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remyll
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3,5
Publiée le 22 avril 2026
L’évocation est charmante et si le scénario semble aussi plat qu’une limande endormie sur du sable bien propret, le sujet est bien plus profond qu’il en a l’air. Le mal-être des jeunes japonais, qui n’acceptent pas leur système où les jeunes salariés sont bien souvent pressés comme des citrons, est ici très bien évoqué. De nombreux de ces « ShinYuShaiin » vivent si mal leur situation où il leur est instamment exigé de travailler sans compter jusqu’à des heures indues qu’ils passent parfois au suicide. D’autres changent carrément de voie ou partent (fuient) à l’étranger… Ici l’actrice principale a tout envisagé mais c’est notamment la rencontre fortuite avec une ancienne camarade qui va la sauver. Le jeu des actrices reflète très bien la manière dont les jeunes japonais communiquent entre eux, c’est vrai. Un film mérite d’être vu plusieurs fois car il est subtile et intéressant.
La fille du Konbini est une adaptation d'un roman de Sayaka Murata qui obtenu le prix Goncourt japonais en 2016, deux ans avant sa parution en France sous le titre de La fille de la supérette. Dans le livre, Keiko a 36 ans et travaille depuis 18 ans dans ce magasin ouvert 24 heures sur 24. A travers le quotidien routinier de cette femme, c'est la pression sociale au Japon que pointe du doigt l'autrice, face à quelqu'un qui n'a aucune ambition particulière et n'a connu aucune relation sentimentale. Le film change beaucoup la donne en faisant de Keiko une jeune femme de 24 ans qui a volontairement quitté son emploi stressant de commerciale en entreprise. Le roman adoptait un ton très neutre, le long métrage de Yuho Ishibashi épure encore davantage la narration, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'enjeux, le principal étant l'état mental de son héroïne, que l'on pourrait qualifier de rémission fragile. Sa solitude et sa mélancolie vont-elles évoluer au contact de ses collègues de travail et avec la rencontre fortuite d'une ancienne copine d'école ? La fille du Konbini ne fait pas beaucoup pour rendre son thème passionnant, hélas, avec ses dialogues hésitants et sa mise en scène sans éclat. Si le film comme le livre interrogent la notion de normalité sociale, le second le fait tout de même avec davantage de profondeur que le second. De la supériorité de l'écrit sur l'image, souvent avérée, mais pas toujours.
Une tranche de vie : celle d'une jeune femme ayant quitté son métier de commerciale pour devenir hôtesse de caisse. Un destin banal pas forcément passionnant à suivre. C'est pourtant bien mis en image, bien interprété mais l'histoire de manque de piquant et de contenu. Cette banalité quotidienne n'est guère intéressante d'autant que le rythme y est mou et les dialogues insipides. Ajouté à cela des interactions typiquement japonaises entre les personnages rend ce long métrage froid et distant. Un rendu moyen pour des sujets abordés pourtant prometteurs.
Humain et sincère, ISHIBASHI livre un moment d'émotion et de réalisme purement et simplement délicat, qui comprend totalement son héroïne, qui sait quand lui donner du relief, et quand effacer toute forme de cinéma, pour créer une fable à hauteur de spectateur, et terriblement touchante
Film assez répétitif de scènes de la vie courante d'une jeune fille assez nunuche. Le film prend de l'intérêt lorsque l'on apprend sa vie passée et son précédent job mais retombe ensuite dans l'ennui
Ce film est intéressant pour des non-japonais en particulier car il nous plonge dans le Japon d’aujourd’hui et ce qui semble être le fléau national : la solitude et le poids des conventions. Il dépayse mais n’enchante pas.
Deuxième jour des Saisons Hanabi et donc deuxième film, avec une "Fille du konbini" qui est à la fois l'opposé de "Mon grand frère et moi", par sa simplicité extrême, sa modestie jusque dans sa durée, mais avec qui il partage étonnamment pas mal de points communs. Car lui aussi parle d'une forme de deuil, de ceux qui ne brillent pas, qui ne répondent en rien aux critères de ce qu'on appelle aujourd'hui la réussite. La normalité n'est pas sexy sur le papier, elle n'a rien a priori pour nourrir un film, et pourtant c'est exactement ce que j'ai aimé dans ce récit quasiment ligne claire, qui donne à voir ceux que la société a invisibilisés, ceux qui mettent 1h15 à redresser la barre... de rideaux.
Ah oui j'oubliais, c'est Erika Karata qui incarne cette fille du kombini. Et elle est ici aussi formidable que quand elle jouait Asako dans la merveille de Ryusuke Hamaguchi.
Adaptation boiteuse d’un roman pourtant assez simple. On ne s’attache malheureusement pas aux personnages ni à l’ambiance générale du film. Une déception.
Dans ce premier long métrage de cette réalisatrice japonaise, on suit le quotidien banal de cette jeune femme qui cherche à donner un sens à sa vie monotone. Ce film est adapté d’un roman de Sakato MURATA . Durant la projection, on ressent une atmosphère apaisante mais le scénario est tout de même un peu plat et sans éclat. Au final, l’intérêt pour ce film reste assez limité.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 31/03/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
Traversé par les non-dits de l'esprit, et porté par la solitude et l'inquiétude de l'avenir, le film nous présente un aperçu des répercussions de la pression sociale, et des conflits générationnels, du manque de communication, et de la lutte contre l'isolation et la dépression.
La bonne idée est de présenter l'échec, et de le dédramatiser, de comprendre que ce n'est pas grave de ne pas réussir, et de simplement être comme tout le monde, de trouver sa voix, et sa voie dans l'ordinaire, le banal, et non en cherchant l'exceptionnel et une vie extraordinaire.
Ce film japonais est comme un dimanche calme et ensoleillé après une semaine bien chargée, qui expose avec délicatesse et justesse la détresse de ces personnages qui se dissimulent à eux-mêmes, en ravivant l'amitié et la sincérité dans un récit sur les valeurs humaines invisibles à l'œil nu, où chaque geste, chaque regard est important. Une petite tranche de vie tout en finesse sur la résistance à l'absence.
D'un autre côté, c'est mou, c'est lent, les dialogues et les personnages ne sont pas très intéressants, et l'enchainement de ce qui conduit vers l'émotion se montre peu touchant. Même si le film cherche la douceur, la pudeur des relations, et la transformation intérieure, à l'image de l'héroïne qui cherche l'apaisement, le tout est finalement très ennuyeux.
À noter que dans le roman, les deux amies ont pratiquement la 40aines, ce qui permet de mieux saisir l'intention dans le film, porté par des actrices beaucoup trop jeunes pour ce qu'elles ont à jouer. De plus, c'est pour réhabiliter l'actrice principale, en proie à la polémique dans son pays, qu'elle fut choisie pour le rôle.
Film vu aux saisons Hanabi, sur le papier très intéressant et à l’esthétique léchée et lumineuse pour donner l’impression de calme et de sécurité, dans les lumières de la chambre au des ruelles et de rivières traversées. Qui tranche avec le secret douloureux que partagent les différents protagonistes qui vont en se portant assistance trouver le moyen d’aller de l’avant.
Dommage toutefois que la révélation de la souffrance de l’héroïne est tellement téléphonée que son impact n’a aucune ampleur, et celle des autres amies et collègues sont aussi assez classique.
Un beau mais simple film. Efficace dans sa durée réduite, avec un goût de trop peu.