Tout le monde aura relevé la similitude entre le nom de l'actrice et du personnage qu'elle interprète, qui est également le titre du film ? Voilà, ce sera la seule chose amusante de ce film réalisé par James L. Brooks, qui est particulièrement long !
Prévu pour sortir en salles, Disney s'est finalement ravisé au vu des mauvais résultats sur le sol américain, pour le sortir directement sur Disney+. Et même si je soutiens à fond les salles, je pense honnêtement que ce n'est pas un mauvais choix et qu'ils sont déjà certainement assez en train de galérer avec "Rental Family". Tout simplement car ce sont des films qui ne vont pas attirer les foules et franchement, en regardant celui-ci, on comprend pourquoi.
Pourtant, tout commence avec un air de nostalgie assez réconfortant. Un certain grain dans l'image, une typo 90's, une petite musique enjouée ; on se croirait dans une production de John Hughes accompagnée de John Williams ou d'Alan Silvestri à la musique. C'est ce que le film cherche à produire et ça fonctionne très bien. J'ai ainsi été rapidement happé par cette famille dysfonctionnelle dont fait partie Ella qui rêve en grand. Elle "décide" alors de résider chez sa tante au caractère bien trempé qui ne la comprend mieux que personne. Et puis le temps passe.... et paradoxalement, rien n'avance.
Bon déjà, allez nous faire croire qu'Ella n'a pas changé d'un cheveu en seize ans mais surtout, le film donne l'impression de ne rien avoir à raconter ! Et c'est vrai que son espèce de discours politique tombe à plat car c'est très creux parce-que ce n'est pas pour moi le cœur du film. Ce dernier réside dans le combat d'une femme qui parvient à monter les échelons par elle-même alors que des hommes tentent de lui mettre des bâtons dans les roues.
C'est un peu naïf dit comme ça mais c'est un peu plus subtil. On a tout d'abord le père volage qui l'a empêchée de se construire auprès de sa mère et qui, en essayant de rattraper les choses à l'âge adulte, ne fait que les aggraver.
Et puis on a ensuite le petit copain profiteur et manipulateur qui fini par faire voler son rêve en éclat.
Seul son frère n'est pas malmené par le film mais c'est un handicapé social. En réalité, Ella ne peut compter que sur une personne, une femme, sa tante, qui est toujours là dans les moments difficiles. Et aussi sur l'insupportable narratrice. Malheureusement, c'est tout ce qu'on aura sous la dent, le reste du film se perdant dans ses longues scènes verbeuses qui ne racontent en réalité pas grand-chose.
Concernant le casting, il est très bon mais on retiendra surtout Jamie Lee Curtis qui crève l'écran en volant la vedette dans chacune de ses scènes, comme assez souvent. Et puis on a aussi bien-sûr Emma Mackey qui joue également très bien en se risquant encore dans un projet indé et même si la qualité n'est pas toujours là, ça lui va quand même très bien.
Bref, "Ella McCay" a donc été pour une mauvaise expérience mais surtout très longue, au point que j'ai souvent dû lutter contre le sommeil.