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Claude WOLFS
58 abonnés
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2,5
Publiée le 3 janvier 2025
Un ours dans le Jura propose une immersion visuelle intéressante dans les paysages enneigés du Jura, offrant des scènes captivantes qui capturent l'atmosphère rude et authentique des petits villages de montagne. Cependant, le film peine à convaincre par son scénario, qui reste trop léger sur sa partie intrigue. L'humour, bien que présent, ne parvient pas toujours à faire mouche, manquant de finesse ou d'originalité pour vraiment emporter l'adhésion. La fin, quant à elle, se révèle alambiquée, laissant un sentiment d'inachevé ou de confusion. Malgré ses défauts narratifs, Un ours dans le Jura parvient à transmettre une ambiance montagnarde , un aspect qui mérite d'être salué. Cependant, cela ne suffit pas à compenser les lacunes de l'écriture et de la tonalité globale du film. Une expérience plus que mitigée.
La France est de plus en plus encline à produire des films de genre et même, ce qui nous intéresse ici, des comédies et c'est une très bonne nouvelle ! D'autant plus lorsqu'elles sont réalisées, encore une fois comme ici, par un réalisateur venant de la culture populaire. Eh oui puisque que c'est Franck Dubosc aux commandes de cette comédie noire qui suit un couple de pépiniéristes spécialisés dans les sapins qui tue par accident un couple de mafieux. Ils découvrent beaucoup d'argent dans la voiture et décident alors de cacher les corps. Mais bien évidemment, ce n'est que le début d'une aventure qui va très vite les dépasser. Et je dois dire que, malgré quand même des défauts, le film est dans son ensemble réussi. Dans son ensemble effectivement car je trouve que le film souffre surtout de son rythme J'avoue qu'il ne m'a pas captivé sur la longueur ou qu'il m'a en tout cas quelques fois, non pas ennuyé, mais un peu lassé dans son démarrage, particulièrement long. L'humour met en effet beaucoup de temps à réellement décoller, tout comme l'histoire d'ailleurs qui commence pourtant sur les chapeaux de roue. Tout cela est principalement dû à de nombreux personnages qu'il faut bien présenter car ils ont tous une importance dans la suite des évènements et, de temps en temps, ils ont leur scène un peu longuette qui casse le rythme ; je pense notamment à toutes les scènes avec les mules qui ne servent pas à grand-chose. En revanche, du côté de l'humour noir, Dubosc réussi son pari ,c'est-à-dire qu'il nous offre une comédie subtile, quelques fois un peu gore mais surtout avec des dialogues très bien écrits et, quand même, des personnages attachants. Personnages particulièrement bien interprétés par Dubosc qui s'est attribué le premier rôle mais également Laure Calamy qui est une des meilleures actrices de sa génération et puis, entre autres, Benoît Poelvoorde, toujours aussi drôle dans sa finesse. "Un ours dans le Jura" est donc une comédie singulière qui fait du bien dans un paysage beaucoup trop uniformisé.
Comédie très drôle et sentimentale à la fois idéale pour entamer l'année. On rit et l'on frémit de bon coeur à ces personnages bruts de fonderie et malmenés par la vie, mais profondément humains et tendres, entraînés malgré eux dans une affaire de grand banditisme. Il y a le couple Dubosc bien sûr mais aussi les gendarme Poelvoorde, sa fille et son adjointe Florence...
On aimerait voir plus souvent des scénarios de cette qualité. Humour noir juste dosé comme il faut… Un régal, excellente prestation décalée des acteurs.
Un Ours Dans Le Jura de Franck Dubosc est un parfait mélange d’humour et d’enquête policière. Le film bénéficie d’une mise en scène soignée, et on prend plaisir à suivre les aventures des personnages. Les dialogues sont percutants, l’intrigue bien rythmée, et l’équilibre entre moments comiques et suspense est maîtrisé, rendant l’expérience captivante du début à la fin.
De Franck Dubost, je garde le souvenir que les scénaristes et réalisateurs lui confient trop souvent des rôles pour faire le pitre et il fait alors ce qui lui est demandé. Je ne lui jette pas la pierre mais je regrette qu’il soit régulièrement si mal servi, n’ignorant pas que c’est bon acteur. Ici au moins ce sera pour lui un rôle à sa mesure (plutôt dramatique) puisqu’il est des deux côtés de la caméra (acteur et réalisateur) ainsi qu’à l’écriture. Un thriller réussi, avec son intrigue de fond, ses rebonds, sa morale aussi.
Au final (j'ai effectivement tenu toute la durée de la séance), je me demande ce qui a poussé Laure Calamy à s'essayer sur le terrain de la "grosse" comédie pas si rigolote que ça d'ailleurs. Car, oui, on ne peut pas prétendre que ça vole bien haut. De plus, il est dommage que l’intrigue glisse rapidement sur le terrain d'une vulgaire histoire de truands, sans par ailleurs qu'à aucun moment on nous éclaire sur les raisons de la présence de cet ours "dans le Jura" ! Franck Dubosc avait envie de voir "son ours" et basta, mais il n'a pas phosphoré plus avant pour nous surprendre, voire même qu'il s'est laissé aller à nous gratifier de quelques séquences à l'humour douteux (déclenchant quelques rires grasseyants). En conclusion : déception totale.
Une sacrée belle réussite, car la malice de DUBOSC est savamment distillée en nombreux rebondissements. Les acteurs se régalent et nous offrent des numéros de mauvaise foi bien calibrés. Comment cacher les corps ? Quel pourrait être le parfait alibi ? Les voies du curé sont impénétrables, mais pas seulement pour lui (pour CALAMY et POELVOORDE excellents de duplicité). L’aphorisme « Le meilleur moyen de se retrouver, c’est savoir où on va se perdre » reflète parfaitement l’aventure cinématographique jubilatoire à laquelle nous sommes conviés ! Et en bonus, les montagnes et les cascades du Jura sont une véritable révélation !
Très belle surprise en ce début d’année avec cette comédie policière et thriller de Franck Dubosc qui signe très certainement son meilleur film devant et derrière la caméra. Au côté de Laure Calamy, ils incarnent Cathy et Michel (vous connaissez sûrement la référence), un couple de producteurs de sapins de Noël qui élève un enfant avec un retard mental et qui vont voir leur destin basculer lors d’un accident de voiture et la découverte d’un butin de 2 millions d’euros. Comédie hilarante et sanglante aux nombreux rebondissements où les cadavres s’accumulent, « Un ours dans le Jura » ferait presque penser à un « Fargo » des frères Coen. Le casting est étonnant, Benoît Poelvoorde, Joséphine de Meaux, Emmanuelle Devos et nos deux têtes d’affiche, tous habitués à des rôles expressifs, voir excessifs, incarnent ici avec brio la tendresse sans démesure.
Après tout, pourquoi n'aurais je pas l'envie d'aller voir un film réalisé et joué par Franck Dubosc ? Et pourquoi n'aurais je pas le droit de le trouver plutôt réussi ? Eh oui, plutôt que se complaire dans une grosse comédie franchouillarde, Franck Dubosc a choisi de se lancer dans une comédie noire dans la lignée de certains film réalisés par les frères Coen et, franchement, le bougre s'en sort plutôt bien. En plus, il ne s'est pas donné le rôle d'un macho horripilant mais, au contraire, celui d'un benêt accumulant les gaffes, sa femme, interprétée par Laure Calamy étant à l'opposé le cerveau du couple ! Bien entendu, rien n'est vraiment crédible dans cette histoire et on sera d'accord pour admettre qu'il y a, par ci, par là, quelques longueurs, mais le résultat est globalement très distrayant. Et puis, voir un Benoit Poelvoorde jouer de façon sobre, voilà qui est fort plaisant !
Un film qui donne envie de rire à tout instant, alors que tout instant est tragique. Remarquable. N'est-ce pas une forme de message ? Franck Dubosc sait faire des films. Il sait aussi faire parler ses acteurs de façon claire, même quand ils murmurent. Une qualité pas si courante en France. Et ça murmure beaucoup, à commencer par Franck Dubosc acteur, qui pourrait presque mimer, tant sujet + verbe + compléments sont comme bannis de la scène.
Et qu'est-ce qui est tragique ? Tout en fait ! C'est un bout du remarquable. Les événements et leur enchaînement ; les caractères des personnages ; la culture, la logique, de ces personnages (du paysan au curé en passant par les flics) ; la base taiseuse, mais plus riche qu'on ne le croit, de ces personnages (on est dans la campagne reculée) ; le rôle du contexte sur ces événements et ces caractères (Noël par exemple, plus important que tout). Jusqu'au virus du rhume qui crée son propre arc narratif. Le tragique c'est l'humain.
On n'a d'ailleurs aucune idée de comment pourrait se poursuivre le film (s'il devait continuer), tellement tout s'est inextricablement mélangé (l'accidentel, la drogue, l'argent, le sexe, le meurtre, la cupidité, etc). L'ours n'est finalement que le dindon de la farce. Tout comme le méchant et le fort... On aime ça. Et le film de conclure : c'est parfois la fourmi qui mange la baleine. Les frères Coen en auraient fait un délire ; là, non, tout reste calme et volupté.