Les Héros du Louvre
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Lucien Rempart
Lucien Rempart

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2026
Il y a dans Les Héros du Louvre quelque chose qui devient presque rare dans le cinéma français contemporain, une foi absolument assumée dans le romanesque, dans la puissance du récit et surtout dans la capacité du cinéma à faire surgir l’émotion sans éprouver le besoin de s’en excuser. Élie Chouraqui ne filme pas l’Histoire comme une matière froide qu’il faudrait reconstituer avec la précision distante d’un archiviste, il la filme comme une mémoire encore vivante, traversée par les visages, les corps, les peurs, les élans amoureux et les fidélités familiales, et c’est précisément ce qui donne au film sa singularité. Derrière l’évacuation des chefs d’œuvre du Louvre à l’approche de l’Occupation, épisode historique réel dont Chouraqui tire une histoire profondément familiale, se dessine une réflexion beaucoup plus ample sur ce que signifie sauver une civilisation lorsque celle ci menace de sombrer. Sauver un tableau n’est alors jamais seulement sauver un tableau, c’est protéger une trace de l’humanité contre la barbarie, préserver une beauté fragile face à ceux qui voudraient s’approprier le monde, et le très beau geste du film consiste justement à mettre sur le même plan la sauvegarde des œuvres et celle des êtres qui les transportent. Il y a là quelque chose de presque renoirien dans cette confiance accordée aux personnages, dans cette idée que la grande Histoire ne prend véritablement sens qu’à hauteur d’homme. Kad Merad est remarquable parce qu’il comprend parfaitement cette dimension. Dans le rôle de Babi Maklouf, le grand père d’Élie Chouraqui, il débarrasse son jeu de tout effet démonstratif pour retrouver cette qualité qui caractérise ses meilleurs rôles dramatiques, une présence immédiatement humaine, chaleureuse, populaire au sens le plus noble du terme. Il ne joue jamais le héros comme une statue déjà consciente de sa postérité, il joue un homme qui avance, qui protège, qui aime, qui a peur et qui fait simplement ce qui doit être fait. C’est précisément cette absence de monumentalité dans son interprétation qui finit par rendre le personnage monumental. Mais l’une des très belles réussites du film se trouve également dans le couple formé par César Chouraqui et Julia de Nunez, qui incarnent Jacques et Yvette, les futurs parents du cinéaste. Leur présence apporte au récit une vibration différente, presque un film dans le film, comme si au milieu du fracas de l’Histoire Chouraqui faisait soudain apparaître la possibilité d’un mélodrame amoureux. Julia de Nunez possède cette photogénie très particulière que le cinéma sait parfois révéler davantage encore que la photographie, un mélange de présence et de mystère, de fragilité apparente et de détermination intérieure. Face à elle, César Chouraqui joue avec une retenue qui évite précisément au sentiment amoureux de devenir une simple mécanique scénaristique. Leur duo constitue à mes yeux l’un des cœurs secrets du film parce qu’il fait entrer le désir, la jeunesse et la promesse d’un avenir dans un monde qui semble précisément vouloir abolir tout avenir. Et lorsque l’on sait que ces personnages sont les propres parents du réalisateur, incarnés notamment par son fils César, une vertigineuse mise en abyme généalogique apparaît derrière le récit. Le cinéma devient alors littéralement une machine à ressusciter les morts, à permettre à un fils de regarder ses parents redevenir jeunes et à un petit fils de redonner un corps à son grand père. C’est peut être là que Les Héros du Louvre dépasse à mes yeux le simple film historique pour devenir un véritable film de transmission. On pourrait évidemment lui reprocher son classicisme, son goût du sentiment ou cette manière de parfois préférer l’émotion à la distance, mais ce serait précisément lui reprocher ce qui constitue sa nature profonde. Le cinéma de Chouraqui ne cherche pas l’ironie postmoderne, il croit aux visages, aux familles, aux héros ordinaires et à cette idée très ancienne mais toujours bouleversante selon laquelle une image peut conserver quelque chose de ceux qui ne sont plus là. Les œuvres du Louvre que les personnages tentent de sauver deviennent ainsi le miroir du film lui même, car Chouraqui accomplit avec le cinéma ce que Babi accomplissait avec les tableaux, il protège de l’oubli. Voilà pourquoi l’émotion fonctionne si puissamment. Elle ne vient pas seulement des péripéties ou de la musique, elle vient de cette conscience permanente que derrière la fiction existe une mémoire familiale que le cinéma transforme en mémoire collective. Les Héros du Louvre n’est peut être pas un chef d’œuvre au sens où l’entend une certaine cinéphilie obsédée par la perfection formelle, mais il possède quelque chose que je trouve parfois plus précieux encore, une sincérité sans cynisme, une générosité presque désarmante et une véritable croyance dans les pouvoirs élémentaires du cinéma. Kad Merad en constitue le magnifique centre de gravité, César Chouraqui et Julia de Nunez en sont le battement amoureux et Élie Chouraqui, derrière sa caméra, en est évidemment la mémoire. Un film ample et intime à la fois, populaire sans être méprisant envers son spectateur, profondément humain, profondément français aussi dans son rapport à l’art et à la transmission, et surtout un film qui ose encore penser que l’émotion n’est pas l’ennemie de l’intelligence. Bien au contraire. Il arrive même qu’elle en soit la forme la plus immédiate
Charlotte Lesicki
Charlotte Lesicki

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2026
Un excellent film, très émouvant !
Et un bel hommage à la famille d'Élie CHOURAQUI et à ces héros anonymes qui méritent pourtant qu'on ne les oublie pas !
Coum Til
Coum Til

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 septembre 2026
Manque de rythme, manque de logique, manque de profondeur dans le jeu ded acteurs, je me suis endormi deux fois
Leonmarchand
Leonmarchand

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2026
Les Héros du Louvre séduit d’abord par son refus d’une mise en scène simplement fonctionnelle. Élie Chouraqui fait de vrais choix de cinéma : une attention au cadre, aux visages, à la lumière, mais aussi à la façon dont les corps occupent l’espace. Cette grammaire visuelle, très assumée, donne au film une densité et un relief assez rares. Chouraqui ne cherche pas seulement à raconter : il cherche à produire des images, parfois avec une ampleur presque romanesque.
Au centre de ce dispositif, Kad Merad est remarquable. Véritable point de gravité du film, il trouve une tonalité d’une grande justesse, faite de retenue, de fragilité et d’une forme de mélancolie sourde. Chouraqui sait surtout filmer son visage et laisser durer ses silences : l’émotion naît alors moins de ce qui est dit que de ce que l’acteur laisse affleurer. Une très belle performance. Autre plaisir, plus personnel : retrouver Julia de Nunez et César Chouraqui. J’avais déjà été frappé par leur alchimie dans Bardot, alors même qu’ils y partageaient finalement peu de scènes. Quelques regards et silences suffisaient à installer une complicité presque immédiate. J’étais donc heureux de les revoir ensemble, et cette évidence demeure : leurs jeux se répondent avec beaucoup de naturel, sans jamais avoir besoin de surligner leur relation. C’est peut-être là que Les Héros du Louvre est le plus convaincant : dans sa confiance envers les acteurs et dans cette idée très cinéphile que la mise en scène commence par savoir regarder un visage. Un film habité, porté par un Kad Merad magnifique, et traversé par de vrais partis pris de cinéma.
DEBORAH FERMON
DEBORAH FERMON

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2026
Quand vous souhaitez voir un film au cinéma.. à quoi cela sert il de regarder la critique puisque nous aurons forcément des avis très différents selon nos critères PERSONNEL.
Merci beaucoup pour cette excellent film . J'ai pleuré plusieurs fois sur ce sujet sensible mais avec de l'humour et de l'amour cela passe mieux .
Je le classe parmi Mes films préférés de cette année.
Peterflamarion
Peterflamarion

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 septembre 2026
Il y a parfois quelque chose de profondément salutaire à désobéir à la critique.
J’en ai fait ces jours-ci l’expérience presque caricaturale. Je suis allé voir La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet, avec Léa Drucker, docilement précédé par le concert de louanges qui accompagne ce type de film : sélection cannoise, apparat d’intelligence, conscience sociale affichée, tous les signes extérieurs du « grand cinéma contemporain ». J’y ai trouvé, pour ma part, un film terriblement programmatique, dont l’ambition intellectuelle m’a semblé inversement proportionnelle à sa puissance de cinéma.
Et, dans le même temps, j’ai failli ne pas aller voir Les Héros du Louvre d’Élie Chouraqui, précisément parce qu’une partie de la critique l’avait exécuté avec cette assurance particulière qui transforme parfois le jugement esthétique en réflexe de classe culturelle. Télérama, notamment, parle d’un film « consternant de lourdeur ». Or c’est précisément là que se trouve le problème : à force de privilégier un certain cinéma de la litote, de la distance, de l’ironie et du sous-jeu, une partie de la critique française semble être devenue presque physiologiquement méfiante à l’égard de l’ampleur, du romanesque, de l’émotion frontale et, plus généralement, de tout cinéma qui ose encore croire à la puissance du spectacle.
Car Les Héros du Louvre est, à mes yeux, un film magnifique.
Magnifique d’abord parce que Chouraqui croit encore à l’image. Cela paraît élémentaire, mais ça ne l’est plus tellement. Il y a ici une véritable ambition plastique : une manière de composer l’espace, de faire respirer les décors, d’inscrire les corps dans l’Histoire et, surtout, de filmer les œuvres d’art autrement que comme de simples accessoires patrimoniaux. Le Louvre n’est pas un décor prestigieux plaqué sur le récit : il devient une présence, presque un personnage, un espace mental où se rencontrent la beauté, la mémoire et la menace de leur disparition.
Le geste du film est d’ailleurs plus subtil qu’on ne l’a dit. Sauver les tableaux face à la catastrophe historique pourrait facilement devenir une métaphore pesante ; Chouraqui en fait au contraire quelque chose de très concret. Transporter une œuvre, la cacher, la protéger, c’est affirmer qu’au milieu de la barbarie certaines choses doivent survivre aux hommes eux-mêmes. Le film retrouve ainsi une idée presque classique du cinéma : le grand récit individuel n’a de sens que lorsqu’il entre en collision avec l’Histoire.
Et puis il y a les acteurs. Chouraqui les filme avec une générosité devenue presque suspecte dans une certaine modernité cinématographique française. Il leur laisse des visages, des gestes, une présence. Kad Merad, notamment, retrouve cette faculté trop rarement exploitée de faire coexister une immédiate humanité populaire et une gravité qui ne réclame jamais son brevet de noblesse. Autour de lui, la distribution possède une densité qui empêche le film de se réduire à l’illustration historique.
Tout n’est pas irréprochable. Le montage constitue même, à mon sens, la faiblesse réelle du film. Il est parfois trop rapide, trop impatient. Là où la beauté des cadres réclamerait de la durée, du silence, une seconde supplémentaire laissée au regard, le montage relance trop vite la narration. Il existe ainsi une contradiction féconde mais frustrante entre une mise en scène qui voudrait parfois retrouver l’ampleur contemplative du cinéma classique et un montage contemporain qui semble craindre le temps mort. Certaines images mériteraient simplement qu’on les laisse vivre davantage.
Mais ce défaut ne diminue pas l’évidence générale : Les Héros du Louvre possède ce qui manque à quantité de films infiniment mieux adoubés , une foi dans le cinéma.
C’est peut-être cela, finalement, qui dérange. Il existe aujourd’hui dans une partie de la critique française une étrange confusion entre la discrétion et la subtilité, entre la petitesse du geste et sa profondeur. Un film retenu, sociologiquement bien situé, légèrement ironique et suffisamment conscient de lui-même bénéficie spontanément d’un préjugé de sophistication ; à l’inverse, le lyrisme, l’émotion, le romanesque ou l’ambition spectaculaire deviennent facilement suspects de naïveté.
C’est une vieille histoire française : le bon goût finit toujours par constituer sa propre académie.
Or le cinéma n’a jamais été seulement l’art du bon goût. Il est aussi celui de Visconti, de Lean, de Coppola, de Bertolucci : un art qui peut aimer les foules, les décors, les destins, l’Histoire, la beauté et même, horreur suprême, l’émotion.
Je regrette donc d’avoir écouté la critique avant de voir Les Héros du Louvre. Non parce que la critique aurait nécessairement tort et le public raison, opposition tout aussi simpliste, mais parce qu’un système critique finit parfois par ne plus juger les films : il reconnaît les signes culturels auxquels il a appris à accorder de la valeur.
Les Héros du Louvre n’est sans doute pas un film à la mode du goût critique parisien. Tant mieux.
Il possède quelque chose de beaucoup plus rare : des images qui veulent être belles, des acteurs que l’on veut regarder, une histoire qui accepte d’être plus grande que ceux qui la racontent, et cette conviction presque désuète que le cinéma peut encore chercher le sublime sans avoir à s’en excuser.
À mes yeux, malgré un montage trop pressé, c’est un très beau film. Et surtout un film qui rappelle une évidence que la sophistication critique fait parfois oublier : l’intelligence du cinéma ne réside pas toujours dans ce qu’il dit de lui-même.
Elle réside aussi dans ce qu’il donne à voir.
Gildas Rosset
Gildas Rosset

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2026
Il y avait l'histoire pour faire un très bon film... et le résultat est très mauvais.

Des tonnes d'histoires qui arrivent et se terminent aussi vite. Et à chaque fois on se demande leur intérêt dans le film.
Une caméra qui ne cesse de bouger dans tous les sens et des couleurs qui ne cessent de changer.

On nous vend une histoire sur les œuvres du Louvre. Super, on les voit un peu au début, un peu à la fin et sinon rien du tout.

J'en suis ressorti avec le sentiment d'avoir perdu mon temps.
Dominique Forien
Dominique Forien

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2026
Film très beau et émouvant. L'histoire est incroyable et est bien resituée dans le contexte historique. Les acteurs sont très bien même si au début ça commence par un peu de "sur-jouer" qui disparait après
Richardboringer
Richardboringer

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2026
J’avais failli passer à côté des Héros du Louvre à cause de certaines critiques presse plutôt tièdes. Et franchement, quelle betise. Comme quoi, il faut parfois savoir oublier ce qu’on lit et simplement aller voir les films.
J’ai trouvé le film absolument magnifique : sincère, vibrant, profondément authentique. Il y a une vraie sensibilité, une humanité et quelque chose de profondément juste qui s’en dégage. J’en suis ressorti bouleversé et admiratif.
Bref, la presse peut bien raconter ce qu’elle veut. Parfois, le cinéma se vit beaucoup mieux qu’il ne se critique.
GenW
GenW

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2026
Excellente surprise !! On se laisse gagner par le suspense de bout en bout. Une histoire hors du commun pour évoquer la mémoire de personnes hors du commun. La caméra virevolte dans l’appartement familial puis sur les routes de l’exode ; jusqu’où irons-nous dans cette guerre ? À naviguer au milieu des ces eaux troubles……. Magnifique ; très émouvant.
meregal
meregal

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2026
Très beau film très émouvant et très bien joué. Scénario co spoiler:
nvainquant. What else? j'ai passé un super moment.
Patricklimran
Patricklimran

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2026
**Les Héros du Louvre : quand sauver la beauté devient un acte de résistance**

Avec *Les Héros du Louvre*, Élie Chouraqui signe bien davantage qu’un film historique : une déclaration d’amour passionnée à l’art, à la mémoire et à ces héros sans uniforme que les livres d’histoire ont trop longtemps laissés dans l’ombre.

Dans le Paris de 1939, alors que la guerre menace d’engloutir l’Europe, Jacques Jaujard organise l’évacuation clandestine des chefs-d’œuvre du Louvre. Le musée devient alors un personnage à part entière : palais déserté, labyrinthe crépusculaire, immense corps dont il faut sauver l’âme. Chaque tableau déplacé ressemble à une vie arrachée au désastre. Chouraqui filme cette opération comme un véritable récit de résistance, quelque part entre le souffle classique de *La Grande Vadrouille* et la gravité patrimoniale de *Monuments Men*, mais avec une sensibilité profondément française.
Kad Merad trouve en Babi un rôle d’une humanité bouleversante. Il délaisse les effets pour imposer une présence pudique, populaire, presque chaplinesque : celle d’un homme ordinaire que les circonstances obligent à devenir plus grand que lui-même. Autour de lui, Marie Gillain et Julia de Nunez donnent au récit une intensité romanesque qui empêche la reconstitution historique de se figer dans le marbre.
La grande réussite du film tient à son regard sur l’héroïsme. Ici, pas de charges militaires ni de discours tonitruants : le courage consiste à emballer une toile, conduire un camion dans la nuit ou préserver un fragment de civilisation tandis que le monde s’effondre. La mise en scène transforme ces gestes modestes en aventures épiques, sans jamais perdre de vue leur dimension intime.
Émouvant, généreux et traversé par une foi contagieuse dans le pouvoir de l’art, *Les Héros du Louvre* rappelle que protéger la beauté, face à la barbarie, n’est jamais un luxe. C’est déjà résister.
Cédric GEHENIAUX
Cédric GEHENIAUX

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5,0
Publiée le 21 septembre 2026
Super film je recommande et merci de faire vivre l histoire de France bravo kad merad et toute l équipe
astarte
astarte

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2026
Vraiment une histoire méconnue. Un grand merci à cet homme qui a risqué la vie de sa famille pour préserver des œuvres inestimables.
Lereste56
Lereste56

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2026
Un film à teneur et hauteur historique un Kad Merad au top de son art ainsi que tout les acteurs . Un film réellement à voir; un film plein d'émotion et de vérité. Bravo
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