empêche la chute, ce sont les autres, le collectif, les collègues, une forme de responsabilité partagée.

En refusant le spectaculaire et le pathos, le film parle de la famille, du travail et des normes sociales avec une grande justesse. Il montre qu’il est possible d’exister autrement, sans performance, sans héroïsme, simplement en acceptant sa fragilité. Et surtout, il choisit l’espoir, non comme une promesse abstraite, mais comme un chemin fragile, construit à plusieurs, dans un pays où l’on apprend trop souvent à souffrir en silence.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2024
Film très lent où il ne se passe pas grand chose. On voit plus les personnages s'excuser de leurs paroles et de leurs gestes ou se prosterner qu'autre chose. Dommage
FaRem

10 569 abonnés 11 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2024
« L'agonie d'être en vie sans vouloir mourir. » "All the Long Nights", c'est la rencontre entre deux âmes perdues en proie à des problèmes invisibles qui les handicapent au quotidien. Misa Fujisawa souffre de trouble dysphorique prémenstruel tandis que Takatoshi Yamazoe a des crises de panique paralysantes. Employés dans la même société, ils découvrent leurs difficultés respectives qui les rapprochent inévitablement, car ils ont enfin l'occasion de côtoyer une personne qui peut les comprendre. Il s'agit d'une tranche de vie simple, sombre et contemplative qui malgré un charme occasionnel et une relation attendrissante ne décolle jamais. J'ai apprécié le fait que ça ne prenne pas une trajectoire évidente ainsi que le ton qui n'est jamais larmoyant avec une pointe de cynisme bienvenue, mais l'évolution de l'histoire stagne complètement dans la deuxième partie. Bref, un intérêt qui s'est estompé au fil des minutes au point de finir frustré...
Claude B
Claude B

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 décembre 2024
Charmant film malgré une mise en route un peu longue. Sous des airs de petite anecdote, le réalisateur nous ouvre plein de petites portes sur un japon très intimiste.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

66 abonnés 220 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 janvier 2026
Presque 2h d'ennui.... Dès les premières minutes jusqu'au générique de fin... La fascination des élites françaises pour le Japon a des limites.... Même la musique est d'une platitude rare !
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Le cinéma japonais qui arrive jusqu'à chez nous est rarement politique. Du moins ouvertement. En effet je ne crois pas que ce soit le hasard si trois films nippons récents abordent frontalement la névrose, façon habile de traiter l'état d'une société et donc d'un pays. "Tempura", "Desert of Namibia" et ce "Jusqu'à l'aube" travaillent le sujet différemment mais en font leur thème central et probablement allégorique. Shô Miyake, réalisateur du déjà remarquable "La Beauté du geste", choisit une douceur de façade, jamais le spectateur ne verra les éclats auxquels il pourrait s'attendre, tout comme la romance qui semble pourtant clignoter comme une évidence. Car oui, la qualité première de ce film est son écriture, son intelligence, sa manière de faire sonner juste chaque situation quitte à ne pas contenter celui qui regarde.

Vu en avant-première
Ombeline Marchon
Ombeline Marchon

14 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2026
Un film sans vraiment de scénario qui semble durer trois heures. La musique, répétitive, revient toutes les vingt minutes nous rappeler qu'elle est ennuyeuse, elle aussi. Les personnages passent leur temps à se faire des courbettes et à évoquer leur trouble pathologique... mais le public ne ressent aucune émotion. Le générique arrive comme une délivrance... quand on a eu le courage de rester jusque-là !
islander29

1 026 abonnés 2 660 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2026
Petite déception par rapport à mon attente. Au vu des critiques . J’ai trouvé le scénario trop simple, et le jeu d’acteurs peu touchant…..La mise en scène manque de relief, de surprises, et il m’a fallu presque deux heures, c’est à dire la toute dernière scène du film, ( la lecture) pour sentir enfin une émotion, voire saisir le sens du film...Un peu frustrant donc, et je confesse avoir vu des films japonais beaucoup plus émouvant…. Mieux construits. Bref, Malgré une fin lumineuse, et un propos for moral, je conseille seulement aux amateurs de ce cinéma japonais.. à vous de voir.
garnierix

306 abonnés 591 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Lent, sans histoire qui entraîne, sans message politique, sans drame, ce film a néanmoins quelque chose à dire à ceux qui errent dans la nuit... "C'est grâce à la nuit qu'on a découvert l'univers" dit-on en fin de film... C'est sans doute ce constat qui explique le titre - il faut aller jusqu'à l'aube pour ne rien manquer de l'univers ? Cela a-t-il à voir avec l'enjeu du film ?

L'enjeu de ce film n'est pas immédiat. Pour nous autres Français, ce qui est immédiat dans ce film est ce qui contraste, avec bonheur, avec nous -notre hargne légendaire (du moins dans l'approche primaire). Quoique les personnages du film pensent ou disent ou font, c'est assorti de petites courbettes mignonnes et rassurantes. -Ce qui fait notre bonheur est d'ailleurs sûrement mineur pour le spectateur japonais (habitué aux us et coutumes japonais) !

Pour revenir à l'enjeu du film, la rencontre de ces deux personnages particuliers, est-ce que ce sera le mariage de la carpe et du lapin ? Qu'est-ce qui aboutira entre eux ? En fait, on ne saura pas vraiment ! Mais on passera beaucoup de temps "en chemin"... Le rapprochement des deux personnages conduira surtout, voire uniquement, à les voir, pour nous, découvrir le bienfait d'aller l'un vers l'autre, en dépassant les symptômes de mal-être de chacun (le film montre, au passage, l'inutilité du psychiatre face à elle, atteinte de SPM, et face à lui, atteint de trouble anxieux).

Le film démarrait avec cette toute première question qu'un des personnages se pose : "quelle personne voudrais-je être aux yeux des autres ?" Mais c'était un piège - il y a d'autres pièges, comme par exemple quand l'un dit "il n'existe rien qui n'existe pas". Le film est beaucoup plus intéressant que ces échos de café du commerce... Et difficile - on ne peut même pas imaginer que ce film ait été pensé et réalisé par d'autres (un Occidental disons) que par un Japonais (un Extrême-Oriental disons).
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

49 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2026
Film bien intentionné évoquant les handicaps invisibles ou incompris que vivent certaines personnes au quotidien. Las, la réalisation et le déroulement sont tout bonnement soporifiques.
jeff78800
jeff78800

10 abonnés 104 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 janvier 2026
Film d'une lenteur absolue, le scénario tient sur un bout de ficelle, mais on échappe quand même à une fin qui aurait pu être pire. Acteur masculin très bien. Que de courbettes pour pas grand chose
Yves G.

1 845 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2026
Misa Fujisawa souffre d’un syndrome prémenstruel (SPM) chronique qui altère gravement son humeur et provoque chez elle des réactions outrancières et blessantes. Toute sa vie sociale et professionnelle en est perturbée. Après avoir dû renoncer à plusieurs postes, elle en trouve finalement un dans une petite entreprise familiale spécialisée en astronomie. Un de ses collègues, Takatoshi Yamazoe, a lui aussi un comportement étrange. Il souffre de crises de panique qu’il essaie en vain de cacher.

Un premier film de Sho Miyake était sorti en France, "La Beauté du geste", consacré à une championne de boxe malentendante. Le second a fini par se glisser un chemin jusqu’à nos écrans deux ans après sa sortie au Japon. Son sujet est original. Il traite des maladies invisibles et handicapantes, à la fois psychologiques et physiologiques, un sujet rarement traité dont on prend progressivement conscience.

Il le fait avec une délicatesse toute japonaise. Misa et Takatoshi souffrent d’autant plus de leurs pathologies qu’elles mettent en péril leurs relations avec leurs collègues de travail. Ceux-ci, en retour, se montrent d’une grande prévenance envers eux et excusent volontiers leurs crises passagères.

Il n’y a pas grand-chose dans "Jusqu’à l’aube", qui file une métaphore astronomique, comparant, si je l’ai bien comprise, l’orbite des planètes, qui s’attirent et s’éloignent, avec les trajectoires des êtres humains. Ni révélations tonitruantes, ni coups de théâtre renversants. Il n’y a pas non plus grand chose à dire de sa mise en scène ou de son interprétation. Mais il y a dans ce petit film modeste, qui a produit sur moi le même effet que "Perfect Days" de Wim Wenders, tant de bienveillance, tant de douceur que j’en suis sorti lavé et apaisé.
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
"Jusqu'à l'aube" est à l'image des nombreuses productions littéraires et cinématographiques nous venant du Pays du Soleil Levant actuellement. Une oeuvre mi-drame mi-feelgood au rythme lent avec cette ambiance typiquement nippone que l'on adore. 
Inutile d'y rechercher l'originalité mais davantage une force tranquille, une atmosphère et des personnages attachants pour une histoire dont on ressort avec un sentiment de légèreté. 
Il manque peut-être un brin de folie et de fantaisie à ce long métrage pour le rendre plus percutant. Les émotions viennent mais reste en surface. 
Un beau film. 
norman06

425 abonnés 1 819 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2026
Une œuvre charmante et délicate et qui parvient à éviter (de justesse tout de même) l'académisme d'un certain cinéma d'auteur international.
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