Tirée du roman de Sayaka Murata, cette adaptation de Yûho Ishibashi repose presque entièrement sur Erika Karata, révélée à Cannes 2018 dans "Asako I & II" de Hamaguchi. L'actrice compose avec une sobriété remarquable le portrait d'une femme qui a tout lâché pour l'uniforme d'une supérette. La mise en scène épurée, faite de plans fixes et de séquences répétées, rappelle le "Perfect Days" de Wenders. Mais là où Wenders trouvait une plénitude dans la routine, Ishibashi s'attarde dans un entre-deux qui tient parfois de l'anémie. Une mélancolie générationnelle bien réelle, effleurée mais jamais vraiment creusée. Dommage.
Ne soyez ni surpris, ni dérouté par le côté contemplatif du rythme : ce film est très poétique et tout a un sens !
On suit cette jeune femme discrète et secrète, solitaire dans sa vie plutôt monotone qui va, grâce à une ancienne amie, retrouver petit à petit goût en la vie !
Je me suis laissée porter par la douceur de la lumière et des dialogues, par les non-dits et je me suis pris d'affection pour ce bout de femme qui se lève chaque matin pour affronter son quotidien, malgré la tristesse qui marque son visage.
J'ai aimé la voir s'ouvrir, sourire et rire au fil du récit !
C'est un beau film sur le chemin initiatique de la renaissance d'une jeune femme : c'est la transformation d'une chrysalide en papillon !
C'est un film lumineux, inspiré et inspirant à voir absolument !
un film lent, que l'on a peine à suivre tant par le caractère statique des images que de l absence de rythme. il faut entrer dans la psychologie japonaise , avec des dialogues du quotidien ponctués de rires aiguës ... pour entrevoir ce que le réalisateur veut évoquer. ici et contrairement a d'autres films, l'image ne décolle jamais...
Film extrêmement ennuyeux sur le morne quotidien d'une employée de supérette. Certes, on sait qu'il y a dans la culture japonaise un effacement de l'individu derrière le collectif, qu'il est mal vu de trop se mettre en avant, qu'il faut en toute circonstance faire preuve d'une politesse et d'un sourire à toute épreuve et l'on peut dire que la protagoniste incarne toutes ces valeurs, mais à force d'effacement il ne reste plus grand chose.
Très plat . On y découvre le quotidien d'une jeune salariée japonaise en supérette , après le départ d'un premier emploi trop stressant . Une plongée dans l'univers traditionnel japonais et c'est une belle découverte en soi , mais le film s'adapte librement, et n'arrive pas à la hauteur du roman qui est plus satirique, plus incisif sur les normes sociales et la condition féminine.
Ce film est intéressant pour des non-japonais en particulier car il nous plonge dans le Japon d’aujourd’hui et ce qui semble être le fléau national : la solitude et le poids des conventions. Il dépayse mais n’enchante pas.
Le scénario est mince voire inexistant, les décors simplistes, les acteurs parfaits pour exprimer leur solitude et leur isolement. Je ne comprends pas la très bonne note de ce film. J'ai trouvé que son seul intérêt est de durer 1h1/4
Nozomi a vingt-quatre ans. Elle travaille dans une supérette.
Le résumé que je viens de faire de La Fille du Konbini est volontairement concis. Parce que le film l’est tout autant : il dure une heure seize à peine – et aurait pu être amputé sans en rien altérer de ses dix dernières minutes. Ce film embrasse un parti pris revendiqué de minimalisme. Il ne s’y passe rien. Ou pas grand-chose.
On y apprend que Nozomi quelques mois plus tôt à quitter l’agence de publicité qui l’employait. Y a-t-elle fait un burn out à force d’enchaîner les heures sup’ ? Ou a-t-elle tout simplement quitter un travail qui ne lui convenait pas ? On n’en saura rien. Elle a caché la vérité à ses parents. Elle a pris un petit boulot alimentaire, un baïto, dans une supérette.
"La Fille du Konbini" raconte la renaissance d’une femme malheureuse qu’on voit durant la première scène à deux doigts de se jeter du haut d’un pont. Ce timide printemps n’a rien de soudain ni de miraculeux. C’est la conjonction de petits événements qui, cumulés les uns aux autres, redonnent à Nozomi la confiance qui l’avait abandonnée : les retrouvailles avec une amie de lycée perdue de vue, l’empathie d’un collègue de travail, le grain de folie d’une autre collègue….
"La Fille du Konbini" est peut-être un film d’une grande profondeur sur la pression sociale qu’on accepte ou pas, sur le sens qu’on entend donner à sa vie. Il peut rappeler "Perfect Days" de Wim Wenders, l’histoire quasiment muette de ce laveur de toilettes sexagénaire et philosophe. Mais c’est une film qui, à force de modestie, finit par s’auto-dissoudre. Sur un sujet aussi grave, le risque était de chausser des semelles de plomb, d’enfoncer des portes ouvertes, d’accumuler des lieux communs. À force de vouloir éviter ces écueils, La Fille du Konbini sombre dans le défaut inverse : l’inanité. À force de pudeur, "La Fille du Konbini" devient invisible.
Un film tendre et doux qui aborde pourtant des thèmes lourds notamment la santé mentale. À travers une caissière, figure du quotidien en apparence banale, La Fille du konbini montre que derrière chaque visage se jouent des combats invisibles.
Le film met en lumière l’importance des détails et l’accumulation des petits riens, un client désagréable, un désagrément quotidien…Ce qui semble anodin pour certains peut devenir une montagne pour d’autres jusqu’à parfois devenir la goutte de trop. Mais à l’inverse, un geste, une rencontre ou une parole peuvent tout changer. Le film invite ainsi à plus de bienveillance envers les autres comme envers soi-même.
Sans jamais forcer le trait, le film parle d’épuisement, de solitude et de pression sociale, tout en laissant une place à l’espoir. Avec justesse il rappelle que chacun avance à son propre rythme, qu’il n’y a pas de trajectoire parfaite et qu’il faut parfois un immense courage simplement pour se lever et continuer de vivre.
Un film simple en apparence mais profondément humain qui donne envie d’être plus doux avec les autres… et avec soi-même.
Un film tout, en délicatesse, qui m’a fait penser aux romans et au cinéma de ¨Paul Auster se passant à Brooklyn...La vie d’une jeune femme, abimée par la vie, mais qui reste bienveillante et humaine, elle travaille dans une petite épicerie moderne, comme il doit en exister beaucoup au Japon...Sa vie est faite de souvenirs et de rencontres…..Il ne se passe au fond pas grand-chose, comme pour beaucoup de gens dans les villes….rencontres sans importance, boulot, et le train train….Le film se répète du quotidien de la jeune femme. le moment fort du film a lieu vers la fin, les confidences entre deux amies…..là ça décolle, mais ce n’est pas ce qui motive le réalisateur ( trice). Difficile à qualifier ce film, qui résonne au fond comme une quête de tendresse….Je conseille sans insister, mais c’est du cinéma qui fait du bien à l’âme…..
Pour tous les visiteurs le Konbini reste un incontournable du Japon. Un endroit ouvert H/24 qui peut répondre à tous les besoins. Pour Nozomi c’est le moyen d’avoir un travail équilibré loin des bureaux qui l’on conduit au burn-out. Il ne se passe pas grand chose dans ce film qui a au moins la bonne idée d’être succinct. Le thème du travail au Japon est riche mais il est traité ici d’une manière superficielle.
Pour le coup, j’ai été vraiment touché par le film ! Les sujets de la dépression et de notre place dans la société ont vraiment touché quelque chose en moi !