382 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
66 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
13 critiques
3
22 critiques
2
19 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pas à pages
2 abonnés
10 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 31 janvier 2026
Vu dans le cadre de "Saisons Hanabi". L'adaptation du roman best seller japonais. Sous ses airs de pastille poétique qui s'inscrirait dans le mouvement contemplatif japonais, se dévoile la raison une critique du monde du travail, une vraie réflexion sur le succès professionnel et finalement, une invitation à repenser notre rapport capitaliste à nos carrières.
Avec La Fille du Konbini, Yûho Ishibashi signe un drame japonais à la fois simple et profondément intime. Le film suit une jeune femme travaillant dans un konbini, ces supérettes japonaises ouvertes presque 24h/24, et explore sa solitude, ses doutes et la sensation de vivre une vie en pause.
Comme souvent dans le cinéma japonais contemporain, le film privilégie l’observation plutôt que les grands rebondissements. On retrouve cette douceur contemplative que l’on peut voir chez des réalisateurs comme Naomi Kawase ou Ryûsuke Hamaguchi; des plans calmes, un rythme posé, et beaucoup de place laissée aux silences. Le konbini devient alors un décor symbolique; un lieu ordinaire, éclairé au néon, où la routine s’étire et où les émotions restent souvent retenues.
Erika Karata incarne avec beaucoup de finesse cette héroïne discrète, presque effacée, mais profondément humaine. Son jeu est tout en nuances; un regard, un geste, suffisent pour exprimer ce qu’elle ne dit pas. C’est justement cette pudeur qui donne au film sa force émotionnelle.
La Fille du Konbini s’inscrit parfaitement dans la tradition du cinéma japonais du quotidien, celui qui s’intéresse aux êtres ordinaires et à leurs failles invisibles. Certains pourront trouver le rythme lent, mais ceux qui aiment les films introspectifs apprécieront cette délicatesse rare.
Un film sensible, fragile, qui laisse une impression douce-amère, comme une promenade de nuit sous les néons d’une ville japonaise.
À noter : j’ai découvert ce film sous son titre anglais ** When Morning Comes, I Feel Empty **. Il s’agit bien du même film, qui sort bientôt en France sous le nom La Fille du Konbini.
La fille du Konbini nous laisse entendre que la solitude n'est pas une fatalité, et nous rapelle la difficulté qu'ont les japonais et japonaises a exprimer leur sentiments. Merci aux Saisons Hanabi pour cette découverte
Un film doux, pas révolutionnaire mais qui fait du baume au cœur. Fait réfléchir sur la condition mentale des jeunes au Japon, sur la pression constante. J’ai passé un agréable moment.
C'est pas un film pour tout le monde, mais j'ai personnellement adoré cette introspection à une vie banale d'une femme japonaise qui se sentait mal jusqu'à rencontrer ou vivre de doux moments avec les bonnes personnes, j'aime aussi particulièrement la réalisation lente avec des plans fixes nombreux qui mettent vraiment en avant des moments de joie pures et doux. J'achèterai le livre à l'occasion ça m'intéresse énormément.
Film tout en délicatesse avec l’adorable actrice Erika karata. Ne pas oublier qu’un Konbini n’est pas une supérette comme pouvait le laisser penser le roman. Film qui en est l’adaptation. On retrouve Erika Karata également dans le film Love on Trial.
Nozomi a vingt-quatre ans. Elle travaille dans une supérette.
Le résumé que je viens de faire de La Fille du Konbini est volontairement concis. Parce que le film l’est tout autant : il dure une heure seize à peine – et aurait pu être amputé sans en rien altérer de ses dix dernières minutes. Ce film embrasse un parti pris revendiqué de minimalisme. Il ne s’y passe rien. Ou pas grand-chose.
On y apprend que Nozomi quelques mois plus tôt à quitter l’agence de publicité qui l’employait. Y a-t-elle fait un burn out à force d’enchaîner les heures sup’ ? Ou a-t-elle tout simplement quitter un travail qui ne lui convenait pas ? On n’en saura rien. Elle a caché la vérité à ses parents. Elle a pris un petit boulot alimentaire, un baïto, dans une supérette.
"La Fille du Konbini" raconte la renaissance d’une femme malheureuse qu’on voit durant la première scène à deux doigts de se jeter du haut d’un pont. Ce timide printemps n’a rien de soudain ni de miraculeux. C’est la conjonction de petits événements qui, cumulés les uns aux autres, redonnent à Nozomi la confiance qui l’avait abandonnée : les retrouvailles avec une amie de lycée perdue de vue, l’empathie d’un collègue de travail, le grain de folie d’une autre collègue….
"La Fille du Konbini" est peut-être un film d’une grande profondeur sur la pression sociale qu’on accepte ou pas, sur le sens qu’on entend donner à sa vie. Il peut rappeler "Perfect Days" de Wim Wenders, l’histoire quasiment muette de ce laveur de toilettes sexagénaire et philosophe. Mais c’est une film qui, à force de modestie, finit par s’auto-dissoudre. Sur un sujet aussi grave, le risque était de chausser des semelles de plomb, d’enfoncer des portes ouvertes, d’accumuler des lieux communs. À force de vouloir éviter ces écueils, La Fille du Konbini sombre dans le défaut inverse : l’inanité. À force de pudeur, "La Fille du Konbini" devient invisible.
Un film tout, en délicatesse, qui m’a fait penser aux romans et au cinéma de ¨Paul Auster se passant à Brooklyn...La vie d’une jeune femme, abimée par la vie, mais qui reste bienveillante et humaine, elle travaille dans une petite épicerie moderne, comme il doit en exister beaucoup au Japon...Sa vie est faite de souvenirs et de rencontres…..Il ne se passe au fond pas grand-chose, comme pour beaucoup de gens dans les villes….rencontres sans importance, boulot, et le train train….Le film se répète du quotidien de la jeune femme. le moment fort du film a lieu vers la fin, les confidences entre deux amies…..là ça décolle, mais ce n’est pas ce qui motive le réalisateur ( trice). Difficile à qualifier ce film, qui résonne au fond comme une quête de tendresse….Je conseille sans insister, mais c’est du cinéma qui fait du bien à l’âme…..
"Adapté du roman de Sayaka Murata, La Fille du konbini suit Nozomi, jeune femme en pleine reconstruction après avoir fui la toxicité du monde corporate. Refuge dans une supérette, camaraderie inattendue et redécouverte des plaisirs simples : Yûho Ishibashi filme avec une infinie délicatesse cette parenthèse suspendue où l’immobilité apparente cache une lente remontée à la surface. Un rejet en douceur des injonctions à l’ambition, porté par la retenue naturaliste d’Erika Karata."
"Adapté du roman La Fille de la supérette de Sayaka Murata, Prix Akutagawa 2016, le film de Yûho Ishibashi opère un déplacement significatif. Là où le roman explorait la marginalité d’une héroïne de 36 ans travaillant depuis 18 ans au konbini, le film brosse le portrait d’une jeune femme de 24 ans en plein désengagement. Nozomi vient de fuir son poste de commerciale, broyée par un management toxique et des heures supplémentaires écrasantes. Dans un monde où l’effort ne suffit plus, la réalisatrice nous invite à observer tranquillement la manière dont elle remonte à la surface après avoir touché le fond. Yûho Ishibashi fait alors du konbini, véritable cœur battant de la société nippone, un lieu de rencontre et de réparation pour celles et ceux qui ont besoin d’un élan financier pour retrouver une petite mobilité perdue ou fantasmée. Certains rêvent d’une carrière où le costume-cravate est de rigueur. D’autres rêvent de voyager à l’étranger. Mais pour Nozomi, il s’agit simplement de retrouver son estime et sa joie de vivre. La réalisatrice continue ainsi d’explorer cette solitude forcée, d’abord chez une lycéenne dans Sayounara, et maintenant dans une parenthèse suspendue dans la vie d’une femme qui n’a pas su cohabiter avec la pression."
"Loin de l’humiliation quotidienne de son ancienne vie, Nozomi se replie souvent derrière sa carapace de bienséance pour éviter tout conflit avec autrui. Dans sa fuite perpétuelle, elle tourne également le dos à sa personnalité qu’on devine pourtant joviale. On ressent toute la lassitude dans ses gestes, lents, lourds et hésitants, si bien que le micro-ondes et les nouilles instantanées sont ses meilleurs amis dans sa solitude consentie. En servant d’hôtesse de caisse, on pourrait la croire en bonne voie de guérison, mais tout reste encore machinal jusqu’à ce qu’une vieille connaissance du lycée lui offre l’opportunité d’apprécier chaque rayon de soleil comme un appel au réconfort. C’est alors la joie de profiter de plaisirs simples : se replonger dans une lecture passionnée de mangas, aller jouer au bowling, renouer avec d’anciennes relations et s’en créer de nouvelles."
"La réalisatrice saisit alors cette opportunité pour interroger les motifs de la camaraderie, ceux qui peuvent indéniablement aider à rebondir avec une grande sobriété, qui pourrait toutefois lasser car le déroulé est aussi prévisible que programmatique. Le tout est d’accepter le rythme du récit, fidèle à la monotonie de Nozomi, non pas pour mieux s’immerger dans sa psyché, mais pour que le spectateur puisse faire une mise au point, en parallèle de son parcours, sur la beauté des relations humaines."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.