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Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, L’Affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l’avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d’une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
À l’automne 1971, Marie-Claire Chevalier, seize ans, est violée par un camarade de classe, puis tombe enceinte et avorte clandestinement. C’est elle, pas son violeur, qui se retrouve sur le banc des accusés du tribunal de Bobigny, aux côtés de sa mère Michèle et des femmes qui l’ont aidée. À leur tête, Gisèle Halimi, franco-tunisienne, déjà coautrice avec Simone de Beauvoir de Djamila Boupacha, un livre qui avait fait le même pari une décennie plus tôt, en transformant le cas d’une militante du . violée et torturée par l’armée française en tribunal politique de l’État. Halimi sait ce qu’elle fait. Elle ne défend pas des coupables, elle attaque une loi. Avec L’Affaire Marie-Claire, Escaffre et Muller avaient entre les mains de solides arguments, comme la retranscription authentique de l’audience, un procès qui donne du sens à la loi Veil à venir, et un sujet d’actualité encore brûlante en 2026. Cependant, le film tient davantage de la reconstitution pédagogique que de l’œuvre de cinéma.
Quand le manifeste étouffe le drame
Le film s’ouvre sur la « faiseuse d’anges », la femme qui a pratiqué l’avortement clandestin et qui, à la barre, s’excuse, s’écrase et incarne ce réflexe de capitulation que le patriarcat ambiant a rendu naturel chez celles qu’il juge. C’est un choix d’entrée en matière chargé de sens. On pose d’emblée le spectre des comportements féminins face à la loi, de la soumission honteuse à la résistance frontale. Mais le film ne tire jamais vraiment le fil de cette tension. Il convoque les témoins les uns après les autres, dont un médecin anti-avortement qui semble présent pour humaniser le « mâle », et distribue les rôles avec une propreté qui finit par désarmer son propre propos. Chaque réplique de Charlotte Gainsbourg en avocate convaincue est une punchline envoyée en plein visage du patriarcat, si bien qu’on pense parfois moins au procès de Bobigny qu’à La Bataille de Gaulle : l’âge de fer. Il s’agit d’une même tendance au film-manifeste où les positions sont tellement balisées d’avance que le film ne cherche plus à convaincre. Il confirme la cause déjà acquise par le spectateur, qui repart sans avoir été bousculé une seule fois.
Ce manque d’aspérités se ressent jusque dans la musique de Philippe Rombi, qui arrive ponctuellement pour relancer un suspense déjà éventé et annule tout envol émotionnel. Car c’est là le paradoxe le plus cruel du film à vocation mémorielle, qui choisit un sujet à l’issue connue, puis qui renonce à creuser ce qui aurait pu créer de la tension malgré tout, comme la peur intérieure des accusées, le vertige d’Halimi face à une stratégie aussi risquée en cherchant le soutien populaire, le doute derrière la conviction. Là où L’Événement d’Audrey Diwan enfermait le spectateur dans le seul corps d’une étudiante pour dire l’indicible, sans tribunal, juste avec sa douleur et sa honte, là où Never Rarely Sometimes Always d’Eliza Hittman laissait deux adolescentes traverser seules les États-Unis dans un silence qui en disait plus que n’importe quel réquisitoire, L’Affaire Marie-Claire mise tout sur l’éloquence et la plaidoirie académique. On sait indéniablement comment cette histoire va finir, et on ne ressent quasiment jamais les sacrifices de ces femmes qui ont mis en jeu leur vie, leur image, leur âme et leur avenir.
Reste un film qui donne la parole aux femmes, ce qui n’est pas rien, à condition de le savoir en entrant. Mais le film ne peut s’empêcher de tout souligner, comme Halimi qui tient la porte aux femmes tandis que les hommes passent devant sans s’en soucier, qui distingue systématiquement le masculin générique du féminin. Autant de petits gestes qui, à force d’être superposés avec application, creusent une distance didactique là où on attendait une implication politique et morale, ou simplement des scènes de vie plus authentiques. Notamment soutenu par Disney+ et France Télévisions, L’Affaire Marie-Claire servira très certainement de support pédagogique efficace dans les collèges. Mais pour un cinéma plus exigeant, on repassera.
À l’automne 1971, Marie-Claire Chevalier, seize ans, est violée par un camarade de classe, puis tombe enceinte et avorte clandestinement. C’est elle, pas son violeur, qui se retrouve sur le banc des accusés du tribunal de Bobigny, aux côtés de sa mère Michèle et des femmes qui l’ont aidée. À leur tête, Gisèle Halimi, franco-tunisienne, déjà coautrice avec Simone de Beauvoir de Djamila Boupacha, un livre qui avait fait le même pari une décennie plus tôt, en transformant le cas d’une militante du . violée et torturée par l’armée française en tribunal politique de l’État. Halimi sait ce qu’elle fait. Elle ne défend pas des coupables, elle attaque une loi. Avec L’Affaire Marie-Claire, Escaffre et Muller avaient entre les mains de solides arguments, comme la retranscription authentique de l’audience, un procès qui donne du sens à la loi Veil à venir, et un sujet d’actualité encore brûlante en 2026. Cependant, le film tient davantage de la reconstitution pédagogique que de l’œuvre de cinéma.
Quand le manifeste étouffe le drame
Le film s’ouvre sur la « faiseuse d’anges », la femme qui a pratiqué l’avortement clandestin et qui, à la barre, s’excuse, s’écrase et incarne ce réflexe de capitulation que le patriarcat ambiant a rendu naturel chez celles qu’il juge. C’est un choix d’entrée en matière chargé de sens. On pose d’emblée le spectre des comportements féminins face à la loi, de la soumission honteuse à la résistance frontale. Mais le film ne tire jamais vraiment le fil de cette tension. Il convoque les témoins les uns après les autres, dont un médecin anti-avortement qui semble présent pour humaniser le « mâle », et distribue les rôles avec une propreté qui finit par désarmer son propre propos. Chaque réplique de Charlotte Gainsbourg en avocate convaincue est une punchline envoyée en plein visage du patriarcat, si bien qu’on pense parfois moins au procès de Bobigny qu’à La Bataille de Gaulle : l’âge de fer. Il s’agit d’une même tendance au film-manifeste où les positions sont tellement balisées d’avance que le film ne cherche plus à convaincre. Il confirme la cause déjà acquise par le spectateur, qui repart sans avoir été bousculé une seule fois.
Ce manque d’aspérités se ressent jusque dans la musique de Philippe Rombi, qui arrive ponctuellement pour relancer un suspense déjà éventé et annule tout envol émotionnel. Car c’est là le paradoxe le plus cruel du film à vocation mémorielle, qui choisit un sujet à l’issue connue, puis qui renonce à creuser ce qui aurait pu créer de la tension malgré tout, comme la peur intérieure des accusées, le vertige d’Halimi face à une stratégie aussi risquée en cherchant le soutien populaire, le doute derrière la conviction. Là où L’Événement d’Audrey Diwan enfermait le spectateur dans le seul corps d’une étudiante pour dire l’indicible, sans tribunal, juste avec sa douleur et sa honte, là où Never Rarely Sometimes Always d’Eliza Hittman laissait deux adolescentes traverser seules les États-Unis dans un silence qui en disait plus que n’importe quel réquisitoire, L’Affaire Marie-Claire mise tout sur l’éloquence et la plaidoirie académique. On sait indéniablement comment cette histoire va finir, et on ne ressent quasiment jamais les sacrifices de ces femmes qui ont mis en jeu leur vie, leur image, leur âme et leur avenir.
Reste un film qui donne la parole aux femmes, ce qui n’est pas rien, à condition de le savoir en entrant. Mais le film ne peut s’empêcher de tout souligner, comme Halimi qui tient la porte aux femmes tandis que les hommes passent devant sans s’en soucier, qui distingue systématiquement le masculin générique du féminin. Autant de petits gestes qui, à force d’être superposés avec application, creusent une distance didactique là où on attendait une implication politique et morale, ou simplement des scènes de vie plus authentiques. Notamment soutenu par Disney+ et France Télévisions, L’Affaire Marie-Claire servira très certainement de support pédagogique efficace dans les collèges. Mais pour un cinéma plus exigeant, on repassera.
Dès les premières images, ça prend aux tripes. Les personnages sont mis en place. La problématique (juridique, morale) ressort instantanément sans avoir besoin d’être étayée. Ceci sans doute parce que le spectateur qui vient voir ce genre de film sait déjà à peu-près de quoi il en retourne. Ça permet d’entrer rapidement dans le vif du sujet. C’est ensuite un déroulé scénaristique classique sur le registre de la reconstitution d’un procès qui a marqué les annales. Un ton militant comme on peut s’y attendre autour de l’avocate dont la mémoire collective est réactivée. Sans tomber toutefois dans l’hommage.
C’est un très bon film sur un fait historique majeur de l’histoire des femmes que ce fameux procès de Bobigny en 1972. Il se dégage dans ce film beaucoup d’émotion dans sa narration grâce au jeu des comédiennes avec Charlotte GAINSBOURG qui incarne avec force et conviction le personnage emblématique de l’avocat Gisèle HALIMI et également
Cécile de FRANCE toute en nuance dans le rôle de la mère de Marise-Claire. La réalisation est de qualité avec un montage judicieux qui permet une bonne fluidité dans la narration de cette affaire qui met bien en valeur la prise en considération du droit des femmes, sorte de prélude à la loi de Simone VEIL trois ans plus tard. On suit avec passion et émotion ce film nécessaire avec une grande valeur pédagogique incontestable.
Bernard CORIC
(film visionné à la convention GAUMONT le 15/10/2026 à PARIS)
Cécile de FRANCE toute en nuance dans le rôle de la mère de Marise-Claire. La réalisation est de qualité avec un montage judicieux qui permet une bonne fluidité dans la narration de cette affaire qui met bien en valeur la prise en considération du droit des femmes, sorte de prélude à la loi de Simone VEIL trois ans plus tard. On suit avec passion et émotion ce film nécessaire avec une grande valeur pédagogique incontestable.
Bernard CORIC
(film visionné à la convention GAUMONT le 15/10/2026 à PARIS)
Une histoire vraie, bouleversante, qui nous replonge dans la France des années 70 et dans une époque où le droit des femmes à disposer de leur corps était encore loin d’être acquis. Le procès de Marie-Claire Chevalier a marqué un tournant dans l’évolution des mentalités et dans le combat pour le droit à l’avortement.
J’ai surtout été touché par l’histoire de cette famille modeste, soudée et courageuse, qui fait front face à l’injustice et à une situation dramatique. C’est finalement cette solidarité familiale, face à l’adversité, qui constitue pour moi le cœur du film.
Charlotte Gainsbourg est remarquable, totalement habitée par son personnage. Elle porte le film avec beaucoup de justesse et de sensibilité.
En revanche, j’ai trouvé la mise en scène assez académique, sans véritable relief. Le rythme est parfois lent, certaines scènes sont un peu redondantes et j’aurais apprécié un montage plus dynamique, allant davantage à l’essentiel. Le film aurait certainement gagné en intensité.
Malgré ces réserves, je retiens un beau film, émouvant et surtout nécessaire. Il fait réfléchir et nous rappelle le chemin parcouru, mais aussi la place très inégalitaire réservée aux femmes dans la société française de l’époque. On mesure mieux, en le voyant, combien les droits dont les femmes disposent aujourd’hui ont été difficiles à conquérir.
Un film qui mérite d’être vu, autant pour son histoire que pour ce qu’il nous rappelle.
J’ai surtout été touché par l’histoire de cette famille modeste, soudée et courageuse, qui fait front face à l’injustice et à une situation dramatique. C’est finalement cette solidarité familiale, face à l’adversité, qui constitue pour moi le cœur du film.
Charlotte Gainsbourg est remarquable, totalement habitée par son personnage. Elle porte le film avec beaucoup de justesse et de sensibilité.
En revanche, j’ai trouvé la mise en scène assez académique, sans véritable relief. Le rythme est parfois lent, certaines scènes sont un peu redondantes et j’aurais apprécié un montage plus dynamique, allant davantage à l’essentiel. Le film aurait certainement gagné en intensité.
Malgré ces réserves, je retiens un beau film, émouvant et surtout nécessaire. Il fait réfléchir et nous rappelle le chemin parcouru, mais aussi la place très inégalitaire réservée aux femmes dans la société française de l’époque. On mesure mieux, en le voyant, combien les droits dont les femmes disposent aujourd’hui ont été difficiles à conquérir.
Un film qui mérite d’être vu, autant pour son histoire que pour ce qu’il nous rappelle.
A vu « L’affaire Marie-Claire » des réalisateurs Lauriane Escaffre et Ivo Muller d’après le fameux procès de Bobigny où Marie-Claire Chevaller 16 ans est accusée d’avoir avortée illégalement et où sa mère risque 5 ans de prison pour l’avoir aidée. Gisèle Halimi, avocate et féministe va plaider la cause de ces deux femmes mais surtout dénoncer haut et fort la loi de 1920 qui interdit l’avortement. Il faut préciser que c’est en partie grâce à ce procès qu’il pourra y avoir un peu plus tard l’indispensable loi Veil. Dès les premières images l’on comprend que le pari fou de ce projet est gagné. Le charisme, la force de Charlotte Gainsbourg sont idéals pour donner vie à cette femme puissante et extrêmement intelligente qu’était l’immense Gisèle Halimi. Et l’actrice trouve là son meilleur rôle. Cécile de France est bouleversante et complètement crédible dans le rôle cette mère employée à la Ratp et qui élève seule ses trois filles. Le montage est judicieux puisqu’il mène de front trois époques, les faits, la difficulté de préparer le procès et de trouver des témoins et l’action en justice finale. Quand bien même tout le monde connait le jugement final, nous sommes pris par la tension, la pression ambiante, l’urgence. Le film particulièrement efficace est très bien documenté et ne sort jamais de son sujet. Parfois émouvant mais jamais larmoyant, psychologisant, « l ‘affaire Maire-Claire » est factuel et résonne avec notre époque où le moindre acquis pourrait être du jour au lendemain remis en cause. Un film qui bien sûr devrait être projeté dans les Lycées pour sa teneur pédagogique et historique. Le résultat rend honneur à la femme et à son combat sans jamais être hagiographique. L’on doit citer également la présence Grégory Gadebois très sobre dans le rôle de Claude le mari, Sarah Suco excellente dans son interprétation de la collègue de travail de la mère et Florence Loiret-Caille en avorteuse. Dans la salle au trois quart pleine l’on sent une fébrilité, une envie de bondir de son fauteuil et une profonde reconnaissance qui se manifeste par des applaudissements nourris lors du générique. Aller voir ce film est aussi un acte de foi.
L'Affaire Marie-Claire revient sur l'un des procès les plus marquants de l'histoire contemporaine française : celui de Bobigny en 1972, qui a contribué à faire évoluer le regard de la société sur l'avortement et les droits des femmes. À travers le destin de Marie-Claire Chevalier, adolescente poursuivie pour avoir avorté après un viol, le film retrace un combat judiciaire et humain qui allait profondément transformer la France.
Lauriane Escaffre et Yvo Muller choisissent de raconter cette histoire à hauteur de femme, en mettant en lumière non seulement Marie-Claire, mais aussi sa mère et toutes celles qui ont été poursuivies pour l'avoir aidée. Au cœur du récit se trouve la figure de Gisèle Halimi, avocate déterminée qui décide de faire de ce procès un véritable acte politique. Refusant la simple défense de ses clientes, elle retourne l'accusation contre une législation qu'elle juge injuste et contraire à la dignité des femmes.
Porté par une distribution remarquable, le film s'appuie sur l'interprétation sensible de Charlotte Gainsbourg et de Cécile de France pour donner toute sa force émotionnelle à cette affaire. Les comédiens incarnent avec justesse des personnages confrontés à une société où l'avortement est encore passible de poursuites pénales, rappelant la violence et l'injustice auxquelles de nombreuses femmes étaient alors confrontées.
La reconstitution de l'époque est particulièrement soignée et permet de mesurer le chemin parcouru tout en soulignant l'importance de ce combat historique. Sans tomber dans la leçon d'histoire, le long-métrage parvient à rendre accessibles les enjeux juridiques, sociaux et humains d'une affaire devenue un symbole de la lutte pour les droits des femmes.
À la fois drame judiciaire captivant et hommage à celles qui ont osé défier l'ordre établi, L'Affaire Marie-Claire est un film fort, émouvant et profondément nécessaire. Une œuvre qui rappelle que certaines avancées considérées aujourd'hui comme acquises sont le fruit de combats courageux menés par des femmes déterminées à faire évoluer la société.
Lauriane Escaffre et Yvo Muller choisissent de raconter cette histoire à hauteur de femme, en mettant en lumière non seulement Marie-Claire, mais aussi sa mère et toutes celles qui ont été poursuivies pour l'avoir aidée. Au cœur du récit se trouve la figure de Gisèle Halimi, avocate déterminée qui décide de faire de ce procès un véritable acte politique. Refusant la simple défense de ses clientes, elle retourne l'accusation contre une législation qu'elle juge injuste et contraire à la dignité des femmes.
Porté par une distribution remarquable, le film s'appuie sur l'interprétation sensible de Charlotte Gainsbourg et de Cécile de France pour donner toute sa force émotionnelle à cette affaire. Les comédiens incarnent avec justesse des personnages confrontés à une société où l'avortement est encore passible de poursuites pénales, rappelant la violence et l'injustice auxquelles de nombreuses femmes étaient alors confrontées.
La reconstitution de l'époque est particulièrement soignée et permet de mesurer le chemin parcouru tout en soulignant l'importance de ce combat historique. Sans tomber dans la leçon d'histoire, le long-métrage parvient à rendre accessibles les enjeux juridiques, sociaux et humains d'une affaire devenue un symbole de la lutte pour les droits des femmes.
À la fois drame judiciaire captivant et hommage à celles qui ont osé défier l'ordre établi, L'Affaire Marie-Claire est un film fort, émouvant et profondément nécessaire. Une œuvre qui rappelle que certaines avancées considérées aujourd'hui comme acquises sont le fruit de combats courageux menés par des femmes déterminées à faire évoluer la société.
A travers cette histoire de procès d'un avortement dans les années 70, le film montre bien la situation des femmes dans les années 70. Impuissantes aux yeux de la société et non libres de disposer de leur propres corps et forcément victimes quoi qu'elles fassent, suite à un viol donnant lieu à une grossesse. En ce sens le film est très utile et est à montrer aux jeunes générations, comme témoignage d'une époque pas si révolue que ça. Les actrices jouent juste dans l'ensemble, même si je n'ai pas trouvé Charlotte Gainsbourg très convaincante dans le rôle de Gisèle Halimi.
Il y a des films qui nous rappellent à quel point certains droits ont été difficiles à conquérir. L’Affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller en fait incontestablement partie.
Novembre 1972. Au tribunal de Bobigny, Marie-Claire Chevalier, 16 ans, est jugée pour avoir avorté illégalement après avoir été victime d’un viol. À ses côtés, sa mère et les femmes qui l’ont aidée. Pour les défendre, une avocate : Gisèle Halimi. Une femme qui va prendre une décision aussi courageuse que risquée : ne pas chercher à défendre ses clientes en plaidant simplement leur innocence, mais attaquer directement une loi injuste.
C’est un film important. Un film lourd, parfois difficile à regarder, mais terriblement captivant. Bien évidemment, l’histoire est romancée pour les besoins du cinéma : nous sommes face à une fiction inspirée de faits réels. Mais cela n’enlève absolument rien à la puissance du récit ni à l’importance historique de cette affaire.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est de réaliser à quel point les droits des femmes ont été durement acquis. Derrière ce combat juridique, il y a des vies, des souffrances, des humiliations et surtout des femmes qui ont eu le courage de se battre pour les générations suivantes.
Et puis, il y a Gisèle Halimi. Quelle femme ! Grâce à son courage, à sa détermination et à son combat, les mentalités ont évolué et la voie vers la légalisation de l’avortement en France a été ouverte. Un combat qui contribuera quelques années plus tard à l’adoption de la loi Veil de 1975.
Je ne vais pas vous mentir : j’ai pleuré à la fin. Parce que derrière cette histoire, il y a une réalité humaine profondément bouleversante.
Un film nécessaire, poignant et captivant. À voir absolument, pour ne jamais oublier celles qui se sont battues pour nos droits.
Novembre 1972. Au tribunal de Bobigny, Marie-Claire Chevalier, 16 ans, est jugée pour avoir avorté illégalement après avoir été victime d’un viol. À ses côtés, sa mère et les femmes qui l’ont aidée. Pour les défendre, une avocate : Gisèle Halimi. Une femme qui va prendre une décision aussi courageuse que risquée : ne pas chercher à défendre ses clientes en plaidant simplement leur innocence, mais attaquer directement une loi injuste.
C’est un film important. Un film lourd, parfois difficile à regarder, mais terriblement captivant. Bien évidemment, l’histoire est romancée pour les besoins du cinéma : nous sommes face à une fiction inspirée de faits réels. Mais cela n’enlève absolument rien à la puissance du récit ni à l’importance historique de cette affaire.
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est de réaliser à quel point les droits des femmes ont été durement acquis. Derrière ce combat juridique, il y a des vies, des souffrances, des humiliations et surtout des femmes qui ont eu le courage de se battre pour les générations suivantes.
Et puis, il y a Gisèle Halimi. Quelle femme ! Grâce à son courage, à sa détermination et à son combat, les mentalités ont évolué et la voie vers la légalisation de l’avortement en France a été ouverte. Un combat qui contribuera quelques années plus tard à l’adoption de la loi Veil de 1975.
Je ne vais pas vous mentir : j’ai pleuré à la fin. Parce que derrière cette histoire, il y a une réalité humaine profondément bouleversante.
Un film nécessaire, poignant et captivant. À voir absolument, pour ne jamais oublier celles qui se sont battues pour nos droits.
Ce serait se tromper que de qualifier ce film d'un simple biopic sur Gisèle Halimi.
Il s'agit plutôt d'un bel hommage à toutes les femmes pleines de courage et d'audace qui, tout comme l'avocate, se sont battues pour faire tomber la loi de 1920 qui interdisait l'avortement et la propagande pour la contraception en France .
Ce n'est qu'un peu plus d'un demi-siècle plus tard, en novembre 1972 au tribunal de Bobigny, que Gisèle Halimi, en plaidant la relaxe pour une jeune fille qui s'était faite avorter et pour sa mère, parvint à faire dépénaliser cette pratique.
Le procès fait suite au manifeste des 343 femmes qui alertèrent l'opinion en manifestant leur volonté de disposer elle-même de leur corps et de faire cesser la tradition de soumission de la femme à l'homme.
Ce n'était pas chose facile au XXème siècle (mais l'est-ce encore aujourd'hui?)
Le film montre aussi les liens de l'avocate avec son compagnon (Grégory Gadebois) très aimant et soutien (« Ce procès, ce n'est pas l’Everest, c'est la planète Mars » lui dit-il) ainsi qu'avec sa mère, juive de Tunis restée dans la tradition, préférant ses fils et refusant de comprendre sa fille.
On saisit alors ce qui anima le combat de Gisèle Halimi : faire de ses failles et faiblesses, dues à une éducation sexiste, une force et un combat.
C'est aidée de l'association Choisir, de certaines personnalités comme Simone de Beauvoir, Jacques Monod ou même du professeur Millet, gynécologue catholique anti-avortement qui eu le courage de dire que dans certains cas, il comprenait cette pratique, que l'avocate parvint à médiatiser ce procès.
Charlotte Gainsbourg (Gisèle Alimi) et Cécile de France (Michèle, la mère courage de Marie-Claire) sont extraordinaires et Saül Benchetrit pleine de promesses.
Les réalisateurs Lauriane Escaffre et Yvo Muller ont voulu faire un film humaniste. Ils nous montrent qu'avec opiniâtreté, courage et le don de convaincre par une parole juste, on peut déplacer des montagnes.
Il s'agit plutôt d'un bel hommage à toutes les femmes pleines de courage et d'audace qui, tout comme l'avocate, se sont battues pour faire tomber la loi de 1920 qui interdisait l'avortement et la propagande pour la contraception en France .
Ce n'est qu'un peu plus d'un demi-siècle plus tard, en novembre 1972 au tribunal de Bobigny, que Gisèle Halimi, en plaidant la relaxe pour une jeune fille qui s'était faite avorter et pour sa mère, parvint à faire dépénaliser cette pratique.
Le procès fait suite au manifeste des 343 femmes qui alertèrent l'opinion en manifestant leur volonté de disposer elle-même de leur corps et de faire cesser la tradition de soumission de la femme à l'homme.
Ce n'était pas chose facile au XXème siècle (mais l'est-ce encore aujourd'hui?)
Le film montre aussi les liens de l'avocate avec son compagnon (Grégory Gadebois) très aimant et soutien (« Ce procès, ce n'est pas l’Everest, c'est la planète Mars » lui dit-il) ainsi qu'avec sa mère, juive de Tunis restée dans la tradition, préférant ses fils et refusant de comprendre sa fille.
On saisit alors ce qui anima le combat de Gisèle Halimi : faire de ses failles et faiblesses, dues à une éducation sexiste, une force et un combat.
C'est aidée de l'association Choisir, de certaines personnalités comme Simone de Beauvoir, Jacques Monod ou même du professeur Millet, gynécologue catholique anti-avortement qui eu le courage de dire que dans certains cas, il comprenait cette pratique, que l'avocate parvint à médiatiser ce procès.
Charlotte Gainsbourg (Gisèle Alimi) et Cécile de France (Michèle, la mère courage de Marie-Claire) sont extraordinaires et Saül Benchetrit pleine de promesses.
Les réalisateurs Lauriane Escaffre et Yvo Muller ont voulu faire un film humaniste. Ils nous montrent qu'avec opiniâtreté, courage et le don de convaincre par une parole juste, on peut déplacer des montagnes.
vu en avp au FFA 2026. Bonne reconstitution de cet événement historiquement primordial. Film de bonne facture, casting au rdv. Un petit souffle d'originalité supplementaire dans la mise en scène aurait probablement renforcé l'impact.
Vu au festival de Cannes, extrêmement ému par la performance de Cécile de France.. Un film important, extrêmement bien réalisé. Poignant, nécessaire, émouvant.
réalisation un peu trop scolaire digne d'un téléfilm . Mais il faut le montrer aux plus jeunes qui n'ont pas connu ce combat d' une vie.
Un film hommage à une femme d'engagement à la détermination farouche. Emouvant et fort. Pour notre société et les droits dont nous jouissons, nous sommes redevables envers nos prédécesseurs et prédécesseuses, dont Gisèle Halimi est un parfait exemple.
Merci aux auteurs réalisateurs de porter l'éclairage sur son action, étape qui précède de quelques années la loi Veil portée là encore par une femme de convictions. En espérant que de nouvelles générations découvriront cette avancée féministe.
Merci aux auteurs réalisateurs de porter l'éclairage sur son action, étape qui précède de quelques années la loi Veil portée là encore par une femme de convictions. En espérant que de nouvelles générations découvriront cette avancée féministe.
Tres intéressant pour la reprise de cette histoire bien connue des femmes. Beaucoup aimé Cécile de France, peut on dire que Charlotte G. manque un peu de charisme pour se confondre avec l'histoire de Gisèle H telle qu'elle est racontée par ce film. D'autres actrices y compris Cécile de F. auraient pu à mon avis mieux réussir les scènes ou le charisme sont sensés convaince ses interlocuteurs de l'aider ( la force de persuasion oui mais pas le charme à mon avis )
Un film qui donne de l'espoir quant au futur. Les droits des femmes ne sont malheureusement jamais acquis, il faut des femmes comme Gisèle Halimi piur y croire, pour faire changer la société.
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