Audacieux! Pour sa troisième réalisation, Franck Dubosc change de registre! Pour moi, « Tout le monde debout » était particulièrement séduisant, le film étant même une de mes comédies françaises préférées de ces dernières années. Puis nous avons eu un sympathique « Rumba la vie » (qui sera donc maintenant son métrage le moins notable des 3 à mon sens). L’humoriste et cinéaste s’essaye cette fois à un film policier enveloppé par de la comédie, avec une touche d’humour noir. « Un ours dans le Jura » m’a fait passé un agréable moment!
J’ai d’abord été surpris par la qualité de l’écriture du film. Tout n’est pas parfait mais je me suis facilement laissé embarquer par ce scénario maitrisé et souvent surprenant. Le rythme est vraiment intéressant, avec des rebondissements nombreux et une flopée de personnages attachants et marrants à suivre, le tout sous fond de meurtres, trafic de drogue et d’argent perdu au milieu des belles forêts du Jura.
Pour zoomer sur les personnages, celui de Dubosc est plutôt discret et n’est finalement pas le plus marquant à mes yeux. Benoit Poelvoorde interprète un major dans une petite brigade de gendarmerie, un rôle qui lui convient hyper bien, et il est évidemment drôle tout en étant assez imprévisible, en charge de l’enquête. Aussi, nous avons une Joséphine de Meaux, partenaire de Poelvoorde dans le film, douce et amusante. Mais la meilleure interprétation revient à Laure Calamy, chouette et légèrement déjantée dans le rôle de la femme de Dubosc, qui va donc faire face à toutes les galères possibles liées à leurs choix depuis l’accident de son mari avec l’ours. En fait, il y a beaucoup de personnages dans cette comédie, surement plus que nécessaire. Ils ont plus ou moins d’importance mais la plupart a un minimum d’impact sur l’avancée de l’histoire. Des personnages secondaires, comme le fils du couple principal, ont tendance à manquer de développement au final.
En vrac, il y a de bonnes musiques, des dialogues justes ou encore des scènes de violence bien foutues mine de rien. Le film sera surtout mémorable par son ambiance, son suspense et ses lieux de tournage.
Bref, c’est une jolie satisfaction pour ce premier long métrage de 2025 que j’ai découvert en salles. « Un ours dans le Jura » est aussi le premier film de l’année à passer le cap du million d’entrées, ce qui est une bonne chose. C’est un beau petit succès pour cette prise de risque de Dubosc, sachant que le film reste moins tout public que les autres comédies populaires de et/ou avec Franck Dubosc du moment. Pas du grand cinéma mais un divertissement français efficace!