Une tranche de vie : celle d'une jeune femme ayant quitté son métier de commerciale pour devenir hôtesse de caisse. Un destin banal pas forcément passionnant à suivre. C'est pourtant bien mis en image, bien interprété mais l'histoire de manque de piquant et de contenu. Cette banalité quotidienne n'est guère intéressante d'autant que le rythme y est mou et les dialogues insipides. Ajouté à cela des interactions typiquement japonaises entre les personnages rend ce long métrage froid et distant. Un rendu moyen pour des sujets abordés pourtant prometteurs.
il manque 1 quart d'heure mais c'est dejà bien long par moment. Montrer la solitude sans ennuyer est difficile. peut etre des scenes de son anienne vie aurait équilibré ce film
Dans un pays très exigeant comme le Japon, le travail peut être mal vécu. C’est le point de départ pour l’héroïne d’un combat silencieux en solitaire vis-à-vis de la Société dans son ensemble, vis-à-vis de sa famille et vis-à-vis d’elle-même. Mais le spectateur ne fait que survoler la vie de la protagoniste et reste très à distance de cette jeune adulte alors que c’est une période où il y a tant à raconter. L’interprète principale, Erika Karata, retranscrit bien ce personnage secret.
La fille du Konbini, un film qui ne paye pas de mine mais qui est tellement plaisant à regarder. C'est tout ce que j'aime dans le cinéma japonais, c'est calme, c'est lent et reposant. On suit simplement la vie d'une jeune fille vendeuse dans un Konbini et rien d'autre, ni plus ni moins et encore une fois à la fin du film, je me suis demandé pourquoi j'aime tellement ce genre de film contemplatif où on a le temps d'apprécier chaque petit détail. Car en soit il ne se passe très peu de choses mais ça marche. Et j'ai cette sensation seulement devant ces films japonais. J'aime tellement cette esthétique si singulière, cette mise en scène très simple et sans en faire trop.
Mais pour autant je ne sais pas si ce sont des films dont je prendrai du plaisir à revoir par exemple.
Un film un peu lent qui progresse vers une certaine lumière. Dns une société japonaise dans laquelle le travail est tout, et où l'échec est tu, le personnage principal, une jeune femme, tente de se reconstruire, au fil de quelques rencontres, après un burn out. Une heure quinze suffisait avec une trame un peu mince, le film ne dure pas davantage. Nous l'avons vu un jour de canicule en première couronne parisienne, la salle était climatisée! A déconseiller cependant à celles et ceux qui apprécient les films d'action!
Sous ses faux airs de film léger, La Fille du Konbini aborde des problématiques typiquement japonaises sans être indigeste, venant ainsi consolider une histoire courte et très simple.
La Fille du Konbini saisit avec justesse la résilience face à la pression du monde professionnel et aux difficultés sociales que rencontrent beaucoup de jeunes adultes au Japon. Mais si l’intention est belle, le film reste trop sage : dialogues fades, mise en scène assez plate, et une approche minimaliste qui, à force de retenue, finit par manquer d’élan. On comprend pourtant ce choix de douceur, cette façon de remonter la pente sans brutalité. Il n’empêche que l’ensemble peine à marquer durablement. On en ressort le cœur léger, certes, mais sans que le film laisse une vraie empreinte. plus sur insta : maxfaitsoncinema
Nozomi est une jeune fille qui a troqué son travail de commercial pour la caisse d’une supérette. On suit son quotidien entre son travail, son quotidien et ses moments entre amis. Le retour d’une amie de lycée va venir piquer la routine de la jeune fille. Sans mentir, je suis un peu passé à côté de ce film, sans trop de saveur en dehors de quelques scènes, assez touchantes.
Il y a dans La fille du Kombini un art du minimalisme très asiatique. En effet, on ne peut que penser au cinéma de Hong Sang-soo, c'est-à-dire à un cinéma de conversation où les échanges parfois alcoolisés viennent mettre en lumière une certaine détresse. Scénario comme mise en scène sont épurés à l'extrême et pourtant le film réussit à être émouvant quand il fait le portrait d'une jeunesse perdue au sein du monde du travail particulièrement aliénant au Japon. Par petites touches, le film dessine une certaine image d'un Japon presque rural, au-delà de certains stéréotypes culturels attendus. On aurait cependant pu espérer un peu plus de profondeur. A cause de sa courte durée, le film ne fait qu'effleurer les sujets qu'il aborde. Pourtant cette délicatesse participe au charme de cette fiction sensible non dénuée d'une certaine poésie.
Chacun verra ce qu'il veut dans ce film délicat et intimiste, dépourvu de dialogues dans de nombreuses scènes et qui laissera le spectateur à son interprétation.
J' y ai vu une invitation au questionnement de certaines valeurs sociales communément admises
Ici il n' est pas question pour le personnage principal de se focaliser sur son statut social et mettre toute son énergie pour occuper le poste le plus prestigieux possible, dans une perspective supposée de bonheur qu'il nous promet.
Il y a aussi une invitation et peut-être surtout, à trouver avant tout en soi, son accomplissement et sa stabilité intérieure. Pas question d'attendre de l'extérieur une supposée moitié qui compensera nos failles diverses.
Finalement assez voisin au plan thématique que " Perfect day " de Wim Wenders. Il n' est pas anodin que ces opus nous viennent du Japon, là où le travail est une composition centrale de l'existence, peut-être encore plus marquée qu'ailleurs et où l'autre, la société sont considérés comme plus important que soi-même.
Peut-être plus intéressant de parler du film après l'avoir vu que de le visionner. C'est peut-être là sa limite.
Tout en finesse, aborde très bien la pression toxique managériale au travail, la solitude des jeunes dans une grande ville, la pudeur et la retenue plus proprement liées à la culture japonaise et les valeurs universelles comme la sollicitude l’amitié et l’amour de la vie. Un régal!
Histoire d'une jeune japonaise qui travaille dans une supérette, rentre en vélo chez elle, se fait chauffer ses nouilles et rencontre une copine parfois Inutile de chercher plus y a pas ! C'est terne , fade, sans aucune émotion il ne se passe absolument rien
Traversé par les non-dits de l'esprit, et porté par la solitude et l'inquiétude de l'avenir, le film nous présente un aperçu des répercussions de la pression sociale, et des conflits générationnels, du manque de communication, et de la lutte contre l'isolation et la dépression.
La bonne idée est de présenter l'échec, et de le dédramatiser, de comprendre que ce n'est pas grave de ne pas réussir, et de simplement être comme tout le monde, de trouver sa voix, et sa voie dans l'ordinaire, le banal, et non en cherchant l'exceptionnel et une vie extraordinaire.
Ce film japonais est comme un dimanche calme et ensoleillé après une semaine bien chargée, qui expose avec délicatesse et justesse la détresse de ces personnages qui se dissimulent à eux-mêmes, en ravivant l'amitié et la sincérité dans un récit sur les valeurs humaines invisibles à l'œil nu, où chaque geste, chaque regard est important. Une petite tranche de vie tout en finesse sur la résistance à l'absence.
D'un autre côté, c'est mou, c'est lent, les dialogues et les personnages ne sont pas très intéressants, et l'enchainement de ce qui conduit vers l'émotion se montre peu touchant. Même si le film cherche la douceur, la pudeur des relations, et la transformation intérieure, à l'image de l'héroïne qui cherche l'apaisement, le tout est finalement très ennuyeux.
À noter que dans le roman, les deux amies ont pratiquement la 40aines, ce qui permet de mieux saisir l'intention dans le film, porté par des actrices beaucoup trop jeunes pour ce qu'elles ont à jouer. De plus, c'est pour réhabiliter l'actrice principale, en proie à la polémique dans son pays, qu'elle fut choisie pour le rôle.
Une délicate et élégante tristesse. Un film poétique qui nous embarque dans ce quotidien japonais fait de politesse et de retenue. Émouvant et gracieux.