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Jackpopopote
30 abonnés
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2,5
Publiée le 15 janvier 2025
Ça se veut audacieux, subversif et immoral. De ce point de vue, c’est réussi. En revanche, c’est creux et sans intérêt. Encore un film superficiel qui ne provoque aucune réflexion. Dommage, Kidman y réussit une belle prestation.
Décrit comme un thriller érotique, Babygirl n'a rien d'un thriller érotique. Il y a du drama, de la romance ça c'est sûr. C'est un film que j'attends depuis l'annonce du développement et je reste sur ma faim. Autant Nicole Kidman et Harris Dickinson ont un jeu impeccable, autant l'intrigue peut parfois se perdre dans son utilitée et dans son évolution. Avec un montage trop répétitif, le scénario est parfois trop bâclé mais heureusement ça compense par sa magnifique mise en scène et sa musique enivrante. La tension se*uelle entre les protagonistes est torride mais il manque quand même de réalisme dans les scènes de se*e
Un cercle vicieux, entre adultes consentants. Un film sur le Désir au Féminin. Nicole Kidman est impressionnante, elle se donne Corps et Âmes pour incarner son Personnage. Excellent film !
Travailleuse acharnée, perfectionniste obsessionnelle, Romy Mathis (Nicole Kidman) a su faire de l’entreprise qu’elle dirige un leader dans sa branche. Tout semble aller à merveille dans la vie de cette quinquagénaire entourée d’un mari aimant (Antonio Banderas) et de deux adolescentes épanouies. Mais Romy Mathis cache au plus profond d’elle une névrose qu’elle n’a jamais exprimée. La rencontre de Samuel (Harris Dickinson), un stagiaire recruté par son entreprise, lui donnera enfin l’occasion de s’en libérer.
Je suis allé voir l’avant-première de "Babygirl" habité par deux sentiments contradictoires. Mon ça était tout émoustillé par ce pitch muy caliente et la perspective de voir l’une des plus grandes stars du monde dans une relation BDSM avec son séduisant stagiaire. Mon surmoi, plus raisonnable, craignait au contraire le pétard mouillé, le "9 semaines et demie" version Milf et #MeToo, faussement transgressif et lourdement moralisateur.
Dans ce débat interne aux trois étages de la psyché freudienne, qu’en a pensé mon moi ? Il a été très agréablement surpris.
D’abord "Babygirl" est un film interdit aux moins de douze ans, et méritant de l’être, qui ne verse jamais dans l’obscénité. On y a parle (beaucoup) de sexe ; on en voit (un peu) ; on le fait (souvent). Mais il n’y a dans la caméra de la jeune réalisatrice néerlandaise Halina Reijn aucun voyeurisme, aucune complaisance. L’imagerie videoclipesque de 9 semaines et demie est derrière nous ; et c’est tant mieux.
Ensuite, "Babygirl" ne se réduit pas à son pitch racoleur – une femme d’affaire entretient une relation adultère SM avec son jeune stagiaire. Comme je l’ai indiqué dans le premier paragraphe de cette critique, au risque d’ailleurs de dévoiler le sens du film (ou, du moins, le sens que je lui donne), le sujet de "Babygirl" est autrement plus complexe. Il ne s’agit pas du coup d’un soir d’une Milf en position de pouvoir, mais de la névrose d’une femme d’âge mûr.
Enfin "Babygirl" nous raconte une relation SM à mille lieux des clichés qui les entourent. Pas de latex, de fouet ou de croix de Saint-Georges. "Babygirl" décrit l’attirance irrépressible, presqu’animale, qu’éprouve Romy à son corps défendant – ou bien à son corps consentant – pour Samuel. Une scène est particulièrement réussie : celle de leur premier rendez-vous dans une chambre d’hôtel sordide. Le traitement de cette scène aurait pu être banalement vulgaire : on y aurait vu Nicole Kidman contrainte à quelques positions humiliantes (que je laisse le lecteur imaginer). Rien de tel sous la caméra de Halina Reijn qui filme l’indécision, les difficultés du désir à s’exprimer, les tâtonnements.
"Babygirl" est-il pour autant féministe ? Sans doute l’est-il au premier degré qui donne la priorité à son héroïne, à son désir, à sa réalisation au-delà de la honte et de la frustration. Tel était d’ailleurs le sens de la table ronde à laquelle j’ai assisté après le film. Une voix dissidente s’est toutefois faite entendre dans le public : l’héroïne reproduit un fantasme typiquement masculin, celui de la soumission féminine. Réponse très juste de la conférencière : certes, c’est un fantasme typiquement masculin, mais c’est SON fantasme.
Le désir féminin au cinéma. Dans l’œil de cette réalisatrice on assiste à l’histoire d’une femme forte, PDG d’entreprise qui n’a jamais assumé ni exploré ses fantasmes. On parle de confrontation entre désirs intimes et cadre dessiné par la société,. Ce n’est pas un simple « fifty shades » version adulte mais une histoire de désirs, différence intergénérationnelle, ouverture des esprits, consentement… un film, dont vous aurez envie de débattre ensuite avec vos proches (ou étrangers!) un film qui vous reste dans la tête après visionnage et dont la lecture peut évoluer au fur et à mesure de sa « digestion » Le tout avec une bande son acidulée, que vous écouterez en boucle !
"J'ai besoin qu'il y ait de l'enjeu. Quitte à ce que ça en devienne obscène" Cette phrase pourrait signifier le propos de Babygirl, thriller érotique porté par un duo Kidman / Dickinson incandescents, aux propriétés quasi-hypnotique pendant toute la durée du long-métrage. C'est ici la grande force du film : il dérange, il choque, il instaure le malaise en même temps qu'il captive, obsède, sans instaurer de voyeurisme. En plaçant la sexualité féminine au coeur des rapports de pouvoir et des représentations du genre, la production arpente les zones grises du consentement tout en affirmant la volonté de chaque femme - peu importe l'âge - d'assouvir des fantasmes, quand bien même ces derniers sont trashs, dégradants et non-conventionnels. Nicole Kidman signe ici une performance audacieuse, risquée et trace sa route pour les Oscars, après avoir remporté le prix d'interprétation à Venise. La caméra, elle, se détache du "male gaze" pour présenter un récit féministe, une sexualité débridée qui se confond dans le cadre très hétéronormé du travail. Clivante, novatrice, l'histoire prend aux tripes par sa narration sans filtre et sa mise en scène soignée, le tout couronné par une bande son envoûtante qui nous absorbe dans ce récit vertigineux et audacieux. Une proposition captivante, une véritable réussite !!
Vu aujourd’hui en avant-première et d’une nullité incroyable. Certes Nicole Kidman interprète bien son rôle mais que dire, il n’a ni queue ni tête. Encore, un de ces films tordus qui a pour vocation de faire réfléchir mais à quoi, aucune idée.
J’ai eu la chance d’être invité par AlloCiné pour l’avant première au forum des images. Le scénario est bon mais je pense qu’il aurait fallu pousser plus loin l’histoire pour vraiment se sentir dans un thriller. L’ambiance était parfois pesante mais je trouve qu’on est plus sur un drame romantico-érotique que sur un thriller
Une femme d’âge mûr, aisée socialement, batifolant avec un jeune homme n’est franchement pas nouveau. Les cas étaient courants dans la bourgeoisie et la noblesse en Europe au 18ème siècle. Quant au 19ème, si Mme Bovary a suscité le scandale, ce n’est pas tant à cause de la rareté de son cas, qu’à cause des choix d’écriture de Flaubert. Pour ce qui est des 20ème et 21ème siècles, les mœurs ont tellement changé qu’une telle relation, dans la vraie vie, ne suscite plus que des petits sourires entendus, ou presque aussi blasés que s’il s’agissait d’un quinquagénaire sortant avec une jeune femme. La grande différence d’âge dans un couple, tant pour les hommes que pour les femmes, est devenue tellement banale que les Américains usent d’un terme poétique et drôle, démontrant le côté plutôt tolérant adopté par l’entourage. Ils parlent de : « a May-December relationship ». Mai, faisant référence à la période du printemps pour le jeune homme, ou la jeune fille en fleurs, et décembre, à l’hiver pour l’homme ou la femme d’âge mûr. Donc le fait que Halina Reijn traite ce sujet comme s’il s’agissait d’un tabou, relève du défonçage de portes ouvertes. Certes, le film est fort bien joué, mais hélas, il fonctionne tel un pétard humide. Rien n’explose. Toute l’intrigue est bâtie sur des banalités que l’on présente comme des curiosités. Même, les phantasmes de notre femme mûre sont extrêmement courants. On comprend alors difficilement que la complicité, régnant entre elle et son mari, ne permet pas à celui-ci de les assouvir. En outre, certaines situations sont tellement « cliché » qu’on a du mal à adhérer aux circonvolutions des jeux de séduction et d’emprise entre les amants. Le concept de pétard humide s’applique aussi aux messages féministes que voulait faire passer Halina Reijn. Elle fait dire à une assistante de la femme de pouvoir qu’elle était son idole car elle était arrivée au top en luttant. Or, rien de ce qui est montré dans l’entreprise ne semble représenter des obstacles pour une femme. Et pour cause, de très nombreux postes importants sont occupés par des femmes. On comprend alors que c’est plus par ambition personnelle que par militantisme féministe que la jeune « vizire » veut devenir « califfe » à la place de la « califfe ». Ce qui contredit le message revendiqué. Avec tous ces pétards qui jamais n’éclatent, l’ennuie très vite nous a gagné durant l'avant-première de ce Baby Girl.
Babygirl est un film qui invite son public à se confronter à ses propres idées préconçues sur le sexe, le pouvoir et le contrôle. Il s'agit d'une œuvre audacieuse et sans compromis qui, à l'instar de sa protagoniste, refuse d'être catégorisée. Que vous le trouviez provocateur, valorisant ou profondément troublant, il est indéniable que Babygirl laisse une impression durable. Et dans un paysage cinématographique de plus en plus dépourvu d'érotisme authentique, il s'agit en soi d'une réussite remarquable.
Babygirl est un film avec le désir et les fantasmes féminin comme sujet principal. Romy est une femme forte et cheffe d'entreprise qui s'ennuie sexuellement, elle aime sa famille et son mari Jacob, mais a besoin d'autre chose. Elle va rencontrer Samuel, un jeune homme qui a entre 20 et 30 ans et va aller très loin avec lui. Déjà là, pour moi il y a un problème. Le sujet du film ne me dérange pas, les histoires de désir et de fantasmes, ok. Mais ce qui me dérange est le fait que la tromperie soit mis en scène comme quelque chose de normal et j'ai l'impression que ça ne dérange que très peu de gens.
spoiler: La discussion est primordial dans le couple et ici elle est de zéro et c'est un très mauvais exemple à suivre.
La discussion sur ce qui ne va pas, va arriver mais après être déjà allé loin avec le jeune homme.
Mais le problème ne vient pas que de Romy mais de Samuel aussi, il sait que Romy a un mari et des enfants mais aucun problème pour lui. Là on pourrait dire que ce n'est que de la fiction et qu'on est pas obligé d'être d'accord avec les idées d'un film. Oui mais pour moi encore une fois le problème c'est que c'est vu comme quelque chose de normal dans la mise en scène et dans l'histoire.
Par contre ce qui est intéressant dans le film est le contraste entre cette femme forte qui a atteint les sommets puis qui se rabaisse et souhaite être complètement dominé par son partenaire sexuel à côté, avec des fantasmes très réducteurs.
Très peu de choses m'ont plu au final dans ce film mais je tient à noter l'importance visuel des plans avec une très faible profondeur de champs. Les protagonistes et notamment les deux principaux sont quasiment tout le temps très isolé du décors avec cette profondeur de champ très faible. Cette dernière implique un flou assez récurrents lors des mouvements par conséquent. C'est quelque chose qui peut faire assez bizarre au début mais qui finalement je trouve rend assez bien.
C’est peu dire que ce long-métrage est un morceau de cinéma très étonnant et précieux. Une œuvre qui semble à la fois déterrer le genre du suspense érotique cher aux années 90 tout en le rendant très contemporain, juste et orienté vers un point de vue enfin féminin. Babygirl aurait pu être plus scabreux, sulfureux, mais il aurait aussi pu être plus niais ou accoucher d’un pétard mouillé à la 50 nuances de Grey. Il n’en sera rien et c’est probablement parce qu’il n’y avait rien de mieux qu’une femme pour réaliser une œuvre sur le désir féminin et les fantasmes inavoués de la gent féminine. Pour son troisième film, la néerlandaise Haline Reijn passe donc à la vitesse supérieure et nous gâte avec un long-métrage très bien écrit, réalisé avec soin et porté par des interprètes au sommet de leur art avec, bien sûr, une Nicole Kidman qui ajoute une nouvelle prestation hors du commun à une filmographie qui en contient déjà beaucoup !
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné: https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/babygirl-halina-reijn-critique-film-10073690/
Je vis au Royaume-Uni et le film est sorti hier, je suis donc allée le voir. Nicole Kidman est époustouflante, et elle mérite clairement un prix. Par contre, je ne comprends pas bien pourquoi c'est classé comme "thriller" érotique, car à mon sens, ça n'a rien d'un thriller. C'est plutôt un drame érotique. En gros, n'y allez pas si vous vous attendez à un peu d'action. Le scénario est plutôt basique sans réel twist de dernière minute, et le parti pris côté réalisation est étonnant. Par exemple, peu de musique, en particulier dans les scènes hot, ce qui ajoutent à la sensation de malaise et de voyeurisme. C'est TRÈS intense, notamment spoiler: sur les scènes d'orgasme filmées en gros plan et qui durent bien plus longtemps que nécessaire.
En bref, j'ai trouvé le film un peu ennuyeux car ça ne va pas au bout de l'exploration de la psychologie des personnages. Tout semble un peu précipité. Les deux étoiles pour la performance incroyable de Nicole Kidman. Mais je l'ai vu une fois, je ne le reverrai pas.