Traversé par les non-dits de l'esprit, et porté par la solitude et l'inquiétude de l'avenir, le film nous présente un aperçu des répercussions de la pression sociale, et des conflits générationnels, du manque de communication, et de la lutte contre l'isolation et la dépression.
La bonne idée est de présenter l'échec, et de le dédramatiser, de comprendre que ce n'est pas grave de ne pas réussir, et de simplement être comme tout le monde, de trouver sa voix, et sa voie dans l'ordinaire, le banal, et non en cherchant l'exceptionnel et une vie extraordinaire.
Ce film japonais est comme un dimanche calme et ensoleillé après une semaine bien chargée, qui expose avec délicatesse et justesse la détresse de ces personnages qui se dissimulent à eux-mêmes, en ravivant l'amitié et la sincérité dans un récit sur les valeurs humaines invisibles à l'œil nu, où chaque geste, chaque regard est important. Une petite tranche de vie tout en finesse sur la résistance à l'absence.
D'un autre côté, c'est mou, c'est lent, les dialogues et les personnages ne sont pas très intéressants, et l'enchainement de ce qui conduit vers l'émotion se montre peu touchant. Même si le film cherche la douceur, la pudeur des relations, et la transformation intérieure, à l'image de l'héroïne qui cherche l'apaisement, le tout est finalement très ennuyeux.
À noter que dans le roman, les deux amies ont pratiquement la 40aines, ce qui permet de mieux saisir l'intention dans le film, porté par des actrices beaucoup trop jeunes pour ce qu'elles ont à jouer. De plus, c'est pour réhabiliter l'actrice principale, en proie à la polémique dans son pays, qu'elle fut choisie pour le rôle.