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Lchapellier
1 abonné
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1,5
Publiée le 15 janvier 2025
Quelques fragments d'étoiles pour l'interprétation de Nicole Kidman. Pour le reste, un énième film de femme pour les femmes, et précisément les quinquas (plutot sexa!) et leurs fantasmes de cougar, de pouvoir et botox. C'est nullissime, sans surprise, et aussi torride que la météo du jour.
S'il faut mettre au crédit du film de vouloir mettre en avant le désir féminin, sans le laisser se faire parasiter par un quelconque "male gaze", force est de reconnaître que l'ensemble ne fonctionne pas.
La mise en scène est peu subtile et surtout trop datée (musique sur-signifiante, effets de caméra parfois ridicules), si bien qu'on a l'impression de suivre un thriller érotique des années 90 avec Sharon Stone, Kim Basinger, Michael Douglas ou William Baldwin. Le problème est que la réalisatrice a bien du mal à déconstruire le genre et à s'affranchir des films qui en étaient les portes drapeaux, mais qui véhiculaient un tout autre message que celui qu'elle souhaite faire passer ici. Cela se ressent notamment par le fait que l'héroïne ne semble jamais complètement assumer ses fantasmes et semble être constamment ramenée à une morale puritaine encombrante.
Les scènes de sexe sont donc souvent plus embarrassantes et ridicules que subversives et émoustillantes. À plusieurs reprises, le scénario laisse pantois, avec de courtes scènes qui s'enchaînent sans que l'on en perçoive l'intérêt pour l'avancée du récit, mais aussi et surtout lors d'un dernier quart d'heure assez ridicule, où l'on ne peut s'empêcher de rire. Seule une scène de boîte de nuit très réussie retient vraiment l'attention.
Lauréate du prix d'interprétation féminine pour ce rôle à la dernière Mostra de Venise, Nicole Kidman se donne littéralement corps et âme et aura sans doute été récompensée pour sa prise de risque, à se mettre ainsi à nu pour incarner ce personnage à la sexualité libérée. L'entendre une bonne partie du film chuchoter à l'oreille de son mari et de son amant ravira les fans d'ASMR, tandis que les misophones seront sans doute en PLS.
Bref, Babygirl se prend trop au sérieux et est loin d'être le film sulfureux et transgressif qu'il promettait d'être.
Même si on pourra toujours reprocher une fin spoiler: un peu trop consensuelle et morale à ce film ; ce film raconte les doubles et triples contradictions dans lesquelles cette génération se maintient spoiler: (la monogamie, l'idéalisme moral de la monogamie,..etc)
Ce film est le mérite de montrer toute la difficulté de la communication homme femme dans le contexte du wokisme et de #meToo donc un film salutaire à tout point de vue et donc un chef-d'œuvre avec une Nicole Kidman et un partenaire masculin tout aussi crédible dans le film. Les deux méritent largement des Oscars.
Nullissime, sans intérêt, on assiste à un jeu de soumission et de domination vu et revu. N'étant pas adepte du genre, j'ai trouvé le temps long. Les performances de Nicole Kidman et Antonio Banderas restent toutefois à souligner.
Un cercle vicieux, entre adultes consentants. Un film sur le Désir au Féminin. Nicole Kidman est impressionnante, elle se donne Corps et Âmes pour incarner son Personnage. Excellent film !
Pire film que j’ai vu au cinéma , aucun intérêt, pas d’histoire , effet caméra qui bouge et qui donne mal à la tête… nul et archi nul. Un très mauvais moment pourtant je suis plutôt indulgent .
Le film est classé ou considéré comme un thriller érotique, ce qui est complètement faux ou du moins erroné, il n'est nullement question d'un crime ou d'un polar dans ce film. Disons que ce film serait plutôt une équation entre "La Secrétaire" (2003) + "Emmanuelle" (2024). Le plus intéressant ici réside dans les fantasmes de Romy/Kidman qui sorte un peu du commun des mortels, d'abord parce qu'elle est plus demandeuse que son époux et que c'est donc elle qui est frustrée, ensuite parce qu'il est question d'une femme qui veut volontairement être soumise on pense alors à la mode très nippone des cadres qui prennent rendez-vous dans des salons spécialement fait pour qu'ils soient soumis à des dominatrices... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Notons aussi la fille lesbienne (forcément marque de tolérance du couple bourgeois) ou ce dialogue conjugal où l'épouse s'excuse d'avoir ses fantasmes qui sont donc des tares inexcusables et même quasi une maladie mentale !... La performance de Nicole Kidman n'y est pas pour rien non plus, dans une sorte d'introspection sur son propre vieillissement et l'image qu'elle renvoie de par son statut de star mondiale. Un drame psycho-érotique bancal mais non dénué de questions passionnantes. Site : Selenie.fr
Dire que c'est la même actrice qui jouait dans eyes wide shut. Babygirl est un film plus antipathique que sulfureux. Effrayant de vacuité. Le personnage de Nicole Kidman est ridicule, peu subtil et caricatural. Désespérant.
"Babygirl", avec Nicole KIDMAN, est un film qui laisse à désirer. La première partie manque d'intérêt et ne parvient pas à captiver. De plus, la tension entre les deux acteurs principaux est pratiquement inexistante, rendant le film assez ennuyeux dans son ensemble. À plusieurs reprises, l'actrice semble se ridiculiser, ajoutant à la déception générale.
Ni érotique. Ni thriller. Ni rien d'ailleurs. Une puissante chef d'entreprise tombe amoureuse de son stagiaire. C'est le début des ennuis. Nicole Kidman, filmée sous tous les angles, se débat vainement pour sauver le film. C'est mauvais.
Un thriller érotique tout droit sorti des années 90. Sauf que cette fois-ci le stagiaire est un homme et celle qui a le pouvoir est la femme. Le film va à rebrousse MeToo puisque la femme souhaite se faire dominer. La réalisatrice traite ainsi de pouvoir, de fantasme, de domination et d'infidélité. C'est assez intéressant mais le traitement reste superficiel. Le film vaut surtout pour la prestation de Nicole plastique Kidman, elle est excellente et se donne corps et âme pour le rôle. Le problème c'est que le film n'est pas sulfureux et que les scènes de sexe sont ratés voir malaisantes. Au final, il ne reste pas grande chose. Pire, le dénouement est un peu ridicule.
Filmé par une femme, la réussite est de rendre palpable viscéralement le trouble de KIDMAN. L’emprise naît de la frustration maritale et d’un traumatisme vécu dans sa jeunesse. BANDERAS, gentil toutou, n’aboiera qu’une fois et qui, lui aussi, d’une certaine manière, se soumettra au désir de Madame. L’ambition se heurtera à la moralité, et le lâcher-prise fera le reste. Très habile !
Osé, moite, viscéral, brut... BabyGirl n'évite pas son sujet. Nicole Kidman est hallucinante (prix d'interprétation SVP). Une sorte de "50 shade" REALISTE ... A consommer et savourer SI vous n'êtes pas coincé.e.s du ***. Il faut accepter le principe de cette soumission (qui pourrait paraître horriblement patriarcale et/ou masculiniste) comme source de plaisir pour cette femme mûre. Perso j'ai trouvé ça terriblement intense, brut et juste. Une forme de "Lady Châtelet" moderne... ou la femme, contrairement à ce que le sujet pourrait laisser penser, n'est pas un objet, une marionnette... mais actrice de son désir et embrasse totalement cette passion charnelle intense et irrésistible. Harris fait merveilleusement bien son boulot de jeune amant magnétique et solaire.
En 2024, la réalisatrice néerlandaise Halina Reijn signe un long-métrage dont le sujet audacieux est malheureusement contrarié par un scénario mollasson. Une femme d’affaires ayant dépassé la cinquantaine s’engage dans une relation extra-conjugale avec un jeune homme pour assouvir ses fantasmes sexuels. Si la première partie du film instaure une ambiance malaisante mais prenante avec la description de ce rapport dominant/dominé, la suite s’égare dans un récit aseptisé. A la prestation plutôt empruntée d’Harris Dickinson, on opposera la fulgurance de Nicole Kidman. A l’instar de Demi Moore dans « The substance », Hollywood semble aborder une nouvelle vision du féminisme en offrant désormais à ses actrices des mises à nu décomplexées. Bref, un thriller psychologique qui sonde les frontières du désir sans chercher à offusquer le grand public.